Au Togo, environ 300 étudiants de l’Université de Lomé (UL) travaillent depuis le mardi 10 mars 2026 à proposer des solutions digitales à des défis rencontrés par des entreprises. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la 4ᵉ édition du Crunch Time pour l’innovation technologique, organisée par l’École Polytechnique de Lomé (EPL) et prévue jusqu’au 14 mars prochain.
Répartis en équipes pluridisciplinaires, ces étudiants issus de différentes écoles et facultés de l’Université de Lomé sont appelés à analyser des problématiques réelles soumises par des entreprises partenaires. Dans un temps limité, ils devront concevoir et présenter des solutions innovantes et concrètes.
Les travaux portent notamment sur des sujets liés à la digitalisation de services et à l’amélioration de certains usages du quotidien. Parmi les problématiques proposées figurent, entre autres, la digitalisation du système de tickets de bus pour les étudiants ou encore le développement de solutions facilitant la recherche de salles à distance.
Inspirée du modèle de l’Université Technologique de Belfort-Montbéliard (UTBM), l’initiative vise à renforcer les liens entre le monde académique et les entreprises, tout en offrant aux étudiants l’opportunité de travailler sur des problématiques concrètes.
Selon les organisateurs, le Crunch Time Innovation constitue un cadre d’apprentissage intensif qui place les étudiants dans des conditions proches de celles du monde professionnel, favorisant l’innovation, la collaboration et la créativité.
Pour Komlan Batawila, premier vice-président de l’Université de Lomé, cette nouvelle édition s’annonce comme un véritable laboratoire d’idées et d’innovations, illustrant l’engagement de l’institution à former des ingénieurs et des experts capables de répondre aux défis technologiques et sociétaux contemporains.
De son côté, le directeur de l’École Polytechnique de Lomé, le professeur Kondo Hloindo Adjallah, a encouragé les étudiants à exprimer pleinement leur créativité et à mobiliser leurs compétences techniques pour proposer des solutions adaptées aux problématiques soumises.
Esaïe Edoh
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Le Groupe Orascom, dirigé par le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, septième fortune d’Afrique selon Forbes en 2025, se rapproche de son objectif d’investissement au Togo. Le ministre togolais chargé de la Promotion de l’investissement, Arthur Lilas Trimua, a annoncé le mardi 10 mars 2026 avoir échangé à Lomé avec l’homme d’affaires égyptien autour de plusieurs opportunités d’investissement dans le pays.
Le groupe Orascom, actif notamment dans les télécommunications, les nouvelles technologies, les médias et la construction, s’intéresse au marché togolais depuis plusieurs années. Dès 2019, le conglomérat avait obtenu un financement de 170 millions de dollars auprès de African Export-Import Bank afin de soutenir son expansion sur le continent africain.
Dans ce cadre, le fondateur du groupe et ses collaborateurs explorent actuellement plusieurs projets potentiels au Togo auxquels ils pourraient s’associer. Si les secteurs ciblés n’ont pas encore été officiellement dévoilés, les autorités togolaises estiment que cette démarche illustre l’intérêt croissant que suscitent les perspectives économiques du pays auprès des investisseurs internationaux.
Une grande fortune africaine s’intéresse au Togo.
— Ministère délégué - Promo Invest. & Souv. Eco. (@Promo_InvestTg) March 10, 2026
L’investisseur Samih Sawiris, fondateur d’Orascom Development Holding et l’une des figures majeures du capital africain, était récemment à Lomé.
Pourquoi cette visite est importante pour le Togo ? pic.twitter.com/a53RiRbj6B
Présent dans plusieurs régions du monde, Orascom Development Holding développe depuis plusieurs décennies, des projets d’envergure dans les domaines des infrastructures, du tourisme, de l’immobilier et de l’énergie. Une éventuelle implantation au Togo pourrait contribuer à renforcer l’attractivité économique du pays et générer de nouvelles opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes.
Très actif dans les télécommunications, le groupe a également marqué l’histoire du secteur en Égypte avec le lancement, en 1998, du premier opérateur de téléphonie mobile du pays, Mobinil.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le projet Fonds Tinga, lancé en 2022 pour faciliter l’accès à l’électricité aux ménages à faibles revenus, a permis de réaliser près de 100 000 branchements à fin 2025. Le bilan a été communiqué en début de semaine par le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Mines. Ces raccordements, effectués dans plusieurs régions du pays, ont contribué à accélérer l’accès à l’électricité.
