Togo First

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Au Togo, la commune Haho 1 a adopté son budget primitif pour l’exercice 2026, arrêté à 431,8 millions FCFA, en hausse d’environ 1,8 % par rapport aux 424 millions FCFA alloués en 2025. Le budget a été voté à l’issue de la 4ᵉ session ordinaire du conseil municipal, tenue le 12 décembre dernier à Notsé. Il devra être approuvé par le ministère de l’Administration territoriale.

Avec les ressources attendues, les autorités communales projettent de lancer plusieurs chantiers au bénéfice des populations. Vingt-deux projets sont ainsi programmés, parmi lesquels la réhabilitation d’un magasin de stockage à Atchavé, la remise à niveau des hangars du grand marché de Notsé, la construction de marchés à bétail, de bâtiments scolaires, ainsi que des projets d’implantation de services d’état civil dans les villages.

La municipalité prévoit également, au cours de l’année 2026, de s’atteler à la mise en œuvre de son Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU), et son Plan de développement communal (PDC). Ce dernier intègre notamment des projets visant l’amélioration de l’assainissement et l’implantation d’ouvrages marchands.

Pour la mobilisation des ressources, les autorités locales comptent, outre l’appui de l’État et des partenaires techniques et financiers, sur la contribution des contribuables de la commune. À cet effet, elles devraient s’appuyer sur le fichier communal des contribuables déjà disponible, afin d’optimiser la collecte des recettes propres.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME) a entamé, le mardi 16 décembre 2025, une tournée nationale de vulgarisation de sa doctrine d’accompagnement des TPME. Cette initiative, lancée à Kara, s’étendra à six autres villes du pays (Dapaong, Sokodé, Atakpamé, Tsévié, Kpalimé et Lomé), jusqu’au 23 décembre.

Dans les différentes zones, l’ADTPME entend recueillir les attentes spécifiques des très petites, petites et moyennes entreprises, en vue de formuler des recommandations adaptées aux réalités locales. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de l’efficacité des politiques publiques de promotion de l’entrepreneuriat au niveau territorial.

La tournée vise également à présenter la doctrine d’accompagnement des TPME, élaborée par l’agence, qui ambitionne de réorienter l’appui aux entreprises vers des services à fort impact économique et durable. Cette doctrine cherche notamment à positionner les TPME sur les marchés nationaux et internationaux, en cohérence avec la Charte des TPME au Togo.

Dans ce cadre, les participants seront également informés sur l’existence de la plateforme d’accompagnement des TPME (SIPA) et de la plateforme dédiée à l’adhésion à la Charte des TPME. Ces outils numériques visent à faciliter l’accès des entrepreneurs aux dispositifs d’accompagnement mis en place par l’État et ses partenaires.

Au total, 302 TPME sont attendues à ces rencontres sur l’ensemble du territoire national, avec au moins 70 exposants dans chacune des sept villes couvertes.

Esaïe Edoh

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Le Togo veut renforcer son engagement pour l’environnement en amorçant la ratification de l’Accord BBNJ. Un accord juridiquement contraignant, adopté le 19 juin 2023 par ls Nations unies, relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine en haute mer.
Réuni en Conseil des ministres le mercredi 17 décembre 2025, le gouvernement a en effet « examiné et adopté le projet de loi de ratification de l’Accord se rapportant à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer »

Le texte qui repose sur « une approche prudente et coopérative » pour renforcer la gouvernance internationale des espaces maritimes (Conseil des ministres), sera plus tard transmis au Parlement pour examen et vote éventuel, avant de suivre les autres étapes du processus de ratification.

Vers de nouveaux financements verts ?

Pour le Togo, la ratification ouvrira des perspectives financières, après sa participation aux négociations de la COP30 à Belém, au Brésil, quelques semaines plus tôt. Il est ainsi souligné que la démarche de ratification « permettra à notre pays de bénéficier des mécanismes de financement, notamment le Fonds pour l’environnement mondial », afin de soutenir la conservation et la lutte contre la pollution marine.

