Au Togo, le conseil régional des Plateaux a adopté son budget primitif, exercice 2026, arrêté à 841 710 619 FCFA. Cette adoption est intervenue à Atakpamé, à l’issue des travaux de la quatrième session ordinaire de l’année 2025 du conseil, tenue en milieu de semaine dernière.
Dans la répartition, la priorité est accordée aux investissements, qui représentent 615 282 964 FCFA, soit 73,21 % de l’enveloppe globale. Ces ressources sont destinées au financement de projets, notamment dans les domaines des infrastructures, des services sociaux de base et du développement local.

Les dépenses de fonctionnement s’élèvent pour leur part à 225 427 655 FCFA, correspondant à 26,79 % du budget. Elles couvriront les charges liées au fonctionnement courant de la région, en particulier les dépenses administratives, les acquisitions de biens et services, ainsi que certaines charges exceptionnelles.
Selon le président du Conseil régional des Plateaux, Gnatcho Komla, ce budget « traduit la volonté du Conseil régional de doter la région d’un outil de planification réaliste et orienté vers le développement ». Les actions programmées visent notamment la valorisation des potentialités locales, le renforcement des infrastructures économiques et sociales, de même que l’amélioration de la gouvernance territoriale et de la planification régionale.
Parmi les projets identifiés figurent la construction de bâtiments scolaires, l’entretien des pistes rurales afin de désenclaver les zones de production, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les communautés rurales.
Ce budget devrait être complété par les appuis de l’État, notamment à travers le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT). Il permettra ainsi aux élus régionaux de mettre en œuvre leurs missions de développement dans un contexte de renforcement progressif de la gouvernance locale.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement engage une réforme du cadre juridique régissant la société civile et les associations. Celle-ci se matérialise par l’adoption, en Conseil des ministres, d’un projet de loi relatif à la liberté d’association. L’annonce a été faite à l’issue de la séance du 24 décembre 2025.
Selon le communiqué officiel, le texte vise à « actualiser le cadre juridique en vigueur, à renforcer la sécurité juridique des associations et à concilier l’exercice effectif de la liberté d’association avec les exigences d’ordre public, de sécurité, de transparence et de responsabilité » (Conseil des ministres). Un cadre résultant de la loi du 1er juillet 1901, héritée du droit français, et dont « l’obsolescence des dispositions impose de procéder à une refonte », selon le gouvernement.
S’il est difficile de mesurer pour l’heure l’ampleur du projet de modification enclenché par l’exécutif, et qui devrait être ensuite transmis au Parlement, cette réforme intervient dans un contexte de croissance du tissu associatif togolais, notamment dans les domaines du développement local, de l’action humanitaire, de la gouvernance et de l’entrepreneuriat social.
Pour les autorités, il s’agit d’adapter la législation aux réalités institutionnelles actuelles, tout en améliorant la traçabilité financière et la responsabilité des organisations.
Sur le plan économique, les associations au Togo jouent un rôle non négligeable et croissant dans la mise en œuvre de projets financés par des partenaires techniques et financiers. Ces initiatives viennent en complément de l’action publique dans différentes localités du pays.
Le communiqué précise ainsi qu’« après son vote par la représentation nationale, la loi sur la liberté d’association pourra voir ses dispositions précisées et complétées par des textes réglementaires », ouvrant la voie à une meilleure articulation entre société civile, État et bailleurs.
R.E.D
Le Togo se dote d’une nouvelle feuille de route en matière de décentralisation, couvrant la période de 2025 à 2034. Ce nouvel outil, destiné à consolider la gouvernance territoriale, a été approuvé en Conseil des ministres sous la forme d’une Politique nationale de la décentralisation, le mercredi 24 décembre 2025.
Selon le communiqué officiel, cette politique constitue « un cadre stratégique de référence visant à consolider la gouvernance locale, à renforcer les capacités des collectivités territoriales et à approfondir le processus de décentralisation au service du développement local et de la participation citoyenne ». Elle s’inscrit dans la continuité de la feuille de route gouvernementale et répond aux recommandations formulées lors de la cinquième réunion du Conseil national de la décentralisation tenue en novembre 2022.