Destiné principalement aux ménages les plus démunis, le programme leur permet de se raccorder au réseau électrique grâce à un mécanisme de paiement facilité. Les bénéficiaires versent un apport initial de 1000 FCFA, puis paient progressivement les frais restants sur des mensualités étalées sur 4 à 10 ans.
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— Ministère de l'Energie et des Ressources Minières (@mineenergie_tg) March 9, 2026
En 2022, le taux d'accès national à l'électricité était de 58 %. À la fin de l'année 2025, nous avons franchi une barre symbolique en dépassant les 75%. L'ambition… pic.twitter.com/emgtgXhi1j
L’impact du dispositif se fait déjà sentir dans plusieurs régions du pays. Dans la région des Savanes, par exemple, le taux d’électrification est passé de 22 % en 2022 à 33 % en 2023. Dans la région de la Kara, la couverture électrique a progressé de 35 % à 44 % sur la même période, tandis que celle de la région des Plateaux est passée de 29 % à 39 %, soit une hausse d’environ 10 points dans chacune de ces zones.
En rappel, le Fonds Tinga, doté d’un financement annoncé de 3 milliards FCFA, vise à soutenir l’accès à l’électricité pour des milliers de ménages togolais. Le mécanisme permet aux bénéficiaires de se raccorder au réseau électrique en ne versant qu’un montant initial de 1000 FCFA, contre un coût moyen de 100 000 FCFA pour un branchement classique.
Selon le ministère, les grands chantiers énergétiques notamment CIZO, l’initiative des mini-réseaux solaires, le programme financé à hauteur de 62 M€ pour les extensions de lignes moyenne tension sur 1300 km et basse tension sur 882 km et le Fonds Tinga, entre autres, ont boosté le taux national d’accès à l’énergie au point de franchir la barre des 75 % à fin 2025, contre des niveaux nettement plus faibles ces dernières années.
Esaïe Edoh
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Lomé accueille depuis le 9 mars la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Cette rencontre biennale réunit des ministres, enseignants-chercheurs, experts et responsables académiques venus de plus d’une vingtaine de pays. L’objectif est d’examiner les moyens de renforcer la coopération scientifique et d’avancer vers une politique commune de recherche dans l’espace francophone africain.
Les discussions interviennent dans un contexte de compétition technologique accrue et de dépendance persistante du continent aux innovations extérieures. Pour le ministre togolais de l’Éducation nationale, Mama Omourou, la question dépasse le cadre académique. « La dépendance scientifique devient une vulnérabilité stratégique suicidaire et la souveraineté scientifique, une question hautement stratégique », a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux.
Les participants plaident pour une orientation plus marquée de la recherche vers des secteurs productifs tels que l’agro-industrie, l’énergie et la transformation locale des matières premières. Selon plusieurs experts présents, cette intégration scientifique pourrait contribuer à soutenir les stratégies d’industrialisation des États membres.
Le Secrétaire général du CAMES, Professeur Souleymane Konaté, a rappelé que l’organisation œuvrait à l’harmonisation des politiques d’enseignement supérieur et de recherche. Il a présenté le Plan stratégique de développement du CAMES 2024-2028, qui vise à renforcer l’évaluation scientifique et l’intégration académique au service du développement durable.
Les échanges portent également sur le financement de la recherche. Malgré une population représentant plus de 18 % de la population mondiale, l’Afrique ne produit qu’environ 2 % de la recherche scientifique mondiale, la part de l’espace CAMES étant estimée à 1 %.
Pour la présidente du Conseil des ministres du CAMES, Dr Diaka Sidibé, la mise en place de mécanismes régionaux de financement et la mutualisation des infrastructures de recherche sont nécessaires pour réduire cet écart.
Les travaux, qui se poursuivent jusqu’au 12 mars, doivent aboutir à l’adoption d’orientations communes pour renforcer la coopération scientifique africaine.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’exécutif annonce de nouvelles dispositions visant à uniformiser les coordonnées géographiques utilisées dans les domaines de la cartographie et de l’urbanisme. Les mesures ont été rendues publiques le lundi 9 mars 2026 par le ministre des Finances et du budget, Georges Barcola, et celui de l’Aménagement et du Développement des territoires, Kodjo Adedze.
Les nouvelles dispositions prévoient notamment l’installation de bornes géodésiques et de nivellement, ainsi que la mise en place d’un réseau de stations CORS (stations de référence à fonctionnement continu) sur l’ensemble du territoire national. Elles serviront de référentiels officiels. Selon les autorités, cette évolution s’inscrit dans la modernisation des infrastructures géodésiques et géospatiales du pays, ainsi que dans la réforme du système national d’information géographique.
