Au Togo, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) ont conclu, mercredi 10 décembre à Lomé, un mémorandum de coopération destiné à encadrer l’usage des données personnelles dans le secteur médiatique.
L’accord intervient dans un contexte de multiplication des contenus numériques et de circulation accrue d’informations sensibles.
Collaborer davantage autour de la donnée
Les deux institutions annoncent une collaboration portant sur la protection des droits fondamentaux, le renforcement des capacités des professionnels, la sensibilisation et le suivi des pratiques.
L’objectif à terme est d’instaurer une culture de conformité en matière de traitement des images, témoignages, identités et données privées souvent diffusées par les médias.
Pour l’IPDCP, cette synergie répond à la nécessité d’anticiper les risques associés à la collecte et à la diffusion de données dans un environnement numérique en croissance.
Son président, le Colonel Bédiani Bélei, a rappelé que les médias manipulaient quotidiennement des informations susceptibles d’avoir des impacts irréversibles sur la vie des citoyens. Il appelle à une stricte application des principes de minimisation, de pertinence et de proportionnalité.
La HAAC, par la voix de son président Pitalounani Télou, s’engage pour sa part à intégrer la dimension « données personnelles » dans ses missions de régulation et à mettre son expertise numérique au service du partenariat.
L’institution accompagnera l’IPDCP dans la prévention, la collecte et la répression des violations.
R.E.D
L’Office Togolais des Recettes (OTR) a introduit un code spécifique, dénommé « code 26 », pour encadrer les marchandises importées à destination de la zone franche. La mesure, annoncée dans une note officielle en début décembre, vise à renforcer la traçabilité des flux et à améliorer la fiabilité des données collectées.
Selon la Commissaire générale de l’OTR, Yawa Djigbodi Tsègan, ce nouveau code permettra d’automatiser le traitement des manifestes (documents de transport officiels) via le Guichet unique du commerce extérieur (GUCE), de garantir le respect des délais de dépôt, de limiter les corrections manuelles, de faciliter la levée des déclarations anticipées et de produire des statistiques plus précises sur les importations destinées à la zone franche.
Au Togo, la zone franche bénéficie de régimes douaniers et fiscaux spécifiques (exonérations ou suspensions de droits et taxes) destinés à encourager l’investissement, l’industrialisation et l’exportation. Avec le code 26, l’OTR pourra désormais distinguer plus nettement les marchandises relevant de ce régime des importations ordinaires, ce qui simplifie le suivi, renforce le contrôle et réduit les risques d’erreurs, de fraudes ou de détournements.
La mesure offre également des avantages aux opérateurs économiques en clarifiant les procédures et en fluidifiant le traitement des opérations douanières.
Elle s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de rationalisation du régime appliqué à la zone franche, afin d’améliorer à la fois la compétitivité des entreprises et la sécurité fiscale de l’État. À terme, elle pourrait contribuer à attirer davantage d’investissements, à soutenir l’industrialisation et à renforcer les capacités d’exportation du pays.
Esaïe Edoh
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Dans la préfecture des Lacs, les producteurs maraîchers et les pêcheurs du littoral Gbodjomé–Sanvee-Condji ont reçu la semaine dernière (le 5 décembre) à Aného, un appui matériel financé par le Projet d’investissement pour la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP).
L’initiative cible les acteurs économiques directement exposés à l’érosion côtière et vise à renforcer leurs capacités de production.
Au total, 58 moteurs hors-bord, 378 gilets de sauvetage et 40 kits d’irrigation solaire ont été distribués. Les équipements d’irrigation permettront d’améliorer l’accès à l’eau pour les exploitations maraîchères, dans un contexte de variabilité climatique accrue. Pour les pêcheurs, les moteurs doivent faciliter l’accès aux zones de pêche plus productives, tandis que les gilets renforcent la sécurité en mer.

Selon les données communiquées lors de la cérémonie, 214 bénéficiaires ont été recensés, dont 40 maraîchers et 174 pêcheurs, répartis entre les communes Lacs 1 et Lacs 3. Cette dotation s’inscrit dans une série d’interventions en cours dans la préfecture, couvrant la construction d’infrastructures, l’acquisition d’équipements et l’amélioration des techniques de production et de commercialisation.
Les autorités locales estiment que ces appuis contribueront à la stabilisation des revenus des ménages, à la réduction des pertes économiques liées aux aléas climatiques et au soutien aux activités maraîchères et de pêche dans l’une des zones les plus vulnérables du littoral togolais.
Financé par la Banque mondiale, le WACA ResIP a pour but de renforcer la résilience économique et sociale des communautés côtières. Outre les projets sociaux et les appuis aux populations, ses interventions concernent surtout des travaux de protection côtière, dont celui actuellement en cours sur le tronçon Gbodjomé-Goumoukopé, pour un coût de 33 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le deuxième jour du 9e Congrès panafricain, qui s’est ouvert lundi 8 à Lomé, a été marqué par une session ministérielle dédiée à la place de l’Afrique dans les institutions multilatérales. La rencontre, présidée par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a réuni plusieurs ministres africains, des représentants de l’Union africaine, ainsi que des délégations d’États caribéens et américains.