Au-delà de la question environnementale, l’accord contribue à structurer l’économie bleue, importante dans l’espace côtier d’Afrique de l’Ouest. Il prévoit la création d’aires marines protégées, l’accès équitable aux ressources génétiques marines et l’imposition d’évaluations d’impact environnemental pour les activités en haute mer.

Pour Lomé, il s’agirait d’une nouvelle opportunité de se positionner comme un acteur aligné sur les standards internationaux de gouvernance maritime, avec à terme des retombées potentielles pour les secteurs de la pêche, du transport maritime et de la coopération internationale.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, Madame Mila AZIABLE est nommée directrice nationale du contrôle de la commande publique au ministère des Finances et du Budget. L’annonce a été faite par le gouvernement, à la faveur du Conseil des ministres tenu le mercredi 17 décembre 2025.

Ancienne ministre en charge des Mines et de l’Énergie, puis de l’Eau, Mila Aziablé prend ainsi la tête d’un organe au cœur de la régulation des marchés publics.

En effet, sous l’égide du ministère des Finances et du Budget, la directrice nationale du contrôle de la commande publique définit la politique de contrôle. La structure vérifie notamment la régularité des marchés, sécurise les engagements budgétaires, prévient les irrégularités et appuie les autorités contractantes. Elle coordonne enfin les services de contrôle et rend compte au ministre, pour garantir l’efficacité de la dépense publique et la confiance économique.

Notons qu’en parallèle, au ministère des Transports, le gouvernement a procédé à la nomination des membres du conseil d’administration de l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), selon le même communiqué.

Au Togo, le gouvernement a adopté mercredi 17 décembre en Conseil des ministres, un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2025 afin d’ajuster son exercice budgétaire. 

Cette décision, qui n’est pas une première, « s’inscrit dans un contexte international et national marqué par des incertitudes persistantes, nécessitant une actualisation des prévisions budgétaires initiales afin de garantir la sincérité et la transparence dans la gestion des finances publiques », indique le Conseil des ministres, dans son relevé.

Recettes en baisse, dépenses en hausse

Concrètement, les recettes budgétaires sont revues à la baisse. « Les recettes budgétaires sont révisées à 1472 milliards de francs CFA, en baisse d’un pour cent », précise le communiqué officiel. 

À l’inverse, les dépenses progressent, atteignant « 1717,1 milliards de francs CFA, soit une hausse de 2,3 pour cent » par rapport à la loi initiale.

Un déficit budgétaire de 245 milliards 

Le projet de collectif budgétaire s’équilibre à 2436 milliards FCFA. Il fait ressortir « un déficit budgétaire de 245,1 milliards de francs CFA, entièrement financé par le solde positif de la trésorerie ». Ce qui indique que l'exécutif compte puiser dans des ressources déjà disponibles, pour financer la nouvelle opération, sans contracter de nouveaux emprunts ou émettre de dette supplémentaire sur les marchés, pour couvrir ce déficit.

Si pour les observateurs économiques, cette rectification dont l’effectivité reste conditionnée par les votes des deux chambres du parlement (Assemblée nationale et Sénat) traduit une discipline budgétaire à court terme et la capacité de l'Etat à absorber des chocs sans endettement immédiat, l’approche n’est pas sans défis. La trésorerie n’étant pas infinie, si les déficits se répètent, un tel levier pourrait s’épuiser. À moyen terme, l’État devra soit augmenter les recettes, soit réduire les dépenses, ou recourir à l’endettement.

Rappelons du reste que pour la prochaine année 2026, le Togo table sur un budget fixant les dépenses et recettes à 2751 milliards FCFA, une hausse de près de 15 % par rapport à 2025. La future loi de finances, qui a notamment une forte orientation sociale (éducation, santé, protection sociale) et est tournée vers la transformation économique, a été adoptée en première lecture par l'Assemblée. Elle devra être soumise au Sénat en seconde lecture. 

