En 2026, le Togo table sur 1338,9 milliards FCFA de recettes fiscales, selon la loi de finances. Comme les années précédentes, l’essentiel des recettes attendues repose sur un noyau restreint d’impôts, mais à fort rendement pour le pays.
En particulier, des impôts indirects comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la douane portent l’essentiel de l’effort fiscal.
Dans le détail, la TVA intérieure est projetée à 189,4 milliards FCFA, tandis que la TVA douanière est attendue à 351,2 milliards FCFA.
Les droits de douane et taxes assimilées forment le deuxième bloc majeur, sur fond de positionnement portuaire du pays et de son rôle de point d’entrée de produits vers l’hinterland ouest-africain. Ils sont projetés par les autorités publiques à 211,5 milliards FCFA. Les droits indirects liés au commerce extérieur continuent ainsi de peser lourdement dans les prévisions de l’Office togolais des recettes (OTR).
À côté, l’impôt sur les sociétés viendra compléter le trio de tête, projeté à 201,1 milliards FCFA. L’impôt sur les traitements et salaires, prélevé à la source, assure également une base régulière de recettes, soutenue par la progression de l’emploi formel.
Derrière ces postes de recettes principaux, plusieurs impôts restent relativement marginaux dans la structure globale. Les taxes foncières et immobilières, malgré leur potentiel, continuent de générer des montants limités (3,7 milliards de FCFA attendus en 2026). Il en est de même pour les droits d’enregistrement et de timbre (18 milliards FCFA de projection) et certaines taxes spécifiques sur des produits ciblés, qui affichent un poids modeste dans les prévisions. Les autres recettes fiscales diverses, incluant amendes, pénalités et taxes sectorielles (2,28 milliards FCFA), complètent l’architecture budgétaire sans en modifier l’équilibre général.
Recette non fiscales
En comparaison, les recettes non fiscales occupent globalement une place secondaire dans la structure des ressources de l’État togolais.
En 2026, elles sont projetées à environ 88,9 milliards FCFA, soit une part limitée du total des recettes budgétaires, largement dominées par la fiscalité. Elles regroupent principalement les redevances, les produits des participations de l’État, les dividendes des entreprises publiques, ainsi que certaines recettes administratives.
Dans le détail, les redevances issues du secteur extractif et des infrastructures stratégiques restent modestes. Les redevances minières sont attendues à 10,38 milliards FCFA en 2026, tandis que celles liées aux activités aéroportuaires sont estimées à 3,97 milliards FCFA. Les revenus tirés des entreprises publiques et des participations de l’État ne compensent pas cette faiblesse structurelle et demeurent inférieurs aux recettes issues de la TVA ou des droits de douane.
Dons et appuis extérieurs
On compte également les dons et aides extérieures, parfois assimilés aux ressources non fiscales au sens large, et projetés à 166,9 milliards FCFA.
Ils se composent essentiellement des appuis des institutions internationales, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, dans le cadre de leurs différents programmes.
463,5 milliards FCFA en titres publics
Rappelons que hormis ces ressources, l’État togolais prévoit de mobiliser 463,5 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics de l’UEMOA, soit environ 17 % du budget annuel.
Au total, les recettes fiscales devraient représenter 48,7 % du budget général, arrêté à 2751,5 milliards FCFA, en progression de 14,8 % par rapport à l’exercice précédent, avec un rôle central confié à l’OTR dans la mobilisation des ressources internes.
Ayi Renaud Dossavi
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La jeunesse et l’innovation occuperont une place centrale dans la stratégie 2026 de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo). L’institution prévoit la mise en place d’un fonds d’investissement dédié aux start-up, avec comme finalité d’accompagner les projets portés par de jeunes entrepreneurs évoluant dans des secteurs à fort potentiel.
Le numérique, l’agro-industrie, l’artisanat ou encore les services figurent parmi les domaines ciblés par ce mécanisme, selon l’annonce faite dans la parution de décembre 2025 du Magazine “Entrepreneurs Mag”, une revue trimestrielle de l’institution. L’objectif est de contribuer à combler le déficit de financement auquel font face de nombreuses jeunes entreprises innovantes, souvent limitées à la phase de démarrage ou dans leur croissance.
