Au Togo, les autorités et les acteurs du secteur foncier ont engagé une réflexion sur la capitalisation des acquis du Projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole (LRAP), mis en œuvre dans le cadre du Programme Seuil de la Millennium Challenge Corporation (MCC).
La question était au centre d’un atelier national de consultation organisé en fin de semaine dernière à Lomé par l’Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account-Togo (OMCA-Togo), sous le leadership du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Les travaux ont réuni des représentants des collectivités territoriales, des autorités traditionnelles, des chercheurs, des partenaires techniques et financiers et des communautés des sites pilotes.

Capitaliser les acquis des expérimentations foncières
Les échanges ont porté sur les résultats obtenus dans les communes d’Oti-Sud 2, Dankpen 2, Tchamba 3, Wawa 2 et Zio 4, où des approches participatives de gestion foncière ont été expérimentées.
Ces interventions visaient à renforcer la prévention des conflits fonciers, améliorer la sécurisation des droits d’usage et favoriser un accès plus inclusif à la terre, notamment pour les femmes et les jeunes.
Selon le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, ces expérimentations ont permis de renforcer les capacités des acteurs locaux et d’améliorer les mécanismes de gestion des litiges fonciers dans les zones pilotes.
Pour le ministre Sévon-Tépé Kodjo Adédzé, les résultats obtenus créent une base importante pour la poursuite des réformes. « Le projet LRAP, qui nous offre ce cadre d’échanges, est l’un des deux projets du Programme Seuil. Bien qu’arrêté prématurément, le programme Seuil a tenu ses promesses, avec l’éligibilité du Togo au programme Compact », a-t-il déclaré.
Selon le représentant de l’autorité publique, cette éligibilité n’est qu’un des résultats des « réformes structurantes » engagées par le gouvernement ces dernières années.
Des résultats pour alimenter la réforme foncière

Selon les données présentées lors de l’atelier, le projet a notamment permis de cartographier 37,5 % de la superficie prévue et de créer les conditions de résolution de plusieurs conflits fonciers dans certaines localités pilotes.
Ces résultats doivent contribuer à l’élaboration des décrets d’application du Code foncier et domanial et à l’amélioration de la gouvernance foncière en milieu rural.
« Les performances enregistrées par notre pays au niveau des indicateurs d’éligibilité constituent un signal fort de la crédibilité du Togo et de son engagement à poursuivre les réformes pour améliorer l’environnement des investissements productifs », a ajouté le ministre Adédzé.
Suspension des financements
Pour rappel, le projet LRAP était inscrit dans le Programme Seuil du Millennium Challenge Corporation (MCC), conclu entre le Togo et les États-Unis afin de soutenir les réformes institutionnelles et lever certaines contraintes à la croissance. Doté d’une enveloppe d’environ 21 milliards FCFA, le programme comportait deux volets principaux, la réforme foncière à travers le LRAP et un projet de modernisation du secteur des technologies de l’information.
Toutefois, comme d’autres initiatives financées par Washington, le programme a été affecté par le gel de l’aide extérieure décidé par l’administration de Donald Trump en janvier 2025. Cette décision a interrompu plusieurs projets en cours dans le pays, dans des secteurs allant de la santé à la sécurité.
R.E.D.
Au Togo, Koubouni Touni, maire de la commune de Doufelgou 2, a été portée en fin de semaine dernière à la tête de la Faîtière des communes du Togo (FCT), à l’issue de l’Assemblée générale élective tenue à Kara. Elle succède à Yawa Kouigan, actuelle ministre de la Communication et ancienne maire de la commune d’Ogou 1.
Durant son mandat, Koubouni Touni et les membres de son bureau auront pour mission de renforcer la coopération entre les communes et de soutenir le développement des territoires. L’équipe dirigeante devra également œuvrer à positionner les collectivités locales comme des acteurs clés du développement national.
Parmi les priorités annoncées figure l’accompagnement du processus de décentralisation. La nouvelle présidente entend aussi encourager les communes à se doter d’outils stratégiques en matière de gouvernance locale, de marketing territorial et de développement durable.
« Nous poursuivrons le travail engagé pour faire de la Faîtière des communes du Togo un cadre de solidarité, de concertation et d’action collective au service du développement de nos territoires et du bien-être des populations », a déclaré Koubouni Touni.
Créée en 2020, la Faîtière des communes du Togo se veut un cadre de concertation et de représentation des collectivités territoriales, avec pour objectif de promouvoir la coopération intercommunale et de renforcer la voix des communes dans les politiques publiques nationales.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Digital Marketing Intelligence (DMI) sera désormais associé au contrôle du Système automatisé de marquage (SAM) des produits. Dans cette perspective, une série de formations destinées aux agents contrôleurs de l’Office togolais des recettes (OTR) et du ministère chargé du Commerce a démarré fin février 2026, à l’initiative de la Commission chargée du suivi du Système automatisé de marquage.
