Au Togo, l’Assemblée nationale a clôturé ce lundi 23 mars 2026, sa première session extraordinaire de l’année, marquée par l’adoption de quatre projets de loi touchant à la gouvernance économique, financière et environnementale.
Parmi les textes adoptés figure la révision de la loi-cadre sur l’environnement, qui doit actualiser les dispositifs de protection face aux enjeux climatiques et de gestion durable des ressources.
Les députés ont également validé le transfert des missions, du personnel et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME), dans une logique de rationalisation des instruments publics de soutien à l’entrepreneuriat.
Sur le plan financier, les deux autres textes adoptés portent, pour le premier, sur la réglementation de la microfinance, et pour le second, sur la répression du faux monnayage et des atteintes aux signes monétaires dans l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).
Pour rappel, ces textes avaient été adoptés dans un premier temps, en première lecture, puis validés par le Sénat, avant d'être ainsi définitivement adoptés par l’Assemblée nationale, conformément aux règles parlementaires de la Ve République.
Les députés se retrouveront début avril pour l’ouverture de la première session ordinaire. Plusieurs textes prioritaires sont d'ores et déjà attendus, notamment dans le domaine de l’éducation inclusive, identifié comme un axe d’intervention du gouvernement pour 2026.
R.E.D
Le Togo a bouclé, le vendredi 20 mars 2026, sa deuxième sortie de l’année sur le marché financier régional coordonné par UMOA-Titres. À travers une émission simultanée d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du Trésor (BAT), le Trésor public togolais a mobilisé 27,5 milliards FCFA, contre un objectif initial de 25 milliards FCFA.
À l’issue de l’opération, selon les résultats publiés et consultés par Togo First, le Trésor public a retenu 9,5 milliards FCFA sur des OAT d’une maturité de trois ans, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 6,15 %. Par ailleurs, 13 milliards FCFA ont été mobilisés via des OAT de maturité cinq ans, avec un taux d’intérêt annuel de 6,35 %. Sur les BAT émis sur une maturité de 364 jours, le Trésor a retenu 5 milliards FCFA.
Selon les données publiées, les soumissions globales ont atteint 134,5 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 538,30 %. Cette opération qui marque la deuxième intervention du Togo sur le marché financier régional au titre de l’année 2026, porte à 49,5 milliards FCFA le montant total mobilisé depuis le début de l’année.
Pour l’ensemble de l’exercice, le pays prévoit de lever 463,5 milliards FCFA sur ce marché, afin de contribuer au financement du budget de l’État, arrêté à 2751 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Le Togo et la Russie envisagent de créer de nouvelles opportunités d’affaires pour les entrepreneurs des deux pays et de dynamiser les flux économiques entre Moscou et Lomé. Le projet a été discuté la semaine dernière à Lomé entre José Syménouh, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), et Maksim Petrov, représentant commercial de la Fédération de Russie.
Dans cette perspective, trois secteurs prioritaires ont été identifiés pour de futurs partenariats : la sécurité alimentaire, l’industrie minière et le secteur énergétique. L’ambition affichée par les deux parties est d’aller au-delà des simples échanges de biens pour s’orienter vers la création d’unités industrielles mixtes, génératrices d’emplois et de valeur ajoutée locale.
Pour concrétiser ces objectifs, les deux parties prévoient de mettre en place un cadre permanent d’échanges entre les opérateurs économiques russes et togolais. Ce dispositif devrait permettre aux acteurs des deux pays d’identifier des partenaires fiables, de définir conjointement les modalités de développement de projets communs et de renforcer l’intégration économique bilatérale.
A cet effet, la CCI-Togo entend jouer un rôle central dans ce rapprochement stratégique entre les entrepreneurs des deux pays, en facilitant les contacts et en structurant le dialogue entre investisseurs russes et porteurs de projets locaux.
Cette initiative devrait par ailleurs renforcer les liens de coopération entre Lomé et Moscou, dans un contexte marqué par la volonté des deux pays, affichée en novembre 2025, d’ouvrir des ambassades. Cette évolution devrait permettre de mieux coordonner et d’intensifier les projets bilatéraux, notamment dans les secteurs liés au développement du capital humain.
