L’Université de Lomé a accueilli, le 28 janvier 2026, un symposium Libsense consacré à la science ouverte, au Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires. L’événement est coorganisé par le Réseau d’Éducation et de Recherche de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et le Réseau Togolais pour l’Éducation et la Recherche.
La rencontre, avec pour objectif de renforcer l’usage du numérique dans l’enseignement supérieur et la recherche, a mis en avant la science ouverte comme un outil permettant d’améliorer la visibilité des productions scientifiques, de renforcer la coopération entre chercheurs et de faciliter l’accès aux résultats de la recherche. Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse le cadre académique et vise également à soutenir la contribution de la recherche au développement économique, social et technologique.
Le symposium s’est déroulé en deux phases. La première s’adresse aux administrateurs et ingénieurs réseau des institutions membres de TogoRER (Réseau d'Education et de Recherche du Togo). Les échanges portent sur les infrastructures numériques, la sécurité des réseaux, l’interopérabilité des systèmes et la performance des services. La seconde phase, dénommée journée communautaire TogoRER, vise à renforcer la cohésion du réseau, à valoriser les réalisations et à ouvrir des perspectives stratégiques.
À l’ouverture des travaux, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbédji, a rappelé le choix du Togo de placer le capital humain, la science et la transformation numérique au cœur de sa stratégie de développement. Il a souligné que la performance des universités repose largement sur l’accès à des infrastructures numériques fiables et interopérables.
Au Togo, le gouvernement a lancé, les mardi 26 et mercredi 27 janvier 2026, un programme de construction et de réhabilitation d’infrastructures judiciaires et pénitentiaires dans la région des Savanes, pour un coût total de 2,45 milliards FCFA.
Les travaux ont été lancés sur le terrain par Pacôme Adjourouvi, ministre de la Justice et des Droits humains, garde des Sceaux, dans le cadre d’une tournée institutionnelle à Mandouri, Dapaong, Tandjouaré et Mango.
Ces investissements visent à renforcer l’accès à la justice dans des zones frontalières exposées à des défis sécuritaires, tout en améliorant les conditions de travail des personnels judiciaires.

Dans le détail, à Mandouri, un tribunal de première instance et un logement pour le président du tribunal seront construits pour un montant de 322,8 millions FCFA, avec un délai d’exécution de douze mois. À Dapaong, les travaux portent sur la construction du siège du Tribunal de grande instance et la réhabilitation de la prison civile, pour 643,0 millions FCFA, avec un calendrier de six mois.
Dans la préfecture de Tandjouaré, un tribunal d’instance à compétence civile sera édifié en douze mois pour 380,0 millions FCFA. À Mango, les chantiers concernent la réhabilitation du tribunal d’instance et de la prison civile, assortie de nouvelles cellules, pour un montant de 594,3 millions FCFA, avec une durée de six mois.
Ces projets s’inscrivent dans le cadre du Programme d’Urgence pour le Renforcement de la résilience et de la Sécurité des communautés 2024-2028, doté d’un budget global de 6,1 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
À Lomé, l’Agence régionale de gestion et de promotion des titres publics, UMOA-Titres, a procédé au lancement officiel de sa plateforme de cotation et de négociation des titres publics. L’initiative a été dévoilée mardi 27 janvier 2026, en marge des travaux de la 8ᵉ édition de la Rencontre du marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).
Baptisée UT Marché, la plateforme a été activée conjointement par la directrice générale d’UMOA-Titres, Oulimata Ndiaye Diassé, et le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou. Elle s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de dynamisation du marché secondaire des titres publics dans l’espace UMOA, avec pour ambition de répondre aux attentes croissantes des investisseurs et des régulateurs en matière d’efficacité et d’attractivité du marché.
REMTP 2026 | Lancement de UTMarché, la plateforme de cotation et de négociation des titres publics
— UMOA-Titres (@umoatitres) January 27, 2026
À l’occasion des REMTP 2026, UMOA-Titres a procédé au lancement officiel de sa plateforme de cotation et de négociation des titres publics, une innovation majeure au service du… pic.twitter.com/nZ1oxk6UMr
Concrètement, UT Marché vise à renforcer la transparence des prix et des transactions, à améliorer la liquidité des titres et à consolider la crédibilité du marché régional. La plateforme facilite notamment la formation des prix grâce à une meilleure visibilité des offres et des demandes. Elle permet de centraliser, en temps réel, les informations relatives aux prix, aux volumes échangés et aux rendements des bons et obligations du Trésor, réduisant ainsi les asymétries d’information et renforçant la confiance des acteurs du marché.