Si les ressources à mobiliser pour ce fonds ne sont pas encore dévoilées, , la CCI-Togo entend, au-delà de l’appui financier, proposer un accompagnement technique et stratégique aux bénéficiaires. Celui-ci devrait inclure du mentorat, la structuration des modèles économiques, l’amélioration de la gouvernance ainsi que l’accès aux marchés. Un soutien jugé essentiel, dans la mesure où de nombreuses start-up togolaises peinent encore à consolider leur stratégie commerciale et leur organisation interne.
En combinant financement et accompagnement, le fonds ambitionne de professionnaliser les porteurs de projets, d’améliorer la viabilité des entreprises et de réduire leur taux d’échec. Selon le président de la CCI-Togo, José Syménouh, cette initiative vise à « bâtir un écosystème entrepreneurial dynamique, fondé sur l’innovation, la créativité et la prise d’initiative ».
Pour la chambre consulaire, la création de ce fonds traduit également sa volonté de jouer pleinement son rôle d’incubateur de talents et de catalyseur de croissance, dans un contexte encore marqué par les difficultés d’accès au financement pour les jeunes entreprises au Togo.
Esaïe Edoh
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En 2025, le Togo a amorcé un mouvement de désendettement sur le marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon les données consolidées publiées par UMOA-Titres, l’encours de la dette togolaise détenue par les investisseurs régionaux a reculé de 5,6 % sur l’année, à 1810,5 milliards de francs CFA, faisant du pays l’un des rares États de l’Union à afficher une contraction de son stock de dette sur le marché des titres publics.

Cette évolution contraste avec la dynamique observée dans la plupart des autres pays de l’Union, où les encours sont restés orientés à la hausse en 2025. À l’échelle régionale, l’encours total de la dette UMOA s’est certes légèrement replié (-3,7 %), mais cette baisse masque de fortes disparités nationales. Tandis que la Côte d’Ivoire a vu son encours diminuer plus nettement (-15,4 %), plusieurs États, dont le Niger (+7,2 %), le Mali (+2,2 %) ou encore le Sénégal (+2 %), ont continué d’accroître leur exposition aux investisseurs régionaux.
Lomé a mobilisé 411 milliards de francs CFA en 2025, un niveau nettement inférieur à celui de 2024, déjà en repli par rapport aux exercices précédents. Ce recul ne traduit pas un désengagement du marché régional, mais un ajustement de la stratégie de financement. Le Togo a progressivement réduit son recours aux adjudications classiques d’UMOA-Titres pour privilégier des financements de maturité plus longue, en s’appuyant davantage sur l’autre segment du marché régional lié à la BRVM, notamment à travers des opérations de syndication. Cette orientation vise à mieux étaler les échéances et à limiter la pression de refinancement, dans un contexte où plusieurs États de l’Union ont dû faire face, en 2025, à un mur de maturités hérité des années de forte tension sur la liquidité bancaire.
À l’inverse, l’année 2025 a été marquée par une activité particulièrement soutenue sur le marché régional. Au total, les États de l’UEMOA ont levé près de 11 860 milliards de francs CFA, en hausse de 45,9 % sur un an, avec un net regain des émissions obligataires (+89,5 %), reflet d’une volonté d’allonger les maturités et de lisser les profils de remboursement.
Fiacre E. Kakpo
Comme annoncé il y a quelques jours, Lomé a accueilli samedi 17 janvier 2026, une réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la médiation conduite par le Togo, sous l’égide de l’Union africaine.
Présidée par Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur de l’UA sur le dossier, la réunion a rassemblé le panel des facilitateurs africains, composé d’Olusegun Obasanjo, Uhuru Kenyatta, Mokgweetsi Masisi, Catherine Samba-Panza et Sahle-Work Zewde, ainsi que des représentants de la RDC, du Rwanda, de l’Angola, du Burundi, de l’Ouganda, des États-Unis, du Qatar et de la France. Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, et plusieurs organisations régionales et partenaires internationaux, y ont également pris part.
Les travaux ont porté sur l’alignement des différentes initiatives de paix, africaines et internationales, afin d’éviter la dispersion des médiations et de renforcer la centralité du processus conduit par le Togo.
