Togo First

Togo First

Récemment nommés aux portefeuilles des transports et de l’économie maritime, Komlan Lokou Kadjé (comme ministre de plein exercice), et Edem Kokou Tengue, (comme ministre délégué chargé de l’économie maritime), ont pris fonction. Les cérémonies de passation de charges, présidées par le ministre secrétaire général du gouvernement, Stanislas Bamouni Baba, ont eu lieu le 26 janvier 2026 à Lomé, dans les différents départements concernés.

« Le secteur des transports est au cœur du développement économique et social. Il relie les territoires, facilite les échanges et soutient la croissance », a déclaré le nouveau ministre, Komlan Lokou Kadjé, lors de sa prise de fonction.

Pistes rurales : accessibilité et impact sur les économies locales

Au volet du désenclavement et des pistes rurales, le nouveau ministre a insisté sur la continuité des projets engagés, tout en annonçant une approche centrée sur l’efficacité des investissements.
« Les défis liés à l’état des infrastructures, à la mobilité et au coût du transport ne sont pas des obstacles, mais des priorités qui appellent des réponses concrètes », a-t-il souligné. Son action reposera sur « la transparence dans la gestion, l’efficacité dans l’action publique et la redevabilité vis-à-vis des citoyens ».

95776281207434084695633 n

Économie maritime : Tengue reprend les manettes

Parallèlement, Edem Kokou Tengue a été officiellement installé comme ministre délégué chargé de l’Économie maritime. Ancien titulaire du portefeuille entre 2020 et 2024, il retrouve un secteur qu’il a contribué à structurer.
« Le secteur maritime est un secteur important pour la croissance économique de notre pays. C’est aussi un produit d’appel pour les investisseurs », a-t-il rappelé à ses futurs collaborateurs, évoquant notamment l’intérêt suscité par le dynamisme portuaire togolais auprès de groupes internationaux au cours des années précédentes.

R.E.D

Le Togo a obtenu un financement de 400 millions FCFA de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour soutenir l’assistance aux réfugiés dans le pays, sous la mise en œuvre opérationnelle de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC). La cérémonie de remise symbolique du financement s’est tenue le lundi 26 janvier 2026.

Le programme cible principalement les régions des Savanes et de la Kara, où se concentrent les populations déplacées. Les ressources mobilisées sont destinées à l’achat de vivres et de biens non alimentaires, ainsi qu’à la construction d’infrastructures sociales de base, notamment des forages et des latrines.

Au-delà de l’assistance humanitaire, l’exécution du projet implique des fournisseurs et des prestataires locaux, générant une activité économique ponctuelle dans des zones déjà fragilisées par les chocs sécuritaires. Selon l’ANPC, il s’agira également de soulager les familles d’accueil, fortement sollicitées depuis l’arrivée des réfugiés.

« Ce projet vient renforcer les capacités des familles d’accueil et les soulager en appui aux actions du gouvernement, notamment à travers l’assistance alimentaire et la construction de commodités sociales », a indiqué Yaya Seyda, directrice de la planification des opérations d’urgence.

Initialement prévu pour s’achever en décembre 2025, le programme a été prolongé jusqu’à fin mars 2026 afin de tenir compte de contraintes opérationnelles. Les bénéficiaires ciblés relèvent du dispositif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.

R.E.D.

Au Togo, la mise en œuvre de la Solution automatisée de marquage (SAM) ne se fait pas sans défis, et les efforts d’implémentation révèlent des fragilités persistantes dans les circuits de distribution. Malgré le caractère obligatoire de la SAM depuis septembre 2020, de récentes missions de contrôle et de sensibilisation conduites sur l’ensemble du territoire, notamment dans les régions Centrale et de la Kara, ont mis en évidence des taux de conformité encore faibles.

Des taux de conformité encore faibles dans les régions

Dans la région Centrale, seuls 30 % des produits contrôlés étaient correctement marqués, selon les résultats présentés à Sokodé à l’issue d’une mission menée du 6 au 13 janvier 2026 dans l’ensemble des préfectures.
« Dans la région Centrale, la mission a scanné 67.506 produits et constaté que seulement 30 % sont marqués. Nous avons également noté une faible activation des vignettes et des cas d’importation frauduleuse, notamment de produits en provenance du Ghana », a indiqué Essotina Single, directeur exécutif de la commission chargée du suivi de la SAM.

