Togo First

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Obligations fiscales, contrôles, méfiance réciproque, des opérateurs économiques et des représentants institutionnels se retrouvent ce jeudi pour un dialogue sans filtre.

Entre chefs d'entreprise et administration fiscale, le dialogue existe rarement en dehors des bureaux de contrôle. C'est précisément ce hiatus que tente de combler une rencontre prévue ce jeudi 2 avril à Lomé, à l'hôtel Onomo, à partir de 19h, dans “un format délibérément sans langue de bois”, explique l’organisateur Edem Adékunlé d'Almeida, entrepreneur franco-togolais fondateur d'Africa Global Recycling (AGR).

La thématique : la relation entre l'entreprise et le fisc est-elle un partenariat, un amour forcé, ou une relation toxique ? Derrière la formule, une réalité que beaucoup d'opérateurs économiques togolais connaissent bien : incompréhension des procédures, sentiment d'arbitraire lors des contrôles, méfiance vis-à-vis d'une administration perçue comme opaque.

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Pourtant, le Togo a engagé des réformes substantielles ces dernières années : numérisation des déclarations, introduction de la téléfiscalité, ajustements du Code général des impôts en faveur des PME, avec notamment des régimes d'incitation à l'investissement prévoyant des réductions d'impôt allant jusqu'à 40 % sur plusieurs années. Des avancées réelles, mais qui peinent encore à modifier en profondeur la perception des opérateurs économiques sur le terrain.

C'est ce décalage entre réforme institutionnelle et vécu entrepreneurial que la soirée entend explorer. Le cadre est celui de l'Afterwork d'Edem d'Almeida, rendez-vous économique désormais ancré dans le paysage loméen, connu pour mettre en présence des professionnels de haut niveau autour de sujets structurants pour le secteur privé togolais, dans une ambiance qui favorise la franchise plutôt que les postures.

Une occasion rare, pour ceux qui font tourner l'économie au quotidien, de dire ce qu'ils pensent vraiment et d'entendre ce que pense l'autre camp, entendent les organisateurs. 

Fiacre E. Kakpo

Le Togo s’apprête à étendre son Système automatisé de marquage (SAM) aux produits pétroliers, après son déploiement sur les produits de consommation et le gasoil. Les exigences techniques et fonctionnelles du dispositif ont été validées le mardi 31 mars 2026 à Lomé par les acteurs des différents secteurs concernés.

Cette validation intervient à l’issue d’une phase pilote ayant porté sur le gasoil industriel, un produit exonéré à 50 % des droits de douane et destiné exclusivement aux machines et engins mobiles non routiers. Le déploiement du marquage des produits pétroliers, attendu à l’horizon juillet 2026, vise notamment à mieux réguler un secteur confronté aux importations illégales, au frelatage et au détournement de produits subventionnés.

À terme, le dispositif devrait renforcer la transparence du marché, protéger l’économie formelle, garantir aux consommateurs un carburant de qualité et contribuer à la préservation de l’environnement face aux produits à forte teneur en soufre, indique le président de la Commission de marquage, Esso-Wavana Adoyi.

Au cours de la séance de validation, les autorités ont présenté le dispositif ainsi que les différentes exigences techniques et technologiques prévues. Selon Esso-Wavana Adoyi, la technologie déployée, les équipements et les laboratoires d’analyses accrédités constituent des éléments clés pour assurer un marquage fiable et sécurisé. « Les données de marquage doivent permettre de retracer la chaîne de distribution, de l’importation ou de la production jusqu’à la vente au détail », a-t-il précisé.

Le responsable souligne par ailleurs que les résultats de la phase pilote, limitée au gasoil industriel subventionné, ont permis une hausse des recettes fiscales de 8 %. Pour lui, le marquage des produits pétroliers constitue ainsi non seulement un outil technique, mais aussi un instrument de lutte contre la fraude et la contrebande, un levier de sécurisation des recettes de l’État et un mécanisme garantissant la conformité des produits aux standards communautaires et internationaux.