« Ce lancement marque une étape importante dans la modernisation du marché des titres publics », a souligné le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, mettant en avant le rôle structurant de cette innovation pour le développement du marché financier régional.
Pour les États émetteurs, la mise en place de cette plateforme constitue un levier stratégique. En améliorant la fluidité et la facilité de négociation des titres sur le marché secondaire, UT Marché contribue à rassurer les investisseurs. Cette confiance peut, à terme, se traduire par une baisse des rendements exigés et donc par un coût de financement plus maîtrisé pour les Trésors publics.
Pour UMOA-Titres, la création de cette plateforme de cotation et de négociation représente un outil clé au service de la transparence, de la liquidité et de la modernisation du marché des titres publics.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) entend se réinventer afin de mieux s’adapter aux mutations économiques et sociales. À cet effet, les responsables du mécanisme national de finance inclusive ont tenu, du 22 au 27 janvier 2026 à Kara, une rencontre dédiée à la dynamisation de l’institution.
Cette assise visait à évaluer le fonctionnement du mécanisme existant et à anticiper les nouvelles réalités économiques, dans l’optique de renforcer la finance inclusive et de la mettre davantage au service d’un développement économique plus équitable et durable. À l’issue des travaux, de nouvelles orientations et priorités ont été définies pour l’exercice 2026, avec pour ambition de consolider les acquis, d’améliorer l’efficacité opérationnelle et d’élargir l’impact des dispositifs de la finance inclusive à l’échelle nationale.
Parmi les principales recommandations formulées figure le renforcement de la synergie entre les différents acteurs intervenant dans la mise en place et le suivi des crédits. Les participants ont également préconisé l’intensification des actions de formation et de sensibilisation des bénéficiaires, notamment en matière de remboursement des crédits octroyés par le FNFI. Il est en outre recommandé d’instaurer des cadres de concertation périodiques afin de favoriser les échanges sur les actions communes à mener et de faciliter l’accès au financement des populations, en particulier au niveau régional.
Pour le directeur général du FNFI, Tchitchabalo Songaï N’Dassim, cette rencontre revêtait une importance particulière : permettre, selon lui, d’adapter plus efficacement les interventions du Fonds aux évolutions économiques et sociales que connaît le pays.
Créé en 2014, le Fonds national de la finance inclusive a pour mission de renforcer les capacités financières et opérationnelles des services financiers décentralisés, afin de répondre aux besoins en produits financiers des couches de la population exclues du système bancaire classique. Au 28 janvier 2026, le FNFI a permis d’octroyer un volume cumulé de crédits estimé à 117,70 milliards FCFA, selon les données publiées sur son site officiel.
Esaïe Edoh
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Le Togo s’est doté d’un référentiel national pour l’élaboration des plans de développement régionaux, avec la validation, mardi 27 janvier 2026 à Lomé, du Guide national d’élaboration d’un plan de développement régional. Le document vise à harmoniser les méthodes de planification et à renforcer l’efficacité de l’action publique au niveau territorial.
Le guide offre aux conseils régionaux un cadre commun de conception, de programmation et de suivi des actions de développement. Il a été élaboré par le ministère délégué auprès du ministère de l’Aménagement du territoire, chargé du développement local, dans le cadre de sa mission d’appui aux collectivités territoriales. Structuré en trois chapitres, il précise le cadre juridique de la planification au Togo, détaille les différentes phases d’élaboration des plans régionaux et définit les modalités de mise en œuvre et d’évaluation.
Selon les experts du ministère de tutelle, le document, validé par l’ensemble des parties prenantes, devient un outil de référence pour guider le développement régional. Gouverneurs, présidents des conseils régionaux, administrations sectorielles et partenaires techniques ont pris part au processus.
Pour Kwame Gomado, ministre délégué chargé du développement local, l’enjeu réside désormais dans l’appropriation du guide par les acteurs régionaux. Il a appelé à intégrer de manière transversale les priorités liées aux changements climatiques, au genre, à l’inclusion sociale, aux objectifs de développement durable, ainsi qu’à la cohésion sociale et à la sécurité.