Les contrôleurs ont ainsi relevé une faible activation des vignettes, ainsi que des cas d’importation frauduleuse, notamment en provenance du Ghana.
« Le taux de conformité de 30 % relevé dans la région Centrale est anormal. Nous sommes actuellement dans une phase pédagogique, mais si, après cela, les opérateurs ne se conforment pas, ils seront sanctionnés conformément à la loi en vigueur », a précisé Esso-Wavana Ahmed Adoyi, président de la commission chargée du suivi de la SAM.

Ces constats ont conduit la commission à formuler des recommandations à l’endroit des services déconcentrés, notamment les impôts et la douane, afin de renforcer l’application du dispositif.

35 % de conformité dans la région de la Kara

9577628 2041207434084695633 n

Une situation similaire a été observée dans la région de la Kara, où une mission conduite du 15 au 21 janvier a permis de contrôler 103.801 produits. Parmi eux, 36.082 étaient conformes, soit un taux d’environ 35 %, laissant près de 65 % des produits en circulation hors normes.
« Les contrôleurs ont sillonné les préfectures, communes et villages pendant plusieurs jours, mais le constat montre que le taux d’appropriation de la réforme n’est pas encore atteint », a relevé Esso-Wavana Ahmed Adoyi lors de la restitution à Kara.

Un enjeu fiscal et sanitaire pour l’État

Il convient de rappeler que, pour l’État, le système de marquage pose des enjeux non seulement réglementaires, mais aussi économiques et fiscaux. Outre le renforcement de la traçabilité des produits et la lutte contre la fraude, le dispositif de vignettes vise à protéger la santé des consommateurs et à améliorer la mobilisation des recettes fiscales.
« Le marquage fiscal sécurisé doit être perçu non seulement comme une exigence réglementaire, mais surtout comme un outil de protection des activités, de valorisation des produits et de promotion d’une concurrence loyale sur le marché national », a indiqué à cet égard Tchimbiandja Yendoukoa Douti, préfet de Tchaoudjo assurant les fonctions de gouverneur de la région Centrale.

Vers un durcissement progressif des contrôles

Dans ce contexte, les autorités locales ont appelé les opérateurs économiques à adhérer pleinement au dispositif, présenté comme un outil de sécurisation des activités commerciales et de promotion d’une concurrence loyale. À mesure que la phase pédagogique touche à sa fin, les contrôles devraient s’intensifier, avec l’application progressive des sanctions prévues par la réglementation.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le projet de construction de 21 ponts modulaires, lancé en mars 2024, connaît des avancées sur plusieurs sites. Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’est rendu le lundi 26 janvier 2026, sur le chantier du pont métallique en construction sur la rivière Kéran, dans la région de la Kara, où les travaux de génie civil sont déjà achevés.

Accompagné d’une délégation ministérielle, le président du Conseil a pu constater l’achèvement des travaux de fondations et d’appuis. Le chantier est désormais à l’étape de la pose de la charpente métallique et de la finalisation de la superstructure de l’ouvrage.

 

Le pont en construction est un ouvrage mixte acier-béton de type Unibridge. Long de 102,6 mètres linéaires, large de 11 mètres et haut de 13,40 mètres, il comporte trois travées dotées de dalles de grande épaisseur. Il est implanté sur l’axe Kantè-Nadoba.

pont

À terme, ce chantier, qui mobilise un financement de 2,2 milliards FCFA, devrait permettre d’améliorer significativement la connectivité entre les communes de Kéran 1 et de Kéran 3, contribuant ainsi au désenclavement de cette zone au nord du pays.

Ce chantier s’inscrit dans le cadre du programme national de construction de 21 ponts modulaires répartis dans les cinq régions économiques du Togo. Le projet est financé à hauteur de 65 milliards FCFA, dont 50 milliards FCFA par la France et 15 milliards FCFA par l’État togolais. Il prévoit la réalisation de ponts modulaires mixtes de type Unibridge sur une longueur cumulée de 2 271,6 mètres linéaires.