Ayi Renaud Dossavi

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La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a lancé ce mercredi 17 décembre 2025, le processus d’introduction du Sceau d’égalité des genres pour les institutions publiques (GES-PI), un outil visant à renforcer la gouvernance inclusive et l’équité au sein des institutions régionales. C’était à son siège situé dans la capitale togolaise, Lomé, à l’occasion d’« une réunion de coordination consultative : Sceau d’égalité des genres pour les institutions publiques au sein des institutions de la Cedeao, (Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao – BIDC) ».

La rencontre, sous l’égide de la Commission de la Cedeao représentée par sa Vice-présidente, Damtien Larbli Tchintchibidja, a été ouverte en présence des dirigeants de la BIDC, notamment Dr George Agyekum Donkor, président de l’institution financière, des représentants de la Commission, du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre, ainsi que du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

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S’exprimant à l’ouverture des travaux, la Vice-présidente de la Commission de la Cedeao souligne que l’égalité de genre est bien plus qu’une aspiration sociale ; c’est un impératif stratégique de gouvernance et de développement durable, en alignement avec la Vision 2050 de la Cedeao. Ce référentiel qui « place l’être humain au centre du développement tout en portant l’espoir d’une région stable, prospère et inclusive ». De fait, tranche la Vice-présidente de la Commission de la Cedeao, « cette vision ambitieuse ne peut être réalisée si la moitié de notre population reste sous-représentée dans les sphères décisionnelles ».

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Pour elle, l’introduction du GES-PI à la BIDC représente « un acte de gouvernance et de leadership », compte tenu du rôle central de la banque dans le financement de l’intégration régionale, de la croissance durable et de l’autonomisation économique. Cet outil, « le Sceau d’égalité des genres » offre un cadre structurant permettant de passer des engagements politiques à des changements concrets.

De son côté, Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo, salue une initiative « opportune et transformatrice », rappelant que, malgré les progrès enregistrés en Afrique de l’Ouest, les écarts demeurent importants. En 2023 par exemple, relève-t-elle, la représentation des femmes dans les parlements nationaux de la sous-région s’établissait autour de 18 %, contre une moyenne continentale de 26,5 %, tandis que leur présence dans les gouvernements et les collectivités locales reste largement en deçà de la parité (en dessous de 15%).

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Le PNUD a insisté sur le caractère opérationnel du GES-PI, présenté non comme un label symbolique, mais comme un outil rigoureux de transformation institutionnelle, fondé sur des données et des mécanismes d’évaluation mesurables.

À ce jour, 17 institutions publiques dans neuf pays africains, dont quatre en Afrique de l’Ouest, se sont engagées dans ce processus, avec des résultats probants en matière de culture organisationnelle, de performance et d’innovation

En s’inscrivant dans cette démarche, la BIDC ambitionne non seulement d’améliorer sa gouvernance interne, mais aussi de renforcer son attractivité auprès des bailleurs et investisseurs internationaux, de plus en plus sensibles aux critères d’inclusion et d’égalité des chances. L’institution entend ainsi s’aligner sur les standards internationaux, notamment l’Agenda 2030 des Nations unies, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la Vision 2050 de la CEDEAO.

S.A

La ville de Lomé, capitale togolaise, s’apprête à connaître dans les prochains mois une actualisation et une extension de son système d’adressage. L'avancement du projet a été présenté le mercredi 17 décembre 2025 à Lomé, lors d’une rencontre organisée par le District autonome du Grand Lomé (DAGL).

L’initiative vise à actualiser les noms de rues et les numéros attribués aux parcelles et aux bâtiments (habitations, commerces et services publics), tout en identifiant de nouveaux lieux dans l’agglomération. Pour ce faire, des équipes techniques du DAGL seront mobilisées pour la constitution d’une base de données informatique, intégrant des voies codifiées puis nommées, ainsi que des données géolocalisées de chaque point d’adresse selon un système métrique associé à un numéro d’entrée.