Le DMI est présenté comme une plateforme avancée de surveillance des marchés. L’outil permet une détection proactive des anomalies, grâce à l’automatisation de l’analyse des données, à la digitalisation des inspections et à la traçabilité de chaque opération de contrôle. L’objectif est d’optimiser les inspections de terrain et de renforcer l’efficacité du suivi des produits soumis au marquage fiscal sécurisé. Grâce à l’automatisation de la collecte et du traitement des données de terrain, la plateforme doit permettre d’identifier plus rapidement les risques, de détecter les produits potentiellement contrefaits et de signaler les comportements suspects.
La plateforme a été développée par la filiale togolaise du groupe SICPA. À l’issue de la formation, un accompagnement technique sera assuré par l’équipe de supervision du DMI afin de garantir une prise en main efficace par les agents.
Par ailleurs, un Comité technique de suivi (CTS), composé d’agents des trois entités concernées, sera mis en place. Cette structure aura pour mission d’analyser et de valider les alertes générées par le système, de dispatcher les ordres d’inspection aux responsables régionaux et d’assurer le suivi des résultats ainsi que l’évaluation des performances.
Avec cette initiative, les autorités togolaises franchissent une nouvelle étape dans la digitalisation des mécanismes de contrôle, en misant sur l’innovation technologique pour sécuriser les marchés et renforcer la protection des consommateurs.
Pour rappel, le Système automatisé de marquage (SAM) est déployé au Togo depuis 2020. Cet outil technologique vise à lutter contre la fraude, sécuriser les produits de consommation et optimiser la collecte des taxes. Entre 2020 et 2025, ce dispositif a généré environ 35,8 milliards FCFA de recettes pour les services fiscaux.
Esaïe Edoh
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Le Togo a bouclé, ce vendredi 6 mars 2026, sa première sortie de l’année sur le marché financier régional coordonné par UMOA-Titres. À travers une émission simultanée d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du Trésor (BAT), le Trésor public togolais a mobilisé 22 milliards FCFA, contre un objectif initial de 20 milliards FCFA.
Selon les résultats publiés par UMOA-Titres, les soumissions globales ont atteint 176 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 880,97 %. À l’issue de l’opération, le Trésor public a retenu 14,7 milliards FCFA sur les OAT émises sur une maturité de trois ans, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 6,15 %. Par ailleurs, 7,2 milliards FCFA ont été collectés au moyen des OAT stipulées sur une maturité de cinq ans au taux d’intérêt annuel de 6,35%. Aucune offre soumise pour les BAT n’a finalement été retenue par le Trésor public togolais.
Cette opération marque la première intervention du Togo sur le marché financier régional au titre de l’année 2026. Pour l’ensemble de l’exercice, le pays prévoit de mobiliser 463,5 milliards FCFA sur ce marché afin de contribuer au financement du budget de l’État, arrêté à 2 751 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Le Luxembourg, à travers son agence de coopération au développement, (LuxDev), va financer deux projets dans le secteur de l’enseignement supérieur au Togo, à savoir le développement de l’École polytechnique de Lomé (EPL) et du Centre d’excellence en qualité et sécurité des soins (CEQSS).
Ces deux projets en faveur de l’enseignement supérieur togolais ont été au cœur des échanges le 27 février 2026 à Lomé, entre le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbédji, et une délégation de LuxDev.
Le projet dédié à l’École polytechnique de Lomé, dont le lancement officiel est prévu le 17 mars prochain, vise à renforcer la formation professionnelle dans les métiers de l’ingénierie. De son côté, l’initiative relative au Centre d’excellence en qualité et sécurité des soins ambitionne de repositionner la qualité comme socle transversal des formations en santé, tout en accompagnant la structuration d’un centre d’excellence dédié à la formation académique et à la recherche appliquée.
Selon le ministre Gado Tchangbédji, ces deux projets s’inscrivent dans la dynamique de renforcement du capital humain portée par l’exécutif togolais. Ils s’alignent également sur l’ambition de l’Université de Lomé de promouvoir une formation de qualité au profit des étudiants.
À travers ces initiatives, dont le financement n’est pas encore dévoilé, le Luxembourg renforce davantage sa coopération avec le Togo. Le pays européen soutient déjà plusieurs projets de développement dans le pays, notamment dans les domaines de l’environnement et du renforcement des capacités.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, la loi modifiant et complétant la loi du 30 mai 2008 portant loi-cadre sur l’environnement. Le texte a été voté lors de la troisième séance plénière de la première session extraordinaire de l’année, le jeudi 5 mars 2026.