Panafricanisme et multilatéralisme

Les discussions se sont concentrées sur les réformes en cours au Conseil de sécurité des Nations unies, au FMI, à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale du commerce. Les participants ont souligné les limites d’un système multilatéral jugé peu représentatif des réalités économiques et démographiques du continent.
Ils ont également examiné les perspectives de renforcement du Comité des dix de l’Union africaine, chargé de défendre la position africaine dans les négociations internationales.
Cette session intervient dans un contexte de regain d’intérêt pour le panafricanisme. Plusieurs États africains plaident depuis plusieurs années pour un siège permanent au Conseil de sécurité et une meilleure prise en compte des priorités africaines dans les politiques multilatérales. Les échanges de Lomé ont mis en avant la nécessité d’une position commune pour accroître la capacité de négociation du continent.
Travaux en commissions
Parallèlement, la deuxième journée du Congrès a été consacrée aux travaux en commissions. Huit groupes thématiques ont approfondi les enjeux liés à la réforme des institutions internationales, à la mobilisation des ressources, à la restitution du patrimoine culturel et aux politiques de souveraineté.
Les organisateurs annoncent la tenue de panels additionnels consacrés à l’image de l’Afrique, à la sécurité alimentaire et à l’intégration économique.
Le Congrès, placé sous le haut patronage du Président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, veut à terme formuler des propositions opérationnelles pour renforcer l’influence africaine dans la gouvernance mondiale.
R.E.D.
Au Nord du Togo, la ville de Niamtougou (439 km de Lomé) abrite jusqu'au jeudi 11 décembre 2025, la Foire ouest africaine des semences paysannes (FOASP). L’événement réunit des acteurs agricoles venus de 30 pays africains, ainsi que des délégations européennes, asiatiques et américaines. Cette mobilisation place le Togo au centre des échanges régionaux sur l’agroécologie et la souveraineté semencière.
Organisée au Centre international de développement agropastoral de Baga (CIDAP), la foire met l’accent sur la préservation des semences traditionnelles, dans un contexte de dégradation des sols, d’irrégularité climatique et d’érosion de la biodiversité. Les participants échangent sur les méthodes de sélection paysanne, les pratiques agricoles résilientes et les voies de valorisation des filières locales.
En prélude à l’ouverture, une maison de semences paysannes a été inaugurée à Lassa Elimdè, dans la commune Kozah 1. Ceci, en vue de sécuriser la production locale de semences maraîchères et réduire la dépendance aux importations, un enjeu stratégique pour les exploitants togolais. Selon la Fédération nationale des maraîchers du Togo, cette infrastructure vient répondre à des besoins récurrents d’accès à des semences adaptées.
La foire s’accompagne d’ateliers, de formations et de visites de fermes agroécologiques. Les promoteurs soulignent du reste la volonté de renforcer la collaboration entre agriculteurs, chercheurs et décideurs, à l’image de la rencontre scientifique organisée la semaine dernière à l’Université de Lomé.
Pour rappel, la Foire ouest-africaine des semences paysannes a été lancée en 2011 à Djimini au Sénégal par le réseau sous-régional de l’agroécologie et des organisations paysannes. Depuis, l'évènement rassemble chaque année agriculteurs, chercheurs et acteurs de la biodiversité pour promouvoir les semences paysannes, renforcer leur circulation et défendre la souveraineté semencière en Afrique de l’Ouest.
R.E.D
Au Togo, la Grande Quinzaine Commerciale (GQC) se tiendra du 18 décembre 2025 au 4 janvier 2026, annonce sur ses pages sociales, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), qui organise l’événement.
Cette manifestation foraine, organisée chaque fin d’année, débutera au lendemain de la clôture de la Foire internationale de Lomé (FIL).
Pendant deux semaines, l'événement réunira des opérateurs économiques ainsi que des milliers de visiteurs et d’acheteurs. Cette édition, présentée comme spéciale en raison des 40 ans de la foire, respectera la tradition. Elle offrira aux commerçants l’occasion d’écouler leurs derniers stocks avant la fin de l’année, indique la CCI-Togo.
L’initiative vise à permettre aux opérateurs économiques d’améliorer leur chiffre d’affaires, et aux consommateurs de trouver en un même lieu lnécessaires pour les fêtes de fin d’année.
La Grande Quinzaine Commerciale constitue par ailleurs une vitrine importante pour les petites et moyennes entreprises (PME), qui peuvent y promouvoir leurs produits et renforcer leur visibilité.
Esaïe Edoh
Au Togo, le budget de l’exercice 2026 a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, réunie en séance plénière le mardi 9 décembre 2025, en présence du ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola. Les députés ont, dans leur majorité, validé un budget équilibré en ressources et en charges à 2751 542 015 000 FCFA, soit une progression de 14,8 % par rapport à celui de 2025, évalué à environ 2397 milliards FCFA.
Ce vote intervient après plusieurs jours d’examen du projet de loi de finances introduit par le gouvernement. Selon le texte initial, le budget était prévu à 2740,5 milliards FCFA, soit un écart inférieur à 11 milliards FCFA par rapport au montant adopté par les parlementaires.