À terme, le projet permettra de fournir une adresse physique à l’ensemble des habitants du Grand Lomé, d’attribuer une adresse à chaque point d’entrée donnant sur la voie publique, et d’intégrer l’adressage physique dans la dynamique de l’identité numérique en cours au Togo.

Dans le cadre de cette opération, environ 5000 km de linéaire de voies et 538 000 portes seront pris en compte. Par ailleurs, 110 000 adresses existantes feront l’objet d’une actualisation, tandis que 428 000 nouvelles adresses seront créées.

Le projet prévoit ensuite une phase de matérialisation sur le terrain, avec l’installation de plaques signalétiques portant le numéro de la porte et le nom ou le code de la voie. Cette étape sera suivie d’une phase de certification, d’identification, de formalisation et d’intégration des numéros de portes dans la base de données à partir des relevés de terrain.

Cette actualisation intervient près de dix ans après la dernière mise à jour, réalisée en 2014. Elle se justifie, selon le DAGL par la forte croissance démographique de Lomé, qui s’est traduite par la construction de nouvelles infrastructures, ainsi que par l’essor des services numériques, notamment le commerce électronique, qui requiert un système d’adressage fiable et opérationnel.

Selon Bassimsouwé Edjam-Etchaki, directeur de la planification stratégique et de l'urbanisation du DAGL, « cet adressage sera bénéfique pour toute la population, en facilitant notamment les démarches liées à l’accès aux services publics ».

Le processus intégrera une participation active des populations, appelées à renseigner leurs adresses via une plateforme numérique qui sera mise en place à cet effet.

Pour rappel, depuis l’indépendance du Togo, trois projets d’adressage ont été réalisés : le premier en 1998, le deuxième en 2008, et le projet actuel, dont les bases ont été posées en 2022.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les services marchands non financiers ont enregistré une croissance annuelle de 6,1% en septembre 2025, selon les données de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) publiées dans sa note de conjoncture de novembre 2025. 

Cette performance place le pays au cinquième rang dans l'UEMOA, en ce qui concerne ce secteur.

Les Services marchands non financiers rassemblent des activités de services vendues sur le marché à l'exclusion du secteur financier, et comprennent notamment le commerce, les transports, l'hôtellerie, les télécommunications, et les services aux entreprises. En variation mensuelle, leur chiffre d'affaires au Togo a progressé de 7,5% en septembre, après une hausse de 3,4% en août. 

Cette évolution contraste avec la tendance régionale, qui affiche une contraction de 0,6% sur la même période.

Les services financiers 

Les services financiers (comprenant les activités liées à la gestion de l'argent et des transactions financières.) ont également maintenu une dynamique positive.

La croissance annuelle de 14% revient légèrement en retrait par rapport aux 14,3% d'août. En variation mensuelle, le secteur a toutefois enregistré une légère baisse de 0,5% en septembre, après une progression de 4,9% le mois précédent.

Recul du secteur des BTP

Le secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) a connu un repli de 7,1 points par rapport à sa moyenne de long terme en septembre 2025. Cette contraction place le Togo parmi les trois pays de l'UEMOA où l'activité dans le BTP s'est affaiblie, aux côtés du Mali et du Niger.

Notons qu’au niveau régional, l'indice global du climat des affaires s'est établi à 101,1 points, en baisse de 0,2 point par rapport au mois d'août, sur fond de ralentissement généralisé de l'activité économique dans la zone UEMOA.

Ayi Renaud Dossavi

Les responsables d’entreprises membres du Groupement national des entrepreneurs des bâtiments et travaux publics du Togo (GNEBTP-Togo) se sont réunis lundi 15 décembre 2025 à Lomé. Objectif : identifier des solutions pour dynamiser un secteur confronté à une concurrence de plus en plus forte des entreprises étrangères.

