Au Togo, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-Togo) associe les acteurs de la chaîne pénale à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. À cet effet, la structure a entamé, le mardi 24 mars 2026 à Sokodé, une rencontre d’échanges avec des magistrats, des officiers de police judiciaire et des forces de défense et de sécurité.
Organisée en collaboration avec le Comité national de coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (CONAC), la rencontre permet d’insister sur la nécessité d’une approche coordonnée. « Nous devons travailler ensemble pour prévenir, détecter et sanctionner efficacement toute infraction liée au financement du terrorisme », a souligné le président de la CENTIF, Aquitème Tchaa Bignossi.
Au cours des travaux, un accent particulier sera mis sur l’adoption d’une approche équilibrée fondée sur les risques, conciliant transparence et préservation de l’espace civique. Les échanges portent également sur les innovations introduites par la nouvelle loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, adoptée début mars 2026. Ce texte renforce les capacités des autorités togolaises en matière de prévention et de répression de ces infractions.
Prévu sur trois jours, l’atelier permettra aux participants d’échanger sur les meilleures pratiques, d’examiner des cas concrets et de partager leurs expériences, en vue de renforcer la synergie entre les acteurs judiciaires et sécuritaires.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement lance un concours de recrutement de fonctionnaires pour le ministère de l’Environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, dans un contexte de renforcement des capacités publiques.
Selon l’arrêté interministériel publié récemment, 400 postes sont ouverts, répartis entre 60 techniciens supérieurs en foresterie et 340 adjoints techniques des eaux et forêts .
Ce recrutement s’inscrit notamment dans le cadre des efforts visant à soutenir la gestion durable des ressources naturelles et la mise en œuvre des politiques environnementales.
Concrètement, les candidatures seront reçues du 30 mars au 30 avril 2026 dans les groupements de gendarmerie de Lomé ainsi que dans les chefs-lieux de régions. Les épreuves écrites sont prévues pour le 22 juin 2026, suivies des épreuves sportives en juillet.
Le concours, pour rappel, est ouvert aux Togolais des deux sexes, remplissant les conditions requises, notamment en matière de diplômes et d’aptitude physique.
Les profils recherchés couvrent des compétences techniques liées à la foresterie, à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles.
Consulter l'annonce du ministère.
Le Togo figure parmi les premiers pays africains approvisionnés en produits pétroliers raffinés par la raffinerie Dangote (Dangote Oil Refinery), nouvel acteur privé nigérian du secteur, qui accélère son déploiement sur le marché régional depuis le début de l’année 2026.
Selon des données récentes, reprises par plusieurs médias, la raffinerie a exporté 12 cargaisons de produits pétroliers raffinés, représentant environ 456 000 tonnes, vers cinq pays africains, dont le Togo. Ces livraisons interviennent après l’atteinte de la pleine capacité de production du site, estimée à 650 000 barils par jour en février 2026.
Cette évolution survient dans un contexte où plusieurs pays africains font face à des coûts d’importation élevés et à des risques de pénurie, liés notamment aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
En effet, l’Afrique importe la majorité de ses produits pétroliers raffinés, notamment l’essence et le diesel, en raison d’une capacité de raffinage locale limitée, malgré son statut d’exportateur de pétrole brut. En Afrique de l’Ouest, les importations proviennent principalement d’Europe, notamment de la zone Amsterdam-Rotterdam-Anvers, ainsi que d’Asie.
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La raffinerie Dangote, qui produit des carburants aux normes Euro 5, ambitionne de s’imposer comme un fournisseur majeur dans la sous-région. Elle pourrait tirer parti des perturbations actuelles des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Du côté de Lomé, peu de détails ont filtré sur ces premières acquisitions d’hydrocarbures. Cette opération s’inscrit dans une logique de diversification des sources d’importation et de sécurisation de l’approvisionnement en carburants. La proximité avec le Nigeria permet également de réduire les délais logistiques et les coûts de transport.
Par ailleurs, les capacités de réexportation du port de Lomé vers les pays du Golfe de Guinée ouvrent des perspectives pour le Togo dans la redistribution régionale des produits pétroliers.
À terme, une telle évolution pourrait contribuer à restructurer les flux d’approvisionnement énergétique sur le continent, historiquement dépendant des importations en provenance d’Europe.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Conseil National du Crédit (CNC) a tenu sa première session ordinaire de l’année 2026, le lundi 23 mars à Lomé. Cette rencontre, qui a rassemblé les principaux acteurs du monde économique togolais, a été l’occasion de faire le point sur la situation macroéconomique du pays et de définir les priorités pour l’année.
