Une nouvelle promotion de professionnels du secteur judiciaire vient de rejoindre le système judiciaire togolais. Au total, 67 élèves du Centre de formation des professions de justice (CFPJ) ont reçu leurs diplômes le vendredi 13 mars à Lomé lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi.
« Retenez que la loi exige de vous le travail bien fait, l’impartialité et l’intégrité ; en somme, de l’ardeur mais aussi une haute conscience professionnelle », a déclaré le ministre dans le cadre de la cérémonie.
La promotion 2023 à 2025 comprend 28 auditeurs de justice et 39 greffiers et secrétaires de parquet. Parmi les auditeurs de justice figurent cinq officiers des forces de défense et de sécurité ; le groupe des greffiers et secrétaires de parquet compte également trois adjudants de la police nationale.
Pour rappel, ces diplômés ont été recrutés à l’issue des concours interne et externe organisés en 2022. Les auditeurs de justice ont suivi un cycle de formation de 24 mois, tandis que les greffiers et secrétaires de parquet ont bénéficié d’un cursus de 18 mois. La formation a combiné enseignements théoriques et immersion professionnelle au sein des juridictions, cabinets d’avocats, études notariales et études d’huissiers.

Selon la direction du CFPJ, l’objectif est de doter le système judiciaire de profils formés aux exigences éthiques et techniques de la profession. Les prochaines promotions devraient intégrer de nouveaux modules portant notamment sur la cybercriminalité, le blanchiment de capitaux et les contentieux liés à la propriété intellectuelle.
Lors de la cérémonie, la promotion des auditeurs de justice a été baptisée « promotion Atsou Koffi Amégan », en hommage à l’ancien président de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle. Celle des greffiers et secrétaires de parquet porte le nom de « promotion Bouraima Bawa ».
Ces nouveaux diplômés devraient être déployés dans les juridictions afin de répondre aux besoins en personnel du secteur judiciaire.
R.E.D
Au Togo, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a reçu le vendredi 13 mars, à Lomé, Christian Jové Ehrhardt, sous-secrétaire d’État adjoint américain au Bureau de la population, des réfugiés et des migrations.
La visite, inscrite dans le cadre du dialogue bilatéral entre Lomé et Washington sur les questions migratoires, sécuritaires et de développement, a permis aux deux acteurs d’aborder les mécanismes de consolidation de la coopération entre les deux pays.
« J’ai eu une rencontre avec Son Excellence Monsieur le Président du Conseil. Nous avons parlé de la très bonne collaboration entre les États-Unis et le Togo. C’est une relation très forte depuis l’indépendance du Togo. Nous avons étudié la manière dont on peut approfondir cette bonne collaboration entre nos deux pays. Je suis très fier. C’est ma première visite ici au Togo, un excellent pays », a indiqué le représentant américain au sortir de la rencontre.
Les États-Unis comptent parmi les partenaires historiques du Togo, avec des programmes actifs dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et du développement social.
Sur le plan sécuritaire, la coopération s’est renforcée ces dernières années face aux menaces d’extrémisme violent dans la région. Washington appuie notamment le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS), un dispositif togolais destiné à stabiliser le nord du pays et à renforcer la résilience des communautés exposées aux risques sécuritaires. Le programme bénéficie d’un soutien international, dont celui des États-Unis, entre autres à travers le mécanisme de stabilité des États côtiers.
La collaboration inclut aussi un volet militaire. Ainsi, le commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) travaille avec les forces togolaises pour améliorer la formation, la coordination opérationnelle et la préparation face aux menaces transnationales.
Au-delà de la sécurité, Washington soutient également des projets dans la santé, l’éducation et la gouvernance. Les deux pays cherchent parallèlement à accroître les échanges économiques et les investissements, dans un contexte régional marqué par l’évolution des équilibres géopolitiques en Afrique de l’Ouest.
R.E.D.
Au Togo, les prix à la consommation sont restés quasi stables en février 2026. Sur les douze derniers mois, le taux d'inflation moyen n'a atteint que 0,1%, selon l'Institut National de la Statistique (INSEED), un niveau très bas, loin du seuil de 3% que l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) fixe comme limite à ne pas dépasser pour ses huit pays membres.
Concrètement, cela signifie que les prix ont très peu bougé sur une longue période : en moyenne, ce que les ménages togolais achetaient 100 francs CFA il y a un an leur coûte à peine plus aujourd'hui. Par rapport à février 2025 précisément, la hausse ressort à 0,4%. Et sur le seul mois de février, les prix ont progressé de 0,7% par rapport à janvier 2026, sous l'effet surtout de la flambée saisonnière des légumes frais comme la tomate fraîche.
