Togo First

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Réuni en Conseil des ministres, mercredi 25 février 2026, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi sur la protection et la promotion du patrimoine culturel national. Il s'agit concrètement de réviser la loi actuelle, qui date de 1990, en vue de renforcer la réception du patrimoine et de « l'adapter aux évolutions sociales ainsi qu'aux normes internationales » selon le communiqué du Conseil.

Patrimoine immatériel 

Le nouveau texte qui sera ainsi soumis au parlement, introduit plusieurs innovations importantes, notamment « la reconnaissance de la protection du patrimoine immatériel et subaquatique ».

Encore appelé “patrimoine vivant”, le patrimoine immatériel d’un pays ou d’une communauté rassemble ses pratiques, savoir-faire, expressions, connaissances et rituels transmis de génération en génération. Un tel patrimoine est impalpable (chants, danses, contes etc…), à l’opposé du patrimoine matériel, comme les monuments. 

De son côté, le patrimoine culturel subaquatique regroupe toutes les traces d'existence humaine présentant un intérêt historique, culturel ou archéologique, immergées (partiellement ou totalement, en mer, lacs ou rivières) depuis au moins 100 ans. 

Ceci devrait à terme étendre et renforcer le champ de la protection du patrimoine au Togo. 

Protéger la propriété littéraire et artistique.

Notons que le nouveau texte de loi veut également permettre un meilleur alignement de la législation nationale avec les conventions internationales de l'UNESCO. Il devrait permettre, selon le gouvernement, au Togo de se mettre en conformité avec le code pénal pour mieux sanctionner les atteintes aux droits de propriétés littéraire et artistique.

Valorisation et restitution

Dans la foulée de ce projet de loi, d'autres initiatives sont annoncées pour la mise en valeur des biens culturels togolais à l'étranger. Ainsi, selon une récente évaluation, le pays recenserait plus de huit mille (8000) objets culturels, composés d'artefacts (objets d'art, objets culturels et religieux), archives (documentaires, sonores, photographiques, cinématographiques) et des restes humains et animaux concernés dans plusieurs musées étrangers. 

Le pays devrait lancer des démarches pour la restitution de ces ressources. Le gouvernement a ainsi autorisé la mise en place d'un comité national pour la restitution des biens culturels, avec pour mission de corriger et d'encadrer le processus de restitution de ces biens. Ce faisant, le Togo donne de sa voix dans un grand débat ouvert cette décennie, sur la restauration et la restitution du patrimoine culturel africain en terres étrangères, du fait de pillages, ou transféré durant la colonisation.

Ayi Renaud Dossavi

Le gouvernement togolais a officiellement réagi cette semaine à la décision de la République du Ghana de porter leur différend frontalier devant les instances d'arbitrage international. Cette notification, reçue le 20 février, marque un tournant dans un dossier qui semble stagner malgré près de huit ans de discussions bilatérales.

Vers un arbitrage international

Le contentieux trouve sa source dans une série d'incidents maritimes survenus entre novembre 2016 et mai 2018 dans une zone non délimitée. En réaction, Lomé et Accra avaient instauré en juin 2018 un cadre de négociation via la Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo (CNFMT) et la Ghana Boundary Commission.

Bien que les deux États se soient engagés en 2019 à « s'abstenir de toute action en mer susceptible de porter atteinte au climat de fraternité, de paix et de sérénité », la décision ghanéenne de saisir la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) met fin au cadre strictement bilatéral. 

Dans son communiqué, le gouvernement togolais indique ainsi « prendre acte de cette décision », tout en réaffirmant son « attachement à un règlement des différends maritimes dans le respect des principes de justice et d’équité ».

Des enjeux économiques majeurs

Au-delà de la délimitation géographique et territoriale, ce litige entre voisins porte des enjeux de souveraineté économique, critiques sur certains pans. La zone contestée est située dans un bassin sédimentaire à fort potentiel pétrolier et gazier. L'absence de frontière claire freine les investissements des compagnies pétrolières internationales, prudentes face à l'insécurité juridique.