Selon le CNC, la croissance économique du Togo est attendue à 6,5 % en 2026, contre 6,2 % en 2025, avec une inflation maîtrisée à 1,8 %, après 0,4 % en 2025. Cette prévision optimiste est toutefois formulée dans un contexte marqué par la résurgence de tensions géopolitiques, dont les effets potentiels pourraient peser sur le cadre macroéconomique national.
Le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, également président du CNC, a souligné que l’économie pourrait être affectée par la hausse des cours des hydrocarbures et des intrants agricoles, les perturbations des chaînes logistiques maritimes et aériennes, ainsi que les tensions de liquidité sur les marchés financiers. Face à ces risques, le Togo a choisi d’anticiper plutôt que de subir les chocs.
« Nous avons anticipé ces chocs plutôt que de simplement les subir. Face à cette situation d’incertitude, le Gouvernement demeure déterminé à poursuivre les réformes structurelles visant à consolider la résilience de l’économie nationale », a déclaré le ministre.
Pour atteindre cet objectif de croissance, le CNC a identifié plusieurs priorités. Il s’agit notamment d’augmenter l’offre de produits et instruments financiers innovants pour financer des projets d’énergies renouvelables, et de renforcer les financements aux entreprises agroalimentaires afin de valoriser la production nationale et réduire la dépendance aux importations alimentaires coûteuses.
Le Conseil a également insisté sur la nécessité de solidifier le système financier et sa capacité à soutenir l’activité économique. L’accent sera mis sur le financement des entreprises du secteur agroalimentaire, considérées comme un levier clé pour stimuler la production locale et sécuriser l’approvisionnement alimentaire du pays.
Esaïe Edoh
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Le Togo fait l’objet, depuis lundi 23 mars 2026, d’une évaluation menée par une mission du Comité des Nations Unies contre le terrorisme. Cette initiative vise à apprécier les efforts du pays en matière de lutte contre le terrorisme et de renforcement de la sécurité nationale.
La mission, qui se déroule jusqu’au 31 mars, va évaluer les progrès réalisés par le Togo, tout en mettant un accent particulier sur la coopération internationale et le renforcement des capacités nationales. Elle s’inscrit dans la dynamique de collaboration entre le gouvernement togolais et le système des Nations Unies sur les questions de paix, de sécurité et de stabilité.
Au cours de cette semaine de travaux, les experts procéderont à un examen approfondi des mécanismes nationaux de lutte contre le terrorisme. Il s’agira notamment d’identifier les défis persistants et de formuler des recommandations en vue de renforcer l’efficacité des dispositifs existants.
Les échanges porteront également sur plusieurs axes clés, dont la justice pénale, la lutte contre le financement du terrorisme, la sécurité des frontières, la prévention de l’extrémisme violent, ainsi que l’usage des technologies dans le domaine sécuritaire. La promotion des droits humains et de l’égalité de genre figure également parmi les thématiques ciblées.
Cette mission intervient dans un contexte marqué par la menace terroriste dans la région des Savanes, au nord du pays. Face à cette situation, le Togo a multiplié les initiatives sécuritaires et sociales. Sur le plan opérationnel, le gouvernement a notamment déployé des forces de défense et de sécurité dans le cadre de l’opération Koundjoaré, visant à contenir les incursions des groupes armés.
« Cette visite est une occasion précieuse pour partager nos expériences et identifier les défis persistants », a déclaré le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Madjoulba.
À travers cette évaluation, les autorités togolaises entendent renforcer leur dispositif de lutte contre le terrorisme, tout en consolidant la coopération internationale pour faire face à une menace de plus en plus transnationale.
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Le Togo et l’Oman se préparent à renforcer leur partenariat économique à travers des investissements à Lomé. Une mission d’investisseurs du sultanat d’Oman séjourne dans la capitale togolaise à cet effet, avec pour objectif d’explorer les opportunités d’investissement.
La délégation a été reçue, le lundi 23 mars 2026, par le ministre délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, Arthur Trimua. Les échanges ont porté sur plusieurs projets identifiés dans des secteurs jugés stratégiques, en vue de soutenir la dynamique de croissance de l’économie togolaise.
Concrètement, les pistes de collaboration s’articulent autour de plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’énergie, les ressources minières, les infrastructures, ainsi que le pétrole et le gaz. Ces secteurs figurent parmi les priorités définies par les autorités togolaises dans leur stratégie de développement.