Les céréales tirent les prix alimentaires vers le bas
Ce qui a le plus pesé dans le sens de la stabilité, c'est la baisse des prix alimentaires. Sur un an, les produits alimentaires ont reculé de 0,9% et les céréales de 17,8%, une chute spectaculaire qui s'explique par une bonne campagne agricole ayant mis davantage de maïs sur les marchés. Pour les ménages, qui consacrent près de 28% de leurs dépenses à l'alimentation, c'est un soulagement réel.
L'électricité et le gaz restent chers
Du côté des hausses, c'est l'énergie qui tire les prix vers le haut. Le poste « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » a augmenté de 6,3% sur un an. L'électricité, le gaz et les autres combustibles ont même progressé de 13% sur la période, une pression significative sur le budget des ménages, en particulier les plus modestes. La santé a également renchéri de 1,6% sur un an, de même que les restaurants et services d'hébergement, en hausse de 1,0%. Ces deux postes, qui représentent respectivement 5,7% et 16,5% du panier de consommation des ménages, ont donc contribué, dans une moindre mesure, à soutenir les prix.
Les carburants à la pompe, eux, n'ont pas bougé : l'essence est restée à 680 francs CFA le litre et le gasoil à 695 francs CFA partout sur le territoire. Une situation qui pourrait toutefois évoluer dans les prochaines semaines, alors que la guerre au Moyen-Orient maintient les cours du brut autour de 100 dollars le baril.
Tomates, piments, poissons fumés : les marchés sous tension en février
Sur le mois de février uniquement, certains produits de base ont connu des envolées de prix. À Lomé, la tomate ronde locale a bondi de 56% en un mois, la tomate importée de près de 90%, et le piment vert de plus de 30%. Ces hausses sont saisonnières : elles surviennent chaque année à cette période, quand les stocks de la récolte précédente s'épuisent avant que la nouvelle production n'arrive sur les marchés.
Plusieurs poissons fumés ont aussi renchéri : la sardinelle fumée a pris 10% et le chinchard fumé 6,1% en un mois. Hors ces produits saisonniers et hors énergie, les prix sont restés parfaitement stables en février, signe qu'il n'y a pas de tensions généralisées sur les marchés.
Le Togo, bon élève de la zone UEMOA
À l'échelle régionale, selon les dernières données disponibles portant sur janvier 2026, le Togo se distingue par sa stabilité. La Côte d'Ivoire affiche une inflation annuelle de 1,4%, le Bénin de 0,9%, le Sénégal de 0,4%. À l'opposé, le Niger est en déflation, c'est-à-dire que les prix y baissent de 10,2% sur un an, un retournement brutal après une période de forte tension sur les prix. En moyenne, l'ensemble de la zone UEMOA enregistre une légère baisse des prix de 0,5% sur un an.
Pour produire ces chiffres chaque mois, l'INSEED suit l'évolution des prix de 810 produits dans près de 4 800 points de vente répartis sur tout le territoire togolais.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, les acteurs de la filière karité ont engagé, le jeudi 12 mars 2026 à Kara, une réflexion sur les perspectives de développement et de durabilité de ce sous-secteur agricole. La rencontre, organisée autour du thème : « La filière karité face aux enjeux et défis de la durabilité : état des lieux et perspectives » s’inscrit dans la dynamique de structuration du secteur et ouvre la voie à la mise en place du Conseil interprofessionnel de la filière karité du Togo (CIFKAT).
Elle a réuni plus de 150 participants, dont des producteurs, transformateurs et exportateurs, ainsi que des représentants des services techniques de l’État (agriculture, environnement, commerce) et des partenaires financiers. Au cours des échanges, les participants ont analysé les enjeux économiques, sociaux et environnementaux liés à la filière.
Les discussions ont notamment porté sur la gestion durable des parcs à karité, l’amélioration de la qualité des amandes, le renforcement de la transformation locale et la création de plus de valeur ajoutée autour des produits dérivés.
Les acteurs ont également évoqué des questions liées à la structuration des coopératives, à l’entrepreneuriat féminin et à l’accès aux marchés. L’objectif est de mieux organiser la chaîne de valeur et de renforcer la compétitivité de la filière sur les marchés régionaux et internationaux.
