Togo First

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Le poste de contrôle juxtaposé de Noépé-Akanu, à la frontière entre le Togo et le Ghana, a été doté de nouvelles infrastructures destinées à améliorer la fluidité des échanges commerciaux.

La remise officielle a eu lieu lundi 16 mars 2026, en présence du ministre togolais de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, et de la ministre ghanéenne du Commerce, Elizabeth Ofosu-Adjaré, selon Togo Presse.

Réalisés par Trade Mark Africa dans le cadre du soutien à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ces aménagements doivent renforcer les capacités opérationnelles du site. Ils concernent notamment l’installation de systèmes d’énergie solaire, la réhabilitation de l’approvisionnement en eau, l’amélioration du drainage et la rénovation des installations sanitaires.

Situé sur le corridor Abidjan-Lagos, le poste de Noépé-Akanu est un point de transit majeur pour les flux commerciaux régionaux. Cependant, il était confronté à plusieurs contraintes, notamment des insuffisances en énergie, en connectivité et en infrastructures de base, qui ralentissaient les opérations aux frontières.

Les nouvelles installations doivent permettre de réduire les délais de passage, d’améliorer les conditions de travail des agents et de faciliter les formalités pour les usagers. Elles devraient également renforcer la sécurité et la fiabilité des opérations transfrontalières.

Pour les autorités togolaises et ghanéennes, ces investissements visent à améliorer la compétitivité du corridor et à soutenir la croissance des échanges entre les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

Le Nigeria a affiché sa volonté d’accroître ses exportations d’électricité vers le Togo, dans un contexte de hausse de la demande énergétique en Afrique de l’Ouest. Cette position a été exprimée lors d’échanges, le 12 mars 2026, entre la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) et la Niger Delta Power Holding Company (NDPHC).

L’opérateur nigérian, qui fournit déjà environ 75 MW au Togo dans le cadre d’un accord bilatéral, s’est ainsi dit prêt à augmenter les volumes livrés. Une telle ouverture, si elle se concrétise, permettra de soutenir l’expansion du réseau électrique togolais, marquée par l’arrivée de nouveaux consommateurs, notamment industriels et commerciaux.

Pour le Togo, il s’agit de sécuriser son approvisionnement en énergie électrique dans un contexte de tension ces derniers mois. Des perturbations récentes sur le réseau mettent en évidence les limites de l’offre actuelle, auxquelles les autorités publiques souhaitent remédier.

Du côté de la Niger Delta Power Holding Company, l’augmentation des exportations reste conditionnée par la mise en place de cadres commerciaux sécurisés. L’entreprise insiste sur la nécessité de garanties financières et de mécanismes de paiement fiables afin d’assurer la viabilité des échanges transfrontaliers.

À terme, l’enjeu pour le Togo sera de combiner ces importations avec le développement de ses capacités locales, afin de répondre durablement à la croissance de la demande.

R.E.D.

Au Togo, les services marchands non financiers ont rebondi mensuellement de 13,6% en décembre 2025, selon les données de la BCEAO. Ceci, après un recul de 5,9% en novembre.

Ces services regroupent les activités de services vendues sur le marché, spécifiquement des activités comme le commerce, les transports, l’hôtellerie, les télécommunications ou les services aux entreprises.

Le Togo enregistre une hausse annuelle de 5,1%, proche des niveaux observés dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), selon les données de la Banque centrale (Sur un an, leur progression à l’échelle de l'Union, ralentit à 4,5%, contre 5,2% un mois plus tôt.).

Au Togo, une telle trajectoire prolonge une année marquée par des fluctuations. En novembre 2025, la croissance annuelle avait atteint 19,5%, avant des replis mensuels suivis de rebonds techniques. Plus tôt, en septembre, la hausse annuelle s’établissait à 6,1%.

Services financiers, plus réguliers

Cette évolution vient en contraste avec celle des activités de services financiers, qui concernent les banques, assurances, microfinance et paiements. 

Les services financiers affichent une trajectoire plus régulière, avec une activité en progression de 4,7% en décembre 2025, après 3,3% en novembre. En glissement annuel, la hausse atteint 15,2%, en ligne avec la dynamique régionale.

Sur l’ensemble de 2025, ce segment reste soutenu par l’expansion des services bancaires et numériques. À l’inverse, les services non financiers demeurent sensibles à la demande intérieure et aux effets saisonniers.

