La capitale togolaise, Lomé, abrite à partir de ce mardi 7 au jeudi 9 avril 2026, la 17e Conférence des présidents d’assemblées et de sections de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. La rencontre internationale se tient en marge de l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale togolaise, sous la houlette du président de l’Assemblée nationale togolaise, Prof Komi Sélom Klassou.
Plusieurs délégations parlementaires africaines ont déjà rejoint la capitale togolaise. Des responsables venus du Tchad, de la République démocratique du Congo (RDC), du Sénégal ou encore de la Centrafrique ont été accueillis par le président de l’Assemblée nationale. D’autres délégations, notamment du Ghana, du Congo-Brazzaville, du Gabon et du Cameroun, participent également aux travaux.
Près de 90 parlements
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie regroupe près de 90 parlements et institutions membres et se veut un cadre de coopération entre législateurs francophones autour des enjeux de gouvernance, de démocratie et de développement. La région Afrique, qui rassemble une quarantaine de pays, en est l’un des principaux pôles.
Les échanges de Lomé porteront notamment sur le renforcement de la coopération interparlementaire et la consolidation des institutions démocratiques. Ces travaux doivent également permettre de préparer les prochaines échéances de l’organisation, dont l’Assemblée générale prévue à Dakar.
R.E.D.
Le Togo et le Burkina Faso intensifient leurs échanges pour améliorer la fluidité du corridor Lomé-Ouagadougou, un axe routier de plus d’un millier de kilomètres, central pour le transit sous-régional. Une réunion entre les autorités des deux pays s’est tenue à cet effet en fin de semaine écoulée à Lomé, réunissant les acteurs du transport et de la logistique.
Des dysfonctionnements identifiés
Plusieurs contraintes freinent la compétitivité de ce corridor, notamment les tracasseries routières, les lourdeurs administratives et la vétusté du parc automobile.
Les discussions ont ainsi permis de recenser plusieurs points de blocage. Parmi eux, la facturation de surestaries aux chargeurs, des retards liés aux procédures, l’insuffisance des capacités de stockage au port et le manque d’équipements de manutention.
Les délégations ont également évoqué l’encombrement des camions, l’insuffisance de parkings pour gros porteurs et les problèmes d’insécurité au port.
À cela s’ajoutent les difficultés liées au corridor, comme les faux frais, la multiplication des postes de contrôle et certaines redevances qui alourdissent les coûts logistiques.
Vers des ajustements et une coordination renforcée
Les deux parties, après avoir relevé ces défis, ont exprimé leur volonté d’améliorer la coordination.
Le Togo a, pour sa part, indiqué travailler sur des mesures visant à mieux répartir les responsabilités en cas de retards et à renforcer la transparence dans l’organisation du fret.
Le ministre togolais des Transports a insisté sur l’importance stratégique de cet axe. « Le transport routier est un instrument de développement et d’intégration régionale », a déclaré Komlan Kadjé, ajoutant que des efforts se poursuivront pour « améliorer et surtout faciliter le transport et le transit routier Lomé-Ouagadougou ».
À terme, ces discussions devraient aboutir à un cadre formel de concertation, pour suivre les réformes et améliorer la performance du corridor.
Pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso dépend fortement du Port de Lomé pour ses importations. Par exemple, au niveau sous-régional, il était le premier client du Togo et le deuxième globalement, en termes d’exportations togolaises, avec 10,4 % des exportations, devant la Côte d’Ivoire, 9,1 %, et le Ghana, 6,8 %.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le secteur de la production animale poursuit sa dynamique de progression en dépit des défis. Selon les données du Budget citoyen 2026, le taux de couverture des besoins nationaux par la production locale de viande s’est établi à 68 % en 2025, en progression de trois points de pourcentage par rapport à un an plus tôt, où il s’était établi à 65 %.
Cette amélioration, sur fond de réduction de la dépendance aux importations de protéines animales, est appelée à se poursuivre, selon les projections publiques. Ainsi, pour l’exercice 2026, les autorités tablent sur un objectif de 70 %, soutenu par une politique d’incitation fiscale, notamment l’exonération des taxes sur l’importation de provende annoncée pour janvier 2026.

Dynamique soutenue du cheptel
L’analyse des segments de production révèle une croissance généralisée, bien que d’intensités variées.
Dans le détail, la filière avicole demeure le principal moteur de cette dynamique avec 41,7 millions de têtes produites en 2025, en hausse de 8 % par rapport aux 38,6 millions de 2024.
Le cheptel des petits ruminants suit pour sa part une courbe ascendante similaire. Les caprins ont atteint 6,86 millions de têtes en 2025, contre 6,36 millions en 2024, tandis que les ovins ont progressé à 2,37 millions de têtes. Pour 2026, les prévisions de croissance pour ces catégories sont respectivement de 8,2 % et 6,5 %.