Esaïe Edoh
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Au Togo, on enregistre une amélioration de l’accès à l’eau potable, avec un taux national passé de 60 % en 2020 à 72 % en 2025, selon les autorités en charge du secteur. En milieu rural, la desserte atteint désormais 77 %, sur fond d’extension des services de base sur le territoire.
Ces résultats, présentés par Séna Alipui, ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du Territoire chargé de l’Eau et de l’Assainissement, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, s’appuient sur des investissements dans les infrastructures d’alimentation en eau, le déploiement de postes d’eau autonomes alimentés par l’énergie solaire et la modernisation des systèmes de production et de distribution, notamment en zones urbaines et semi-urbaines.
Dans le cadre de la célébration, les autorités publiques ont également mis en avant les enjeux d’équité dans l’accès à cette ressource. Les inégalités persistent, en particulier pour les femmes et les jeunes filles, souvent responsables de la collecte de l’eau.
Pour soutenir les efforts engagés, le pays a opérationnalisé le Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau, destiné à sécuriser le financement des projets et à renforcer la résilience face aux effets du changement climatique.
En dépit de ces progrès, des contraintes subsistent, notamment le stress hydrique observé dans certaines régions.
R.E.D
Le Togo et la Colombie ont signé, en fin de semaine dernière, un nouveau mémorandum d’entente destiné à renforcer leur coopération bilatérale. Le document a été paraphé à Bogotá, en Colombie, par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Rosa Yolanda Villavicencio, en marge du Forum CELAC-Afrique (Communauté des États latino-américains et des Caraïbes).
J’ai signé ce jour un MOU… avec mon homologue Mme Rosa Yolanda Villavicencio Mapy @CancilleriaCol, Ministre des Affaires Extérieures la #Colombie. Le Togo et la Colombie vont de plus en plus renforcer leur coopération. @NoticiasCELAC @_AfricanUnion @CARICOMorg @PPT_CELAC… pic.twitter.com/mVBJdAxHSN
— Robert Dussey (@rdussey) March 20, 2026
Après un premier mémorandum, établissant un cadre de consultations politiques entre Lomé et Bogotá, ce nouvel accord vise à renforcer la coopération bilatérale, notamment dans le domaine de la formation diplomatique. Concrètement, il prévoit de développer la collaboration entre les académies diplomatiques des deux pays, à travers la mise en place de programmes de formation et d’échanges d’expertise, afin de consolider le dialogue institutionnel entre les deux régions.
Selon les autorités, cette collaboration devrait permettre de renforcer les capacités des personnels diplomatiques et de favoriser une meilleure compréhension des enjeux internationaux communs.
Pour les deux parties, « cette nouvelle signature confirme la volonté commune d’approfondir leurs relations et d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat ».
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Chaque mois, l'Institut National de la Statistique (INSEED) publie le taux d'inflation au Togo. Mais comment arrive-t-on à ce chiffre ? Qui va vérifier les prix, où, et sur quoi ?
Un panier qui représente ce que les Togolais achètent vraiment
Tout part d'une idée simple : pour mesurer si la vie est plus chère qu'avant, il faut comparer le prix d'un même ensemble de produits, d'une période à l'autre. Cet ensemble s'appelle le panier de consommation. Il comprend aujourd'hui 810 produits : des aliments, des médicaments, des vêtements, du carburant, des abonnements téléphoniques, des frais de scolarité, des loyers, et bien d'autres encore.
Ce panier n'est pas choisi au hasard. Il est construit à partir d'une grande enquête nationale : l'Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM), réalisée en 2021, qui a permis de demander à des milliers de ménages togolais ce qu'ils achètent réellement, et en quelle proportion. Ce que les ménages dépensent le plus est le plus représenté dans le panier. C'est ce qu'on appelle les pondérations : chaque produit a un poids dans le calcul, proportionnel à sa place réelle dans le budget des familles.
Ainsi, l'alimentation pèse 28% du panier, parce que c'est effectivement le premier poste de dépenses des ménages togolais. Les transports comptent pour 12%, le logement et l'énergie pour 8,4%, l'habillement pour 7,2%. Les assurances et services financiers, en revanche, ne pèsent que 0,1%, parce qu'ils occupent une place marginale dans le budget de la plupart des ménages.
