Yas Togo, filiale du groupe Axian Telecom, a annoncé cette semaine un partenariat technologique majeur avec Nokia pour moderniser l’ensemble de son infrastructure télécom au Togo. Le projet, d’une valeur d’environ 60 milliards FCFA, s’étendra sur 7 ans, avec pour but de renforcer la qualité de service, la capacité réseau et la couverture nationale.
Selon les données communiquées, l’accord de Yas Togo avec la multinationale de télécommunications finlandaise, porte sur la refonte complète du réseau mobile et fixe, incluant le cœur du réseau, la transmission et les plateformes numériques utilisées pour la gestion du trafic. Plus de 500 nouveaux sites radio devraient être déployés, ce qui représente une hausse d’environ 45% du nombre total de sites sur le territoire. Tous seront compatibles 5G, indique-t-on, dans le cadre du partenariat.
« Ce projet vise à doter le pays d’une infrastructure résiliente, capable d’accompagner la croissance des usages numériques », a indiqué Rai Basgeet, Chief Technology & Information Officer de Yas Togo. L’entreprise prévoit une montée en capacité pour répondre à la demande croissante en data, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des services numériques et des PME.
La modernisation reposera sur des solutions cloud-native et virtualisées fournies par Nokia. L’objectif est d’accroître la stabilité du réseau, d’améliorer la qualité d’expérience des abonnés et de renforcer la disponibilité du service.
Pour Pierre-Antoine Legagneur, Directeur général de Yas Togo, ce chantier s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation digitale. Nokia, de son côté, voit dans cette coopération un prolongement de ses engagements technologiques dans la région.
Pour rappel, déjà en 2020, la collaboration entre Axian et Nokia au Togo avait permis d’activer le premier réseau commercial 5G d’Afrique de l’Ouest.
R.E.D
La société togolaise KYA-Energy Group vient de remporter à Accra, le Prix du Meilleur Projet C&I africain 2025, lors des AFSIA Solar Awards, organisés en marge du Forum sur les énergies renouvelables en Afrique (REFA 2025).
Le C&I, ou Commercial et Industriel, désigne les solutions destinées aux entreprises, aux industries, aux PME/PMI, aux bâtiments commerciaux, ainsi qu’aux grandes infrastructures non résidentielles. Ce nouveau prix consacre la solution KYA-SoP, un groupe électro-solaire assemblé localement et proposé à travers des mécanismes d’acquisition adaptés aux ménages et aux PME. L’entreprise mise sur une production locale et des partenariats bancaires pour élargir son accès, notamment en milieu rural.

Selon son directeur général, le Professeur Yao Azoumah, cette distinction « rend hommage au travail des équipes et des clients qui accompagnent l’entreprise depuis dix ans ».
À Accra, le REFA 2025 a réuni des acteurs du solaire et des financeurs pour discuter des conditions d’accélération de la transition énergétique en Afrique. Les prix décernés visent à mettre en lumière les projets ayant un impact direct sur l’accès à l’énergie, la production décentralisée et les modèles de financement innovants.

Notons que la distinction intervient dans un contexte où l’entreprise enregistre les reconnaissances en série, notamment quelques semaines après avoir reçu le Prix de l’intégration régionale aux Awards de la Marque OAPI.
Ayi Renaud Dossavi
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A l’approche des fêtes de fin d’année, les autorités togolaises ont annoncé deux séries de mesures destinées à réduire les risques d’incidents et à encadrer les comportements à risque sur l’ensemble du territoire.
Dans un premier temps, le ministre en charge de la Sécurité, Colonel Calixte Batossie Madjoulba, a rappelé l’interdiction de l’importation, de la vente et de l’usage des pétards et feux d’artifice, en vigueur depuis l’arrêté interministériel du 16 février 2021. L’usage de ces produits reste proscrit sans dérogation, en raison des risques qu’ils représentent pour la sécurité des personnes et des biens.