Ceci étant, en dépit de cette tension juridique, les deux voisins du Golfe de Guinée maintiennent une intégration économique profonde. Le Ghana demeure l'un des premiers partenaires commerciaux du Togo au sein de la CEDEAO, avec des flux constants de marchandises et une coopération technique réelle dans les secteurs de l'énergie et des télécommunications. 

Le règlement de ce différend sera potentiellement déterminant pour la stabilité des investissements maritimes et la gestion concertée des ressources halieutiques dans cette partie du Golfe de Guinée.

Ayi Renaud Dossavi

Lomé va collaborer à la sécurisation logistique de l’approvisionnement du Niger en engrais. L’annonce a été faite mercredi 25 février 2026 par le ministre togolais chargé de l’Économie maritime, à l’issue d’échanges avec le ministre nigérien de l’Agriculture, Mahaman Elhadj Ousmane.

Selon l’officiel togolais, le Port de Lomé est mobilisé pour faciliter le transit de 20 000 tonnes d’engrais à destination du Niger. Cette démarche s’inscrit dans le renforcement des relations économiques entre les deux pays, intensifiées depuis la sortie du Niger de la CEDEAO. En situation de tensions avec le Bénin, marquées notamment par la fermeture des frontières terrestres, le pays sahélien utilise davantage la plateforme portuaire togolaise comme principal corridor vers ses partenaires commerciaux.

Cette sécurisation logistique intervient dans un contexte où les autorités togolaises ambitionnent de positionner le Port de Lomé comme un hub régional au service de l’intégration économique et des chaînes d’approvisionnement ouest-africaines.

L’initiative s’ajoute à une série de mesures déjà prises par Lomé pour renforcer son rôle stratégique dans le commerce avec le Niger et, plus largement, avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Parmi ces dispositions figure la fixation, depuis le 1er juin 2024, d’un délai minimum de franchise de 40 jours pour les conteneurs en transit au Port de Lomé à destination du Niger.

À cela s’ajoute la suspension de la redevance statistique sur les marchandises arrivant par voie maritime et déclarées en transit vers les pays de l’AES. Ces mesures visent à améliorer la compétitivité logistique du corridor togolais et à sécuriser les flux commerciaux vers les marchés sahéliens.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) dispose désormais d’un nouveau plan de réponse couvrant la période 2026-2027, qui servira de référentiel pour la coordination des interventions. Ce document, destiné à renforcer l’harmonisation des actions, à améliorer l’efficience dans l’utilisation des ressources et à générer un impact mesurable au profit des personnes déplacées de force et des communautés hôtes du nord du pays, a été lancé le mercredi 25 février 2026 à Lomé. Sa mise en œuvre nécessite un financement estimé à 18 milliards FCFA.

Sur la période définie, le projet devrait toucher plus de 430 000 personnes en situation de vulnérabilité, confrontées notamment aux risques de violences basées sur le genre et aux menaces sécuritaires, aux conditions d’hébergement précaires pour de nombreux ménages déplacés vivant au sein de familles hôtes déjà fragilisées, ainsi qu’aux déficits persistants en eau, hygiène et assainissement.

Ce plan vise également à renforcer l’efficacité des actions engagées en matière de résilience et d’autonomisation des personnes déplacées et des communautés locales. « Sa réussite dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à dépasser les logiques sectorielles et à placer les communautés au cœur de nos interventions », a indiqué le général Dadja Maganawè, coordonnateur national du PURS.

Au total, près de 60 000 personnes déplacées issues de 28 nationalités seront prises en compte dans ce dispositif, qui bénéficie de l’appui du Système des Nations unies au Togo. Selon Coumba Sow, coordinatrice résidente du système onusien, « le Togo a fait le choix de la dignité, de la cohésion sociale, de l’inclusion et de la solidarité, en privilégiant la politique dite “hors-camp”, où les réfugiés vivent au sein des communautés hôtes. Je réaffirme le soutien plein et entier des partenaires techniques et financiers à la coordination générale du PURS et à l’ensemble du gouvernement. Ensemble, avec détermination et solidarité, nous pourrons faire en sorte que chaque déplacé, chaque réfugié et chaque membre des communautés hôtes puissent vivre dans la sécurité, la dignité et l’espoir ».