Désormais, les acteurs intervenant dans les domaines de la cartographie, de la topographie, du cadastre, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire ou encore des infrastructures devront se conformer à ces référentiels officiels. « Tous travaux, sous peine d’être rejetés, doivent obligatoirement se rattacher aux référentiels », ont précisé les ministres.
Un délai transitoire de trois mois est accordé aux professionnels afin de leur permettre d’adapter leurs équipements et leurs méthodes de travail aux nouvelles normes géospatiales.
À terme, la réforme devrait améliorer la compatibilité des cartes et des données spatiales dans le pays, facilitant ainsi la planification urbaine, la délimitation des zones d’habitation et le développement des infrastructures. Elle devrait également contribuer à renforcer la sécurité foncière en améliorant la précision de la localisation des parcelles et des titres de propriété.
Cette évolution intervient quelques semaines après la création de l’Institut géographique national du Togo (IGNT), chargé de renforcer la production et la fiabilité des données géographiques nationales.
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Le Togo a pris des dispositions pour rattraper ses pairs de l'UEMOA et boucler sa troisième édition dans les délais imposés par Ouagadougou.
Lomé accueille jusqu’au 13 mars 2026), l'atelier régional de mi-parcours de la troisième édition de l'Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM 2025/26). Une rencontre organisée par la Commission de l'UEMOA dans le cadre du Projet d'Harmonisation et d'Amélioration des Statistiques en Afrique de l'Ouest et du Centre (PHASAOC), et financée par la Banque mondiale sur la période 2023-2028.
Une soixantaine d'experts statisticiens des huit États membres de l'UEMOA, de la Guinée, d'AFRISTAT, de la BCEAO, de la BOAD et de la Banque mondiale participent aux travaux, qui portent sur trois volets : ménage, communautaire et prix.

Dans le détail, le volet ménage consiste à interroger directement des familles sur leurs revenus, leurs dépenses, leur accès à l'éducation, à la santé et à l'emploi, pour produire les chiffres sur l’état de pauvreté). Le volet communautaire s'intéresse aux localités elles-mêmes (les enquêteurs y évaluent notamment la disponibilité des infrastructures et services de base afin de situer les ménages dans leur environnement réel). Le volet prix, pour sa part, assure un relevé des prix des biens de consommation courante dans les marchés locaux, ce qui permet de corriger les données de consommation selon les variations saisonnières et de garantir la comparabilité des résultats entre les pays et dans le temps.
Un calendrier serré, une volonté affichée
Le Togo est le seul des huit États membres de l'UEMOA à ne pas avoir encore achevé sa première vague de collecte. Des contraintes internes ont retardé le démarrage. Mais le gouvernement a pris des engagements fermes. « Des dispositions ont été prises pour que d'ici à la fin de 2026, notre pays conduise les deux vagues de l'EHCVM3 et permette à notre Union de répondre pleinement aux termes de la Décision de l'UEMOA instituant l'EHCVM », a déclaré Béguédouwé Paneto, Secrétariat Général du Ministère du Plan et de la Coopération, réaffirmant l'engagement du pays.

Concrètement, la formation des agents cartographes et enquêteurs de l'INSEED a démarré le 9 février 2026 à Lomé. Les deux vagues devront être bouclées avant décembre 2026, conformément à la Décision communautaire d'octobre 2025.
Les données en jeu
L'EHCVM-3 doit actualiser des indicateurs socioéconomiques essentiels au pilotage des politiques publiques. La dernière édition disponible (EHCVM-2, 2021-2022) avait enregistré un recul de la pauvreté monétaire à 43,8 %, contre 45,5 % en 2018 et 55,1 % en 2015, soit une baisse de plus de 11 points en six ans. La pauvreté multidimensionnelle avait également reculé, de 37,1 % à 28,9 %. Des disparités régionales persistaient, la région des Savanes enregistrant l'incidence la plus élevée.
La troisième édition permettra de mesurer l'impact des réformes conduites depuis 2022 sur les conditions de vie des populations, et d'alimenter le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi que le bilan de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et le Groupe de la Banque mondiale ont tenu la semaine écoulée, une rencontre dédiée à la revue des projets et programmes financés par l’institution dans le pays. L’exercice a réuni les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets, avec pour objectif de faire le point global sur le portefeuille, d’identifier les contraintes et de proposer des solutions pour une mise en œuvre plus efficace des initiatives en faveur des populations.
