Togo First

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Adoptée en fin d’année dernière, le 29 décembre 2025, la loi de finances exercice 2026 introduit plusieurs innovations fiscales, destinées notamment à renforcer la mobilisation des recettes. Ces innovations marquent également une orientation de la fiscalité nationale vers des objectifs économiques et sociaux plus ciblés.

Renforcement de la conformité et de la collecte

Parmi les changements introduits cette année figure l’introduction de la facture électronique certifiée. Celle-ci devrait renforcer la traçabilité des transactions commerciales et lutter contre la fraude fiscale, en particulier en matière de TVA. La facture électronique certifiée doit également améliorer la transparence des échanges et faciliter le contrôle fiscal dans les secteurs formels.
C’est dans un esprit similaire que l’État a introduit une retenue à la source libératoire de 5 % sur les gains issus des paris et jeux de hasard lorsque le montant par pari dépasse 500 000 FCFA, une mesure déjà entrée en vigueur.

Soutien ciblé aux filières productives

En matière de soutien fiscal, la loi de finances 2026 prévoit une exonération de la TVA sur les provendes et compléments destinés aux produits locaux d’élevage et de pêche. Il s’agit, indique l’Assemblée, de réduire le coût des intrants et de soutenir la production animale.
Par ailleurs, une taxe à l’exportation est introduite sur les noix de cajou, les graines de soja et les noix de karité. L’objectif affiché est de limiter l’exportation des produits agricoles à l’état brut et d’encourager leur transformation locale.

Mesures d’inclusion et ajustements patrimoniaux

Sur le plan social, un crédit d’impôt non remboursable de 120 000 FCFA par salarié et par an est accordé aux entreprises recrutant des personnes en situation de handicap. La loi facilite également l’enregistrement des marchés publics réservés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, avec un paiement différé des droits d’enregistrement.
Enfin, un droit proportionnel de 3,5 % est appliqué sur l’augmentation de valeur lors des demandes de réévaluation d’immeubles, traduisant une adaptation de la fiscalité aux évolutions patrimoniales.

Pour l’année 2026, le budget est équilibré en ressources et en dépenses à 2740,5 milliards FCFA, en hausse de 14,4 % par rapport à 2025, avec un rôle important confié à l’Office togolais des recettes pour la mobilisation des ressources destinées à financer ces ambitions. L’organisme parapublic affiche des performances jugées encourageantes à cet égard. En 2025, il avait pour mission de mobiliser environ 1200 milliards FCFA, en hausse annuelle de 8 %. Sur cet objectif, près de 830,5 milliards FCFA avaient été collectés à fin septembre.

R.E.D

Au Togo, le budget primitif exercice 2026 de la commune Golfe 5, située dans le Grand Lomé, s’équilibre en recettes et en dépenses à 1,45 milliard FCFA. Ce budget a été adopté fin décembre 2025 à l’issue de la quatrième session ordinaire du conseil municipal.

Sur cette enveloppe, près de 1,1 milliard FCFA sera affecté au fonctionnement de la collectivité, tandis qu’environ 328 millions FCFA sont consacrés à l’investissement.

Pour l’année 2026, l’administration communale prévoit plusieurs actions prioritaires, notamment la construction et l’équipement d’infrastructures socio-collectives et éducatives de base. L’entretien du réseau routier, la réhabilitation des espaces verts ainsi que les opérations d’assainissement figurent également parmi les axes majeurs d’intervention.

Les travaux d’entretien et d’aménagement du réseau routier devraient en particulier répondre à l’état de dégradation avancée de certaines voies et à améliorer les conditions de mobilité des habitants de la commune.

Afin de garantir la mobilisation effective des ressources, le maire de Golfe 5, Kossi Agbényega Aboka, a exhorté l’ensemble des conseillers municipaux à maintenir les efforts de mobilisation financière, en vue de répondre aux attentes des populations.

Il les a par ailleurs encouragés à s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre des actions prévues au cours de cette mandature. « Les populations nous attendent ; nous devons travailler avec rigueur pour satisfaire à leurs doléances », a-t-il insisté.

Esaïe Edoh

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A compter de ce 1er janvier 2026, tout gain issu d’un ticket gagnant de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO), égal ou supérieur à 500 000 FCFA, sera soumis à une retenue fiscale de 5 % au profit de l’Office togolais des recettes (OTR), selon une récente annonce de la LONATO.