À la suite de cette première rencontre, la délégation omanaise poursuivra sa mission au Togo avec des séances techniques et des échanges avec les institutions et ministères sectoriels concernés. L’objectif est d’examiner de manière approfondie les projets envisagés et d’identifier des perspectives concrètes de partenariat.
Notons que l’économie omanaise repose principalement sur les hydrocarbures, notamment le pétrole et le gaz, mais le pays s’oriente progressivement vers un modèle plus diversifié, porté par l’industrie, le commerce, le tourisme et les nouvelles technologies. Si la présence d’Oman en Afrique demeure encore limitée, un éventuel engagement au Togo pourrait marquer une étape dans le déploiement de ses investissements sur le continent, en particulier en Afrique de l’Ouest.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Université de Lomé (UL) lance un Master professionnel en ingénierie de la commande publique pour l’année académique 2026-2027, avec une spécialisation dédiée aux partenariats public-privé (PPP).
Accessible aux titulaires d’une licence en droit, économie, gestion ou finance, ce programme formera des profils capables de structurer, piloter et contrôler des projets publics, notamment dans le cadre de montages contractuels impliquant le secteur privé.
Dans le détail, le cursus proposé par la première université publique du pays s’articule autour de deux spécialités : marchés publics et PPP. Dans ce second volet, les étudiants seront formés à la gestion des contrats de partenariat, de la passation à l’exécution, en intégrant les dimensions juridiques, techniques et financières.
Au Togo, cette offre de formation intervient dans un contexte marqué par le recours croissant aux partenariats public-privé dans les projets d’infrastructures et de services publics. Le pays a ainsi multiplié ces dernières années les initiatives visant à attirer les investissements privés, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports et des équipements publics.
Pour l’UL, il s’agirait donc de répondre à la demande croissante de compétences spécialisées, dans un environnement où la structuration des projets publics devient un enjeu économique croissant.
Concrètement, les débouchés pour cette formation couvrent un large éventail de fonctions, dont juriste en PPP, auditeur, coordinateur de projet ou encore consultant en commande publique.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 3 avril 2026. Le processus de sélection comprend une présélection et un entretien individuel.
Consulter l’appel à candidature.
Ayi Renaud Dossavi
Des professionnels de la santé sont réunis à Lomé depuis lundi 23 mars 2026, pour actualiser le guide du prestataire sur les soins obstétricaux et néonataux d’urgence, un outil de référence destiné à améliorer la prise en charge des mères et des nouveau-nés.
Cette initiative, portée par la Société africaine de gynécologie et d’obstétrique (SAGO), a pour but d’adapter les pratiques médicales aux évolutions récentes, en intégrant les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le guide, élaboré une première fois en 2018, doit être révisé pour tenir compte de nouvelles approches cliniques, notamment dans la gestion des complications liées à l’accouchement.
« Ce guide, c’est une liste de conduites en urgence destinées aux soins pour la mère et le nouveau-né. L’objectif est de le mettre à jour selon les recommandations de l’OMS, en intégrant de nouvelles approches, notamment dans la prise en charge de l’hémorragie du post-partum », a expliqué le Professeur Khaled Neji, président de la SAGO.
Les travaux se concentrent sur l’harmonisation des protocoles et la diffusion de pratiques validées, incluant de nouveaux traitements et gestes médicaux. L’objectif est de renforcer les capacités des personnels de la santé et de réduire les risques liés aux urgences obstétricales.
« Il est important que le guide de 2018 soit mis à jour pour refléter des recommandations basées sur l’évidence, afin d’améliorer la qualité des soins et de sauver des vies de mères et de nouveau-nés », a indiqué Dr Léopold Ouédraogo, conseiller régional de l’OMS.
Les autorités togolaises ont réaffirmé leur engagement à renforcer les dispositifs de santé maternelle. La version actualisée du guide devrait être validée en avril 2026 à Abidjan, avant sa diffusion dans les pays membres de l’espace SAGO.
R.E.D
Le Togo accélère les préparatifs en vue du lancement du programme régional WACA+, appelé à prendre le relais du projet WACA ResIP dont la clôture est prévue fin décembre 2026. Une mission de la Banque mondiale, conduite du 17 au 19 mars 2026, a permis d’engager les discussions techniques sur la conception de cette nouvelle phase.
Les travaux ont porté sur la définition des orientations stratégiques, des activités prioritaires et des modalités de mise en œuvre.

Les autorités togolaises ont également engagé des consultations avec les partenaires techniques et financiers, dont l’Agence française de développement (AFD) et Invest International, afin d’assurer la cohérence du WACA+ avec les projets en cours dans l’économie bleue.