Pour rappel, le PURS a été conçu par les autorités togolaises afin de soutenir les populations du nord du pays, confrontées depuis novembre 2021 à la montée des menaces terroristes. Le programme a depuis été élargi pour intégrer l’accompagnement des déplacés en provenance des pays voisins touchés par la même situation sécuritaire.

Esaïe Edoh

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Le Togo se prépare à se doter d’un deuxième parc industriel, après le lancement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) en juin 2021. Le développement de ce futur espace logistique, prévu à Agbélouvé, à environ 65 km au nord de Lomé, est au cœur d’une rencontre d’échanges ouverte mercredi 25 février 2026 à Lomé par le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, en partenariat avec la GIZ.

Alors que le projet se trouve dans sa phase d’étude de préfaisabilité, cette rencontre de deux jours, qui mobilise différents acteurs, vise à échanger sur la structuration et la gestion des parcs industriels, notamment les mécanismes de conception, de gouvernance et d’exploitation des zones industrielles. L’objectif est d’aligner le futur projet sur les standards et les expériences internationaux.

Les participants analysent ainsi les différentes étapes nécessaires à la mise en place d’un parc industriel performant à savoir la définition du modèle économique, l’options de financement, l’organisation institutionnelle, attractivité pour les investisseurs, la gestion des services communs, ainsi que le respect des normes environnementales et sociales.

La rencontre s’inscrit dans une dynamique où le Togo entend, à travers ce projet de parc industriel d’Agbélouvé, poser les bases d’un nouveau pôle de croissance capable de stimuler l’investissement, de renforcer la compétitivité nationale et d’accélérer le processus d’industrialisation.

Le pays compte également s’appuyer sur sa première expérience en matière de développement d’espaces industriels acquise avec la PIA, avec la perspective d’évoluer vers un parc éco-industriel intégré. Pour le directeur de cabinet au ministère en charge de la Promotion des investissements, Ludovic Bédinadé, « adopter l’approche des parcs éco-industriels, c’est affirmer l’aspiration du Togo à s’inscrire dans la nouvelle génération des économies industrielles africaines : attractives, responsables et soucieuses des générations présentes et futures ».

Dans ce cadre, le Togo pourrait bénéficier de l’appui de l’Allemagne. Le chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Togo, Johannes Klotz, a indiqué que son pays était prêt à accompagner le gouvernement togolais dans l’amélioration de l’offre de services et des cadres institutionnels afin de répondre aux standards internationaux et de promouvoir des investissements durables.

Esaïe Edoh

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Le Togo a remporté les deux médailles d’or attribuées à l’Afrique et à l’Océan indien lors des « Cocoa of Excellence Awards 2026 », organisés la semaine dernière (le 20 février 2026) à Amsterdam. Cette distinction, considérée comme l’une des plus reconnues dans l’industrie cacaoyère, confirme la montée en visibilité du cacao togolais sur les marchés internationaux.

Le concours met en compétition des échantillons issus des principales régions productrices, évalués sur des critères stricts de qualité physique, de profils aromatiques et de traçabilité.

Ces distinctions sont pour le Togo, l’opportunité de consolider sa présence sur le segment des cacaos fins, prisés par les chocolatiers spécialisés.

Au cœur de cette progression, les acteurs mettent en avant le modèle agroforestier, dominant dans les zones de production. La culture du cacao y est associée à des essences forestières, avec un recours limité aux intrants chimiques, un facteur souvent cité pour expliquer la qualité des fèves.

