Au Togo, le gouvernement recherche des mentors pour accompagner les porteurs de projets retenus lors de la phase de maturation, dans le cadre du Challenge Tech Santé. L'initiative, doit contribuer à renforcer l’écosystème d’innovation nationale en santé numérique, selon les informations publiées par le Ministère de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique et le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Sanitaire Universelle, avec l’appui du Togo Data Lab.
La mission des mentors se déroulera du 1er février au 15 mars 2026 et contribuera à structurer des solutions numériques capables de répondre à des défis clés du système de santé togolais. Parmi eux figurent l’interopérabilité et la sécurité des dossiers médicaux, l’accès aux soins pour les populations non couvertes, la surcharge des structures hospitalières, le suivi des patients chroniques et l’anticipation des crises sanitaires.

Le Challenge Tech Santé s’adresse à des équipes togolaises composées de profils complémentaires, issus notamment de la santé, du développement, de la data et du design. Les projets sélectionnés bénéficieront notamment d’ateliers, de conférences et d’un accompagnement ciblé avant une présentation finale prévue en mars 2026.
Soutenu par la GIZ à travers le projet ProDIGIT et par le réseau RASNuT, le dispositif s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique. Il traduit la volonté des autorités d’ancrer l’innovation technologique au cœur des politiques de santé, avec un accent sur l’impact opérationnel et la durabilité des solutions.
L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 22 janvier 2026.
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R.E.D
Le Togo veut équiper en matériel des coopératives de jeunes et de femmes dans la région des Savanes. Dans le pays, la Société de patrimoine eau et assainissement en milieux urbain et semi-urbain (SP-EAU) vient de lancer, à cet effet, un appel d’offres ouvert pour l’acquisition de kits de production et de transformation. L’opération s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement de la cohésion sociale, financé par un don du Fonds africain de développement de la Banque africaine de développement (BAD).
Le marché, estimé à 245,44 millions FCFA hors taxes, est structuré en quatre lots : le premier porte sur des équipements agricoles pour la riziculture et le maraîchage, pour un montant de 112,57 millions FCFA ; le deuxième concerne des kits de transformation de produits agricoles, notamment le néré, le soja, le karité et l’étuvage du riz, pour 78,68 millions FCFA ; le troisième lot vise l’acquisition de tricycles cargo, évaluée à 29,7 millions FCFA ; tandis que le quatrième porte sur des équipements et intrants pour l’élevage, pour 24,5 millions FCFA.
Cet appel d’offres est ouvert à toute entreprise éligible, sous réserve de justifier d’une expérience récente dans la fourniture d’équipements similaires, d’une capacité financière suffisante et d’une situation administrative régulière. Les offres devront être déposées au plus tard le 6 février 2026 à 10 heures, avec une validité de 120 jours, selon les détails partagés par la BAD.
Pour rappel, au Togo, la SP-EAU est une société d’État créée en 2011 dans le cadre de la réforme du secteur de l’eau. L’entité agit, aux côtés de la TdE, comme concessionnaire public chargé de la planification, du financement et de la réalisation des infrastructures d’eau potable et d’assainissement, notamment les forages, stations de traitement et réseaux.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo table sur une nouvelle progression de ses recettes fiscales en 2026. Selon la loi de finances, les recettes fiscales sont projetées à 1338,9 milliards FCFA, contre 1208,3 milliards FCFA de prévisions initiales en 2025. Ceci marque une hausse d’environ 10,8 % en glissement annuel, dans un contexte où l’État fait de la fiscalité le principal levier de financement de son budget.
Dans le détail, au niveau des recettes budgétaires, les ressources fiscales demeurent la principale composante. Elles représentent plus de 82 % des recettes budgétaires, devant les recettes non fiscales, attendues à 109,6 milliards FCFA, et les dons-projets, estimés à 166,9 milliards FCFA.