À l’inverse, le segment bovin affiche une stabilité relative avec une progression marginale de 1 %, pour un effectif de 487 984 têtes.
Défis sanitaires et productivité
Notons cependant que si l’amélioration des rendements repose structurellement sur le renforcement de la couverture vaccinale, pilier de la sécurité sanitaire du cheptel, les données de 2025 indiquent des disparités.
Ainsi, d’une part, le taux de couverture pour la peste au niveau des petits ruminants a légèrement progressé à 65,2 %. En revanche, celui de la maladie de Newcastle, une infection virale très contagieuse affectant les volailles, a enregistré un recul à 67,9 %, contre 92,2 % en 2024.
Une production halieutique encore volatile
En parallèle, la production halieutique montre des signes de volatilité. Après un pic à 36 251 tonnes en 2025, les prévisions pour 2026 anticipent une correction à 33 977 tonnes. Le gouvernement mise désormais sur l’industrialisation de la filière et l’amélioration de l’accès aux intrants pour stabiliser ces gains et atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire fixés par la Feuille de route gouvernementale 2025.
Ayi Renaud Dossavi
À Lomé, il s’annonce en octobre prochain (les 26 et 27), la première édition du BankAssur Forum & Awards, un rendez-vous panafricain consacré à l’inclusion financière.
L’événement, porté par le Forum des marchés financiers en Afrique, réunira décideurs publics, institutions financières et investisseurs autour des enjeux d’accès aux services financiers.
Le forum, axé sur le thème de la finance pour tous, veut structurer le dialogue entre banques, assurances et fintechs, dans un contexte de mutation des modèles économiques. « Le rapprochement entre la banque et l’assurance n’est plus une option, mais une évidence stratégique », a indiqué Bertrand Eba, président du comité d’organisation.

Selon le comité d’organisation, le choix du Togo s’appuie sur les performances du pays en matière d’inclusion financière.
En effet, indique-t-on, avec un taux global supérieur à 80 % et une forte pénétration du mobile money, Lomé est perçue comme un point de convergence pour les acteurs du secteur. Toutefois, des défis persistent, notamment l’accès au crédit pour les PME et la bancarisation incomplète d’une partie de la population.
Digitalisation et régulation
Cette rencontre de Lomé entend du reste répondre à ces contraintes en proposant des solutions adaptées aux réalités locales.
Les discussions porteront notamment sur la digitalisation des services financiers, la régulation, l’innovation fintech et le développement de produits d’assurance inclusifs.
Le programme prévoit des panels, des sessions de formation, un marché financier virtuel et une séquence dédiée à l’attractivité du pays pour les investisseurs.
Un gala récompensera les initiatives les plus innovantes dans les secteurs bancaire et assurantiel.
R.E.D
Au Togo, l’exécutif prévoit de mobiliser 5,8 milliards FCFA en 2026 pour soutenir l’approvisionnement en engrais au profit de la filière cotonnière, informe le ministère des Finances et du budget. Ceci, dans son document annuel intitulé Budget du citoyen.
Avec ces ressources, les autorités projettent l’achat de 21 000 tonnes d’engrais destinées aux cotonculteurs. La répartition régionale de cette dotation place la région des Plateaux en tête, avec 7600 tonnes, soit un peu plus du tiers du volume total. Cette allocation s’explique par le poids de cette région dans la production nationale de coton.
Les régions de la Kara et des Savanes devraient respectivement recevoir 6500 tonnes et 5000 tonnes. De leur côté, les régions Maritime et Centrale bénéficieront respectivement de 1000 tonnes et 900 tonnes.
Comparativement à 2025, où 18 191 tonnes d’engrais avaient été distribuées selon les données de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), cette nouvelle prévision est en hausse de 15%.
Ce renforcement de l’approvisionnement en fertilisants devrait contribuer à l’atteinte de l’objectif de production fixé pour la campagne 2025-2026, estimé à 92 500 tonnes de coton graine. Une ambition qui intervient dans un contexte où, depuis la prise de contrôle de la filière par le groupe singapourien Olam en 2020, la production nationale est restée globalement inférieure à 60 000 tonnes.
Toutefois, une légère amélioration a été observée au cours des dernières campagnes. La production a atteint 67 000 tonnes en 2023-2024, avant de s’établir à 60 403 tonnes lors de la campagne 2024-2025.
Esaïe Edoh
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Le Togo a mobilisé, vendredi 3 avril 2026, un montant de 33 milliards FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA, à l’issue d’une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT). L’opération, coordonnée par UMOA-Titres, visait initialement à collecter 30 milliards FCFA.