À terme, ces infrastructures devraient faciliter l’accès des populations rurales aux services socioéconomiques de base et améliorer l’écoulement des produits agricoles, selon les autorités.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Construction de 21 ponts : 45% de taux d’avancement, en à peine 8 mois

La Chambre de commerce américaine au Togo (AmCham Togo) a été officiellement lancée lundi 26 janvier à Lomé, avec l’ambition de structurer et d’approfondir les relations économiques entre les États-Unis et le Togo, dans un contexte de recherche d’une hausse d’investissements privés et de diversification des partenariats internationaux.

La cérémonie de lancement a réuni des chefs d’entreprise, des représentants des autorités togolaises, dont le ministre des Mines et des Ressources énergétiques, Robert Koffi Messan Eklo, ainsi que des acteurs du secteur privé américain. Le chargé d’affaires des États-Unis, Richard C. Michaels, a salué « un nouveau chapitre des relations commerciales entre les États-Unis et le Togo », affirmant que la nouvelle chambre constituerait « une plateforme essentielle de dialogue, d’opportunités et de prospérité partagée ».

Dirigée par le secteur privé, AmCham Togo se veut un organe de liaison entre les entreprises et les décideurs publics. Elle est intégrée au réseau mondial des Chambres de commerce américaines et entend promouvoir la liberté économique, les pratiques commerciales éthiques, l’innovation et une croissance inclusive. Selon ses responsables, l’organisation vise à créer un environnement des affaires plus transparent, compétitif et favorable aux investissements responsables.

Le conseil d’administration fondateur rassemble des dirigeants issus de secteurs variés, disposant de réseaux d’affaires au Togo, aux États-Unis et en Europe, avec pour objectif de renforcer la crédibilité de la nouvelle structure auprès des investisseurs internationaux. AmCham Togo entend notamment jouer un rôle actif dans le plaidoyer économique, le dialogue public-privé, le développement des échanges commerciaux et le renforcement des capacités, en particulier dans le domaine de la transformation numérique.

Sur le terrain, cette relation économique se matérialise déjà par plusieurs implantations américaines. Plus d’une douzaine d’entreprises et d’organisations affiliées aux États-Unis sont actives au Togo, dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’aviation, l’agriculture ou la logistique, selon l’ambassade américaine. ContourGlobal fournit près de 30 % de l’électricité du pays, tandis que des appareils Boeing sont utilisés sur des liaisons régionales opérées par ASKY Airlines. En 2025, la première cargaison d’engrais biologiques américains a également été importée au Togo.

Ces présences industrielles et commerciales se reflètent, dans une certaine mesure, dans les flux d’échanges entre les deux pays. Selon les données de TradeMap, les importations togolaises en provenance des États-Unis ont atteint environ 61 millions de dollars en 2024, dominées par les plastiques, les véhicules, les produits pétroliers et les équipements industriels. Les exportations togolaises vers le marché américain se sont élevées à près de 49 millions de dollars en 2024, contre moins de 12 millions quatre ans plus tôt. Elles restent toutefois majoritairement concentrées sur des produits à faible valeur ajoutée, tels que les résidus de l’industrie agroalimentaire et certaines huiles végétales, même si l’émergence récente d’activités de confection textile au sein de la Plateforme industrielle d’Adétikopé, portée par le groupe américain Star Garments Group, filiale de l’Américain Charles Komar & Sons, esquisse les premiers signes d’une montée en gamme encore limitée.

Toutefois, la dynamique bilatérale intervient dans un environnement devenu plus contraignant. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a replacé la doctrine « America First » au cœur de la politique commerciale américaine. L’instauration, à partir d’avril 2025, d’un droit de douane uniforme de 10 % sur les exportations togolaises vers les États-Unis a renchéri l’accès au marché américain, alors même que le régime préférentiel de l’AGOA venait d’expirer, avant d’être prolongé jusqu’à fin 2028 par le Congrès. Un signal ambigu pour les partenaires africains, entre maintien d’un cadre préférentiel et durcissement des conditions d’accès. Dans ce contexte, AmCham Togo apparaît moins comme une vitrine que comme un instrument de sécurisation et de montée en gamme des relations économiques, a indiqué un des membres du board du nouvel organe. 

Dans ce contexte, la nouvelle chambre prévoit également de lancer le programme « AmCham Togo CARES », une initiative d’impact social axée sur l’éducation, la préparation à l’emploi, l’inclusion numérique et le développement durable, afin de lier développement économique et renforcement des communautés locales.