Engagée depuis 2019 avec l’élection des conseillers municipaux et la mise en place de nouvelles communes, la décentralisation « s’est imposée comme une réponse efficiente aux défis de développement et de démocratisation », selon le Conseil des ministres. L’actualisation du cadre stratégique vise notamment à corriger les insuffisances observées dans le transfert effectif des compétences et des ressources aux collectivités territoriales.
D’un point de vue économique, cette nouvelle feuille de route devrait renforcer la capacité des communes à porter des projets structurants, en lien avec l’accès aux services publics locaux, l’aménagement du territoire et la mobilisation des ressources locales.
Pour rappel, le Togo compte à ce jour 117 communes, réparties sur l’ensemble du territoire national et regroupées au sein de 39 préfectures, elles-mêmes intégrées dans cinq régions administratives.
Au-delà de l’exécutif et des autorités locales, plusieurs partenaires techniques et financiers suivent de près ce chantier, considéré comme un élément clé de la soutenabilité des politiques publiques et de l’inclusion territoriale.
R.E.D.
Au Togo, les missions du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) sont désormais transférées à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Ce transfert a été acté par l’exécutif à travers l’examen et l’adoption d’un projet de loi en conseil des ministres le mercredi 24 décembre 2025. La réforme ainsi initiée devrait suivre le processus normatif, notamment la phase parlementaire, avant son opérationnalisation.
Cette réorganisation s’accompagne également du transfert du personnel et du patrimoine du FAIEJ vers l’ADTPME. Le gouvernement justifie cette démarche par sa volonté d’assurer « une dynamique de rationalisation et d’adaptation des mécanismes d’accompagnement de l’entrepreneuriat des jeunes, afin de les aligner sur les nouveaux outils et politiques publiques de promotion de l’emploi et de l’initiative privée ».
Selon l’exécutif, cette réforme vise à réduire les chevauchements institutionnels et à limiter le gaspillage des ressources financières, matérielles et humaines, en concentrant les interventions publiques sur les dispositifs jugés les plus efficaces. Elle s’inscrit également dans la logique ayant présidé à la création de l’ADTPME en 2022, notamment la structuration et la professionnalisation de l’écosystème entrepreneurial.
La fusion fonctionnelle du FAIEJ avec l’ADTPME, dans une perspective d’accompagnement intégré des entreprises, devrait en outre encourager l’innovation chez les jeunes porteurs de projets et le développement de solutions adaptées aux défis locaux, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la santé et de l’agriculture. Elle devrait par ailleurs favoriser une meilleure articulation entre les entreprises, les universités, les institutions publiques et les incubateurs, contribuant ainsi à la mise en place de réseaux de soutien plus structurés en faveur des jeunes entrepreneurs.
Créé comme un dispositif public de soutien à l’entrepreneuriat des jeunes, le FAIEJ intervient à travers des appuis techniques et financiers (prêts et garanties) en faveur de micro-projets. Depuis son opérationnalisation en 2012 jusqu’à fin mars 2024, il revendique la création de 26 309 emplois durables pour un volume cumulé de 8,63 milliards FCFA de crédits octroyés.
Esaïe Edoh
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La 40e édition de la Grande Quinzaine Commerciale de Lomé, organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), est officiellement ouverte jusqu’au 4 janvier 2026.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue mardi 23 décembre 2025, sous la présidence du ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, alors que l’animation des stands avait débuté dès le 18 décembre.
En aval de la Foire internationale de Lomé, la Quinzaine commerciale est centrée sur les très petites, petites et moyennes entreprises. C’est souvent l’occasion pour ces opérateurs économiques d’écouler leurs stocks, en marge des fêtes de fin d’année, et de stimuler la demande intérieure. C’est également une opportunité de mise en relation directe entre producteurs, commerçants et consommateurs.

Pour cette édition anniversaire, l’organisation a enregistré plusieurs ajustements. Le nombre d’exposants dépasse désormais 200, contre environ 150 les années précédentes. Un espace dédié aux produits « Made in Togo » a été renforcé, aux côtés d’une aire de jeux pour enfants et d’une nouvelle configuration des stands visant à améliorer la circulation et la visibilité commerciale. L’introduction d’une entrée payante et la remise de distinctions aux partenaires traduisent également une volonté de structuration accrue de l’événement.
Dans son intervention, le ministre a souligné le rôle du secteur privé dans la dynamique de croissance, estimant que la Quinzaine commerciale reflète la capacité d’adaptation des opérateurs économiques togolais.