Selon les organisateurs, ces échanges ont aussi permis de poser les bases d’initiatives visant la régénération naturelle assistée des parcs à karité et l’adaptation de la filière aux effets du changement climatique, dans un contexte où la préservation de cette ressource naturelle devient un enjeu majeur.
Au plan international, le Togo se positionne comme le 7ᵉ producteur mondial de karité, avec une production annuelle estimée entre 35 000 et 50 000 tonnes d’amandes. Pour les acteurs du secteur, les démarches engagées devraient contribuer à renforcer ce potentiel et à améliorer les retombées économiques de la filière.
Pour Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla, le karité constitue une source importante de revenus pour des milliers de femmes rurales, tout en représentant un levier de développement local. Toutefois, malgré son potentiel économique, la filière reste confrontée à plusieurs défis.
La responsable appelle ainsi les différents acteurs à définir de nouvelles stratégies de promotion et de valorisation du karité, afin d’en faire un secteur plus structuré et un véritable levier de développement durable pour l’économie togolaise.
Esaïe Edoh
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La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a procédé, ce vendredi 13 mars 2026, au pré-lancement du projet « Femmes, Action, CCI-Togo », une initiative visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes à travers les métiers du transport et de la logistique. Dix bénéficiaires seront sélectionnées pour cette première promotion.
L’annonce a été faite par le président de l’institution consulaire, José Kwassi Symenouh, lors d’une rencontre avec la presse, en présence notamment de la Directrice générale de la CCI-Togo, Karine Adotevi Edoh, des responsables des transports routiers et de plusieurs partenaires du secteur, notamment AGL (Africa Global Logistics) représentée par son Top manager, Charles Kokouvi Gaffan.
Selon le président de la CCI-Togo, cette initiative vise à renforcer la présence des femmes dans les métiers du transport et de la logistique, encore largement dominés par les hommes.
Le projet « Femmes Action CCI-Togo » vise à permettre aux femmes, dans un avenir proche, de conduire des engins lourds, des poids lourds ou des semi-remorques, et même de manipuler des grues portuaires. L’objectif est qu’elles se convainquent qu’elles peuvent aussi exercer ces métiers longtemps considérés comme réservés aux hommes, a expliqué José Kwassi Symenouh.
Présenté dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le projet ambitionne de soutenir l’autonomisation économique des femmes tout en répondant aux besoins croissants de compétences dans ces secteurs stratégiques pour l’économie togolaise.
Pour cette première édition baptisée « Promotion Dorothée Nassif », dix candidates seront retenues à l’issue d’un appel à candidatures. Dorothée Nassif est une pionnière des femmes dans les métiers de conduite de poids lourds au Togo. Pour elle, « conduire, c’est passionnant, très passionnant », a-t-elle confié, encourageant les femmes à vaincre leurs propres peurs pour embrasser les métiers de conduite d’engins lourds, d’équipements portuaires, et autres.
Les bénéficiaires suivront une formation professionnelle spécialisée, assortie d’un encadrement technique et institutionnel assuré par la CCI-Togo et ses partenaires, Africa Global Logistics (AGL) et des acteurs des transports routiers, afin de faciliter la formation et l’intégration professionnelle des participantes.
Après cette phase de pré-lancement, le projet devrait connaître plusieurs étapes, dont le lancement officiel prévu en juin prochain, marqué par la signature de conventions avec les partenaires institutionnels.
Le démarrage des formations est attendu pour septembre 2026.
Au-delà de la formation, la CCI-Togo ambitionne de favoriser l’insertion professionnelle des bénéficiaires, notamment au sein d’entreprises comme AGL, tout en encourageant l’entrepreneuriat féminin. De fait, à travers ce programme, l’institution consulaire entend développer des compétences nationales dans des secteurs clés de l’économie togolaise et encourager l’entrepreneuriat féminin. Les femmes peuvent se regrouper et créer une société de transport, avec l’accompagnement de la CCI-Togo qui prévoit de mettre en place un fonds spécial dénommé Fonds d’Investissement de la CCI-Togo, suggère José Kwassi Syménouh.
Selon la CCI-Togo, un premier bilan de l’initiative est prévu le 8 mars 2027, afin de mesurer son impact sur l’accès des femmes aux métiers du transport et de la logistique.