Selon les deux parties, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo s’élève actuellement à 1,49 milliard de dollars. Il comprend 18 projets et programmes en cours d’exécution, dont 10 projets nationaux et 8 projets régionaux. Dans le même temps, la Société financière internationale (IFC), branche du Groupe en charge du secteur privé, a investi environ 320 millions de dollars entre 2020 et 2025 afin de soutenir le développement du secteur privé togolais. Quant à l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), son portefeuille pour le Togo atteignait 172 millions de dollars au 31 décembre 2025, montant auquel s’ajoute une garantie de 585 millions de dollars.
Le Conseiller Économique du Président du Conseil Anumu Kétoglo a présidé le 5 Mars à l’Hôtel 2 Février la revue conjointe du portefeuille des projets financés par le Groupe de la Banque Mondiale. Cette rencontre qui a réuni les acteurs impliqués dans la...https://t.co/F8WBRVsN64 pic.twitter.com/pwfD6WVRXN
— Ministère en charge de la Planification (@planificateurtg) March 6, 2026
Ces ressources financent des initiatives dans plusieurs domaines stratégiques du développement national. Les interventions concernent notamment l’emploi, l’énergie, la gouvernance, l’agriculture, la santé, l’éducation, le développement local, la protection sociale, l’accès à l’eau, les transports et le développement urbain.
La revue du portefeuille a ainsi permis d’évaluer la performance globale des projets en cours, d’identifier les contraintes persistantes et de convenir d’actions correctives concrètes afin de renforcer l’impact des interventions sur les populations.
Parmi les principaux défis relevés figurent la lenteur des procédures de passation des marchés, l’insuffisance de certaines ressources et des capacités d’absorption limitées, qui entraînent des retards dans la mise en œuvre de certains projets. Les participants ont également évoqué des difficultés liées à la coordination interinstitutionnelle ainsi qu’au suivi de certaines activités.
Au regard de ces observations, le Conseiller économique du Président du Conseil, Anumu Kétoglo, a invité les différents acteurs à faire preuve de davantage de célérité, de rigueur et de coordination. « La performance d’un portefeuille ne se limite pas aux engagements financiers ni aux seuls décaissements. Elle se mesure avant tout à l’impact réel des projets sur la vie des populations », a-t-il souligné.
Malgré ces contraintes, le représentant résident de la Banque mondiale au Togo, Tony Verheijen, a salué les performances du pays. Selon lui, le Togo s’est longtemps distingué dans la sous-région par la qualité de la gestion de son portefeuille de projets.
« Cela s’est traduit par l’augmentation progressive de la taille du portefeuille au fil des années, avec des projets novateurs qui contribuent à répondre à l’ambition d’émergence du Togo et aux besoins des populations », a-t-il indiqué.
Esaïe Edoh
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Le renforcement des relations économiques entre le Togo et la Turquie était au centre de la première session 2026 du Club diplomatique de Lomé, organisée en fin de semaine dernière par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine.
La rencontre, tenue à Lomé, a réuni diplomates, responsables politiques et acteurs économiques autour du thème des relations Afrique-Turquie.

Intervenant lors des échanges, l’ambassadrice de Turquie au Togo, Muteber Kılıç, a rappelé l’évolution des relations économiques entre Ankara et le continent africain. Le volume des échanges commerciaux entre la Turquie et l’Afrique est passé de 5,4 milliards de dollars en 2003 à 40,7 milliards de dollars en 2025, avec un objectif de 50 milliards dans les prochaines années.
congratulations to H.E. Mrs.Muteber Kılıç, Ambassador of the Republic of #Türkiye to Togo, following her brillant presentation on the theme “Türkiye–Africa Relations: A Rich and Dynamic Cooperation” Lomé Diplomatic Club.
— Robert Dussey (@rdussey) March 6, 2026
Long live the strategic cooperation between Türkiye and… pic.twitter.com/qi8LTX2fvX
Au niveau bilatéral, les relations économiques entre Lomé et Ankara connaissent également une progression. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont ainsi passés de 128 millions de dollars en 2021 à près de 270 millions de dollars en 2025, selon les données présentées lors de la rencontre.
Renforcement des échanges économiques
Dans cette dynamique, Lomé devrait d’ailleurs accueillir en mai prochain une délégation d’opérateurs économiques turcs, membres du Conseil des relations économiques extérieures de Turquie (DEIK). Une mission qui devrait permettre de consolider les partenariats entre les entreprises des deux pays, et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement, notamment dans les infrastructures, l’agriculture, le tourisme et les technologies.

La visite s’inscrit dans la continuité de premières missions économiques et de forums d’affaires organisés entre les opérateurs économiques deux pays. Les discussions devraient également permettre de faire le point sur les contacts établis lors d’événements économiques récents, dont le World Coopération Industry Forum tenu à Istanbul.