La mesure, indique-t-on, s’applique automatiquement au moment du paiement des gains, ce qui signifie qu’un gain de 500 000 FCFA, par exemple, entraînera un prélèvement de 25 000 FCFA avant versement au parieur.

Notons que la mesure, déjà en vigueur au Togo, était dans les tuyaux depuis deux ans, notamment sur la table des députés en 2024, et fait partie des outils mobilisés par le gouvernement pour élargir l’assiette fiscale. Le pays n’est du reste pas le seul à exploiter ce segment pour élargir ses recettes fiscales, même si les approches varient. Le Sénégal, par exemple, a instauré en 2025 une retenue à la source de 20 % sur les gains des jeux régulés, prélevée dès le 1er novembre 2025, tant sur le réseau physique que sur les plateformes numériques. En Côte d’Ivoire, un prélèvement de 7,5 % sur les gains de jeu supérieurs à 1 million de FCFA avait été institué dans le cadre de l’annexe fiscale de 2018. Dans d’autres pays comme le Burkina Faso, les textes de la loi de finances 2025 visent à uniformiser la fiscalité des jeux de hasard autour d’un taux de 5 %, comme au Togo.

Au-delà du Togo, qui opérationnalise la mesure cette année, c’est donc une tendance régionale qui se dessine pour intégrer les activités de jeux de hasard dans les dispositifs de taxation standard. Le challenge sera toutefois de composer avec les défis de régulation et de formalisation du secteur ; même si ce chantier semble déjà bien avancé, considérant que la LONATO, entité parapublique et acteur incontournable au Togo, est déjà alignée avec l’OTR sur la question.

Ayi Renaud Dossavi

Lomé, la capitale togolaise, va accueillir les 27 et 28 janvier 2026, la 8ᵉ édition des Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP). Cet événement, que le Togo avait déjà abrité en 2022, se tiendra l’Hôtel 2 Février.

Cette nouvelle édition se déroulera sous le thème « Marché des titres publics : consolidation des acquis et stratégies d’adaptation aux défis émergents ». Elle va mobiliser près de 2000 participants en présentiel et en ligne, qui sont principalement des acteurs du marché régional des titres publics, notamment les Trésors nationaux, les investisseurs institutionnels et les spécialistes du secteur financier de l’UEMOA.

Les échanges seront menés par 30 intervenants et porteront sur le renforcement des fondamentaux du marché, l’adaptation aux évolutions régionales et internationales, ainsi que l’identification de leviers pour consolider un marché plus transparent, résilient et attractif.

Outre des panels, le programme des REMTP 2026 comprend des Conversations Pays, des sessions interactives « Sur le Grill », ainsi que la présentation du programme des émissions de titres publics pour l'année 2026.

S’inscrire ici aux: REMTP 2026

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Le Togo veut renforcer son cadre de sûreté en matière de nucléaire et veut pour ce faire, adhérer notamment la Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire. La volonté est marquée par le gouvernement qui, lors de son tout dernier Conseil des ministres de l’année 2025, a autorisé l’adhésion du pays à cet instrument. C’était à la faveur d’une session au cours de laquelle un ensemble de trois projets de loi en ce sens a été adopté le même jour, portant également sur l’assistance en cas d’accident nucléaire ou de situation d’urgence radiologique, ainsi que sur l’amendement à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires.

Ces instruments juridiques internationaux ont pour but d’encadrer la circulation rapide de l’information en cas d’incident nucléaire, de faciliter l’accès à l’assistance internationale et de renforcer la coopération entre États, indique-t-on. Pour les autorités togolaises, avec l’adhésion future à ces conventions, il s’agira, d’une part, de consolider la prévention et la gestion des risques radiologiques, tout en sécurisant les usages civils du nucléaire, notamment dans des secteurs comme la santé, l’agriculture, la recherche scientifique et la formation.

Même si les développements concrets du nucléaire civil sont encore à l’étape de projets et se font attendre dans le pays, la récente décision de l’exécutif vient compléter l’arsenal juridique national, déjà renforcé par la loi de juin 2020 sur l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique du nucléaire. Par ailleurs, ces derniers mois, le pays a multiplié les signaux en direction de cette source d’énergie. Ainsi, en janvier 2025, les autorités ont créé un Commissariat à l’énergie atomique, chargé de coordonner les programmes liés aux usages pacifiques du nucléaire dans la santé, l’agriculture, la recherche scientifique et l’énergie.