S.A
Au Togo, les autorités renforcent leur dispositif de préparation face aux risques d’inondations à l’approche de la saison des pluies. L’Agence nationale de la protection civile (ANPC) a réuni jeudi 12 mars 2026 à Lomé, les institutions publiques, partenaires techniques et organisations impliquées dans la gestion des catastrophes. Ceci, à la faveur de la première réunion annuelle de la plateforme nationale de réduction des risques.
Il s’agissait notamment d’évaluer le niveau de préparation des différents acteurs et d’améliorer la coordination des interventions en cas d’événements climatiques majeurs.
Ces travaux interviennent à la suite des prévisions saisonnières publiées par les services météorologiques, qui annoncent un risque non négligeable d’inondations dans certaines zones du pays.
« Il fallait rassembler tous les acteurs intervenant dans la gestion des risques de catastrophes pour se préparer et apporter une réponse appropriée à d’éventuelles inondations », a indiqué à cet effet le lieutenant-colonel Baka Youma, directeur général de l’ANPC.
Au cours des travaux, les participants ont présenté l’état de préparation de leurs structures respectives et discuté des mécanismes de coordination entre les administrations concernées.
La Banque mondiale a également présenté un dispositif de financement rapide destiné à soutenir les réponses d’urgence en cas de catastrophe. Cet outil, appelé « RRO», permettrait de mobiliser rapidement des ressources financières à partir de projets existants.
Cette mobilisation intervient dans un contexte climatique jugé préoccupant par les experts. Selon les projections du forum régional PRESAGG 2026, le sud du Togo pourrait enregistrer des précipitations supérieures à la moyenne entre mars et mai, période durant laquelle les zones côtières et urbaines sont particulièrement exposées aux inondations.
R.E.D
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Réunis à Lomé du lundi 9 au jeudi 12 mars 2026 pour la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), les États membres ont adopté une politique commune destinée à harmoniser les stratégies de recherche dans l’espace académique francophone africain.
Le principal résultat des travaux est l’adoption de la « Déclaration de Lomé », un document cadre qui doit permettre de renforcer la coopération scientifique entre les 19 pays membres de l’organisation.
Élaborée en amont lors de réunions préparatoires à Bamako puis amendée par les ministres réunis dans la capitale togolaise, cette déclaration marque un jalon dans la coordination des politiques nationales de recherche.
Pour le secrétaire général du CAMES, le professeur Souleymane Konaté, ceci marque un tournant pour l’organisation. « La première avancée majeure est la déclaration de la politique commune de recherche de l’espace CAMES, affectueusement nommée Déclaration de Lomé. Ce texte fondateur n’est pas une déclaration d’intention de plus. C’est notre vision collective de la recherche scientifique que nous voulons », a-t-il indiqué.
Rappelons que les travaux ont rassemblé plus de 1000 participants, dont 903 communicants venus d’Afrique, mais aussi d’Europe et d’autres régions. Le programme scientifique comprenait près d’un millier de communications, réparties entre présentations orales et posters.
Dans son discours de clôture, le ministre togolais chargé de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a salué l’adoption de ce cadre commun. « Il nous appartient désormais de renforcer les passerelles entre ces compétences et nos institutions nationales de recherche afin de créer un véritable espace de circulation des savoirs, des technologies et des talents », a-t-il déclaré.
Au-delà de la coordination académique, les discussions ont porté sur le financement de la recherche et son orientation vers des secteurs productifs tels que l’énergie, l’agro-industrie et la transformation locale des ressources.
Les États membres sont désormais appelés à traduire la “Déclaration de Lomé” en politiques nationales afin de renforcer l’intégration scientifique et soutenir les stratégies de développement économique du continent. Ceci, alors même que le financement de la recherche est confronté à d'importants défis structurels sur le continent, qui, bien que représentant plus de 18 % de la population mondiale, ne produit qu’environ 2 % de la recherche scientifique, dont près de 1 % pour l’espace CAMES.
Ayi Renaud Dossavi
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La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a récompensé les lauréats de la première édition du concours national des meilleures inventions et innovations. La cérémonie de remise des prix s’est tenue jeudi 12 mars 2026 au Palais des Congrès de Lomé, en marge des 7ᵉ Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), et de la Foire des inventions et innovations du Togo (FFI-Togo).
Le premier prix a été attribué à l’inventeur togolais Salma Bougoune pour un projet de foyer électrique solaire isolé sans combustible. Sa solution propose une solution de cuisson à faible consommation énergétique, adaptée notamment aux ménages ruraux.
