Togo First

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Au Togo, le gouvernement s'apprête à lancer cette semaine (dès le 18 jeudi décembre 2025), un programme national de protection sociale ciblant plus de 700 000 personnes vulnérables sur l'ensemble du territoire national.

Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre de la politique sociale du pays, est présentée par les autorités comme une réponse aux défis économiques et sociaux persistants, notamment la hausse du coût de la vie et la précarité.

Ces transferts viennent prolonger des dispositifs similaires antérieurs, ayant déjà mobilisé plus de 1,1 milliard FCFA au profit de 142 722 personnes entre août 2024 et août 2025.

Le programme bénéficie d'un appui significatif de partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale via son groupe BIRD-IDA, qui soutient l'extension des transferts monétaires aux ménages extrêmement pauvres.

La stratégie repose sur l'utilisation de registres sociaux nationaux fiables et de plateformes numériques de distribution pour garantir un ciblage efficace.

À terme, l’objectif de cette composante du programme est triple : améliorer la résilience des ménages face aux chocs économiques, combattre l'extrême pauvreté et renforcer l'inclusion sociale.

Le lancement officiel se tiendra au Complexe sportif de Kotokoli-Zongo, dans la commune Agoè-Nyivé 4.

R.E.D

Au Togo, les banques ont accordé 903 milliards FCFA au titre de nouveaux crédits à fin septembre 2025, selon le Conseil National du Crédit (CNC), réuni en fin de semaine écoulée à Lomé. Ce volume correspond à une hausse de 22 % en comparaison avec les mises en place de crédits sur la même période, l’année précédente, estimées à 740 milliards FCFA.

D’après le Conseil, présidé par le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, cette progression du financement de l’économie par les banques reflète une dynamique jugée encourageante. Elle traduit également le maintien de la confiance des établissements financiers dans l’économie nationale, dans un contexte de croissance soutenue, en dépit d’un environnement international marqué par de nombreuses incertitudes.

Par ailleurs, les taux débiteurs pratiqués par les banques togolaises demeurent relativement contenus. En septembre, ils se sont établis autour de 7,5 % en moyenne, un niveau proche de la moyenne observée dans la sous-région.

En dépit de ces performances, le CNC souligne que plusieurs défis majeurs restent à relever par le secteur bancaire. Il s’agit notamment de développer des produits et instruments financiers innovants afin de mobiliser l’épargne de la diaspora, d’accroître les financements en faveur des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), du logement et de l’agriculture. Ou d’améliorer la qualité des services financiers, ainsi que de poursuivre la digitalisation des services tout en garantissant la sécurité des systèmes d’information.

Dans cette perspective, le CNC attend des propositions concrètes de la part des dirigeants de l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Togo (APBEF-Togo) et de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Togo (APSFD-Togo), en vue de relever ces différents défis et de renforcer durablement le financement de l’économie togolaise.

Esaïe Edoh

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Le processus de digitalisation des démarches administratives engagé depuis novembre dernier au ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, a abouti à la dématérialisation de 29 services. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière à l’occasion d’une rencontre consacrée à la présentation des réalisations des différentes équipes, après un mois de travaux, en présence de la ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, Cina Lawson, et du ministre délégué, chargé de l’Énergie, Robert Eklo.

Les démarches désormais dématérialisées concernent notamment les structures placées sous la tutelle du ministère, parmi lesquelles la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), l’Agence Togolaise d’Électrification Rurale et des Énergies Renouvelables (AT2ER) et l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSE).

Selon les autorités, cette digitalisation vise à améliorer la productivité des équipes administratives tout en permettant aux usagers de gagner du temps et de réduire les coûts liés aux démarches physiques.

Au total, 31 procédures administratives avaient été initialement identifiées. À ce jour, 29 services sont déjà intégrés au portail numérique officiel des services publics. Le ministère s’est fixé pour objectif de rendre accessible en ligne à partir de janvier 2026, l’ensemble de ses démarches, avec la mise en place d’un accompagnement renforcé en faveur des usagers ne disposant pas d’équipements ou de compétences numériques suffisants.

Cette avancée s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale de digitalisation progressive des services publics. Après le ministère de l’Énergie, d’autres départements ministériels devraient suivre à compter de janvier 2026. 