Du côté de la CCI-Togo, l’accent est mis sur la transformation locale et la promotion de la consommation nationale, alors que les foires commerciales sont perçues comme des outils ponctuels de soutien à l’activité économique et aux revenus des entreprises locales.
La manifestation se poursuivra jusqu’au 4 janvier 2026.
R.E.D.
Au Togo, les sénateurs ont adopté, le mardi 23 décembre 2025 à Lomé, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Le budget voté s’équilibre en ressources et en dépenses à 2751,5 milliards FCFA, un montant identique à celui précédemment adopté par l’Assemblée nationale.
Par rapport au projet initial présenté par l’exécutif, qui tablait sur 2740,5 milliards FCFA, la loi de finances enregistre une hausse de près de 11 milliards FCFA. Comparé au collectif budgétaire de 2025, évalué à 2436 milliards FCFA, le budget 2026 affiche une progression de 12,93 %.
Selon le Sénat, cette augmentation traduit la volonté des pouvoirs publics de soutenir la croissance économique et la stabilité macroéconomique, de placer l’être humain au cœur des priorités nationales et de consolider les acquis sociaux en faveur d’un développement plus inclusif et durable.

C’est la première fois dans l’histoire institutionnelle du pays qu’un budget est examiné et adopté par deux chambres du Parlement. À ce titre, le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, a estimé que l’adoption de la loi de finances 2026 marquait « une étape décisive dans l’évolution institutionnelle du Togo », en ce qu’elle permet d’inscrire les priorités de la Ve République dans un cadre budgétaire consolidé.
De son côté, le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola, a indiqué que ce vote donnait au gouvernement les moyens de mettre en œuvre efficacement sa politique publique. Il a également souligné que la loi de finances constituait « un instrument déterminant du pacte démocratique », destiné à favoriser la construction d’une économie plus solide, plus résiliente et plus inclusive, à travers la réalisation de projets et de programmes structurants.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les députés ont adopté, à la majorité, la loi de finances rectificative pour l’exercice 2025, à l’issue de la quatrième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année.
Le texte, examiné par l’Assemblée nationale du Togo, porte le budget de l’État à 2436 milliards FCFA, contre 2396,6 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 39,4 milliards FCFA, correspondant à une progression de 1,6 %.
Selon le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, présent devant le Parlement pour défendre le projet, ce collectif budgétaire constitue un instrument d’ajustement aux réalités économiques, visant à préserver l’équilibre budgétaire tout en renforçant les priorités sociales.
Dans le détail, les dépenses sociales absorbent désormais plus de la moitié des crédits budgétaires, traduisant « la volonté du gouvernement d’investir davantage dans le capital humain et d’améliorer les conditions de vie des populations ».
Les ressources supplémentaires permettront notamment de poursuivre le soutien à l’accès à l’électricité, la mise en œuvre de l’assurance maladie universelle et l’amélioration de la qualité du système éducatif. Le texte prévoit également le maintien des investissements productifs, en particulier ceux favorisant la création d’emplois, avec un accent sur les jeunes et les femmes.
Pour rappel, le collectif budgétaire initialement présenté par le gouvernement visait à faire face à un gap budgétaire évalué à 145 milliards FCFA, dans un contexte marqué par des recettes budgétaires revues à la baisse, d’environ 1 %, et des dépenses en hausse, atteignant 1 717,1 milliards FCFA, soit une progression de 2,3 %.
R.E.D.
A fin septembre 2025, l’Office togolais des recettes (OTR) a mobilisé 830,52 milliards FCFA, selon la Direction générale des finances et du budget du Rapport d’exécution budgétaire à l’issue du troisième trimestre de l’année. Ce niveau de recouvrement représente 68,73 % de l’objectif annuel fixé à 1208,4 milliards FCFA pour l’administration fiscale.
La mobilisation enregistrée traduit une progression de 5,6 % en glissement annuel, comparée aux 786,32 milliards FCFA collectés sur la même période en 2024. Cette performance est principalement portée par la hausse des impôts et taxes, notamment l’Impôt sur les sociétés (IS), en augmentation de 9,75 % pour s’établir à 127,24 milliards FCFA, ainsi que les droits de douane, en progression de 6,46 % à 141,3 milliards FCFA.