Selon le concepteur, le dispositif repose sur un système de séquestration de la chaleur qui réduit la puissance nécessaire pour cuisiner au bénéfice d’un ménage de six personnes de 2000 watts à environ 400 watts.
Au total, cinq lauréats ont été distingués à l’issue du concours. Les récompenses financières s’élèvent respectivement à 5 millions FCFA pour le premier prix, 3 millions FCFA pour le deuxième, 2 millions FCFA pour le troisième, 1 million FCFA pour le quatrième et 500 000 FCFA pour le cinquième.

Parmi les autres innovations primées figurent un foyer de cuisson électro-solaire, un aliment flottant pour tilapia produit à partir de résidus de la boisson locale “tchouk”, un insecticide naturel contre les mirides du cacaoyer, et un groupe électrogène hybride.

Notons qu’au départ, 66 projets avaient été soumis suite à l’appel à candidatures lancé par la CCI-Togo. Quinze finalistes ont été retenus pour la phase finale, sur la base de critères incluant la pertinence sociale, le niveau d’innovation, l’impact économique et environnemental et la faisabilité du projet.
Pour ces travaux, le jury sélectionné était mixte, composé par la CCI-Togo, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ; il était présidé par Prof Koffi Tsigbe, enseignant d’Histoire à l’Université de Lomé (UL).
« La pertinence d’une innovation se mesure d’abord à sa capacité à répondre à un problème concret et à satisfaire un besoin réel de la société. Nous avons donc évalué les projets en fonction de leur utilité sociale et de leur caractère véritablement innovant. Certains candidats affirment innover, mais lorsqu’on compare leurs propositions avec les solutions existantes, on constate qu’il ne s’agit pas toujours d’innovations. Nous avons donc veillé à distinguer les projets qui apportent une réelle nouveauté. », a expliqué le Prof Tsigbé, en marge de la remise de prix.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la plateforme Digital Market Intelligence (DMI) est désormais intégrée au dispositif de contrôle du Système automatisé de marquage (SAM) des produits. L’outil a été officiellement lancé le jeudi 12 mars 2026 à Lomé par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki.
Développée par la filiale togolaise de SICPA, la plateforme vise à transformer les données issues des opérations de contrôle en informations stratégiques pour les autorités publiques. L’objectif est de renforcer la capacité d’analyse, d’anticipation et d’intervention de l’administration face aux fraudes sur le marché.
La DMI vient ainsi compléter le Système automatisé de marquage, initiative gouvernementale mise en place pour lutter contre la contrefaçon et améliorer la traçabilité des produits soumis au marquage fiscal sécurisé. Concrètement, la plateforme exploite les technologies d’intelligence artificielle (IA) et l’analyse de données pour détecter et prévenir les pratiques frauduleuses liées aux produits de consommation.
Avec l’automatisation du traitement des données collectées sur le terrain, l’idée est d’identifier rapidement les anomalies, de repérer les produits potentiellement contrefaits et de signaler les comportements suspects. Les inspections sont également digitalisées, ce qui améliore la traçabilité des opérations de contrôle et optimise l’efficacité des missions de terrain.
La plateforme constitue par ailleurs un outil de travail pour les agents de l’Office Togolais des Recettes ainsi que pour ceux du ministère chargé du Commerce, qui pourront s’appuyer sur les analyses produites pour orienter les contrôles et renforcer la surveillance du marché.
Pour les autorités togolaises, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation des instruments de régulation économique. Elle devrait contribuer à renforcer la transparence du marché, à protéger les consommateurs contre les produits non conformes et à améliorer la mobilisation des recettes fiscales nécessaires au financement du développement.
« La plateforme DMI marque une étape importante dans l’utilisation des technologies innovantes au service de la régulation du marché et de la mobilisation des ressources publiques », a souligné le ministre Badanam Patoki.
De son côté, Essowavana Adoyi, président de la commission SAM, estime que ce dispositif ouvre une nouvelle phase dans la lutte contre la fraude. Selon lui, la Digital Market Intelligence marque « l’entrée du Togo dans une lutte plus intelligente et plus anticipative, fondée sur l’exploitation stratégique des données ».
Déployé au Togo depuis 2020, le SAM vise à sécuriser les produits de consommation et à optimiser la collecte des taxes. Entre 2020 et 2025, ce mécanisme a généré environ 35,8 milliards FCFA de recettes pour l’administration fiscale.