Cette réforme, voulue par l’exécutif, vise à adapter le cadre législatif national aux défis environnementaux actuels, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, l’érosion côtière, la pression sur les ressources forestières et la dégradation des sols.
Selon Aklesso Atcholé, président du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR), l’initiative répond à l’évolution des enjeux environnementaux et à la nécessité d’aligner le dispositif national sur les engagements internationaux du pays.
Le nouveau texte introduit plusieurs innovations dans la politique environnementale, notamment les notions d’économie verte, d’économie circulaire et de mobilité verte, ainsi que l’introduction d’une taxe carbone.

« Le présent texte consacre de nouveaux paradigmes et l’idée que nous devrions davantage protéger notre environnement et être en disponibilité devant les enjeux climatiques », a déclaré devant les députés Dodzi Kokoroko, ministre en charge de l’Environnement. « Il introduit de nouveaux modèles économiques tels que l’économie verte, la mobilité verte et l’économie circulaire, et nous octroie un levier de mobilisation des ressources climatiques par la consécration de la taxe carbone et l’opérationnalisation du Fonds national de l’environnement », a ajouté le responsable.
En attendant validation par le Sénat, pour le pays, cette évolution législative s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des politiques climatiques. En 2023, le gouvernement avait rendu un décret encadrant les mécanismes de gestion du carbone afin de favoriser le stockage du carbone et de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Dans la même veine, en 2024, les autorités ont initié l’élaboration d’une stratégie nationale visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, dans le cadre des engagements pris par le pays au titre de l’Accord de Paris.
Notons du reste que du côté de l’Assemblée, cette troisième séance plénière a été également marquée par le vote définitif de la loi autorisant la prorogation de l'état d'urgence sécuritaire dans la région des Savanes ainsi que de la loi modifiant le régime juridique et fiscal harmonisé applicable au projet de gazoduc de l'Afrique de l'Ouest en République togolaise.
R.E.D
Au Togo, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi portant transfert des missions et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Le texte a été voté lors de la troisième séance plénière de la première session extraordinaire de l’année, jeudi 5 mars 2026.
La réforme vise notamment à rationaliser les mécanismes publics d’appui à l’entrepreneuriat. Les autorités évoquent la nécessité de créer des synergies entre les dispositifs existants, d’éviter les chevauchements institutionnels et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques en faveur des très petites et petites entreprises.
« Le transfert que nous avons sollicité va au-delà d’une simple portée administrative. Il permet surtout à notre pays de poursuivre son cheminement vers la modernisation des dispositifs de soutien à notre économie et à l’emploi des jeunes », selon Mazamaesso Assih, ministre du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, présente à l’hémicycle pour défendre le projet.
Selon Semondji Mawussi Djossou, président de la commission des finances et du développement économique à l’Assemblée nationale, l’initiative s’inscrit dans la dynamique enclenchée depuis la création de l’ADTPME en 2022. L’agence, a-t-il indiqué, a commencé à produire des résultats, ce qui a conduit le gouvernement à proposer l’intégration des actions du FAIEJ dans ce dispositif.
Dans le détail, la réforme prévoit également le transfert du personnel, des actifs et des engagements du FAIEJ vers l’ADTPME. Pour le gouvernement, cette opération doit garantir une transition opérationnelle et préserver les emplois liés aux programmes du fonds.
Créé pour soutenir les initiatives économiques des jeunes, le FAIEJ intervenait à travers des appuis techniques et financiers, notamment sous forme de prêts et de garanties pour des micro-projets. Entre 2012 et mars 2024, le dispositif revendique plus de 26 000 emplois durables créés et 8,63 milliards FCFA de financements mobilisés.
Le texte ainsi adopté en première lecture sera désormais transmis au Sénat pour examen. Après cette étape, le projet de loi reviendra à l’Assemblée nationale pour la validation définitive, conformément à la procédure législative en vigueur.
R.E.D
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Au Togo, six institutions sont désormais autorisées à ouvrir au public les services liés à la Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI), contre trois seulement au lancement opérationnel du système en septembre 2025.
Il s’agit de BIA, Bank of Africa (BOA), Coris Bank, Ecobank, Orabank et Cofina.
Ces établissements sont habilités à proposer au public les services de paiement instantané mis en place par l’institution monétaire régionale, selon la liste arrêtée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au 24 février 2026.