Esaïe Edoh

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Le Togo va se doter d’une Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF), une réforme institutionnelle inscrite de longue date dans le Code foncier et domanial adopté en 2018. Le projet est relancé à la faveur d’un financement de 150 millions de dollars de la Banque mondiale, destiné à soutenir un programme de réformes structurelles axé sur l’investissement privé et la création d’emplois.

Selon les autorités et la Banque mondiale, la future Agence nationale du domaine et du foncier aura pour mission de coordonner les politiques foncières et d’accélérer la délivrance des documents fonciers. L’objectif est de renforcer la sécurité foncière, de réduire les contentieux et d’améliorer l’accès au foncier productif, notamment pour les exploitants agricoles et les investisseurs.

Prévue par le Code foncier et domanial, l’ANDF devrait jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la politique nationale foncière. La future entité est pensée comme un établissement public doté de l’autonomie financière, chargé de la régulation, de la coordination et de la modernisation de la gestion foncière à l’échelle nationale.

Sa création était attendue depuis plus de cinq ans, dans un contexte marqué par la complexité des procédures et par une digitalisation progressive de la gestion des ressources foncières et du cadastre au Togo.

Ces dernières années, le pays s’est engagé sur plusieurs chantiers préparatoires, dans une dynamique de modernisation du cadastre. Figurent notamment la mise en place d’un guichet foncier unique, la campagne de géoréférencement des anciens titres fonciers et l’attribution d’un numéro unique parcellaire.

Ayi Renaud Dossavi

Le soja togolais pourrait bientôt être exporté vers la Chine, a annoncé plus tôt au cours de ce mois l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, affirmant que la procédure d’accès du soja togolais au marché chinois était « entrée dans son compte à rebours ».

Le soja occupe déjà une place stratégique dans l’économie agricole togolaise. Le pays est aujourd’hui l’un des principaux exportateurs de soja biologique vers l’Union européenne, un positionnement consolidé par la structuration des chaînes de production et le renforcement des normes de qualité appliquées aux acteurs du secteur.

L’accès officiel au marché chinois ouvrirait de nouvelles perspectives pour la filière, et pourrait en stimuler les investissements, en élargissant les débouchés et en appuyant les efforts de transformation locale. 

L’intérêt de la Chine pour de nouveaux partenaires agricoles s’explique par sa forte dépendance aux importations : elle demeure le premier acheteur mondial de soja, absorbant entre 60 % et 70 % des volumes échangés à l’échelle internationale, selon les estimations de S&P. Cette demande soutenue est alimentée par les besoins croissants de son industrie agroalimentaire et de son secteur de l’élevage.

Cette annonce intervient alors que Pékin et Lomé ont scellé en 2024 un partenariat stratégique global. Lors du Sommet du FOCAC tenu à Beijing, le Président Xi Jinping et le Président du Conseil Faure Gnassingbé avaient annoncé conjointement l’élévation du niveau des relations bilatérales. En 2025, cette dynamique s’est traduite par une forte progression des échanges : entre janvier et septembre, le commerce bilatéral a atteint 4 milliards de dollars, en hausse de 56,4 %. Les exportations togolaises vers la Chine ont, elles, été multipliées par cinq, portées par la politique chinoise de tarif douanier zéro appliquée à 100 % des produits africains admissibles.

Aucune date n’a été annoncée pour la finalisation du protocole d’accès du soja, mais les autorités chinoises indiquent que la dernière étape est en cours.

Au Togo, la 20e Foire internationale de Lomé s’est achevée le vendredi 12 décembre 2025 sur un niveau de fréquentation inédit. Selon le bilan provisoire du Centre togolais des expositions et foires, l’événement a attiré 803 000 visiteurs en 16 jours, contre 706 000 en 2024.

Organisée du 28 novembre au 13 décembre sur le site du CETEF Togo 2000, cette édition anniversaire a réuni 1150 exposants issus de 26 pays, contre 1300 exposants et 24 pays l’année précédente. Si le nombre d’exposants recule, la participation internationale s’est élargie et le volume des échanges professionnels s’est renforcé.

Sur le segment B2B, 297 entreprises ont pris part à 827 rencontres d’affaires, débouchant sur 240 promesses commerciales, sur fond d’intérêt croissant des opérateurs économiques pour la plateforme offerte par la Foire internationale de Lomé, au-delà de sa dimension commerciale grand public.