Au Togo, cette performance est portée notamment par la dynamique amorcée depuis plusieurs années par le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), axée sur la qualité, la traçabilité et la structuration des chaînes de valeur. Le pays avait déjà été distingué lors des éditions 2021 et 2023, de quoi confirmer une régularité dans les performances.

R.E.D

Des experts de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) sont réunis à Lomé depuis mardi 24 février pour finaliser un outil destiné à mieux intégrer l’environnement dans les décisions économiques régionales. Au cœur des discussions, la validation du Livrable 4, un document qui évalue le capital environnemental des services rendus par les écosystèmes du bassin.

L’enjeu est d’apporter des indicateurs permettant de mieux quantifier la contribution de la nature aux économies nationales.

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« Le bassin de la Volta regorge d’énormes ressources en termes d’hydroélectricité, en termes d’agriculture, d’aquaculture, etc. Et tout ça, ce sont des services qui sont rendus par l’environnement », a indiqué Dr Dibi Millogo, directeur exécutif adjoint de l’ABV. Selon lui, l’objectif est non seulement de « disposer d’indicateurs robustes en termes d’environnement, mais aussi d’avoir un référentiel méthodologique commun ».

La rencontre s’inscrit dans la continuité d’une série d’ateliers techniques menés depuis 2025, notamment à Bamako et Lomé, visant à harmoniser les approches entre les six pays membres de l’ABV. Avant d’entériner le nouveau document, les participants passent en revue les livrables précédents afin d’en consolider les bases méthodologiques.

Les travaux doivent s’achever le vendredi 27 février. Les recommandations attendues pourraient orienter les politiques publiques liées à la gestion des ressources en eau, à la planification énergétique et à la préservation des écosystèmes.

À terme, l’initiative vise à mieux articuler développement économique et durabilité dans un contexte où la région est confrontée à la pression démographique et aux effets du changement climatique.

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Véritable creuset hydrographique en Afrique de l’Ouest, le bassin de la Volta déploie son réseau hydrographique de 407 000 km² à travers six nations, allant des terres sahéliennes du Burkina Faso et du Mali aux montagnes des pays côtiers comme le Bénin et le Togo, ou encore des plaines de la Côte d’Ivoire jusqu’au littoral du Ghana.

Ce complexe hydrographique, structuré autour des Volta Noire, Blanche, Rouge et de l’Oti, alimente l’un des plus grands lacs artificiels au monde. Si le Burkina Faso et le Ghana occupent plus de 85 % de sa superficie, l’interdépendance entre les pays d’amont et d’aval appelle à des collaborations transnationales orchestrées par l’Autorité du bassin de la Volta.

Ayi Renaud Dossavi

La start-up de mobilité électrique Spiro, présente au Togo où elle avait lancé ses premières activités sous la bannière « M-Auto », vient de boucler une nouvelle levée de fonds, en mobilisant 50 millions de dollars (en financement par dette), pour poursuivre son expansion sur le continent.

L’opération, annoncée mardi 24 février 2026, est soutenue par Afreximbank, Nithio et Africa Go Green Fund.

Faciliter l’échange de batteries

Cette nouvelle tranche intervient après un tour de table de 100 millions de dollars en 2025, qui confirme du reste l’intérêt croissant des investisseurs pour le modèle d’échange de batteries, intensif en infrastructures.

Le principe repose sur un système où l’utilisateur acquiert la moto tandis que l’entreprise conserve la propriété des batteries, échangées en quelques minutes dans des stations dédiées.

Plus de 80 000 motos électriques

Présente dans six pays africains, dont le Togo, Spiro revendique plus de 80 000 motos électriques déployées, plus de 2500 stations et plus d’un milliard de kilomètres parcourus sans émissions directes.

Les fonds levés doivent soutenir l’extension du réseau et le développement technologique, notamment l’automatisation des échanges et l’intégration des énergies renouvelables.

Pour son PDG, Kaushik Burman, « ce nouveau financement renforce notre vision de construire un réseau énergétique robuste et évolutif, adapté à l’Afrique ».