Pour rappel, le Togo a déployé le SAM depuis 2020 afin de sécuriser les produits de consommation et d’optimiser la collecte des taxes. Entre 2020 et 2025, ce mécanisme a généré environ 35,8 milliards FCFA de recettes pour l’administration fiscale, selon la Commission SAM.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la prochaine édition du Salon de l’Immobilier et de l’Énergie du Togo (Fest’Immo SolarDayz), se tiendra du 29 au 31 mai 2026, au Centre des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000) de Lomé. L’annonce a été faite ce mardi 31 mars 2026 par les organisateurs, pour qui l’événement sera de nouveau un cadre de rencontre entre les acteurs de l’immobilier, de l’énergie, les partenaires et le grand public.

Le salon, qui a, depuis l’an dernier, associé les énergies renouvelables à l’habitat, s’articulera à cette nouvelle édition, autour du thème « Repenser l’habitat au Togo », avec l’ambition de promouvoir des solutions adaptées aux défis du logement et de la transition énergétique dans le pays.

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« Le thème que nous portons aujourd’hui, repenser l’habitat, n’est pas un slogan mais une nécessité », a indiqué Serge Adote, président de la Synergie des acteurs des énergies renouvelables, co-organisatrice de l’événement, qui a appelé à intégrer les solutions énergétiques dans les constructions.

Pendant trois jours, le salon proposera conférences, panels et expositions. Les discussions porteront sur le financement du logement, l’innovation dans la construction et l’accès à la propriété.

« Il s'agit notamment de promouvoir des logements accessibles et adaptés aux réalités socio-économiques des populations, d'encourager l'utilisation des matériaux locaux et durables, d'impliquer les enjeux climatiques dans notre politique de construction. », selon Chantal Boulenger, présidente du comité d'organisation du Salon.

Notons que cette édition intervient dans un contexte togolais de forte urbanisation et de demande croissante en logements. Les contraintes liées à l’accès au financement, à la qualité des infrastructures et à la durabilité des constructions restent présentes.

Pour les organisateurs, ces défis appellent à une réorientation des modèles. Le salon entend ainsi favoriser l’intégration des énergies renouvelables et des matériaux locaux dans les projets immobiliers, tout en renforçant la planification urbaine.

Une dynamique portée par les éditions précédentes

Selon les organisateurs, l’édition antérieure a enregistré plus de 16 000 visiteurs et 43 exposants, sur fond d’intérêt croissant pour les solutions liées à l’habitat durable. L’intégration du volet énergie, en partenariat avec la SAER, a ainsi élargi le périmètre du salon.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) sont appelés à améliorer la qualité de leurs offres de formation à travers un meilleur respect des normes de gestion académique. Dans cette optique, le lundi 30 mars 2026 à Lomé, un atelier d’échanges sur les bonnes pratiques en matière de gouvernance académique a été organisé à l’initiative du ministère de l’éducation nationale.

Pour les autorités éducatives, les EPES contribuent de manière significative à l’élargissement de l’offre de formation et à l’amélioration de l’accès à l’enseignement supérieur. Toutefois, ces établissements font face à des défis liés à la conformité aux normes académiques et administratives définies par le ministère de tutelle. Une situation qui peut affecter la qualité des enseignements dispensés, ainsi que la crédibilité et la reconnaissance des diplômes délivrés.

La rencontre a permis de relever plusieurs dysfonctionnements observés dans les pratiques académiques des établissements concernés. Les participants ont également été sensibilisés aux bonnes pratiques dans les domaines de l’organisation des formations et de la gestion des parcours académiques. Par ailleurs, le processus d’harmonisation des curricula a été présenté, de même que l’état de sa mise en œuvre, avec pour objectif de formuler des recommandations visant à renforcer la gouvernance académique dans le secteur privé.