D’après l’Assemblée nationale, la Commission des finances s’est assurée que le secteur social demeure au cœur des priorités gouvernementales. Ainsi, près de 48 % des dépenses budgétaires sont consacrés au renforcement de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable, de l’énergie et de la protection sociale.
Après cette première lecture, le projet de loi de finances sera transmis au Sénat pour une seconde lecture, conformément aux dispositions de la Constitution de la Vᵉ République.
Esaïe Edoh
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En marge du 9e Congrès panafricain qui s’est ouvert lundi 08 décembre 2025 à Lomé, se tient du mardi 9 au vendredi 12 décembre 2025 une table ronde économique dédiée aux diasporas togolaise, africaine et afrodescendante. L’événement, porté par le ministère des Affaires étrangères, est appuyé notamment par l’OIM et la BAD, et veut mieux orienter les ressources des diasporas vers des projets productifs.
La diaspora togolaise, estimée à près d’un million de personnes en 2022, avait cette année-là envoyé environ 405 milliards de FCFA, en hausse de 16,7 % par rapport à 2021.
Si ces flux servent encore surtout à la consommation et à l’immobilier, l’exécutif togolais veut en faire un levier pour financer des entreprises, des infrastructures et des emplois. La table ronde doit présenter le climat des affaires, les créneaux porteurs et les instruments financiers disponibles. Cinq panels sont notamment prévus, autour du passage du statut de « migrant » à celui de partenaire stratégique, de l’entrepreneuriat diasporique, des produits financiers dédiés et du cadre législatif à adapter.
Des rencontres B to B et des visites d’entreprises complètent le programme. Un comité technique de suivi est annoncé pour accompagner les partenariats identifiés et actualiser une base de projets bancables accessible aux investisseurs.
R.E.D
Le Togo a accueilli la semaine dernière ( le jeudi 4 décembre 2025), une délégation du patronat français ( MEDEF International) pour une séance de travail dédiée au renforcement du partenariat économique entre les deux pays. La mission regroupait une vingtaine d’entreprises françaises actives dans la ville durable, l’énergie, l’eau, l’assainissement, les déchets, la logistique et le financement.
La rencontre, présidée par le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté Économique, Arthur Trimua, a permis d’examiner plusieurs pistes de coopération. À cette occasion, le MEDEF International a annoncé la création du Club _« Ville Durable - Togo »,_ un cadre de concertation destiné à accompagner les projets d’aménagement urbain et d’infrastructures.
Les autorités togolaises ont de leur côté présenté un portefeuille de projets structurants. Parmi leurs priorités figurent l’autoroute Lomé -Cinkassé, la relance du chemin de fer et la ligne électrique 161 kV Lomé -Togokomé - Anfoin - Momé Hagou. Le gouvernement a également mis en avant des projets agro-industriels tels que le développement d’agropoles, la pisciculture et la modernisation de la mécanisation agricole, avec un accent particulier sur l’agropole de la Kara.
Avec plus de 7200 entreprises membres, le MEDEF International joue un rôle important dans l’internationalisation des entreprises françaises. Cette nouvelle connexion avec le Togo pourrait ouvrir un nouveau chapitre d’attractivité du pays depuis l’Hexagone.
Ces échanges et ce nouveau cadre de coopération sont dans la continuité des dialogues structurés entre acteurs togolais et entreprises françaises, notamment dans une perspective de développement urbain et économique à long terme.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la commune Moyen-Mono 2 située dans la région des Plateaux et l’Eurométropole de Metz en France ont conclu en fin de semaine dernière un accord de coopération décentralisée. La convention qui a été paraphée à Kpékplémé (chef-lieu de la commune), respectivement par Edou Koffi Zomblewouh et Philippe Glesser, prévoit un appui technique et financier destiné à accompagner le développement socioéconomique de la commune togolaise.
Selon la convention, la commune française va apporter un appui financier et technique au Moyen-Mono 2 dans les secteurs de l’urbanisme, de l’eau et de l’assainissement, ainsi que de la gestion des déchets.
En effet, l’Eurométropole de Metz, dispose d’une forte expérience en matière d’aménagement urbain, de développement durable et de transition écologique.
Elle devrait alors mettre à disposition son expertise à travers un transfert de bonnes pratiques. Ces contributions devraient, indique-t-on, renforcer la planification locale et améliorer la résilience des infrastructures de Moyen-Mono 2.
« Ce partenariat vient concrétiser l’engagement de l’Eurométropole de Metz à soutenir et accompagner la_ _commune de Moyen-Mono 2 dans ses projets de développement » a déclaré le maire de l’Eurométropole de Metz, Philippe Glesser.
De son côté, le maire de Moyen-Mono 2, Edou Koffi Zomblewouh, a parlé une convention indispensable pour renforcer les initiatives locales, notamment celles en faveur des jeunes et des femmes.
Notons que la commune Moyen-Mono 2 compte plus de 101 000 habitants, selon le Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH-5) réalisé en 2022. Cette commune, fonde son développement économique sur des activités centrées sur l'agriculture, l'artisanat et le commerce.