4790 points de vente : des agents sur le terrain chaque mois
Une fois le panier défini, encore faut-il aller chercher les prix. L'INSEED déploie chaque mois des agents statisticiens dans 4790 points de vente répartis sur l'ensemble du territoire national : marchés, supermarchés, pharmacies, stations-service, boutiques de quartier, restaurants. Au total, 29 200 relevés de prix sont effectués chaque mois, soit autant de fois qu'un agent note le prix d'un produit précis en un lieu précis.
La couverture est nationale depuis 2014. Elle inclut aussi bien le milieu urbain que rural, et s'étend sur sept zones géographiques : le District autonome du Grand Lomé (DAGL), la région Maritime, les Plateaux-Est, les Plateaux-Ouest, la Centrale, la Kara et les Savanes. Cela permet de capter les différences de prix entre la capitale et l'intérieur du pays.

L'indice : une photographie du niveau des prix
Une fois tous les prix collectés, l'INSEED calcule un indice : C’est l'Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC). En février 2026, cet indice s'établit à 103,6, sur une base 100 fixée en 2023. Cela signifie simplement que le niveau général des prix est 3,6% plus élevé qu'en 2023. En comparant cet indice à celui du même mois un an plus tôt, on obtient le taux d'inflation en glissement annuel qui est de 0,4% en février 2026.
L'INSEED calcule désormais aussi un autre indicateur : la moyenne des indices des douze derniers mois, comparée à celle des douze mois précédents. Ce chiffre, 0,1% en février 2026, est plus stable, moins sensible aux variations saisonnières d'un mois particulier. C'est celui que l'UEMOA utilise pour surveiller la convergence économique entre ses huit pays membres, avec un seuil maximal fixé à 3%.
Une méthode commune à huit pays
Ce n'est pas une méthode inventée par le Togo seul. L'IHPC repose sur une méthodologie commune adoptée en 1996 par les huit pays de l'UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo) puis révisée en 2008 et en 2023. Cette harmonisation permet de comparer les niveaux d'inflation entre pays membres sur des bases identiques, et de produire un indice agrégé pour l'ensemble de la zone.
Pourquoi c'est important
Mesurer l'inflation n'est pas un exercice purement technique. C'est un outil de pilotage économique. Les gouvernements s'en servent pour ajuster les politiques sociales, indexer certains salaires ou prestations, et évaluer le pouvoir d'achat réel des ménages. La BCEAO, banque centrale commune aux huit pays de l'UEMOA, l'utilise pour calibrer sa politique monétaire, notamment ses décisions sur les taux d'intérêt. Et les acteurs économiques (entreprises, investisseurs, bailleurs de fonds) s'y réfèrent pour évaluer la stabilité d'un pays.
Fiacre E. Kakpo
La capitale togolaise a accueilli du jeudi 19 au vendredi 20 mars, une mission exploratoire du Commonwealth Enterprise and Investment Council (CWEIC), venue s’informer sur les opportunités d’investissement offertes dans plusieurs secteurs de l’économie nationale. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de promotion du Togo comme destination économique, engagée par les autorités, avec l’ambition d’attirer davantage de capitaux internationaux.
La délégation, composée de représentants d’entreprises, s’est rendue à la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), avec une présentation détaillée de la plateforme, suivie d’une visite des unités industrielles, notamment Nutrisource et Vivace. Le circuit s'est poursuivi au Port autonome de Lomé où la délégation a pu apprécier les installations portuaires, les terminaux modernes ainsi que les capacités opérationnelles qui font du port l'un des hubs logistiques les plus importants en Afrique de l'Ouest.
Ces différentes visites se sont déroulées en présence du ministre délégué chargé de la Promotion des investissements et de la souveraineté économique, Arthur Trimua. Elles ont permis de mettre en lumière les atouts du pays en matière d’industrialisation, de logistique et d’amélioration du climat des affaires. Au-delà des visites de terrain, la délégation a tenu une séance de travail avec des membres du gouvernement. Les échanges ont été l’occasion d'aborder de manière concrète les perspectives d'investissement, les priorités stratégiques du Togo ainsi que les opportunités de collaboration avec le réseau du Commonwealth.

Notons que le Commonwealth Enterprise and Investment Council (CWEIC) est le réseau économique du Commonwealth, chargé de promouvoir le commerce, les investissements et les partenariats entre les pays membres de l’organisation. Cette mission ouvre la voie à de nouvelles perspectives de collaboration, notamment dans les secteurs industriel, agroalimentaire et logistique, avec pour objectif de soutenir la croissance, de créer des emplois et d’accélérer la transformation structurelle de l’économie.