Les forces de sécurité ont reçu instruction de renforcer les contrôles, saisir systématiquement les pétards et articles assimilés, et interpeller les contrevenants, indique-t-on.
Ces opérations s’étendront également aux corridors douaniers afin d’éviter l’introduction clandestine de ces produits durant la période festive.
Dispositif anti-incendie
Parallèlement, le ministre a annoncé l’activation du dispositif national de prévention et d’alerte incendie. Cette mesure intervient dans un contexte de recrudescence des incendies d’origine électrique ou végétale, fréquemment observés en fin et début d’année.
Les services compétents signalent chaque année des dégâts matériels et humains liés à des installations électriques défectueuses, à la surcharge des équipements ou à des feux de brousse non maîtrisés.
Les autorités recommandent un contrôle technique régulier des installations électriques, l’usage de matériel certifié, l’évitement des surcharges et l’extinction systématique des appareils avant toute absence. En ce qui concerne les activités en plein air, la population est invitée à respecter le calendrier des feux précoces et à éviter toute flamme dans les zones exposées.
Les citoyens sont encouragés à signaler tout début d’incendie, aux numéros d’urgence 118, 170 ou 1014.
La start-up togolaise Rôbalôtô vient de décrocher le 1er Prix Afrique francophone lors de l’Africa Climate Innovation Challenge 2025 en Ouganda, avec à la clé une cagnotte de 10 000 $. Le concours a distingué sa solution de gestion communautaire des déchets plastiques appuyée par le numérique, parmi plusieurs projets provenant du continent.
Le modèle porté par Rôbalôtô repose sur la valorisation des déchets comme ressource économique locale. Il s’agit notamment de mobiliser les ménages, écoles et jeunes autour du tri et du recyclage, avec un mécanisme d’incitations financières et sociales ; en vue de réduire la pollution tout en créant des opportunités de revenus.
Pour Aymane Gbadamassi, fondateur de l’entreprise, cette distinction consacre “plusieurs années d’expérimentation sur le terrain”. Il a salué les partenaires du programme, dont la Green Africa Youth Organization, 3E’s4Africa, UNDP Uganda, The Earthshot Prize et Start.Up Lounge Africa, ainsi que les institutions togolaises engagées dans la transformation numérique. « Ce prix montre que le plastique peut devenir une ressource à valoriser », a-t-il indiqué.
Rôbalôtô prévoit d’étendre son modèle à d’autres localités et de renforcer ses programmes éducatifs, notamment les sacs solaires destinés aux élèves. L’entreprise veut notamment toucher un plus grand nombre de familles et d’établissements scolaires afin de consolider l’impact économique et environnemental de son approche.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les banques continuent systématiquement de constituer des réserves bancaires bien au-delà du minimum exigé par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
Un niveau de réserves très supérieur aux exigences réglementaires
Les réserves obligatoires ont pour fonction de garantir la stabilité du système bancaire en assurant un niveau minimal de liquidités, tout en permettant de réguler la capacité des établissements de crédit à octroyer des prêts à l'économie.
Ceci étant, entre janvier et septembre 2025, les banques togolaises affichent des réserves obligatoires qui ont oscillé entre 66,7 milliards et 72,6 milliards FCFA, tandis que les réserves effectivement déposées par les établissements de crédit sont restées largement supérieures; et se sont situées dans une fourchette beaucoup plus large, de 116,9 milliards à 164,9 milliards FCFA, selon les données du Bulletin mensuel des statistiques du mois d'octobre.

Cette situation traduit une préférence marquée de ces acteurs pour la liquidité bancaire, les établissements conservant un matelas de sécurité bien supérieur au seuil réglementaire.
Un repli marqué à partir d'avril
Ceci étant, après un pic de 164,9 milliards FCFA entre mi-janvier et mi-février, les réserves constituées ont chuté à 123,6 milliards en mai, puis 118,8 milliards en juin. S'en est suivi un rebond ponctuel, entre le 16 juin et le 15 juillet, à 157,6 milliards FCFA, avant un nouveau recul jusqu’à 116,9 milliards FCFA en septembre.