Après sa validation, le guide entre dans une phase opérationnelle, marquée par son déploiement effectif au sein des collectivités territoriales.
R.E.D
Au Togo, la construction du centre régional de mécanisation agricole (CRMA) de Tchitchao entre dans sa phase finale et devrait être prochainement effective, après près de trois ans de travaux. Le chantier a été visité récemment par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, lors d’une tournée dans la région de la Kara, consacrée à l’évaluation de plusieurs projets structurants dans la zone.
Selon les autorités, ce centre a vocation à faciliter l’ensemble des étapes de la production agricole, de la préparation des sols à la récolte, en passant par les opérations post-récolte. L’objectif est de réduire la pénibilité du travail agricole, d’améliorer les rendements et de soutenir la transition vers une agriculture plus productive, dans un contexte où le secteur reste fortement dépendant de pratiques manuelles.
À terme, les autorités attendent un impact sur les volumes produits, la sécurisation des campagnes agricoles et les revenus des ménages ruraux. Le centre s’inscrit, par ailleurs, parmi les initiatives engagées dans la localité, dans le cadre du déploiement de la stratégie nationale de modernisation de l’agriculture, axée sur la mécanisation, l’accès aux équipements et la professionnalisation des exploitations.
Pour rappel, les travaux du CRMA ont été lancés en avril 2023 en marge du premier forum national des producteurs agricoles (FOPAT). L’infrastructure devrait permettre aux producteurs de la zone et des localités environnantes de mutualiser l’usage de matériels agricoles, tout en limitant les coûts individuels d’investissement.
R.E.D
Au Togo, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a lancé mardi 27 janvier à Lomé, une formation dédiée aux nouvelles dispositions fiscales issues de la loi de finances 2026. Cette initiative ouvre une série d’actions visant à accompagner les entreprises dans l’appropriation des réformes en vigueur.
La session a pour objectif d’aider les opérateurs économiques à comprendre les innovations introduites par la loi de finances 2026, afin d’en assurer une application conforme et de limiter les risques de contentieux liés à une mauvaise interprétation des textes. Les échanges ont notamment porté sur les nouvelles mesures fiscales, les obligations déclaratives et les procédures applicables aux entreprises.
Adoptée définitivement le 29 décembre 2025, la loi de finances 2026 prévoit un budget initial de l’État équilibré à 2751,5 milliards FCFA, en hausse de 14,8 % sur un an. Elle introduit plusieurs mesures, dont l’exonération de TVA sur certains produits locaux de l’élevage et de la pêche, des facilités pour l’enregistrement des marchés publics au profit des jeunes et des femmes entrepreneurs, ainsi qu’un crédit d’impôt en faveur de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.
Pour le président de la CCI-Togo, José Kwassi Symenouh, la maîtrise de ces dispositions est essentielle pour assurer la conformité fiscale des entreprises et contribuer à une meilleure mobilisation des ressources internes. La formation est appelée à être déployée dans les autres régions du pays.
R.E.D
À Lomé, s’est ouverte le mardi 27 janvier 2026 la 8ᵉ édition de la rencontre du Marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Prévue pour s’achever ce mercredi 28 janvier 2026, cette rencontre réunit les principaux acteurs du marché régional des titres publics, notamment les Trésors nationaux, les investisseurs institutionnels et les spécialistes du secteur financier de l’UEMOA.
Placée sous le thème « Marché des titres publics : consolidation des acquis et stratégies d’adaptation aux défis émergents », la rencontre de Lomé se veut un cadre d’échanges et de dialogue pour les acteurs impliqués dans l’achat et la vente des titres publics. « Ces rencontres sont devenues, au fil des éditions, un rendez-vous de référence. Elles constituent un moment privilégié pour dresser avec lucidité l’état du marché, partager un diagnostic commun et surtout élaborer des solutions concrètes en vue de renforcer la capacité des États de l’Union à se financer durablement en monnaie locale, dans des conditions plus stables, plus lisibles et plus efficientes », a souligné Oulimata N’Diaye Diasse, directrice générale d’UMOA-Titres.
La rencontre de Lomé est également l’occasion de dresser le bilan des activités d’UMOA-Titres au titre de l’année 2025. Selon Oulimata N’Diaye Diasse, le marché des titres publics de l’UMOA est demeuré, au cours de l’année écoulée, le pilier du financement souverain en monnaie locale. Sur les douze derniers mois, les ressources mobilisées ont ainsi atteint 11 858 milliards de FCFA. « Le marché a connu une croissance régulière et une diversification des maturités », a-t-elle rappelé.