Les autorités américaines ont indiqué vouloir élargir rapidement la base de membres d’AmCham Togo et encouragent les entreprises américaines et togolaises ayant des liens avec les États-Unis à rejoindre la structure, présentée comme un outil de dialogue et d’accompagnement dans un environnement commercial devenu plus exigeant.

Fiacre E. Kakpo

En 2026, le Togo prévoit de décaisser 373,5 milliards FCFA pour couvrir la masse salariale des fonctionnaires de l’administration publique. Ce montant représente 13,6 % du budget national, qui s’équilibre en ressources et en charges à 2751 milliards FCFA.

Cette enveloppe prévisionnelle est en hausse de 5 % par rapport aux 355 milliards FCFA inscrits en 2025, et de 16 % comparativement à la prévision de 2024, estimée à 321 milliards de FCFA. Concrètement, les crédits seront affectés à diverses dépenses liées au personnel émargeant sur le budget général, notamment le paiement des émoluments, indemnités, primes, prestations familiales et cotisations patronales. S’y ajoutent d’autres charges relatives aux décaissements en faveur des agents de l’État.

Cette progression de la masse salariale s’explique notamment par l’augmentation des effectifs de l’administration publique. En effet, depuis mars 2025, plus de 3000 nouveaux fonctionnaires, issus du concours général de recrutement organisé le 26 février 2022, ont intégré la fonction publique. La hausse résulte également des recrutements sectoriels, ainsi que des ajustements administratifs qui devraient intervenir sur la situation du personnel au cours de l’année.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Au Togo, la masse salariale de l’administration publique atteint 355 milliards FCFA en 2025

Au Togo, des travaux de construction de forages photovoltaïques ont démarré la semaine écoulée dans la région des Plateaux. Au total, cinq forages sont en chantier dans plusieurs localités, précisément au sein d’établissements scolaires. L’initiative vise à améliorer l’accès à l’eau potable en milieu éducatif et à renforcer la prévention des maladies d’origine hydrique.

Les travaux, dont les montants de financement n’ont pas été communiqués, sont portés par le Conseil régional des Plateaux. Avec ce projet, l’organe entend contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale d’accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030. Le lancement des chantiers intervient par ailleurs dans un contexte marqué par l’activation, par le gouvernement, d’un plan d’urgence dans plusieurs régions du pays, dont celle des Plateaux, avec notamment la localité de Datcha ciblée.

Ces chantiers marquent le démarrage effectif des activités de développement du Conseil régional, conformément à son cahier des charges. « Le Conseil régional prévoit de réhabiliter les infirmeries scolaires. Il envisage également la construction et l’équipement de 14 nouvelles infirmeries scolaires, ainsi que la mise à disposition de personnels soignants qualifiés », a indiqué le président du Conseil régional des Plateaux, Gnatcho Komla Mawuena.

Pour rappel, le Conseil régional des Plateaux a adopté son budget primitif, exercice 2026, arrêté à 841,71 millions de FCFA. Parmi les projets prioritaires figurent la construction de bâtiments scolaires, l’entretien des pistes rurales pour désenclaver les zones de production, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les communautés rurales.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : le Conseil régional des Plateaux adopte un budget de plus de 840 millions FCFA pour 2026

Au Togo, le Ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports organise, vendredi 30 janvier 2026, une session de formation en gestion d’entreprises destinée aux jeunes entrepreneurs et porteurs de projets, dans le cadre du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.

La session, qui se tiendra à la Maison des Jeunes d’Amadahomé, portera sur des modules pratiques, axés sur la gestion financière, les techniques d’accès aux marchés et le marketing numérique. 

Image6

Il s’agit notamment de renforcer les compétences opérationnelles des jeunes, améliorer la structuration de leurs activités et accroître leurs chances de viabilité économique dans un environnement concurrentiel. 

Les jeunes intéressés sont ainsi invités à s'inscrire à cette formation, à s’inscrire afin de bénéficier de cet accompagnement conçu pour répondre aux contraintes concrètes rencontrées sur le terrain.

À l’issue de la formation, une cérémonie de remise de prix récompensera les lauréats du programme. 