Le nombre de partenaires et sponsors est également en hausse, passant de 36 en 2024 à 45 en 2025, signe d’un engagement accru du secteur privé autour de l’événement. 

Le CETEF a d’ores et déjà annoncé la tenue de la 21e édition entre fin novembre et début décembre 2026.

R.E.D.

Le Togo vient de bénéficier d’un financement de 150 millions de dollars du Groupe de la Banque mondiale, destiné à stimuler l’investissement privé et à favoriser la création d’emplois. L’opération, financée par l’Association internationale de développement, représente environ 84 milliards de FCFA.

Ce soutien marque la première phase d’une série programmatique prévue sur trois ans, indique-t-on depuis Washington. Il s‘agit, à travers un ensemble de réformes, de lever plusieurs contraintes structurelles qui pèsent sur la transformation économique du pays. 

Les réformes ciblent en priorité l’amélioration de la productivité agricole, notamment à travers la sécurisation foncière et l’accès au financement pour les petits exploitants.

Plus encore, le programme prévoit également des mesures visant à réduire les déficits d’infrastructures dans l’énergie, le numérique et la logistique, considérés comme des freins majeurs à l’activité privée. 

Sur le plan de l’attractivité économique, l’accent devrait être mis, indique-t-on, sur le renforcement du cadre des investissements directs étrangers et sur la mobilisation accrue de capitaux privés.

Selon la Banque mondiale, la mise en œuvre complète de ce programme pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars d’investissements privés additionnels et d’améliorer les conditions d’emploi de près de 73 000 personnes sur une période de cinq ans.  A cet égard, les secteurs de l’agriculture, du foncier et de l’énergie sont identifiés comme les principaux moteurs de création d’emplois.

« S’il est pleinement mis en œuvre, ce programme triennal marquera une étape décisive pour le développement du secteur privé au Togo, avec le potentiel de mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars de capitaux privés additionnels et d’améliorer les conditions d’emploi de 73 000 personnes sur cinq ans », a ainsi déclaré Justin Beleoken Sanguen, Représentant résident par intérim de la Banque mondiale pour le Togo. « Les réformes dans l'agriculture, le foncier et l’énergie seront les principaux moteurs de création d’emplois, tandis que les capitaux privés supplémentaires devraient provenir notamment des projets dans les énergies renouvelables et d’une attractivité accrue pour les IDE. »

Vers une Agence nationale du domaine et du foncier 

Parmi les mesures phares figurent la création de l’Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF) pour accélérer la délivrance des titres fonciers, la révision de la gouvernance de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), ainsi que la régulation des prix du haut débit afin de renforcer la concurrence numérique. 

Des réformes de la formation technique et professionnelle complètent le dispositif, avec pour objectif d’adapter les compétences aux besoins des secteurs productifs.

Ayi Renaud Dossavi

Les communes togolaise des Lacs 1 et panaméenne de Portobelo ont conclu, en milieu de semaine dernière, un accord de coopération décentralisée sur cinq ans. La convention, qui couvre la période 2025-2030, vise à renforcer les échanges entre les deux collectivités dans les domaines de la culture, du tourisme, de l’éducation, du commerce et de l’investissement.

Les documents officiels ont été signés à Aného, chef-lieu de la commune des Lacs 1, par le maire Alexis Aquereburu pour la partie togolaise, et par Jannelle Dadineth Gonzalez, présidente de l’Association des maires du Panama, représentant la commune de Portobelo.

À travers cet accord, la commune des Lacs 1 bénéficiera de l’accompagnement de Portobelo dans la mise en œuvre de sa politique de bonne gouvernance locale, ainsi que dans le développement de projets dans les secteurs ciblés par la convention. Cette coopération portera notamment sur la mobilisation de ressources financières et la recherche de partenariats, aussi bien en Amérique qu'en Europe.

De son côté, la commune Lacs 1 s’engage à œuvrer à l’identification de partenariats au Togo et en Afrique, en vue de soutenir la réalisation de projets au profit de la commune de Portobelo. Sur le plan culturel en particulier, cet accord est présenté comme un levier stratégique pour la collectivité panaméenne.

« À Portobelo, nous avons un héritage africain extrêmement important, et je crois que la signature de cet accord va nous permettre de commencer à développer et à renforcer ce sentiment d’appartenance », a souligné Jannelle Dadineth Gonzalez.