L’amélioration des recettes s’explique également par l’instauration de la Taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TETTIC), qui a permis de mobiliser plus de 5 milliards FCFA au cours des neuf premiers mois de l’année.
Pour atteindre ces résultats, l’OTR a mis l’accent sur la fiscalisation des particuliers, l’élargissement de l’assiette fiscale aux plateformes numériques, le renforcement de la lutte contre la fraude douanière et la contrebande, ainsi que la mise en œuvre de la nouvelle gouvernance issue de la loi modificative adoptée en 2025.
Par ailleurs, l’administration fiscale devrait se doter d’un plan stratégique couvrant la période 2026-2030, afin de renforcer son efficacité et sa performance en matière de mobilisation des ressources publiques.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la commune des Lacs 1 a adopté en fin de semaine dernière à Aného, son budget primitif pour l'exercice 2026.
Équilibré en recettes et en dépenses, ce budget global qui sera soumis en dernier ressort à l’approbation du ministre de l’Administration territoriale, s'établit à 744,8 millions FCFA, en progression notable de 25,6 % par rapport à l'année précédente.
Cette tendance haussière s’appuie sur l’identification de nouveaux gisements fiscaux et une optimisation du recouvrement constatée au troisième trimestre 2025, indique-t-on. Sur le plan comptable, le fonctionnement absorbera 398,8 millions FCFA (53,5 % de l'enveloppe), tandis que l'investissement capte 346,1 millions FCFA, soit 46,4 % des ressources.
La stratégie budgétaire de l'exécutif municipal, dirigé par Me Alexis Coffi Aquereburu, privilégie le renforcement des infrastructures de proximité. Parmi les priorités figurent notamment l'extension du réseau d'eau, l'installation de dispositifs d'éclairage public dans cinq localités, l'aménagement de terrains agricoles et la finalisation d'un commissariat.
Outre le volet technique, le conseil a validé plusieurs réformes structurelles, comme la création d’un bureau dédié à la diaspora et une nouvelle réglementation sur la gestion des déchets plastiques.
Avec une population d'à peu près 53 000 habitants, la commune est située dans la préfecture des Lacs, au sud-est du Togo. Elle englobe la ville historique d’Aného, sur un territoire d’environ 54 km², ce qui en fait l’une des communes les plus densément peuplées de la région Maritime. Entre 2020 et 2024, la commune a mobilisé un budget cumulé de plus de 5,4 milliards FCFA, investi principalement dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’assainissement.
Ayi Renaud Dossavi
La Banque ouest africaine de développement (BOAD) a clôturé l’année 2025 avec un volume cumulé de financements atteignant 9916,6 milliards FCFA, depuis le démarrage de ses activités opérationnelles en 1976. Ce niveau d’engagement a été confirmé à l’issue de la 149e session ordinaire de son Conseil d’administration, tenue à son siège à Lomé, au Togo, le 18 décembre 2025.
Au cours de cette session, les administrateurs ont approuvé six nouvelles opérations pour un montant global de 75 milliards FCFA au titre de l’année 2026.
Ces annonces portent sur un portefeuille diversifié qui combine infrastructures, industrie, agriculture, énergie, formation professionnelle et financement des PME. Les projets validés incluent notamment un complexe agro-industriel de transformation de noix de cajou en Guinée-Bissau, des travaux routiers structurants au Burkina Faso, une unité d’assemblage de matériels électroniques au Bénin, ainsi que des infrastructures de formation agricole au Sénégal.
À cela s’ajoutent des opérations de garantie dans le secteur énergétique en Côte d’Ivoire et une prise de participation complémentaire dans le Fonds Cauris IV, dédié au financement des PME et PMI de la zone UEMOA.
Au Togo spécifiquement, l’institution de financement sous-régionale a approuvé la réaffectation des ressources du Programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS), sans plus de détails disponibles pour l’heure. L’institution avait notamment donné en 2023 son accord pour un financement de 30 milliards FCFA en faveur de cette initiative sociale dans le nord du pays.
Ce financement était destiné à désenclaver les localités de la région à travers l’aménagement de pistes rurales et la réalisation d’infrastructures de base, comme l’accès à l’électricité, à l’eau potable et aux équipements de transformation agricole.
Ayi Renaud Dossavi
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