Pour le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, il est impératif pour les établissements privés de se conformer aux exigences en vigueur afin de garantir des formations de qualité. « La qualité de l’enseignement supérieur ne saurait être négociable. Elle constitue le socle sur lequel reposent la crédibilité de nos diplômes, l’employabilité de nos diplômés et, plus largement, le développement socio-économique de notre pays », a-t-il déclaré.

Les autorités togolaises rappellent que les établissements privés d’enseignement supérieur demeurent des partenaires essentiels de l’État dans la mise en œuvre de la politique nationale d’éducation et dans la réponse à la demande croissante d’accès à l’enseignement supérieur.

Esaïe Edoh

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Nommés en fin de semaine par décret présidentiel, Tèï Konzi et Peter Dossou Kponor ont officiellement pris fonction le lundi 30 mars 2026 au sein de l’Office togolais des recettes (OTR). Le premier occupe désormais le poste de Commissaire des douanes et droits indirects, tandis que le second est nommé Commissaire des impôts. Leur installation est intervenue à l’issue d’une cérémonie présidée par la Commissaire générale, Yawa Tségan.

Les deux responsables succèdent à Atta-Kakra Essien, qui cumulait jusque-là les deux fonctions. À l’occasion de leur prise de fonction, ils ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes engagées, dans une dynamique de consolidation des acquis et d’amélioration des performances de l’administration fiscale. Ils sont, en effet, attendus notamment sur la mobilisation des recettes, en ligne avec les objectifs fixés pour le financement du budget national.

Inspecteur des douanes de classe exceptionnelle, Tèï Konzi a dirigé plusieurs unités opérationnelles des douanes togolaises. Au plan régional, il a occupé les fonctions de Commissaire chargé du commerce, des douanes et de la libre circulation à la CEDEAO, basée à Abuja, au Nigeria. Avant sa nomination, il était ministre-conseiller à la Présidence du Conseil, en charge des affaires douanières.

De son côté, Peter Dossou Kponor, également Inspecteur des impôts de classe exceptionnelle, a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l’administration fiscale. Il a notamment été Directeur des opérations fiscales régionales, Directeur du contrôle fiscal, Directeur de la prévention et de la lutte contre la corruption, ainsi que Conseiller technique du Commissaire des impôts de l’OTR.

Esaïe Edoh

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Le Togo s’apprête à se doter d’un nouveau plan de gestion de la transhumance, en remplacement de celui actuellement en vigueur. Le document, qui couvre la période 2026-2030, est soumis à validation à Lomé à l’occasion d’un atelier ouvert le lundi 30 mars 2026 et réunissant divers acteurs du secteur de l’élevage.

Plusieurs facteurs justifient l’élaboration de ce nouveau Plan de gestion de la transhumance (PGT) 2026-2030. Parmi ceux-ci, la croissance démographique, les conflits au Sahel, les effets des changements climatiques. Ces dynamiques ont contribué à accentuer, ces dernières années, les tensions entre éleveurs et agriculteurs, indique-t-on.

C’est dans ce contexte que ce nouveau document est présenté à l’ensemble des parties prenantes, en vue de recueillir leurs observations et d’obtenir leur validation pour sa mise en œuvre. Le plan est structuré autour de plusieurs axes stratégiques, déclinés en actions opérationnelles.

La rencontre de validation mobilise des représentants, notamment de l’Assemblée nationale, du Sénat, ainsi que des ministères sectoriels concernés. L’objectif est d’intégrer les différentes contributions afin d’aboutir à un document consensuel.

Depuis plusieurs années, le gouvernement togolais multiplie les initiatives en faveur d’une gestion apaisée de la transhumance. Dans ce processus, il bénéficie de l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

« Nous ne pouvons pas nous passer de la transhumance, car la sécurité alimentaire, notamment l’approvisionnement en viande et en lait, en dépend. Il est donc essentiel de trouver une formule garantissant une coexistence pacifique entre activités pastorales et agricoles. D’où la nécessité de réunir tous les acteurs pour réfléchir et valider un plan de gestion », a indiqué le représentant de la FAO au Togo, Dr Diwa Oyetunde.