Plus largement, les ressources totales de l’État sont évaluées à 2751,5 milliards FCFA en 2026, d’après les données budgétaires. Le budget général en concentre l’essentiel, avec 2702,9 milliards FCFA, dont 1615,4 milliards FCFA de recettes budgétaires et 1087,5 milliards FCFA de ressources de trésorerie. Les comptes spéciaux du Trésor devraient, pour leur part, mobiliser 48,7 milliards FCFA.
En comparaison, en 2025, l’Office togolais des recettes s’était vu assigner un objectif de mobilisation de 1208,3 milliards FCFA au profit de l’Etat, en hausse de 8 % par rapport à 2024. Les impôts devaient alors contribuer à hauteur de 595,7 milliards FCFA, et les douanes et droits indirects à 612,6 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo prévoit de lever 463,5 milliards de FCFA sur le marché régional des titres publics de l’Umoa afin de financer son budget exercice 2026, équilibré en recettes et en dépenses à 2751,5 milliards de FCFA. Cette prévision de ressources, qui représente environ 17 % du budget annuel, va constituer un levier central de la stratégie de financement de l’État.
Elle est en nette hausse de près de 40 % par rapport à 2025, où le montant programmé s’élevait à 332 milliards de FCFA. À la clôture de l’exercice 2025, le pays avait mobilisé 325 milliards de FCFA, correspondant à 97 % de l’objectif initial, selon les compilations de Togo First.
La collecte des ressources en 2026 s’effectuera à travers l’émission de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) sur une période de douze mois. Un calendrier prévisionnel des différentes émissions sera communiqué afin d’assurer la visibilité du programme auprès des investisseurs.
Notons que ces dernières années, les interventions du Togo sur le marché régional alimentent l’appétit des milieux d’affaires de l’UEMOA, permettant au pays de dépasser en général, ses objectifs de mobilisation.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’exécutif prévoit de consacrer une enveloppe de 8,75 milliards FCFA à la subvention du gaz butane en 2026, selon les données inscrites dans le budget de l’Etat. Cette dotation vise à maintenir les prix du gaz domestique à un niveau accessible pour les ménages, dans un contexte marqué par la volatilité des cours internationaux de l’énergie.
Cette enveloppe est en légère baisse par rapport à celle prévue pour 2025, qui s’élevait à 9,6 milliards FCFA, selon les annonces du ministère en charge du Commerce. Cette baisse traduit un ajustement budgétaire, sans pour autant remettre en cause la politique de soutien aux consommateurs.
La subvention a pour objectif principal de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de limiter l’impact des hausses des prix sur le coût de la vie. Elle va contribuer en outre à encourager l’utilisation du gaz comme source d’énergie domestique, alternative aux combustibles traditionnels, dans une perspective de protection de l’environnement.
Notons qu’actuellement le prix du kilogramme de gaz butane est à 790 FCFA pour le consommateur, contre un prix théorique estimé à 892 FCFA sans intervention de l’État. La différence, soit 102 FCFA par kilogramme, est prise en charge par le budget public.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la campagne d’enrôlement pour l’obtention de la carte biométrique se poursuit dans la région Maritime avec le lancement, lundi 19 janvier 2026, de l’opération dans la préfecture du Zio. Cette nouvelle étape a été précédée de l’organisation d’un atelier, en début de semaine à Tsévié, sur le mécanisme de gestion des plaintes, par le ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, à travers l’Agence nationale d’identification (ANID).
Comme dans les autres préfectures déjà couvertes, l’opération vise à attribuer à chaque résident un Numéro d’identification unique (NIU). Ce numéro constituera, à terme, une clé d’accès aux services publics, privés et sociaux, notamment dans les domaines de l’éducation, de la sécurité sociale, des pensions, de la finance, de la santé, de la vaccination ou encore des transferts monétaires. Le dispositif permettra également de constituer une base de données nationale centralisée, sécurisée et fiable.