Pour les Lacs 1, la signature de cette convention marque une nouvelle étape dans sa politique d’ouverture à l’international et de valorisation de son patrimoine historique, Aného ayant été, par le passé, l’une des capitales du Togo.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la phase opérationnelle du programme intitulé « Améliorer l’accès équitable et durable à un ensemble intégré de services essentiels pour les enfants du Nord du Togo grâce à une approche de cohésion sociale » a été lancée la semaine dernière. L’initiative, portée conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), est financée à hauteur de 8,3 milliards FCFA et vise à toucher des enfants dans les régions de la Kara et des Savanes.

Prévu pour être mis en œuvre jusqu’en 2029, le programme propose un ensemble intégré d’interventions dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’assainissement, de l’hygiène et de la protection sociale. Il cible les enfants âgés de 0 à 18 ans, y compris les enfants déplacés et ceux issus des communautés d’accueil, dans les zones affectées par la crise sécuritaire liée au débordement du conflit sahélien.

Dans cette dynamique, l’approche retenue met l’accent sur la cohésion sociale, afin de garantir un accès équitable aux services essentiels aussi bien pour les populations hôtes que pour les personnes déplacées dans les régions concernées.

La mise en œuvre du projet sera assurée sous la coordination du ministère de la Santé, avec l’implication du ministère de l’Éducation et du ministère chargé des Solidarités. Pour le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Tessi, ce programme devrait contribuer à consolider les efforts du gouvernement en faveur de la protection des populations vulnérables, tout en renforçant l’accès aux soins, à l’éducation et aux services sociaux de base.

Sur le plan opérationnel, les actions seront déployées en direction de trois groupes cibles : les enfants de 0 à 5 ans, ceux de 6 à 12 ans, et ceux de 13 à 18 ans, avec des interventions adaptées à chaque tranche d’âge.

Ce programme vient compléter plusieurs autres initiatives déjà mises en œuvre en faveur des populations du nord du pays, dans un contexte où la région des Savanes demeure exposée aux menaces sécuritaires liées à la présence de groupes terroristes.

Esaïe Edoh

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Le barrage hydroélectrique de Nangbéto, situé dans la région des Plateaux et alimentant le Togo et le Bénin, a été officiellement inauguré en fin de semaine dernière après sa réhabilitation complète, réalisée grâce à un financement de 25,5 milliards FCFA (39 millions d’euros). La cérémonie a été présidée par le ministre togolais délégué, chargé de l’Énergie, Robert Eklo, et le directeur général de la Communauté électrique du Bénin (CEB), Kamirou Chabi Sika.

Démarrés en 2019, les travaux ont été financés par l’Allemagne à travers la KfW. Ils ont couvert la conception, la fourniture, l’installation et la mise en service d’équipements réhabilités ou neufs. Les interventions ont notamment porté sur des turbines et alternateurs, des transformateurs de puissance, les équipements de vantellerie, l’ouvrage de restitution ainsi que l’évacuateur de crues.

La réhabilitation a également concerné les installations mécaniques et électriques de l’usine, les dispositifs de protection électrique haute tension, les équipements de levage et de manutention, les systèmes de contrôle-commande, ainsi que les dispositifs de traitement, d’épuration et de potabilisation des eaux. 

Selon les responsables, cette modernisation devrait jouer un rôle clé dans la sécurisation de l’offre d’électricité pour les deux pays. « La réhabilitation de Nangbéto marque une étape décisive dans la sécurisation de notre production énergétique commune. Cet ouvrage modernisé garantit une meilleure performance, une plus grande résilience et une disponibilité accrue pour répondre aux besoins croissants des deux pays », a déclaré Kamirou Chabi Sika.

Pour sa part, Robert Eklo a salué une infrastructure qui demeure un symbole de coopération bilatérale et un levier de stabilité énergétique. « Cette réhabilitation renforce notre capacité nationale et soutient nos ambitions d’électrification intégrale », a-t-il indiqué.

D’une capacité installée de 65 MW, le barrage de Nangbéto constitue depuis près de quarante ans l’un des principaux ouvrages hydroélectriques alimentant le Togo et le Bénin. Sa réhabilitation intervient dans un contexte où le Togo multiplie des initiatives pour l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

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