Logistique et coopération académique
Notons qu’au-delà des échanges commerciaux, les discussions entre les deux pays portent également sur la logistique et la connectivité. Les deux partenaires examinent notamment la mise en place d’un corridor maritime direct reliant le Port autonome de Lomé au port turc de Mersin. Ceci, en vue de réduire les délais de transport et de renforcer l’accès de la Turquie aux marchés de l’hinterland ouest-africain.
Sur le plan académique, Lomé et Ankara étudient la perspective d’augmenter le nombre de bourses accordées aux étudiants togolais dans des filières techniques et scientifiques, ainsi que de renforcer la mobilité des enseignants-chercheurs.
R.E.D
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Au Togo, les autorités publiques veulent renforcer les compétences des Structures d’Accompagnement à l’Entrepreneuriat et à l’Innovation (SAEI) dans le domaine numérique.
Un appel à manifestation d’intérêt vient d’être lancé à cet effet pour sélectionner des acteurs qui bénéficieront de ces appuis. L’initiative cible les structures opérant sur le territoire national qui souhaitent améliorer leurs dispositifs d’accompagnement des startups et projets technologiques.
Le programme doit contribuer à accroître l’efficacité de ces organisations et à renforcer leur positionnement dans l’écosystème entrepreneurial africain.
Selon les détails de l’annonce lancée sur le Portail de l’économie numérique au Togo, l’objectif est d’aligner les pratiques des SAEI togolaises sur les standards internationaux en matière d’accompagnement entrepreneurial.
Le dispositif prévoit également la mise en place d’un label développé en collaboration avec Afric’Innov, un réseau panafricain spécialisé dans l’appui aux incubateurs et hubs d’innovation.
Les SAEI jouent un rôle important dans l’animation de l’écosystème entrepreneurial, en accompagnant les porteurs de projets, en facilitant l’accès au financement et en contribuant à la diffusion de la culture entrepreneuriale sur le territoire.
Les autorités cherchent ainsi à renforcer ces structures afin d’en faire des accélérateurs de l’innovation locale. Cet appui s’inscrit dans un contexte marqué par l’essor des technologies numériques et les transformations liées à la quatrième révolution industrielle, avec plus récemment l’émergence des outils d’intelligence artificielle générative, qui promettent d’apporter davantage de transformations, dans un secteur confronté à des défis importants au Togo.
Les structures intéressées peuvent soumettre leur dossier en ligne via la plateforme dédiée mise en place par le gouvernement. La date butoir est fixée au 20 mars 2026.
Consulter l’appel.
R.E.D
Au Togo, le Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA) renforce le système nutritionnel des cantines scolaires dans les régions des Savanes et de la Kara. Le programme a remis officiellement le mois dernier les sites destinés à l’aménagement de jardins scolaires dans dix écoles primaires publiques.
Les établissements concernés se situent dans les préfectures de Dankpen, Kpendjal et Kpendjal-Ouest, des zones marquées par une forte vulnérabilité nutritionnelle. Les écoles bénéficiaires incluent notamment les EPP Ocrédo, Tangnamboul, Djabagbal, Djampil et Nagnine dans le Dankpen, ainsi que Bombengou, Kpentidjoaga, Dakalfam, Tantidjoaga et Bagré Kouampant dans les Savanes.
Ces jardins scolaires doivent soutenir l’approvisionnement des cantines en légumes frais et produits maraîchers, souvent rares pendant la saison sèche. Les travaux d’aménagement portent sur l’installation de clôtures grillagées sur 600 m², la mise en place de socles en béton et d’un système d’irrigation par bandes perforées.

Le chantier, financé par le ProMIFA, doit être réalisé dans un délai de 90 jours.
Au-delà de la production alimentaire, l’initiative comporte une dimension pédagogique. Les élèves seront initiés au jardinage et aux bases de l’agriculture écologique, avec un appui technique de l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT) destiné aux comités de gestion des écoles.
Dans cette partie du pays, l’initiative s’inscrit dans un programme national en expansion. En 2022-2023, les cantines scolaires ont servi environ 22 millions de repas à plus de 218 000 élèves dans 1284 écoles publiques du pays. Parallèlement, d’autres actions visent à renforcer la qualité nutritionnelle des repas, comme la livraison récente de 244 tonnes de produits locaux, dont de la farine enrichie et du poisson fumé, dans plusieurs écoles rurales. Des explorations sont également en cours à l’Université de Lomé pour connecter le programme des cantines scolaires à davantage de producteurs locaux.
R.E.D
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