Esaïe Edoh
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À mi-mandat 2024-2027, la présidente de la CCR‑UEMOA, Héléna Nosolini Embalo, dresse le bilan des actions de l’institution visant à renforcer la compétitivité du secteur privé ouest-africain. La rencontre avec les médias, organisée à Lomé, jeudi 12 mars 2026, s’est déroulée en présence d’autres cadres de l’institution communautaire notamment Mariétou Coulibaly, DG, et José Kwassi Syménouh, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI‑Togo). Elle a été modérée par Léonard Dossou, coordonnateur de la plateforme des médias de l’Uemoa. Et l’essentiel à retenir est qu’entre réformes stratégiques, études sur le financement des entreprises et appui à l’intégration économique africaine, la CCR-UEMOA ambitionne d’accélérer les réformes et les mécanismes de financement du secteur privé.

Des bases stratégiques actualisées
À mi-mandat, la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA met en avant plusieurs avancées destinées à mieux accompagner les entreprises de l’espace communautaire.
Parmi les principales réalisations figure l’actualisation de la Vision et du Plan stratégique 2020-2030, afin d’y intégrer les orientations de la mandature 2024-2027. L’institution a également élaboré un Plan d’actions pour cette période, assorti d’un cadre de performance destiné à améliorer le suivi et l’efficacité des initiatives engagées.
Dans la même dynamique, la CCR-UEMOA a poursuivi le renforcement des capacités de ses organisations membres, notamment à travers des programmes de formation et des actions de partage d’expériences, souligne sa présidente.
ZLECAf et coopération économique
L’organisation consulaire régionale s’est également mobilisée pour préparer les entreprises de l’Union à tirer parti des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
En collaboration avec l’Union européenne (UE), elle a ainsi déployé un programme de renforcement des capacités techniques portant sur le protocole relatif au commerce des marchandises de la ZLECAf, à destination des organisations membres et des structures d’encadrement du secteur privé.
Par ailleurs, une mission de prospection économique organisée à Barcelone a permis la signature d’un protocole d’accord avec l’Association des Chambres de commerce et d’industrie des pays de la Méditerranée, ouvrant la voie à de nouveaux partenariats économiques.
Des recommandations sur des enjeux économiques
Sur le plan consultatif, il est à noter, indique-t-on que les commissions techniques de la CCR-UEMOA ont produit plusieurs analyses et recommandations sur des sujets clés pour l’économie régionale : la formalisation progressive du secteur informel, la libre circulation des personnes et des biens, la compétitivité industrielle, le contenu local dans le secteur minier ou encore l’harmonisation des législations fiscales et commerciales.

D’autres sujets, comme l’amélioration de l’environnement des affaires, le développement du tourisme, la problématique énergétique et les marchés publics, ont également fait l’objet de réflexions approfondies.
Selon l’institution, ces analyses contribuent à éclairer les décisions des plus hautes autorités de l’Union et à renforcer la prise en compte des préoccupations du secteur privé.
Cap sur de nouveaux mécanismes de financement
La question du financement des entreprises constitue un autre axe majeur de l’action de la CCR-UEMOA.
A cet effet, l’institution a conduit deux études d’opportunité et de faisabilité portant notamment sur la création d’un mécanisme régional de soutien, de stabilisation et de relance du secteur privé en cas de crises majeures, en complément des dispositifs existants. Une seconde étude explore la mise en place d’un mécanisme souple de financement dédié aux TPE, PME/PMI, entreprises artisanales et structures agro-sylvo-pastorales, adossé aux Caisses des Dépôts et de Consignations ou à des institutions similaires.
En parallèle, une étude globale sur le secteur informel dans l’UEMOA a été lancée afin de proposer un plan d’actions quinquennal pour sa formalisation progressive.
Nouvelles perspectives
Pour le reste de sa mandature (2026-2027), la présidence de la CCR-UEMOA projette d’opérationnaliser les mécanismes de financement étudiés, poursuivre les réformes en faveur de la formalisation et de la compétitivité des entreprises et intensifier la coopération avec les partenaires techniques et financiers. L’objectif est aussi de renforcer le positionnement de l’institution comme interface stratégique entre le secteur privé et les institutions communautaires de l’Uemoa.
En rappel, la CCR-UEMOA est un organe consultatif institué par le Traité de l’Union, avec pour mission principale d’assurer l’implication effective du secteur privé dans le processus d’intégration de l’Uemoa. Elle est le cadre institutionnel privilégié de dialogue et de concertation entre les organes de l’Union et le secteur privé communautaire
S.A