R.E.D

Le Togo a enregistré une forte progression de l’usage de la monnaie électronique ces dernières années. Entre 2023 et 2024, le nombre de comptes actifs a augmenté de 76,87 %, l’un des taux les plus élevés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, selon un récent rapport annuel de la BCEAO sur l’évolution des services financiers numériques dans l’UEMOA.

Un compte de monnaie électronique est un portefeuille numérique, souvent lié à un numéro de téléphone, qui permet de stocker de l’argent et d’effectuer des paiements ou des transferts, par exemple via des services comme Mixx ou Flooz au Togo, ou encore les services de retraits via guichet automatique.

Cette performance place le pays devant le Niger et la Guinée-Bissau, dans un contexte régional de croissance des services financiers numériques. Au niveau de l’Union, le nombre de comptes actifs a atteint 76,8 millions en 2024, en hausse de 11,6 % sur un an.

Au Togo, cette dynamique s’inscrit dans une progression de l’inclusion financière. Fin 2024, le pays comptait 12,55 millions de comptes de monnaie électronique ouverts, dont 6,07 millions actifs, soit un taux d’activité de 48,35 %. Le réseau de distribution reposait sur plus de 81 000 points de service et près de 5800 commerces acceptant les paiements électroniques.

Dans l’ensemble de l’UEMOA, le nombre total de comptes a atteint 248 millions en 2024, en hausse de près de 19 % sur un an. L’activité transactionnelle suit la même tendance, avec une progression de 27 % en volume et de plus de 20 % en valeur, pour atteindre 160 415 milliards de FCFA.

Malgré cette croissance, l’usage reste dominé par les opérations de dépôt et de retrait. Le développement des paiements et des transferts numériques devrait renforcer l’ancrage de la monnaie électronique dans les usages quotidiens.

Au Togo, cette évolution s’appuie sur plusieurs initiatives combinant régulation et innovation. La BCEAO a élargi l’accès au marché en agréant de nouveaux acteurs fintech. Parallèlement, le pays s’inscrit dans le déploiement de la plateforme de paiement instantané interopérable PI-SPI, qui permet des transactions en temps réel entre banques, opérateurs de mobile money et institutions financières, même si son adoption reste encore très progressive.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les conférences administratives, cadre formel de coordination des services déconcentrés de l’État, sont entrées dans leur phase opérationnelle depuis la semaine dernière, avec la tenue des premières réunions dans plusieurs préfectures. Présidées par les préfets, ces rencontres marquent le début d’une nouvelle ère de gouvernance locale et d’une nouvelle phase d’harmonisation des actions publiques.

Ces réunions ont été organisées dans les préfectures de la Binah, de Bassar, de Blitta, du Bas-Mono, d’Agoè-Nyivé, de la Kozah et de la Tône. Elles ont réuni les maires des différentes communes, les responsables des services déconcentrés, les représentants des forces de l’ordre et de sécurité, ainsi que les chefs de canton. Les échanges ont porté sur les objectifs des conférences administratives, leur fonctionnement, le rôle de l’autorité préfectorale et les attributions des différents acteurs.

Présentées comme des plateformes de concertation, de planification et de suivi de l’action publique aux niveaux régional et préfectoral, ces conférences ont également permis aux participants d’examiner l’état d’avancement des programmes et projets de l’État, et de proposer des mesures d’adaptation aux spécificités locales.

Conçues comme un outil de prévention des dysfonctionnements, un mécanisme d’alerte précoce et un espace de partage d’informations, ces rencontres visent aussi à renforcer la lisibilité de l’action publique auprès des populations. 

Le processus se poursuivra dans les autres préfectures du pays. Hormis le mois de mars, les réunions sont encore prévues en juin, septembre et décembre prochains.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le projet de construction de la cité ministérielle de Lomé a fait l’objet d’une nouvelle réunion de suivi le mardi 16 mars 2026 à Lomé, à laquelle ont pris part autorités, partenaires techniques et collectivités locales. Cette rencontre a permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet et d’évaluer son impact environnemental.

Selon les responsables techniques, le processus a été conduit de manière participative avec les administrations locales, notamment la préfecture du Golfe et la commune du Golfe 3, ainsi qu’avec la Commission nationale d’expropriation (COMEX). 