La mise en œuvre de l’opération est assurée par l’ANID dans le cadre du projet d’identification biométrique e-ID Togo, avec l’appui de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), chargé notamment du déploiement du personnel sur le terrain.
Tous les résidents sont éligibles à l’enrôlement, y compris les enfants de zéro à cinq ans, qui peuvent être enregistrés à partir du Numéro d’identification unique d’un parent. Ceci, alors que moins de 15 % de la population togolaise dispose d’une carte nationale d’identité.
Financé par la Banque mondiale, l’enregistrement biométrique s’inscrit dans le cadre du projet WURI-Togo, doté d’un financement de 72 millions de dollars.
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Les établissements de crédit togolais ont contribué à hauteur de 16,2 % des financements transfrontaliers accordés aux 400 plus grandes entreprises utilisatrices de crédits bancaires de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), à fin septembre 2025, selon la BCEAO.
Le pays se classe ainsi parmi les principaux contributeurs, derrière le Burkina Faso (33,1 %), le Bénin (21,0 %) et le Niger (17,2 %). Ces pays se caractérisent par un mouvement d’importation depuis la côte, notamment le Togo et le Bénin, vers l’hinterland, en particulier les pays de l’AES, Burkina Faso, Niger et Mali, ou vers le voisin nigérian, qui ne fait pas partie de l’UMOA.
Ces financements bancaires transfrontaliers en faveur des grandes entreprises sont, du reste, en progression dans l’espace communautaire. À fin septembre 2025, l’encours de ces concours s’est établi à 405,6 milliards FCFA, représentant 4,1 % du total des gros risques, contre 400,9 milliards FCFA trois mois plus tôt et 295,1 milliards FCFA un an auparavant.
Cette progression marque l’implication active et croissante de plusieurs systèmes bancaires nationaux, dont celui du Togo, dans le financement des activités économiques internationales au sein de la sous-région.
Cela dit, en parallèle, la concentration du crédit interpelle. Au Togo, les 50 plus grandes entreprises captent 38,1 % des crédits bancaires à l’économie, selon les données de la banque centrale, un ratio supérieur à la moyenne observée dans certains pays de l’Union. Si les financements transfrontaliers soutiennent l’activité des grands groupes et les échanges régionaux, ils posent également la question de l’équilibre entre le soutien aux acteurs majeurs et l’accès au crédit pour les PME, encore largement dépendantes des marchés domestiques.
Ayi Renaud Dossavi
Lors de la 16ᵉ Assemblée de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, tenue à Abu Dhabi en début de semaine, du 10 au 12 janvier, Mémounatou Ibrahima, présidente du Parlement de la CEDEAO, a porté la position de l’Afrique de l’Ouest sur l’accès à l’électricité et sur la transition énergétique.
S’exprimant au Forum des législateurs et des régulateurs de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, la Togolaise a souligné le paradoxe énergétique régional, marqué par un fort potentiel en ressources renouvelables et un déficit d’accès à l’électricité qui concerne encore près de 43 % de la population.
Pour la responsable communautaire, la réponse à ce déséquilibre passe par une intégration régionale plus opérationnelle. Elle plaide ainsi pour plusieurs axes d’action, notamment la synchronisation des réseaux électriques nationaux à travers le Pool énergétique ouest-africain, l’harmonisation des cadres réglementaires et la mise en œuvre d’une politique régionale des énergies renouvelables.
L’objectif est de porter la part des énergies vertes à 48 % du mix énergétique régional d’ici à 2030, afin de renforcer la sécurité énergétique et d’améliorer l’attractivité du secteur pour les investisseurs.
Mémounatou Ibrahima a également rappelé le rôle du Parlement de la CEDEAO dans le suivi des politiques énergétiques, l’évaluation des performances publiques et la prise en compte des attentes des populations.