Selon les résultats officiels consultés par Togo First, l’opération a alimenté l’appétit des investisseurs, dont les soumissions globales ont atteint 120,7 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 402,39 %. Le Trésor public togolais n’a retenu que 33 milliards FCFA, exclusivement sur les OAT.
Dans le détail, 20 milliards FCFA ont été mobilisés sur des obligations d’une maturité de 3 ans, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 6,15 %. Les OAT de maturité 5 ans ont permis de lever 10 milliards FCFA à un taux de 6,35 %, tandis que celles dont la maturité est de 7 ans ont permis d’engranger 3 milliards FCFA, avec un rendement de 6,50 %.
Cette opération constitue la troisième intervention du Togo sur le marché financier régional depuis le début de l’année 2026. Elle porte à 82,5 milliards FCFA le volume total des ressources mobilisées par le pays à ce jour.
Pour l’ensemble de l’exercice budgétaire 2026, les autorités togolaises ambitionnent de lever 463,5 milliards FCFA sur le marché régional, afin de contribuer au financement du budget de l’État, arrêté à 2 751 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) renforce le déploiement de sa plateforme interopérable de paiement instantané (PI-SPI) au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Les banques, établissements de monnaie électronique, institutions de microfinance et établissements de paiement ont ainsi jusqu’au 30 juin 2026 pour finaliser leur connexion au système, selon une annonce de la Banque centrale.
Lancée le 30 septembre 2025, la plateforme PI-SPI permet des transactions en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Elle doit faciliter les paiements numériques instantanés entre les différents acteurs financiers de l’Union, tout en réduisant les coûts et les délais de transaction.
Au 2 avril 2026, 80 institutions sont déjà connectées dans la sous-région, dont 59 banques, 9 établissements de monnaie électronique, 11 institutions de microfinance et un établissement de paiement. Parallèlement, 42 autres structures poursuivent leurs tests en conditions réelles, avec pour objectif une mise en service rapide.
La BCEAO appelle l’ensemble des acteurs concernés à accélérer leurs préparatifs techniques et administratifs afin de respecter l’échéance fixée. L’enjeu est d’assurer une couverture complète du système à l’échelle régionale et de garantir l’accès effectif aux services pour les usagers.
Ce dispositif s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures financières de l’UEMOA. Il vise à renforcer l’inclusion financière, en facilitant l’accès aux services de paiement pour les populations et les entreprises.
Si l’interopérabilité des paiements numériques devrait soutenir les échanges économiques au sein de l’Union, cette annonce traduit aussi une approche plus ferme de la BCEAO pour accélérer l’adhésion au dispositif. Une telle démarche répond aux réticences de certains opérateurs, liées à des contraintes structurelles et économiques.
Cette interopérabilité permettrait à terme de créer un marché unifié des paiements dans l’UEMOA, de réduire les coûts, d’améliorer l’inclusion financière et de renforcer l’intégration économique. Aujourd’hui, malgré une progression des paiements électroniques, l’écosystème reste fragmenté entre banques, fintechs et opérateurs mobiles.
Ayi Renaud Dossavi
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La Chine appuie le Togo dans sa politique de sécurité alimentaire à travers un don de 2525 tonnes de riz. Cette cargaison, d’une valeur de 20 millions de yuans, soit environ 1,6 milliard FCFA, a été remise aux autorités togolaises le jeudi 2 avril 2026 à Lomé.
Il s’agit de la deuxième cargaison de riz envoyée par la Chine pour soutenir le Togo dans le cadre de la lutte contre la faim, après celle de 2024. Cette initiative s’inscrit dans les retombées du 9e Sommet sur la coopération sino-africaine (FOCAC), tenu à Beijing en 2024, au cours duquel le gouvernement chinois s’est engagé à accompagner les pays africains à travers un programme d’assistance alimentaire d’urgence, en vue de renforcer leur souveraineté alimentaire.
« Le peuple est le fondement de l’État, et la nourriture est la première nécessité du peuple », a indiqué l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min. Selon la diplomate, ce don illustre également l’engagement de la Chine à soutenir le Togo dans l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°2 (ODD 2), qui vise à éliminer la faim et la malnutrition, tout en garantissant un accès équitable à une alimentation saine, nutritive et suffisante.
Dans cette dynamique, la Chine a déjà organisé, au cours des deux dernières années, des sessions de formation aux technologies agricoles tropicales au Togo. Ces initiatives visent à renforcer les compétences locales, accroître la production alimentaire et améliorer la résilience du secteur agricole.