Cette volatilité pourrait suggérer des arbitrages entre gestion prudente des liquidités, besoins de financement de l'économie et opportunités d'investissement sur les marchés régionaux.
Le financement du secteur privé
Le maintien de réserves excédentaires importantes suggère que les banques disposent d'une marge confortable pour répondre aux besoins de retrait et de gestion des risques.
Cependant, cette stratégie réduit mécaniquement les montants mobilisables pour le financement des entreprises et des ménages, puisque les liquidités immobilisées auprès de la BCEAO ne circulent pas dans l'économie réelle.
Rappelons qu'à la fin du premier trimestre de cette année 2025, l'encours total des crédits bancaires à l'économie au Togo était de 1788,3 milliards FCFA, revenant tout de même de 5,5 % sur un an. Les données prochaines permettront de suivre l'évolution de cette contribution des acteurs bancaires à l'économie nationale.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la région de la Kara dispose désormais de son annuaire statistique 2024. Le document a été validé cette semaine, le mardi 2 décembre 2025, à la faveur d’un atelier organisé par la direction régionale de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
Les travaux ont permis notamment d’examiner et de valider les données collectées au niveau des principaux secteurs d’activité de la région, entre autres l’éducation, la santé, l’agriculture, l’économie, l’environnement et le commerce.
Selon les équipes de l’INSEED, l’annuaire permettra de suivre plus précisément la mise en œuvre des projets et programmes publics au niveau local, et d’évaluer leur impact sur les communautés.
Le préfet de la Kozah, Col. Bonfoh Faré, a insisté sur le rôle central des statistiques dans la planification des politiques publiques. Il rappelle que les décideurs s’appuient sur ces données pour orienter les investissements, ajuster les projets et anticiper les besoins de la population. Le directeur régional de l’INSEED-Kara, Abdoulaye Nouroudine, souligne pour sa part que la qualité des données reste une exigence essentielle pour éviter d’induire les planificateurs en erreur.
L’atelier a également permis de présenter les modalités de traitement des données dans le secteur éducatif. Les informations relatives aux effectifs, aux infrastructures et aux besoins matériels sont collectées dès la rentrée scolaire, puis consolidées après validation nationale, avant leur transmission à l’INSEED.
Rappelons que la validation de l’annuaire statistique s’inscrit dans une dynamique continue. En décembre 2024, la région avait déjà mis à jour son document couvrant la période 2022-2023, sur fond d'efforts réguliers d’actualisation.
R.E.D.
Au Togo, l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Togo (APSFD-Togo) vient de mettre à jour la liste de ses membres et recense 63 institutions actives dans le secteur. Ceci représente une part très importante de l’ensemble des acteurs de la microfinance dans le pays de 8 millions d’habitants.
Sur la liste complète des SFD reconnus par l’autorité publique, la Direction de la Microfinance du ministère de l’Économie et des Finances, il est en revanche recensé plus de 140 acteurs, dont plusieurs réunis sous une même faîtière (comme la FUCEC).
Le rôle des membres APSFD
Les 63 institutions membres sont présentes dans les principales villes et dans plusieurs localités rurales. Elles offrent des services d’épargne, de crédit et d’accompagnement financier destinés aux ménages, artisans et micro-entrepreneurs. Leur adhésion à l’APSFD implique un suivi complémentaire, centré sur l’harmonisation des pratiques, la formation et l’amélioration de la qualité des services rendus aux clients.

D’importants relais dans les zones peu bancarisées
Les acteurs de la microfinance demeurent un point d’accès majeur aux services financiers dans les zones rurales et les zones peu bancarisées ou à faible pouvoir de crédit. Ils compensent la faible présence des banques commerciales et soutiennent l’activité économique locale.