Sur le plan international, le pays a été élu la même année au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour la période 2025-2027. En parallèle, Lomé a signé fin 2024 un accord avec une entreprise américaine pour explorer l’option de micro-réacteurs nucléaires destinés à la production d’électricité, notamment hors réseau.

R.E.D

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Les jeunes entrepreneurs et porteurs de projets togolais peuvent à nouveau candidater au Tony Elumelu Entrepreneurship Programme 2026, dont les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 1er mars de cette année.

Porté par la Tony Elumelu Foundation (TEF), ce programme panafricain appuie depuis plusieurs années la création et la consolidation de petites entreprises sur le continent, notamment au Togo, dans un contexte marqué par un chômage élevé des jeunes et un déficit de startups viables.

Dans le détail, le programme propose un capital d’amorçage non remboursable pouvant atteindre 5000 dollars, associé à une formation intensive de 12 semaines en gestion d’entreprise, un mentorat personnalisé et un accès à un réseau international d’investisseurs et d’entrepreneurs. Les porteurs de projets togolais, qu’ils soient au stade de l’idée ou déjà en activité, peuvent candidater, tous secteurs confondus. La formation est dispensée en français, en anglais, en portugais et en arabe.

Le processus comprend la sélection, la formation, le développement du plan d’affaires, une phase de pitch et l’attribution des fonds par virement électronique. À cet égard, il y a lieu de préciser que même les candidats non retenus conservent leur accès à la formation et peuvent postuler aux éditions suivantes.

Pour le Togo, où l’entrepreneuriat constitue un levier central de création de nouveaux emplois et de lutte contre le chômage, ce programme, qui n’en est pas à ses débuts, représente une source complémentaire de financement et de renforcement des capacités. Selon la Banque mondiale, une large part des jeunes actifs en Afrique occupe des emplois précaires, une réalité également observée sur le marché du travail togolais.

R.E.D

 

Au Togo, la commune de Kéran 1, située dans la région de la Kara, au nord du pays, planche sur son cadre budgétaire pour l’exercice 2026, avec en ligne de mire une enveloppe de 279,5 millions de francs CFA.

Ce budget a été présenté à l’occasion de l’ouverture, le lundi 5 janvier 2026, de la première session ordinaire du conseil municipal. Cette session est consacrée au fonctionnement des commissions permanentes et à l’organisation des services communaux.

Les travaux, prévus sur sept jours ouvrables, portent notamment sur l’attribution des membres des commissions et l’alignement des priorités locales sur les ressources disponibles.

Outre le budget, les élus municipaux débattent de plusieurs dossiers à impact économique direct, dont l’accès à l’eau potable, la gestion des infrastructures marchandes et les procédures d’occupation légale des domaines publics.

La session intègre également la révision du projet de création d’un bureau du citoyen et la mise en place d’un cadre de concertation pour la gestion d’équipements collectifs, tels que les centres communautaires, la gare routière et les carrières de sable et de gravier.

Selon la cheffe de l’exécutif communal, Agbandao Kounon Nahou, cette première session de la mandature, à la suite des élections municipales de l’an dernier, doit permettre de fixer les orientations en matière de développement local.

Rappelons que la municipalité fait partie des trois communes que compte la préfecture de la Kéran. Le territoire communal, organisé en trois cantons, Kandé, Péssidé et Akpontè, se situe à environ 55 kilomètres au nord de la ville de Kara et à près de 470 kilomètres de Lomé. La commune compte un peu plus de 44 000 habitants, sur une superficie de 812,4 km².

R.E.D

Au Togo, face aux difficultés d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs villes notamment dans la région de la Kara, l’exécutif annonce la mise en œuvre de mesures urgentes. Ces actions portent essentiellement sur la réalisation et l’amélioration de forages, a indiqué le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Kodjo Adedze, lors de sa comparution devant les députés, le mercredi 31 décembre 2025, dans le cadre d’une séance de questions orales.