Outre la Chine, le Togo bénéficie de dons de riz de la part du Japon, notamment dans le cadre du programme alimentaire Kennedy Round.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’agence de notation Bloomfield Investment a tenu cette semaine, sa première conférence « Risque pays-Togo », jeudi 2 avril 2026 à l’hôtel 2 Février de Lomé. Au cœur des échanges, un rapport d’analyse basé sur cinq paramètres, performance macroéconomique, environnement des affaires, système financier, climat sociopolitique et gestion des finances publiques.
Cette évaluation positionne le Togo dans la catégorie des risques modérés, avec une note de 5,9 sur 10.

Selon Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield, « nous avons évalué la performance macroéconomique, nous avons évalué l’environnement des affaires, nous avons évalué le système financier qui finance l’économie togolaise, nous avons évalué l’environnement sociopolitique et la gestion des finances publiques ».
Ce dernier précise que « ce résultat traduit quelques insuffisances sans effet majeur », notamment liées au déficit du commerce extérieur et à la dette.
Des risques identifiés, des réformes attendues
En dépit des fragilités identifiées, les conclusions du rapport restent nuancées. « Même s’il y a quelques poches de risques que nous avons mises en relief, ce n’est pas un frein à l’investissement, au contraire », souligne Stanislas Zézé, évoquant des perspectives favorables sous réserve de réformes.
Les autorités togolaises ont, selon l’agence, exprimé leur engagement à corriger les faiblesses identifiées. L’enjeu est de renforcer les fondamentaux pour améliorer le positionnement du pays vers une catégorie de risque plus faible.

Lors des panels, les discussions ont porté sur la performance économique, l’industrialisation, l’entrepreneuriat et l’environnement sécuritaire. La conférence vise ainsi à rapprocher les acteurs publics et privés autour d’une lecture commune du marché.
Au-delà de l’évaluation, l’initiative de Bloomfield se veut un instrument d’aide à la décision. Elle espère par exemple répondre aux interrogations clés des investisseurs, notamment sur le rendement attendu et les risques de perte de capital.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le guichet unique de cartographie des infrastructures, couplé au déploiement du réseau national de correction centimétrique (CENTIPOS), a été officiellement lancé le jeudi 2 avril 2026 à Lomé par la ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, Cina Lawson. Présentée comme une plateforme numérique structurante, cette solution vise à centraliser l’ensemble des données relatives aux infrastructures existantes sur le territoire national.
L’objectif est d’améliorer la coordination des travaux, de prévenir les dégradations d’ouvrages et d’optimiser la planification des chantiers. Il s’agit d’une nouvelle étape franchie dans la modernisation de la gestion de ses infrastructures, selon les autorités du pays.

Ce guichet unique des infrastructures entend répondre à une problématique récurrente au Togo, celle de l’absence d’un référentiel fiable et partagé des réseaux existants. En effet, chaque année, des travaux de voirie, d’énergie ou de télécommunications endommagent des installations souterraines ou aériennes mal localisées, entraînant des interruptions de services essentiels tels que l’électricité, l’eau potable ou les communications électroniques.
Ces incidents, aux conséquences coûteuses pour les opérateurs, les entreprises et les usagers, traduisent les limites d’un système fragmenté. Ainsi, en centralisant les informations, la nouvelle plateforme offre une vue d’ensemble actualisée et accessible à tous les acteurs concernés, notamment les entreprises de BTP, les opérateurs de réseaux et les administrations publiques.
Concrètement, le dispositif repose sur deux outils complémentaires : une plateforme web nationale permettant de visualiser les infrastructures, de planifier les travaux et de coordonner les interventions, ainsi qu’une application mobile destinée aux équipes de terrain pour la collecte et la mise à jour des données en temps réel.
Le fonctionnement du guichet unique s’articule autour de quatre étapes clés : la déclaration préalable des travaux, l’analyse des interactions entre réseaux, l’exécution des interventions avec une localisation précise, puis l’actualisation automatique des données après chaque chantier.
Pour garantir cette précision, le système s’appuie sur CENTIPOS, un réseau national de 25 stations de référence permettant une localisation des infrastructures au centimètre près. Les corrections de position sont transmises en temps réel via le réseau mobile, assurant une disponibilité continue pour les professionnels.
Au-delà du secteur des infrastructures, cette innovation bénéficie à d’autres domaines tels que le cadastre, l’agriculture de précision ou encore la cartographie environnementale.
« Cette précision change la donne. Elle s’inscrit dans notre ambition de digitalisation pour améliorer la gouvernance et l’efficacité des services publics », a souligné Cina Lawson lors de la cérémonie de lancement.
Avec la mise en place de ce dispositif, le Togo confirme son engagement en faveur de la transformation digitale et du renforcement de la gouvernance des projets d’infrastructures, dans une logique d’efficacité et de durabilité, soutient l’exécutif togolais.
Esaïe Edoh
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