« Tous les acteurs maintenant reconnaissent qu’ils ont été associés de façon participative dans ce processus et que les gens ont été indemnisés », a indiqué Souleymane Abdel Ganiou, directeur des évaluations et de l’intégration environnementale, en marge de la rencontre.

Sur le volet social, les autorités indiquent que la majorité des personnes affectées par le projet ont été indemnisées. Les compensations ont couvert les terres agricoles, sur la base de 5 millions de FCFA par hectare, ainsi que les pertes de récoltes sur deux saisons. Les bâtiments ont également fait l’objet d’une indemnisation complète, permettant leur reconstruction, selon les précisions rendues publiques.

Implanté à Bè-Klévé, le projet de cité ministérielle fait partie des efforts de modernisation de l’administration publique. Il prévoit la construction d’un complexe de 18 bâtiments administratifs, financé en partie par la Banque ouest-africaine de développement à hauteur de 20 milliards de FCFA.

Structuré en partenariat public-privé avec le groupe PFO à travers sa filiale SOCOCIM, le projet repose sur un mécanisme de bail à construction, un modèle qui permet à l’État de mobiliser des financements privés tout en conservant la propriété du foncier.

À terme, la cité ministérielle devrait regrouper plusieurs départements et contribuer à rationaliser le fonctionnement de l’administration, tout en générant des retombées économiques liées à sa construction et à son exploitation.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo engage une nouvelle phase de mobilisation du secteur privé dans la lutte contre le changement climatique. Depuis mardi 17 mars 2026, un atelier de deux jours s’est ouvert à Lomé avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), réunissant près de 70 acteurs économiques pour valider deux documents stratégiques.

Ces travaux visent à structurer l’implication des entreprises togolaises dans les politiques climatiques, tout en identifiant les opportunités économiques liées à la transition environnementale.

Les secteurs ciblés incluent l’agriculture, la foresterie, la pêche, l’élevage et la gestion des ressources en eau, particulièrement exposés aux effets du changement climatique.

Il devrait en sortir deux documents. Le premier définit les modalités d’engagement du secteur privé, tandis que le second identifie les mécanismes de financement et les opportunités d’investissement. « Ces documents permettent de voir comment le secteur privé togolais va s’engager sur les questions du changement climatique et quelles opportunités s’offrent à lui », a indiqué Dr Diwa Oyetunde, représentante de la FAO au Togo.

Par ailleurs, « des consultations sont menées avec des partenaires privés afin de définir des perspectives à cinq et dix ans, notamment pour permettre aux entreprises togolaises d’accéder aux financements climatiques », ajoute-t-on. 

Pour ce qui est des mécanismes de financement potentiels, « aujourd’hui, les mécanismes existants au niveau mondial permettent au secteur privé d’accéder à des financements, notamment sous forme de prêts. Nous travaillons avec le ministère du Commerce et le patronat pour accompagner les entreprises dans des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie, en tenant compte des coûts liés aux actions climatiques. À terme, cela devrait générer des emplois, améliorer l’assainissement et contribuer au bien-être des populations », informe Dr Diwa Oyetunde, en outre.

Pour les autorités et les partenaires, il s’agit dans un premier temps, de renforcer la résilience des secteurs productifs et de soutenir la création d’emplois liés à l’économie verte.

À terme, ces orientations doivent contribuer à structurer un marché national des investissements climatiques et à intégrer davantage les entreprises togolaises dans les chaînes de valeur durables.

R.E.D

Dans la commune de Kloto 1, un projet combinant agriculture biologique et énergie renouvelable a été lancé le lundi 16 mars 2026 à Kpalimé.

Baptisée « EcoFemmes : Agriculture bio et énergie verte », l’initiative a pour objectif de renforcer les capacités économiques de 130 femmes rurales, grâce à un financement de plus de 52 millions de FCFA de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), sur une période de 36 mois.

Le projet sera opérationnalisé sur deux sites agricoles, à Volové et à Nyivé Wodomé, couvrant une superficie totale de plus de 3 hectares. Il prévoit notamment la mise à disposition d’espaces agricoles sécurisés pour favoriser la production biologique et améliorer les rendements.