Les bailleurs voient dans cette dynamique un signal plus large de maturation du secteur.

Une telle approche pourrait renforcer l’industrialisation dans les pays où Spiro opère, comme le Togo, avec des projets d’assemblage déjà actifs en Afrique de l’Est et de l’Ouest.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Ministère de la Santé du Togo a officiellement lancé, le mardi 24 février 2026, un code vestimentaire national destiné au personnel des formations sanitaires publiques. Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’organisation et de la modernisation du système de soins.

À travers cette initiative, les autorités veulent répondre à une difficulté récurrente : l’identification rapide des professionnels de santé par les patients, notamment en situation d’urgence. L’absence de distinction visuelle entre les différentes catégories de personnel pouvait entraîner des confusions, ralentir l’orientation des malades et compliquer la gestion des plaintes.

La réforme introduit ainsi un dispositif national fondé sur un code couleur, permettant d’identifier immédiatement médecins, infirmiers, techniciens et autres agents. Concrètement, les médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens porteront des blouses blanches ou des ensembles tuniques blancs. Les infirmiers seront dans un ensemble tunique blanc avec col bleu, tandis que les sage-femmes arboreront une blouse à manches courtes rose couvrant les genoux ou un ensemble tunique rose rayé. Les accoucheuses porteront désormais un ensemble tunique rose uni.

Le personnel technique, en laboratoire ou au bloc opératoire, sera vêtu de blouses ou d’ensembles bleu foncé, conformément aux standards internationaux. Les auxiliaires en pharmacie seront identifiables à la blouse vert clair, alors que le personnel d’appui (garde-malades, techniciens de surface, buanderie) portera un ensemble tunique violet. Le personnel administratif, incluant secrétaires et agents d’accueil, sera en blouse beige, tandis que le personnel de la morgue sera en tunique kaki.

Pour le ministre délégué chargé de la Santé, Tchin Darré, cette standardisation contribue à sécuriser l’environnement hospitalier et à instaurer un climat de confiance entre soignants et patients. L’exécutif y voit également un outil de gouvernance susceptible d’améliorer le suivi des prestations et la gestion des réclamations, notamment via la mise en place d’une ligne verte dédiée.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’Assemblée nationale a ouvert sa première session extraordinaire de l’année 2026, le mardi 24 février. À l’ordre du jour, une série de projets de loi à examiner et à adopter, portant notamment sur les défis sécuritaires, la souveraineté économique, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement.

Au total, sept projets de loi seront étudiés lors de cette session extraordinaire. En priorité, les députés examineront la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes, confrontée à des menaces sécuritaires persistantes.

La première chambre du Parlement va se pencher également sur un projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. L’objectif est de renforcer l’arsenal juridique national et de l’aligner sur les normes internationales.

Sur le plan économique, l’Assemblée examinera des textes portant sur la réglementation du secteur de la microfinance, avec pour finalité de favoriser l’inclusion financière et l’autonomisation des populations vulnérables. Le projet de modification du régime juridique et fiscal du gazoduc ouest-africain, considéré comme stratégique pour l’attractivité énergétique et les intérêts économiques du pays, sera également débattu.

Autre point inscrit à l’agenda : l’examen du projet de loi relatif à la répression du faux-monnayage dans l’espace Union économique et monétaire ouest‑africaine (UEMOA).

Selon le président de l’Assemblée nationale, Sélom Klassou, les travaux en commissions pour l’étude au fond des sept projets de loi débuteront le mercredi 25 février, avant leur adoption en plénière.

La tenue de cette session extraordinaire vise à permettre l’adoption de l’ensemble des textes avant l’ouverture de la première session ordinaire de l’année, prévue pour le premier mardi du mois d’avril. L’objectif est de répondre aux défis urgents du pays et, selon le président de l’Assemblée, de « répondre aux attentes de notre peuple » ainsi que « d’honorer la confiance qu’il place en nous ».

Esaïe Edoh

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