Les mesures d’urgence concernent en priorité le raccordement au réseau de distribution de 50 forages présentant des débits jugés satisfaisants, équipés de postes d’eau autonomes (PEA) et de pompes à motricité humaine (PMH). Parallèlement, des travaux de raccordement sont en cours sur 14 nouveaux forages déjà réalisés. Dans l’attente de l’achèvement de ces travaux, des camions-citernes ont été mobilisés afin de renforcer temporairement les capacités de distribution dans les localités affectées par les perturbations.

L’ensemble de ces interventions est conduit sous la supervision d’un comité de crise mis en place à cet effet, ainsi que d’une équipe opérationnelle du ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Les travaux sont déployés dans plusieurs villes, notamment Dapaong, Mango, Kara et Datcha.

Dans la région des Savanes, des travaux spécifiques de desserte en eau potable des bases militaires sont également engagés sur 32 sites. Une dizaine de forages y a déjà été réalisée et l’achèvement de l’ensemble des ouvrages est prévu d’ici à la fin du mois de janvier 2026. Ces actions s’inscrivent dans le cadre du projet d’urgence de renforcement de l’alimentation en eau potable des villes de Mango et de Dapaong, financé à hauteur de 4,7 milliards FCFA par l’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI).

Le Grand Lomé est également concerné par ce programme d’urgence. Les interventions portent notamment sur la réhabilitation des infrastructures existantes, pour un coût estimé à 12 milliards FCFA. 

Ces différentes actions devraient contribuer à la couverture universelle en eau potable dans le pays à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le gouvernement, à travers les ministères en charge de la Fonction publique et de l’Éducation nationale, annonce le recrutement de 3851 nouveaux enseignants afin de renforcer le système éducatif. Un concours national de recrutement est organisé à cet effet.

Les dossiers de candidature sont reçus du lundi 5 au vendredi 6 mars 2026 dans les directions régionales de l’éducation (DRE). Le concours est ouvert aux Togolais, hommes et femmes, âgés de 18 à 40 ans.

Les candidats présélectionnés seront convoqués pour des épreuves écrites prévues le samedi 11 avril 2026 dans plusieurs centres d’examen à travers le pays, notamment à Lomé, Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong.

À l’issue du concours, les candidats retenus intégreront la fonction publique togolaise et seront répartis comme suit : 650 enseignants pour le préscolaire, 1720 pour le primaire, 630 pour le premier cycle du secondaire, 750 pour le second cycle du secondaire, et 101 pour les FabLabs éducatifs, des laboratoires pédagogiques dédiés à l’apprentissage des technologies et de la fabrication numérique.

Les informations détaillées relatives aux conditions de participation, à la répartition géographique des postes ainsi qu’aux modalités spécifiques du concours sont disponibles sur le site officiel du ministère de la Fonction publique.

Esaïe Edoh

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Au Togo, 14 202 nouvelles entreprises ont été créées en 2025, selon les données recueillies et compilées par Togo First auprès du Centre de formalités de création d’entreprises (CFE). Ce volume traduit une baisse de 4,8 % par rapport à 2024, année au cours de laquelle 14 919 entreprises avaient été enregistrées. Il s’agit du 2ème recul consécutif, après une contraction de 13 % déjà observée en 2024.

Dans le détail, 4262 entreprises ont été créées au premier trimestre 2025, contre 3485 au deuxième trimestre, confirmant une décélération dès le premier semestre. Le repli s’est poursuivi au troisième trimestre avec 3352 nouvelles immatriculations, avant de s’accentuer au quatrième trimestre, où 3103 entreprises ont été enregistrées entre octobre et décembre.

Cette tendance est observée en dépit des efforts engagés par les autorités pour améliorer le climat des affaires. Ceux-ci incluent notamment la réduction des délais et des coûts de création d’entreprises, la digitalisation des procédures de formalisation et la mise en œuvre de plusieurs réformes visant à stimuler l’entrepreneuriat.

Si les autorités n’ont pas officiellement commenté les causes de cette baisse, celle-ci peut s’expliquer par plusieurs facteurs. L’accès au financement demeure l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat, les institutions financières privilégiant généralement les entreprises déjà établies, perçues comme moins risquées, au détriment des jeunes entreprises et des startups.

Par ailleurs, la saturation de certains segments du marché, notamment dans le commerce, la restauration ou le transport, pourrait limiter les opportunités pour de nouveaux entrants.

Esaïe Edoh

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