Gautier Agbékodovi
Le groupe chinois d’ingénierie et de travaux publics Weihai International Economic and Technical Cooperative Co. Ltd (WIETC) prévoit de réaliser des investissements au Togo dans plusieurs secteurs stratégiques. À cet effet, l’entreprise a conclu, en milieu de semaine, un mémorandum d’entente avec les autorités togolaises.
L’accord a été signé entre le ministre délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, Arthur Trimua, et le représentant de WIETC, Lu Xinyong. Selon les termes de ce partenariat, le groupe interviendra dans quatre domaines prioritaires : la santé, les énergies renouvelables, les infrastructures et la recherche scientifique.
Spécialisé dans la construction de bâtiments, de routes, d’aéroports, de centrales hydroélectriques et d’infrastructures d’adduction d’eau, WIETC veut, à travers ce mémorandum, accompagner le Togo dans sa dynamique de transformation structurelle.
Les détails financiers et opérationnels de l’accord n’ont toutefois pas été rendus publics. Pour WIETC, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique économique extérieure de la Chine, notamment l’initiative « Belt and Road » (Nouvelle Route de la Soie), qui vise à renforcer la présence du pays au moyen des investissements dans les infrastructures des pays en développement, en particulier en Afrique.
Pour le Togo, ce partenariat s’insère dans la stratégie nationale de promotion des investissements étrangers et de renforcement de l’attractivité du territoire.
Esaïe Edoh
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Des producteurs africains de coton sont attendus à Lomé du 14 au 17 avril 2026 pour plancher sur la filière cotonnière. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la 18ᵉ réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA).
La rencontre de Lomé mobilisera des acteurs de la filière, notamment des représentants des sociétés cotonnières, des interprofessions, des instituts de recherche, des organisations de producteurs de coton de plusieurs pays africains, ainsi que des firmes agro-pharmaceutiques. Les participants examineront aussi les résultats de la campagne cotonnière 2025-2026 dans les huit (8) pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
Concrètement, les assises de Lomé serviront à analyser les performances de production, à identifier les difficultés rencontrées et à dégager des perspectives en vue d’améliorer la productivité et la compétitivité du coton africain. Les échanges porteront également sur les approches de gestion intégrée de la production cotonnière, notamment la lutte contre les ravageurs, la fertilité des sols, ainsi que la problématique des nouvelles variétés adaptées aux variations climatiques.
Ces discussions devraient permettre de jeter les bases d’une amélioration durable de la production cotonnière dans les pays africains, en particulier au Togo où la filière connaît, depuis quelques années, des difficultés. Cette rencontre pourrait ainsi jouer un rôle important pour les cotonculteurs togolais, en quête de solutions pour relancer la filière.
Esaïe Edoh
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Au Togo, un nouveau cadre réglementaire est désormais en place pour encadrer l’exploitation du secteur forestier. En effet, depuis le mardi 17 mars 2026, un arrêté du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique fixe les modalités d’obtention des attestations, agréments, autorisations, permis et certificats dans la filière.
La nouvelle disposition prévoit notamment la délivrance d’attestations de reboisement et d’autorisations de coupe. L’attestation de reboisement est accordée aux propriétaires de plantations âgées d’au moins trois ans. Ces derniers doivent également obtenir une autorisation préalable avant toute opération de coupe de bois.
Par ailleurs, l’arrêté prévoit que toute activité d’importation ou d’exportation de produits forestiers est soumise à une autorisation préalable. « L’agrément d’importateur est valable dix-huit mois et celui d’exportateur pour une période d’un an », précise le ministère.
S’agissant du transport des produits forestiers, il est soumis à une double exigence : une autorisation et un permis de circulation.
Cette nouvelle mesure vise à aligner le Togo sur les standards internationaux, à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à renforcer sa crédibilité sur la scène internationale. Le nouveau cadre juridique permet ainsi de clarifier les procédures administratives, tout en améliorant la transparence et l’efficacité dans la gestion du secteur.
Il convient de rappeler que, dans le cadre de la protection des ressources forestières, l’exécutif togolais a engagé plusieurs initiatives, dont le programme national de reboisement, avec pour objectif la plantation d’un milliard d’arbres à l’horizon 2030.
Esaïe Edoh
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