A la faveur de ces travaux, les participants ont acté la révision de l’architecture de la médiation, avec la mise en place d’un secrétariat conjoint indépendant en appui technique au panel des facilitateurs.
En parallèle, Washington a réaffirmé son soutien au leadership africain, représenté sur ce dossier par Faure Gnassingbé. Présent à Lomé, Keith R. Gilges, directeur du Bureau des affaires de l’Afrique centrale au département d’État américain, a salué le rôle du Togo et la coordination avec les médiations de Washington et de Doha. Les États-Unis rappellent leur appui aux accords conclus en 2025 entre la RDC et le Rwanda.
Au Togo, l’État prévoit de mobiliser 10,38 milliards FCFA de redevances minières en 2026, selon ses prévisions de recettes pour la période 2026 à 2028. Ce montant progresserait ensuite à 12,48 milliards FCFA en 2027, puis à 13,62 milliards FCFA en 2028.
Sur trois ans, les recettes issues des redevances minières augmenteraient ainsi de près de 31 %, selon les projections. Cette trajectoire laisse anticiper, sur les trois années à venir, une montée en régime progressive du secteur extractif dans les finances publiques.
Dans le contexte togolais, ces redevances viennent en baisse par rapport à celles perçues plus récemment, avec des revenus historiquement modestes, et contribuent faiblement au budget de l’État. Selon les données disponibles, les recettes minières totales pour 2021 se sont par exemple élevées à environ 19,84 milliards FCFA.
Et malgré la relative progression attendue de 2026 à 2028, le poids des redevances minières reste très modeste au regard des recettes budgétaires totales attendues, qui dépassent 1600 milliards FCFA en 2026.
Quoi qu’il en soit, le paysage minier togolais est dominé par le phosphate, dont la production a dépassé 1,5 million de tonnes en 2022, exploité depuis plusieurs décennies et principal produit minéral d’exportation du pays. Le pays dispose aussi de gisements de calcaire et de clinker, utilisés notamment dans l’industrie cimentière, ainsi que de ressources aurifères et diamantifères encore peu développées à l’échelle industrielle.
A côté de ces ressources, les autorités misent aussi sur de nouveaux projets, dont la mine de manganèse de Nayega, dans le nord du pays. Avec un potentiel de production de plusieurs centaines de milliers de tonnes par an à pleine capacité, la mine représente l’un des principaux relais de croissance du secteur minier togolais.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le projet de digitalisation du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts (MTCA) a été achevé en fin de semaine dernière, au terme d’un mois de travaux. Les solutions numériques déployées ainsi que les perspectives d’opérationnalisation et de pérennisation de la dématérialisation ont été présentées le vendredi 16 janvier 2026 par l’Agence Togo Digital (ATD) à Cina Lawson, Ministre de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique, et à Isaak Tchiakpé, Ministre du tourisme.
Le projet a notamment permis la mise en place d’une Salle d’analyse stratégique, dite « salle intelligente », équipée d’écrans et de tableaux de bord destinés au suivi en temps réel des performances des projets et services digitalisés du MTCA. Désormais, les démarches administratives du ministère et de ses entités sous tutelle sont accessibles sur la plateforme nationale des services publics à l’adresse service-public.gouv.tg/mtca
Pilotée par le ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, l’initiative a également intégré les besoins internes du MTCA. À ce titre, plusieurs outils numériques ont été déployés pour la digitalisation des procédures administratives internes, notamment la gestion électronique du courrier et des documents.
Après le MTCA, d’autres départements ministériels devraient suivre. L’objectif affiché par les autorités est de généraliser la digitalisation des services administratifs à l’ensemble des ministères du pays.
Esaïe Edoh
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L'engagement d'Adjissem dans les travaux de protection côtière libère ce qui était encore un écueil pour l'objectif d'achèvement fixé au 15 novembre 2026. Avec la libération des emprises et le versement des indemnisations, le segment Nimania-Alogavi rejoint la dynamique d'un projet qui compte déjà huit épis engagés sur les 22 prévus.