S’inscrire à la formation 

R.E.D

A fin septembre 2025, le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile atteint 8,69 millions, ce qui porte pour la première fois le taux de pénétration au-delà de 100 %, à 100,31 %, pour une population estimée à 8,67 millions d’habitants, selon les données de l’Observatoire des marchés des communications électroniques au troisième trimestre 2025, publié par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

Le constat met ainsi en évidence un marché des communications électroniques toujours en progression, tiré en particulier par la téléphonie mobile, la data et les services financiers numériques.

Téléphonie mobile : un marché arrivé à maturité ?

Dans le pays, la pénétration mobile peut dépasser 100 % parce qu’elle ne mesure pas le nombre de personnes, mais le nombre de cartes SIM actives rapporté à la population, sur fond de maturité grandissante du secteur. Cela dit, des marges de progression subsistent. Sur un an, le parc mobile a progressé de 17 %.

En contraste, la téléphonie fixe reste marginale, avec 84.050 abonnements et un taux de pénétration inférieur à 1 %.

Data et internet : la 4G progresse, la 2G recule

Dans une dynamique similaire et convergente avec la téléphonie mobile, l’usage de l’internet mobile continue de s’élargir. Les abonnements à la data mobile haut débit 3G et 4G s’élèvent à 4,93 millions, en hausse de 5 % sur un trimestre.

À l’inverse, les abonnements 2G reculent, avec une baisse de 6 % au troisième trimestre. Quant à la fibre optique à domicile (FTTH), elle continue de gagner du terrain, mais à un rythme plus lent en 2025 comparativement à 2024. Le nombre d’abonnements a légèrement augmenté de 0,5 % par rapport au deuxième trimestre 2025 et de 12,5 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette technologie affiche un taux de pénétration de 1,53 % rapporté à la population à fin septembre 2025.

Un chiffre d’affaires global de 65,88 milliards FCFA, des investissements en retrait

Sur la même période, le trafic data mobile a augmenté de 16 % par rapport au trimestre précédent, tandis que le trafic voix mobile sortant progresse de 8 %. Le chiffre d’affaires global du secteur atteint 65,88 milliards FCFA au T3-2025, dont 56 milliards FCFA pour le mobile. En revanche, les investissements reculent fortement en glissement annuel, malgré un rebond trimestriel chez les opérateurs mobiles.

Mobile money : une croissance soutenue, malgré les disparités

Dans la continuité de la progression de la téléphonie mobile, le mobile money poursuit sa montée en puissance. En 2025, le nombre d’abonnés progresse de 21 % sur un an et de 9 % sur un trimestre, tandis que la valeur des transactions augmente de 33 % en glissement annuel.

Cette dynamique masque toutefois des limites et des disparités, liées notamment à la détention de plusieurs comptes par certains utilisateurs, à la concentration des flux sur une minorité d’usagers actifs et aux écarts territoriaux entre zones urbaines et rurales. Ces facteurs freinent encore une inclusion financière plus large, même si le pays affiche l’une des meilleures performances de l’UEMOA sur ce segment.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’activité industrielle a progressé de 8,1 % au troisième trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent, tirée par les industries extractives et manufacturières, selon la Note de conjoncture économique régionale dans l’UEMOA publiée en décembre 2025.

Cette progression, selon les économistes, s’explique principalement par la forte reprise des activités extractives, dont la production a bondi de 50,9 % d’un trimestre à l’autre. L’industrie manufacturière a également contribué à la dynamique, avec une hausse de 3,5 %, soutenue par la production agroalimentaire, en progression de 11,6 %, et par la transformation des produits pétroliers, en hausse de 5,8 %. 

En revanche, la production d’électricité a limité l’élan global du secteur industriel, avec une contraction de 11,0 %.

Globalement, la tendance positive se maintient par rapport à l’année précédente. En glissement annuel, la production industrielle a enregistré une croissance de 6,2 % au troisième trimestre 2025. 

Rappelons qu’au Togo, le secteur extractif est dominé largement par les mines, en particulier trois minerais : les phosphates, le calcaire et le clinker, qui concentrent l’essentiel des volumes produits et structurent l’activité du secteur. 

En cumul à fin septembre 2025, l’activité industrielle progresse de 11,7 %.

R.E.D

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.