Rappelons que la plateforme PI-SPI permet d’effectuer des transferts de fonds instantanés entre banques, institutions de microfinance, émetteurs de monnaie électronique et établissements de paiement. Les transactions sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, avec un règlement immédiat des fonds entre les différents comptes.
Lancé l’an dernier, ce dispositif vise à moderniser les infrastructures de paiement au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), afin de faciliter les transferts entre institutions financières et d’améliorer l’interopérabilité entre les services bancaires et les portefeuilles de monnaie électronique.
Le défi restera l’adoption par le grand public, ainsi que la volonté des acteurs financiers de promouvoir la plateforme dans la gamme de services qu’ils fournissent. Plusieurs facteurs pourraient du reste expliquer la réticence de certains acteurs à embrasser le nouveau système. Outre les défis d’intégration technique, qui nécessitent des investissements pour adapter les systèmes informatiques aux transactions en temps réel et assurer l’interconnexion avec l’infrastructure régionale, les institutions doivent aussi répondre à des exigences accrues en matière de gestion des risques et de cybersécurité, et adapter leur organisation à un dispositif de transfert de fonds instantané et continu. Certaines pourraient également évaluer l’impact économique du système, dans un contexte où la réduction des délais et des coûts de transfert peut peser sur certaines commissions traditionnelles.
Consulter la Liste complète PI-SPI de la BCEAO (au 24 février 2026)
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité et la Société des Postes du Togo (SPT) ont conclu, le mercredi 4 mars 2026 à Lomé, un accord de collaboration. Dans le cadre de ce partenariat, la Poste assurera le convoiement et la remise de documents officiels aux différents acteurs des secteurs relevant de ce ministère, sur l’ensemble du territoire national, à l’issue de leurs démarches administratives effectuées en ligne.
L’initiative intervient dans un contexte de dématérialisation progressive des services du commerce et de l’artisanat. Concrètement, les opérateurs économiques et les usagers pourront désormais recevoir les documents issus de leurs procédures numériques via le réseau de la SPT et ses points de contact répartis dans le pays.
Le Ministère Délégué Chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité (MDCCQ) a signé le mercredi 04 mars 2026, un accord de partenariat avec la Société des Postes du Togo (SPT).
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) March 5, 2026
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Ce dispositif vise notamment à limiter les déplacements vers l’administration pour le retrait de documents délivrés après les démarches en ligne, contribuant ainsi à simplifier les procédures et à améliorer l’accessibilité des services publics.
Pour le directeur général de la Société des Postes du Togo, Kwadzo Dzodzro Kwassi, cette collaboration pourrait ouvrir la voie à une modernisation de l’administration publique. « Je forme le vœu que ce partenariat serve de modèle de réussite pour d’autres secteurs et contribue à faire de notre pays une référence en matière de digitalisation des services publics », a-t-il indiqué.
À ce jour, douze démarches administratives liées aux secteurs du commerce et de l’artisanat sont déjà digitalisées.
Esaïe Edoh
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Le Togo accueillera, du 25 au 27 mars 2026 à Lomé, la 11ᵉ Conférence régionale africaine sur l’assurance inclusive. Organisé par la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurances (CIMA), l’événement portera sur un enjeu majeur : rendre l’assurance accessible, abordable et réellement utile aux populations à faibles revenus ainsi qu’aux acteurs du secteur informel, encore largement exclus des mécanismes traditionnels de protection.
Cette nouvelle édition réunira des décideurs politiques, des régulateurs, des compagnies d’assurance et de réassurance, ainsi que des experts en technologie. Les échanges entre ces différents acteurs devraient contribuer à poser les bases d’une réflexion sur l’avenir de la protection sociale sur le continent africain.

Au cœur des discussions figurera la question de l’élargissement de l’accès à l’assurance, dans un contexte marqué par la multiplication des risques liés notamment au changement climatique, aux crises sanitaires et à l’instabilité économique. À la faveur de la rencontre de Lomé, les organisateurs entendent promouvoir l’assurance comme un levier de résilience et de développement durable en Afrique.
Dans cette perspective, les participants exploreront de nouveaux modèles économiques et des solutions technologiques portées notamment par l’InsurTech. Les travaux devraient également favoriser le partage de bonnes pratiques en matière de régulation, de distribution et d’expérience client, tout en encourageant la mise en place de partenariats stratégiques afin d’accroître durablement la pénétration de l’assurance sur le continent.
Pour le ministre togolais de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Tessi, cette rencontre « constitue un cadre privilégié de réflexion et d’échanges sur le rôle essentiel de l’assurance inclusive dans l’élargissement de la protection sociale et l’amélioration de l’accès aux soins, notamment pour les populations les plus vulnérables ».
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