REMTP 2026 | Cérémonie d’ouverture
— UMOA-Titres (@umoatitres) January 27, 2026
La 8ᵉ édition des Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP 2026) s’est ouverte à Lomé lors d’une cérémonie inaugurale de haut niveau, réunissant les principaux acteurs du marché financier régional.
La cérémonie a débuté par le mot… pic.twitter.com/cYFS1fpmtS
Des défis à relever
Malgré ces performances, le marché demeure confronté à plusieurs défis, notamment la persistance d’une liquidité limitée sur le marché secondaire. « Les rencontres visent à accélérer la mutation du marché vers davantage de transparence et de fluidité. Les objectifs portent notamment sur le renforcement de la transparence, des infrastructures de marché et des canaux d’investissement », a relevé la directrice générale d’UMOA-Titres.
Le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a pour sa part salué l’importance du marché des titres publics dans le financement des États membres, tout en mettant en avant les progrès réalisés, notamment l’augmentation de la part des titres émis par les États dans le PIB. Il a toutefois souligné que les défis à relever incluaient l’élargissement de la base des investisseurs, le développement du marché secondaire et la dynamisation de l’activité des spécialistes en valeurs du Trésor.

Sur cette base, il a indiqué que ces rencontres visaient à définir des orientations communes afin de consolider la résilience du marché et de promouvoir les bonnes pratiques. « La banque centrale, dans l’exercice de ses missions de régulation, de supervision et de coordination, veillera avec constance à la cohérence d’ensemble du dispositif et à la bonne application des principes qui fondent la crédibilité du marché », a-t-il affirmé.
Les titres publics, un outil de développement pour le Togo
Pour le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, la mobilisation de ressources sur le marché UMOA-Titres joue un rôle central dans la stratégie de financement du développement du pays. « La mobilisation de l’épargne intérieure s’impose comme un levier majeur de réappropriation des politiques de financement, indispensable pour limiter la dépendance à l’égard des capitaux extérieurs et asseoir un modèle de financement du développement plus endogène, plus résilient et durable », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, le Togo se félicite du dynamisme de ce marché, qui lui a permis de mobiliser, sur la période 2021-2024, entre 500 et 700 milliards de FCFA par an.
Esaïe Edoh
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« Le marché des titres publics constitue aujourd’hui un instrument central de souveraineté financière. » C’est par ces mots que le Ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola a ouvert, mardi 27 janvier à Lomé, les Rencontres du marché des titres publics (REMTP), consacrées au financement des États de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA).
La rencontre, organisée sur deux jours (27 et 28) avec la participation de la BCEAO et de UMOA-Titres, a réuni responsables gouvernementaux, acteurs du marché financier régional et investisseurs institutionnels, dans un contexte de forte montée en puissance du marché régional, qui a mobilisé près de 11 900 milliards de francs CFA en 2025, contre un peu plus de 5000 milliards trois ans plus tôt.

Un outil stratégique pour les politiques publiques
Pour les autorités togolaises, le marché régional des titres publics dépasse désormais le seul cadre budgétaire. « Dans le contexte actuel, le marché des titres publics revêt une portée résolument stratégique et politique. Il constitue un instrument central de souveraineté financière, en ce qu’il permet de soutenir, en toute autonomie, la mise en œuvre de politiques publiques structurantes et transformatrices », a déclaré le ministre.
Face au durcissement des conditions de financement internationales et à la volatilité des flux de capitaux, le gouvernement togolais met en avant la nécessité de renforcer le recours aux ressources internes. « La mobilisation de l’épargne intérieure s’impose comme un levier majeur de réappropriation des politiques de financement, indispensable pour limiter la dépendance à l’égard des capitaux extérieurs et asseoir un modèle de financement du développement plus endogène, plus résilient et plus durable », a-t-il ajouté.
Le marché régional, pilier du financement du Togo
Le Togo, à travers son ministre, souligne le rôle central joué par le marché régional dans le financement de sa politique économique. Sur la période 2021–2024, le Togo a mobilisé entre 500 et 700 milliards de francs CFA par an sur le marché des titres publics, selon Essowè Georges Barcola. Ces ressources ont permis de couvrir entre 50 % et 110 % des besoins annuels de financement de l’État, et ont surtout contribué au financement des investissements publics, des infrastructures et des dépenses sociales, dans un contexte de pressions budgétaires, a rappelé le ministre.