Au sud du Togo, le programme WACA ResIP (Projet d'Investissement pour la Résilience des Zones Côtières en Afrique de l'Ouest) intègre désormais pleinement la localité d'Adjissem dans son calendrier de construction, dans le cadre des travaux de protection côtière sur le tronçon Bodjomé-Agbodrafo-Goumoukopé. La libération des emprises sur les deux kilomètres séparant Nimania et Alogavi, accompagnée d'un versement de quelque 350 millions FCFA d'indemnisations diverses aux populations affectées, permet d'engager la construction des trois épis (ouvrages construits perpendiculairement à la côte pour lutter contre l'érosion en retenant le sable transporté par les courants) prévus sur ce segment sensible du littoral des Lacs.
Ceci survient à un moment charnière du projet, alors que l'entreprise Boskalis International dispose de dix mois pour finaliser 14 ouvrages et respecter l'échéance contractuelle. Les trois épis d'Adjissem représentent près de 14% du programme total et s'inscrivent sur une portion particulièrement exposée aux dynamiques marines. "Particulièrement à Adjissem, ça a avancé, ce n'est même pas à 20 mètres qu'on a dit. Puisque plus de deux ans, ça a avancé plus de 40 mètres par rapport à ce qu'il y avait de l'étude", précise un responsable technique du programme.
L'adhésion finale de la communauté de pêcheurs, après la conclusion du processus d'indemnisation, lève l'un des principaux obstacles sociaux qui pesaient sur le calendrier. Les données du programme indiquent que 99% des riverains soutiennent la réalisation des travaux dans cette zone.

Accélérer le mouvement pour atteindre l'objectif final
La trajectoire du projet nécessite une accélération notable au cours des prochains mois. Avec un avancement physique de 28% pour un délai consommé de 39%, le néerlandais Boskalis, déjà bien familier des côtes togolaises pour avoir réalisé les précédents grands travaux de protection côtière, devra intensifier le rythme de construction pour livrer les 14 épis restants avant la mi-novembre 2026.
22 épis à construire
Au 9 janvier 2026, le bilan des réalisations affiche cinq épis entièrement terminés et réceptionnés, auxquels s'ajoutent trois ouvrages en cours de construction, dont un à mi-parcours, selon les informations partagées par le programme. Ces huit épis engagés sur les 22 programmés marquent l'avancée progressive du dispositif technique déployé depuis le démarrage effectif des travaux l'an dernier, le 29 octobre 2025.

"Nous nous assurons de laisser la traçabilité de ces opérations de réception, tout est renseigné de la carrière jusqu'à la finalisation de la construction de ces épis", souligne Albert Limasier, chef de mission adjoint de la mission de contrôle INROS-Lackner. L'objectif du 15 novembre 2026 mobilise désormais l'ensemble des acteurs du projet. La réussite de cette échéance conditionnera la capacité du Togo à sécuriser durablement son littoral face aux menaces croissantes de l'érosion côtière et des inondations, tout en préservant les activités économiques des communautés riveraines.
L'entrée d'Adjissem dans la phase opérationnelle est donc un signal positif, ce segment ayant initialement nécessité qu’on actualise le Plan d'Action de Réinstallation, en raison de la forte mobilité du trait de côte et de la densité des activités de pêche.
Au total, les 33 milliards FCFA mobilisés sur ce projet de 18 mois doivent transformer durablement la protection du littoral togolais. Notons qu’au-delà des 22 épis, le programme intègre notamment le comblement de bras lagunaires et la plantation de cocotiers sur dix hectares à Aného.
Ayi Renaud Dossavi
En 2026, l’État togolais prévoit de consacrer 14,2 milliards FCFA à la subvention des produits pétroliers, selon les projections de la loi de finances. Cette enveloppe devrait atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur le coût de la vie des ménages.
Ce niveau de subvention marque toutefois une baisse significative par rapport à 2025, où près de 25 milliards FCFA avaient été prévus. Si les autorités n’ont pas dévoilé les raisons de cette réduction, celle-ci survient dans un contexte de réformes qu’encouragent les partenaires techniques et financiers du pays, notamment le Fonds monétaire international (FMI).