Le programme WACA+, en cours d’approbation au niveau de la Banque mondiale, concerne sept pays d’Afrique de l’Ouest et du littoral atlantique. Il doit notamment renforcer la lutte contre l’érosion côtière, les inondations et la dégradation des écosystèmes, des enjeux majeurs pour les économies côtières de la région.
Au Togo, le projet WACA ResIP qui arrivera à terme très prochainement a déjà permis la réalisation d’infrastructures de protection du littoral, notamment sur une partie du segment Lomé-Aného, ainsi que des actions de restauration des écosystèmes et de soutien aux communautés riveraines.
Ces interventions ont contribué à limiter les pertes économiques liées à l’érosion et à sécuriser certaines zones habitées.
Une feuille de route issue de la mission doit définir les priorités opérationnelles pour les prochaines années.
Ayi Renaud Dossavi
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L'inflation est souvent présentée comme un chiffre unique : 0,4% en glissement annuel au Togo en février 2026. Mais derrière ce chiffre moyen se cachent des réalités très différentes, selon que l'on vit en ville ou à la campagne, selon que l'on est pauvre ou issu de la classe moyenne. Car les prix ne baissent pas et ne montent pas de la même façon sur tous les postes de dépenses. Et tous les ménages ne dépensent pas leur argent de la même façon.
Ce que disent les chiffres de l'INSEED
En février 2026, deux grandes tendances se dégagent des données de l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED). D'un côté, les prix alimentaires ont baissé de 0,9% sur un an, portés par un recul spectaculaire des céréales de 17,8%. De l'autre, l'énergie (électricité, gaz et autres combustibles) a progressé de 13% sur la même période. Ces deux évolutions ne touchent pas les mêmes ménages avec la même intensité.
Les ménages ruraux pauvres : les grands gagnants de la baisse des céréales
Dans les zones rurales du Togo, l'alimentation représente une part beaucoup plus importante du budget des ménages que dans les villes. Pour les ménages les plus modestes, qu'ils soient ruraux ou urbains, la nourriture peut absorber plus de la moitié des dépenses quotidiennes. La chute de 17,8% du prix des céréales sur un an est donc pour eux une bouffée d'air réelle. Le maïs, aliment de base dans le nord du pays, s'achète à 143 FCFA/kg à Kara contre plus de 230 FCFA à Lomé. Moins dépendants du réseau électrique et du gaz butane, ces ménages subissent par ailleurs peu la hausse de l'énergie.
Résultat : pour un ménage rural vivant principalement de céréales locales et cuisinant au bois ou au charbon de bois — ce dernier n'ayant progressé que de 3,2% sur le mois —, l'inflation ressentie est probablement négative. Autrement dit, leur pouvoir d'achat réel a augmenté, même si leurs revenus monétaires sont restés stables.
Les ménages urbains modestes : coincés entre deux feux
La situation est beaucoup plus inconfortable pour les ménages pauvres des villes, et en particulier ceux de Lomé. Ils bénéficient eux aussi de la baisse des céréales, mais dans une moindre mesure : à Lomé, le maïs blanc coûte encore 231 FCFA/kg, soit 60% de plus que dans le nord. Surtout, ils sont bien plus exposés à la hausse de l'énergie. Connectés au réseau électrique de la CEET, ils subissent de plein fouet la progression de 13% des prix de l'électricité et des combustibles sur un an. Leur logement intègre des charges énergétiques croissantes.
Ces ménages sont également plus dépendants des restaurants et des vendeurs de rue pour leurs repas sachant que la division « Restaurants et services d'hébergement », qui pèse 16,5% du panier national, a progressé de 1% sur un an. Or ce poste est encore plus lourd dans le budget des travailleurs urbains à faibles revenus, qui n'ont pas les conditions pour cuisiner chez eux à chaque repas.
La classe moyenne urbaine : l'énergie, un poste de plus en plus lourd
Pour les ménages de la classe moyenne à Lomé comme les fonctionnaires, les employés du secteur privé, les petits entrepreneurs, la baisse des prix alimentaires apporte un soulagement partiel. Mais leur profil de consommation les rend particulièrement sensibles à la hausse de l'énergie. Climatiseurs, réfrigérateurs, congélateurs, téléviseurs, connexions internet : leur consommation électrique est structurellement plus élevée. Or l'électricité, le gaz et les combustibles ont pris 13% sur un an.
À cela s'ajoute le recul de 2,2% des prix de l'« Information et communication » sur un an, un soulagement pour cette catégorie, davantage équipée en smartphones et abonnements internet, mais qui ne compense pas la pression énergétique.
Fiacre E. Kakpo