Dans le même temps, à Lomé, le Togo accueillait des échanges régionaux sur l’énergie. La capitale togolaise a ainsi abrité, pendant deux jours, une rencontre de la plateforme Women in Energy Network-Africa dédiée à la recherche de solutions aux inégalités de genre dans le secteur de l’énergie, autour du thème : « Répondre aux inégalités de genre dans l’énergie : partenariats pour la durabilité ».
R.E.D
Au Togo, l’Institut national de formation agricole (INFA) de Tové et l’ONG Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE-Togo) lancent une étude de recherche pour renforcer la durabilité des systèmes agricoles dans la zone des Plateaux-Ouest.
Un partenariat a été formalisé à cet effet, à travers la signature d’un contrat de coopération scientifique, mercredi 14 janvier à Tové, près de Kpalimé.
Dans le détail, l’étude porte sur quatre préfectures (Danyi, Kpélé, Kloto et Agou) et mobilisera un échantillon de 200 acteurs agricoles et institutionnels. Il s’agira notamment de dresser un état des lieux des pratiques agroécologiques existantes, d’identifier les contraintes techniques et organisationnelles ; puis de formuler des pistes opérationnelles adaptées aux réalités locales ; ceci, dans un contexte marqué par la variabilité climatique.
Selon les responsables du projet, ces travaux reposent sur une approche participative, associant étroitement les producteurs, les encadreurs agricoles et les organisations communautaires à la collecte et à l’analyse des données. Cette méthode vise à renforcer l’appropriation des résultats et à faciliter leur diffusion sur le terrain.
Centre certifié en production agroécologique, l’INFA assurera la conception des outils de recherche, l’analyse des données et la rédaction du rapport final, tandis que la JVE pilotera l’atelier de validation des résultats avec les parties prenantes locales. Les travaux devraient s’achever d’ici à fin mars 2026.
À terme, cette étude entend fournir une base factuelle pour orienter les politiques locales de transition agroécologique, et ainsi améliorer la résilience des exploitations agricoles dans les Plateaux-Ouest.
Rappelons que globalement, la région des Plateaux est considérée au Togo comme le grenier du pays, avec une forte contribution aux cultures vivrières et de rente, comme le riz, le soja, le maïs, le piment, le café et le cacao.
R.E.D
Au Togo, les porteurs de projets d'infrastructure, avec des initiatives en phase de démarrage, peuvent soumissionner à une opportunité de financement de la Commission de l'Union européenne, dénommée Global Gateway Early-Stage Investment Mechanism.
Le dispositif est destiné à soutenir les projets d’infrastructure en phase de démarrage dans les pays partenaires de l’Union européenne, dont le Togo. L’initiative s'annonce dans le cadre de la stratégie “Global Gateway” de l’UE, qui veut renforcer les investissements durables et structurants dans les économies partenaires.
Dans le détail, les secteurs prioritaires identifiés sont les transports, l’intelligence artificielle, l’énergie et le développement urbain. Les porteurs de projets retenus peuvent bénéficier de subventions comprises entre 500 000 et 2 millions d’euros, avec un taux de cofinancement européen pouvant atteindre 90 %. La durée des projets s’étend de 12 à 36 mois.
Il faut préciser que le mécanisme cible des projets encore au stade de la conception, avec l’objectif de transformer des idées prometteuses en projets bancables. Selon les informations, les financements (non remboursables), pourront notamment couvrir : des études de faisabilité, des projets pilotes ou d’autres activités préparatoires, souvent déterminantes pour attirer ultérieurement des capitaux publics ou privés.
Mieux encore, même les entreprises établies dans l’espace de l’Union européenne, qu’il s’agisse de start-up, de PME ou de grands groupes, sont éligibles, tout comme les consortiums, entreprises publiques, universités et instituts de recherche, notamment pour les projets liés à l’IA. Des partenariats avec des promoteurs publics togolais, nationaux ou locaux, sont possibles et encouragés.
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 16 mars 2026.
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