Placée sous le thème « S’unir pour réussir : groupement et sous-traitance, leviers de croissance dans le secteur du BTP », la rencontre a été marquée par la présence de partenaires techniques et financiers tels que la Banque islamique de développement (BID) et la banque allemande KfW. Les échanges ont porté sur les principales difficultés structurelles du secteur.

Parmi les obstacles figure le critère de chiffre d’affaires exigé lors des soumissions aux marchés publics. En effet, les entreprises doivent justifier d’un chiffre d’affaires équivalant à au moins 25 % du montant du marché sollicité. Selon les entrepreneurs togolais du BTP, cette exigence constitue un frein majeur à leur participation aux appels d’offres de grande envergure.

Autre difficulté soulevée : l’absence, dans les critères de sélection, d’une obligation de réserver une part des marchés aux entreprises nationales ou aux groupements locaux. Cette situation laisse généralement le champ libre aux multinationales, qui peuvent soumissionner sans restriction particulière, au détriment des acteurs nationaux.

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Le secteur souffre également d’un manque de solidarité entre les entreprises togolaises du BTP. Celles-ci évoluent le plus souvent de manière isolée, limitant ainsi leurs capacités techniques et financières, et perdant de nombreuses opportunités. « L’individualisme est un frein à notre compétitivité face aux géants étrangers. Se regrouper permet de mutualiser les risques et de partager les savoir-faire », a souligné Yawo Tsogbé, président du GNEBTP-Togo.

Face à ces constats, les entreprises togolaises du BTP comptent désormais s’organiser en groupements afin de renforcer leur compétitivité face aux entreprises étrangères, qui remportent la majorité des appels d’offres. Pour le ministre délégué chargé des Travaux publics, Sani Yaya, cette dynamique contribuera à « moderniser et structurer le secteur du BTP au Togo ».

À travers cette initiative, les acteurs du BTP ambitionnent de jouer un rôle plus déterminant dans la politique nationale des infrastructures et, par ricochet, dans le développement de l’économie togolaise. Dans cette perspective, le GNEBTP a signé en septembre dernier un accord de partenariat avec la Fédération nationale du BTP du Maroc (FNBTP). Ce partenariat prévoit notamment le renforcement des échanges via l’organisation de forums, de missions économiques, de visites techniques et de rencontres professionnelles, en vue de favoriser les collaborations et l’émergence de nouvelles opportunités d’affaires pour les entreprises togolaises et marocaines.

Esaïe Edoh

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Suite aux travaux de son 68e Sommet ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement, tenu à Abuja le dimanche 14 décembre, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officialisé une mesure de renforcement de son dispositif de sécurité régionale. 

Les Chefs d’État, parmi lesquels figurait le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, ont annoncé la création prochaine d'une brigade régionale en attente, dont la mise en place est projetée pour 2026. 

Cette nouvelle entité militaire est chiffrée à plus de mille soldats. 

Son déploiement viendrait répondre aux menaces multiformes qui continuent de fragiliser la sous-région ouest-africaine. Le mandat assigné à la brigade est notamment de combattre l’extrémisme violent, prévenir les changements de régime non-constitutionnels et endiguer les dynamiques récurrentes de déstabilisation politique. 

La décision s'inscrit dans un contexte régional marqué par des défis persistants, au premier rang desquels le terrorisme, l’extrémisme et la gestion des flux migratoires incontrôlés. La pertinence d'une force prépositionnée a été soulignée par les tentatives récurrentes de déstabilisation politique dans la sous-région, dont la plus récente a été enregistrée au Bénin, il y a quelques jours. 

Au-delà des questions sécuritaires, les travaux d'Abuja ont permis une réflexion de fond sur l'avenir de la communauté à la lumière de la Vision 2050 de la CEDEAO. 

Les dirigeants ont du reste réaffirmé leur engagement à bâtir une communauté fondée sur la prospérité partagée, notamment par la mise en œuvre d'un véritable marché unique, l’amélioration de la coordination fiscale et la promotion de la stabilité macroéconomique. 

R.E.D

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