Ces derniers plaident pour un recentrage progressif des subventions généralisées vers des mécanismes plus ciblés, à l’image des transferts monétaires directs en faveur des populations les plus vulnérables.
Depuis décembre 2024, où a eu lieu la dernière révision des prix à la pompe, le gasoil est commercialisé à 695 FCFA le litre, tandis que le super sans plomb est vendu à 680 FCFA le litre. Le mélange deux-temps, principalement utilisé pour les moteurs de petite cylindrée, s’établit à 769 FCFA le litre, et le pétrole lampant à 650 FCFA le litre.
Par ailleurs, le gouvernement prévoit une enveloppe de 8,7 milliards FCFA pour soutenir le prix du gaz domestique, un combustible clé tant pour les usages domestiques que pour la lutte contre la déforestation. Cette dotation est elle aussi en recul par rapport aux 9,6 milliards de FCFA mobilisés en 2025.
Esaïe Edoh
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Le Togo et le Rwanda ont conclu un accord d’exemption de visa réciproque pour les détenteurs de toutes catégories de passeports. Le texte a été signé en fin de semaine à Lomé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Olivier Nduhungirehe.
Cet accord vise à faciliter la mobilité des personnes, à encourager les échanges économiques, à stimuler le tourisme et à consolider les liens humains et culturels entre Lomé et Kigali. Il intervient dans un contexte de rapprochement bilatéral renforcé, les deux pays ayant annoncé en janvier 2025 leur volonté d’intensifier leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le numérique, l’agriculture, le commerce, les investissements, le financement vert et l’énergie.
Minister @onduhungirehe is in Lomé, Togo ??, to attend a high-level meeting on strengthening coherence and consolidating the African-led peace process in the Democratic Republic of Congo and the Great Lakes region.
— Ministry of Foreign Affairs & Int'l Cooperation (@RwandaMFA) January 16, 2026
While in Lomé, he met with his Togolese counterpart, Prof.… pic.twitter.com/1dnV9jgb0W
L’exemption de visa devrait contribuer à la mise en œuvre concrète de ces ambitions en levant les contraintes administratives liées aux déplacements des opérateurs économiques et des investisseurs. Elle s’inscrit également dans la continuité des échanges engagés en août 2024 à Kigali, lors de la cérémonie d’investiture du président rwandais Paul Kagamé. À cette occasion, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, alors président de la République togolaise, avait souligné la nécessité pour Lomé et Kigali de diversifier leur partenariat bilatéral et de tirer parti des opportunités offertes par la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf).
Notons que depuis 2018, un accord de libéralisation des services aériens lie le Togo et le Rwanda, permettant à RwandAir et à ASKY Airlines, basée à Lomé, d’opérer des vols directs entre les deux capitales sans restriction de fréquence.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les outils et méthodes d’intervention dédiés à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement seront désormais harmonisés. Cette orientation a été au cœur d’une rencontre tenue le jeudi 15 janvier 2026 à Lomé, réunissant les principaux acteurs institutionnels du secteur.
Concrètement, il s’agit de mettre en place des outils communs afin de garantir une action plus cohérente et plus efficace sur le terrain. L’initiative vise à renforcer la politique environnementale nationale et à traduire l’engagement du gouvernement en faveur d’une meilleure protection des ressources naturelles face aux défis climatiques croissants.
L’harmonisation attendue devrait permettre d’éviter la dispersion des actions, renforcer la cohérence des politiques publiques et assurer que les interventions s’inscrivent pleinement dans les priorités nationales, notamment la Contribution déterminée au niveau national (CDN) et les différentes stratégies sectorielles.
Selon le ministère de l’Environnement, cette démarche contribuera à une meilleure gestion des écosystèmes fragiles, à la promotion d’une exploitation durable des forêts et des zones côtières, ainsi qu’au renforcement de la confiance entre les institutions publiques et les communautés locales.
Soutenue par l’Union européenne, cette initiative se veut également un levier de crédibilité vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. En effet, les bailleurs de fonds climatiques attendent des pays bénéficiaires des cadres d’intervention clairs, des indicateurs harmonisés et des données fiables pour accompagner efficacement les actions de lutte contre le changement climatique.
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