De son côté, le ministère chargé des ressources animales et de la souveraineté alimentaire a souligné que le gouvernement accordait une importance à la gestion de la transhumance, perçue comme un levier de cohésion sociale et de vivre-ensemble, en particulier dans les zones rurales.

À terme, le document final servira de cadre de référence pour organiser les flux pastoraux, prévenir les conflits et renforcer la sécurité des communautés rurales.

A noter que cette étape de validation du document a été précédée des rencontres dans les différentes régions du pays où les différents acteurs ont pré-validé le plan.

Esaïe Edoh

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À Lomé, les autorités intensifient le contrôle des infrastructures de drainage, après les fortes pluies enregistrées dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars 2026. C’est ainsi que le ministre délégué chargé de l’eau et de l’assainissement, Séna Alipui, a effectué une visite de terrain pour évaluer la capacité des dispositifs à gérer les eaux pluviales.

Cette tournée a couvert plusieurs zones sensibles, dont la plage de Nyékonakpoè, point de rejet des eaux vers la mer, ainsi que des quartiers exposés comme Boka. Le ministre a également inspecté plusieurs bassins de rétention, notamment à Todman, Awatamé, Agbalépédo et Tokointamé.

Ces infrastructures font partie d’un programme public visant à réduire les risques d’inondation dans la capitale. Elles doivent répondre à une pression croissante liée à l’urbanisation et à l’intensification des épisodes pluvieux.

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Sur les sites visités, les responsables techniques ont été appelés à renforcer la réactivité des dispositifs. « Veillez à démarrer le pompage des eaux assez rapidement pour éviter le débordement des bassins en cas de fortes pluies », a indiqué le ministre.

Au-delà du constat, la mission visait à assurer le bon fonctionnement des installations et à accélérer les travaux en cours. Le site du triangle des rails, en chantier, a fait l’objet d’une attention particulière, avec des instructions pour un suivi rigoureux et le respect des délais.

Au sud du Togo, ces préparatifs interviennent alors que la saison des pluies 2026, de mars à juillet, s’annonce excédentaire entre mars et mai, avec un risque accru d’inondations en zones urbaines côtières selon des prévisions initiales. Dans ce contexte, on peut attendre des défis comme la saturation des bassins, une pression sur l’assainissement et des risques potentiels pour les populations.

R.E.D

Lomé abritera la semaine prochaine, du 7 au 9 avril 2026, la première édition du Forum National sur l’Agroécologie et l’Agriculture biologique. Une rencontre qui veut structurer les échanges entre acteurs publics, producteurs, chercheurs et partenaires autour de la transformation des systèmes agricoles.

Le forum, soutenu par des partenaires techniques et financiers, dont la FAO, la GIZ et l’Union européenne (UE), prévoit notamment des sessions plénières, des ateliers et des espaces d’exposition. Les échanges porteront sur la gouvernance des systèmes alimentaires, l’accès aux marchés et le financement des exploitations.

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Si l’agriculture demeure un pilier de l’économie togolaise, le secteur fait face à plusieurs contraintes comme la dégradation des sols, la variabilité climatique et la dépendance aux intrants chimiques, qui limitent la productivité et pèsent sur les revenus agricoles.

Le forum s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis 2021, avec l’adoption d’une stratégie nationale dédiée à l’agroécologie et à l’agriculture biologique. L’objectif est de promouvoir des modèles de production plus résilients et moins dépendants des importations.

Pour les organisateurs, ces approches répondent à des enjeux économiques et environnementaux. « La transformation de notre agriculture n’est plus une option, mais une exigence structurelle », a indiqué Combé Selom Anani, président de l'Association Nationale pour l'Agriculture Biologique au Togo (ANA-BIO-Togo), commissaire à l’organisation du forum. Il souligne que ces pratiques permettent « d’améliorer la productivité de manière durable, de restaurer la fertilité des sols et de réduire la dépendance aux intrants importés ».