En tant qu’émetteur souverain, le Togo affirme vouloir jouer pleinement son rôle dans la construction d’un marché régional plus intégré. « Aux côtés des autres États membres de l’Union, nous nous engageons à contribuer à la construction d’un marché régional intégré, profond et fondé sur la discipline, la transparence et la confiance mutuelle », a déclaré le ministre.
Élargir la base d’investisseurs : une priorité régionale
Cette orientation rejoint les priorités portées au niveau régional. La BCEAO met en effet l’accent sur l’élargissement de la base d’investisseurs, en s’appuyant notamment sur les progrès rapides de l’inclusion financière. À l’échelle de l’Union, le taux d’accès aux services financiers est passé de 45 % en 2016 à près de 75 % en 2025, avec un objectif supérieur à 90 % à l’horizon 2030, selon les données rappelées lors des échanges.
Pour le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou, cette dynamique doit permettre de mobiliser davantage l’épargne régionale et de l’orienter vers le financement de l’économie et des finances publiques, dans un contexte de besoins de financement croissants. L’enjeu est de renforcer la capacité d’absorption du marché en diversifiant les profils d’investisseurs, au-delà du noyau bancaire traditionnel.
Longtemps largement dominantes — leur part dans l’encours ayant été proche de 90 % — les banques voient désormais leur poids reculer, autour de 80 %, à mesure que les investisseurs non bancaires gagnent en importance. Fonds de pension, compagnies d’assurance et autres investisseurs institutionnels de long terme voient ainsi leur part progresser, signe d’une diversification encore graduelle, mais jugée indispensable pour accompagner la montée en puissance du marché des titres publics.
L’enjeu du marché secondaire
Au-delà du marché primaire, qui permet de lever les ressources nécessaires, les échanges des REMTP ont mis l’accent sur le développement du marché secondaire, encore jugé insuffisamment liquide. En 2025, les volumes échangés sur ce segment ont toutefois atteint plus de 5400 milliards de francs CFA, un niveau record, signe d’un regain d’activité après le ralentissement observé en 2023.
« Si le marché primaire régional permet aujourd’hui de répondre aux besoins immédiats de financement des États, il appartient désormais aux gouvernements de créer les conditions institutionnelles, réglementaires et opérationnelles permettant au marché secondaire de jouer pleinement son rôle stratégique », a estimé le ministre.
Un marché secondaire plus actif est considéré comme essentiel pour renforcer la confiance des investisseurs et stabiliser les anticipations. « En assurant la liquidité des titres et des transactions, le marché secondaire renforce la confiance des investisseurs et favorise l’ancrage d’anticipations stables », a-t-il précisé.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le Comité de concertation État-secteur privé entend instaurer un climat de confiance durable entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara. Cette ambition était au centre d’une rencontre d’échanges organisée le lundi 26 janvier 2026 à Kara.
Placée sous le thème « Construire une relation de confiance entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara », la rencontre a réuni des représentants de l’administration fiscale, des entreprises locales ainsi que des experts en fiscalité. Les discussions ont permis d’identifier des pistes visant à rendre les procédures fiscales plus transparentes, les démarches plus fluides et les interactions entre les parties plus efficaces, tout en garantissant un suivi régulier des préoccupations du secteur privé.
Selon le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, la restauration de la confiance entre les contribuables et l’administration fiscale est désormais indispensable. « L’Office togolais des recettes doit percevoir uniquement les montants légalement dus : ni plus, ni moins », a-t-il déclaré, soulignant que le sentiment d’injustice fiscale constitue souvent l’une des principales sources de tensions entre l’État et les opérateurs économiques.
Les échanges ont également porté sur l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment en matière de taxes locales, ainsi que sur la nécessité de renforcer la concertation avec le secteur privé en amont de l’adoption des lois de finances.
De son côté, Moyeme Baniab, secrétaire exécutif du Comité de concertation État-secteur privé, a indiqué que ce renforcement du dialogue public-privé s’inscrivait dans la continuité des échanges déjà engagés dans d’autres régions du pays, avec pour objectif de consolider un cadre de collaboration plus inclusif et plus efficace.
Esaïe Edoh
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