(Togo First) - Le Togo et le Groupe de la Banque mondiale ont tenu la semaine écoulée, une rencontre dédiée à la revue des projets et programmes financés par l’institution dans le pays. L’exercice a réuni les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets, avec pour objectif de faire le point global sur le portefeuille, d’identifier les contraintes et de proposer des solutions pour une mise en œuvre plus efficace des initiatives en faveur des populations.
Selon les deux parties, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo s’élève actuellement à 1,49 milliard de dollars. Il comprend 18 projets et programmes en cours d’exécution, dont 10 projets nationaux et 8 projets régionaux. Dans le même temps, la Société financière internationale (IFC), branche du Groupe en charge du secteur privé, a investi environ 320 millions de dollars entre 2020 et 2025 afin de soutenir le développement du secteur privé togolais. Quant à l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), son portefeuille pour le Togo atteignait 172 millions de dollars au 31 décembre 2025, montant auquel s’ajoute une garantie de 585 millions de dollars.
Le Conseiller Économique du Président du Conseil Anumu Kétoglo a présidé le 5 Mars à l’Hôtel 2 Février la revue conjointe du portefeuille des projets financés par le Groupe de la Banque Mondiale. Cette rencontre qui a réuni les acteurs impliqués dans la...https://t.co/F8WBRVsN64 pic.twitter.com/pwfD6WVRXN
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Ces ressources financent des initiatives dans plusieurs domaines stratégiques du développement national. Les interventions concernent notamment l’emploi, l’énergie, la gouvernance, l’agriculture, la santé, l’éducation, le développement local, la protection sociale, l’accès à l’eau, les transports et le développement urbain.
La revue du portefeuille a ainsi permis d’évaluer la performance globale des projets en cours, d’identifier les contraintes persistantes et de convenir d’actions correctives concrètes afin de renforcer l’impact des interventions sur les populations.
Parmi les principaux défis relevés figurent la lenteur des procédures de passation des marchés, l’insuffisance de certaines ressources et des capacités d’absorption limitées, qui entraînent des retards dans la mise en œuvre de certains projets. Les participants ont également évoqué des difficultés liées à la coordination interinstitutionnelle ainsi qu’au suivi de certaines activités.
Au regard de ces observations, le Conseiller économique du Président du Conseil, Anumu Kétoglo, a invité les différents acteurs à faire preuve de davantage de célérité, de rigueur et de coordination. « La performance d’un portefeuille ne se limite pas aux engagements financiers ni aux seuls décaissements. Elle se mesure avant tout à l’impact réel des projets sur la vie des populations », a-t-il souligné.
Malgré ces contraintes, le représentant résident de la Banque mondiale au Togo, Tony Verheijen, a salué les performances du pays. Selon lui, le Togo s’est longtemps distingué dans la sous-région par la qualité de la gestion de son portefeuille de projets.
« Cela s’est traduit par l’augmentation progressive de la taille du portefeuille au fil des années, avec des projets novateurs qui contribuent à répondre à l’ambition d’émergence du Togo et aux besoins des populations », a-t-il indiqué.
Esaïe Edoh
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