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le projet Silina MRS a remporté le prix de l’excellence du « Challenge Tech Santé », organisé par les autorités publiques avec l’appui de partenaires techniques pour renforcer la digitalisation du système de santé grâce à l’innovation locale.

Une cagnotte de 15 millions FCFA

Le projet Silina MRS est sacré champion parmi les dix projets finalistes qui ont été évalués pour la phase finale de cette compétition nationale, sur les critères de pertinence, leur faisabilité et leur impact. Silina MRS s’est distingué avec un logiciel intégré couvrant le dossier médical, la pharmacie et la facturation, capable de fonctionner sans connexion stable. Le projet reçoit 15 millions FCFA.

Nova Health (deuxième prix de la Recherche Appliquée d’une valeur de 10 millions) et Togohealth Innovators  (Prix du meilleur pitch, doté  de 5 millions  FCFA) complètent le palmarès. 

Le prix du public, d’une valeur de 200 milles, a été octroyé au projet Excelsis.

Pour Cina Lawson, ministre de la Transformation numérique, l’enjeu dépasse la compétition : « L’intelligence artificielle est une thématique qui semble compliquée pour tout le monde, mais vous avez su montrer tout l’intérêt du travail que nous faisons », a-t-elle indiqué. La responsable souligne que les solutions doivent répondre à des besoins concrets et « permettre de sauver des vies ».

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Outre les enveloppes financières, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement d’un an pour passer à l’échelle. L’objectif est de transformer ces prototypes en outils opérationnels intégrés aux politiques publiques.

Selon Aristide Gnassingbé, coordinateur national de la santé numérique, « le plus important est d’utiliser les outils qu’on est en train de mettre sur pied, d’encourager l’innovation ». Ce dernier insiste également sur l’usage de ces technologies pour la prévention et la promotion de la santé.

Lancé en novembre 2025, le concours a mobilisé 124 équipes, soit 464 participants, autour de l’usage des technologies pour répondre aux contraintes structurelles du système de santé. Ceci, dans un contexte où l’accès inégal aux soins, la surcharge des structures et le déficit de données fiables restent des défis majeurs.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la Maison des Coopératives, avec l’appui de la coopération allemande via la GIZ, lance un appel à manifestation d’intérêt  pour soutenir 115 groupements et coopératives actifs dans les secteurs de l’artisanat et de l’agroalimentaire. Selon l’appel consulté par Togo First, les candidatures sont ouvertes jusqu’au 5 avril 2026. C’est dans le cadre du projet ProEmploi+ (promotion de l’emploi pour les femmes et les groupes vulnérables),

Les coopératives retenues, féminines en priorité ou intégrant des personnes en situation de handicap, bénéficieront d’un accompagnement visant à améliorer leur gouvernance, leur gestion administrative et financière, ainsi que leur performance économique. Le programme prévoit notamment des diagnostics organisationnels, des sessions de formation ciblées et un appui de proximité sur le terrain, afin de mieux structurer les activités et renforcer la génération de revenus durables.

Cette initiative intervient dans un contexte où le secteur coopératif togolais reste confronté à des faiblesses structurelles, notamment en matière de gouvernance interne, d’accès au financement et de professionnalisation. Pourtant, ces organisations jouent un rôle clé dans l’inclusion économique, en particulier pour les femmes et les populations vulnérables.

Dans ce cadre, les initiateurs estiment que ce type d’appui est essentiel pour consolider les bases du secteur et améliorer la résilience des coopératives.

Notons que l’appel s’inscrit par ailleurs dans la dynamique de l’Année internationale des coopératives 2025, proclamée par les Nations unies, et vise à renforcer durablement les capacités organisationnelles, techniques et entrepreneuriales des acteurs concernés. À terme, l’ambition est de faire des coopératives de véritables leviers de croissance inclusive et durable au Togo.

Esaïe Edoh

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