« Nous avons sécurisé les terrains pour que les femmes puissent produire en toute sérénité. C’est une étape cruciale pour leur autonomisation », a déclaré Mme Essi Mansan Séna Chakpla, coordonnatrice de l’ONG AIL, en charge du pilotage opérationnel du projet.

L’initiative intègre également un volet énergétique avec l’installation de biodigesteurs destinés à produire du biogaz. Selon la coordonnatrice, les bénéficiaires seront également « formées à la production de biofertilisants, de bioprotecteurs, de biogaz, ainsi qu’aux techniques d’agriculture durable afin qu’elles deviennent elles-mêmes productrices de biofertilisants », a-t-elle ajouté.

Au-delà de la production, les bénéficiaires recevront des formations en transformation des produits agricoles, en gestion financière, en entrepreneuriat et en marketing digital. L’objectif est de faciliter leur accès aux marchés et d’accroître la valeur ajoutée des productions locales.

Dix volontaires seront formées à la construction de biodigesteurs afin de diffuser cette technologie dans les communautés rurales. Cette approche vise à réduire l’usage du bois de chauffe et du charbon, tout en limitant les émissions liées aux pratiques énergétiques traditionnelles.

R.E.D

En 2025, les filiales togolaises des opérateurs de téléphonie mobile Yas et Moov Africa ont affiché de solides performances dans l’espace UEMOA en matière d’offre de services d’internet mobile. C’est ce qu’a indiqué le mardi 17 mars 2026, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) dans un communiqué.

Selon le rapport d’évaluation de nPerf, plateforme internationale indépendante de référence en matière de mesure de la qualité d’expérience utilisateur des services internet, cité par le régulateur, Yas Togo et Moov Africa Togo occupent respectivement les 1ère et 2e places en matière de qualité d’expérience client de l’internet mobile au sein de l’UEMOA. Le Togo se positionne ainsi comme le pays offrant les meilleures performances d’internet mobile dans la zone en 2025, comme en 2023.

Si à l’échelle de l’UEMOA, les deux opérateurs dominent le classement, au niveau continental, ils figurent parmi les 10 meilleurs opérateurs, se classant respectivement aux 7e et 9e rangs, tous indicateurs et technologies, confondus. Les performances ont été mesurées sur cinq indicateurs clés de la qualité d’expérience (QoE) : le débit moyen descendant, le débit moyen montant, la latence, la navigation web et le streaming vidéo.

Bien que ces résultats soient salués par l’ARCEP, le régulateur souligne que « la qualité d’expérience reste encore en deçà des attentes sur les deux usages dominants de l’internet mobile que sont la navigation web et le streaming vidéo ». L’institution appelle ainsi à poursuivre les efforts d’amélioration continue afin d’offrir aux consommateurs togolais une expérience optimale.

À noter que, comme lors de l’édition précédente, l’étude s’est appuyée sur les performances globales de l’internet mobile au Togo, toutes technologies confondues, avec un accent particulier sur la 4G, qui représente près de 85 % du trafic national.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’actualisation des bases de données des filières ananas, mangue, maïs, soja et manioc a amorcé fin février 2026, une nouvelle phase avec la formation des techniciens des interprofessions à l’application des critères d’enrôlement des acteurs, préalablement validés. Organisée en série dans les différentes régions du pays, cette formation constitue une étape supplémentaire dans le processus de mise à jour des données. 

Elle a permis de former des techniciens sur les procédures de collecte, de traitement et de constitution des bases de données. L’ensemble du dispositif repose sur une approche digitalisée : les agents seront équipés de smartphones et connectés à Internet pour assurer la remontée des informations en temps réel.

Portée par le ministère chargé de l’Agriculture, avec l’appui du Programme de promotion de la compétitivité du secteur privé (ProComp), cette initiative vise à doter le pays d’une plateforme fiable d’identification des acteurs des filières. L’objectif est de rendre l’organisation des interprofessions plus efficiente et de mieux cibler les interventions publiques et privées.

À terme, les autorités ambitionnent d’améliorer la productivité, la rentabilité et les volumes de production dans les chaînes de valeur concernées, tout en renforçant la compétitivité des exploitations agricoles sur les marchés.

Le processus d’actualisation devrait s’achever d’ici à fin avril 2026. Après la phase de formation des techniciens, précédée de la relecture et de la validation des critères d’adhésion par famille professionnelle, suivra l’enrôlement des acteurs.

Esaïe Edoh

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