L’APSFD accompagne ses membres sur les questions de gouvernance, de gestion des risques et de conformité aux exigences réglementaires fixées par les autorités.
Des indicateurs en hausse en 2024
Selon les données consolidées de l’APSFD à fin 2024, le secteur maintient son dynamisme. Le nombre de bénéficiaires a atteint 4 452 373, en hausse de 7,9% en un an. Les dépôts collectés se situent à 401,7 milliards FCFA, en progression de 9,1%. L’encours de crédits atteint 358,9 milliards FCFA, soit une croissance de 5,3%.
FUCEC-TOGO, leader du marché
Avec 167 milliards FCFA d’actifs, la FUCEC-TOGO, qui rassemble à elle seule plus de 40 structures, conserve une avance nette, représentant 46% du total sectoriel en 2024. La COOPEC AD-TOGO suit avec 38,4 milliards FCFA, puis la COMEC (29 milliards FCFA), WAGES (21 milliards FCFA) et la CECA (10 milliards FCFA).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, en sa qualité de médiateur désigné de l’Union africaine dans la crise des Grands Lacs, prendra part ce jeudi 4 décembre 2025 à Washington, à la cérémonie officielle de signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda, sous l’égide des États-Unis. L’information a été annoncée dans un communiqué de la Présidence du Conseil.
L’accord sera signé par Félix Antoine Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, et Paul Kagamé, président de la République du Rwanda. Cette démarche vise à favoriser le retour de la stabilité dans la région des Grands Lacs, en particulier dans l’Est de la RDC, tombé depuis plusieurs mois sous le contrôle du groupe armé M23.
Depuis plusieurs mois, le Président du Conseil conduit des consultations diplomatiques avec les parties prenantes régionales et internationales, en étroite collaboration avec l’Union africaine, afin de promouvoir un dialogue constructif et d’œuvrer à la recherche de solutions durables pour la paix.
Notons que la cérémonie de Washington intervient quelques semaines après la conférence internationale organisée à Paris par la France et le Togo, consacrée au soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre avait mobilisé la communauté internationale autour de la situation humanitaire préoccupante qui sévit notamment dans l’est de la RDC, ainsi que dans l’ensemble de la région.
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Le groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI), fondé en 1985, s’apprête à célébrer ses 40 ans d’existence. Dans le cadre de cette commémoration, le président du Conseil d’administration du groupe, Papa Madiaw Ndiaye, a échangé le mercredi 3 décembre 2025 à Lomé avec le Président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, sur le rôle de l’institution dans le développement économique du continent.
En quatre décennies d’activité, l’institution financière a joué un rôle clé dans la croissance des économies africaines. Au Togo, le groupe bancaire s’est illustré par diverses interventions destinées à accompagner le développement économique national. Parmi les actions majeures de ces dernières années, figure sa participation au financement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), aux côtés d’Afreximbank et de la BIA Togo.
Basée à Lomé, l’institution appuie régulièrement les petites et moyennes entreprises (PME) à travers des lignes de crédit dédiées. Elle soutient également les femmes entrepreneures via son programme Ellevate by Ecobank, qui vise à renforcer l’accès de ces dernières au financement et aux services bancaires.
En termes de perspectives, Ecobank ambitionne d’intensifier son soutien aux économies africaines, en particulier celle du Togo, qui abrite son siège. Déjà, lors d’une rencontre tenue en novembre dernier à Abu Dhabi entre Faure Gnassingbé et le Directeur général du groupe, Jeremy Awori, plusieurs initiatives avec en ligne de mire, le renforcement de la contribution de la banque à la croissance des pays africains, avaient été évoquées.
Rappelons que ETI, présente dans 35 pays en Afrique et employant plus de 14 000 collaborateurs, a été cofondée par le Togolais Gervais Koffi Djondo.
Esaïe Edoh
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Au Togo, une délégation de la Banque mondiale a achevé, ce mercredi 3 décembre 2025, une mission d’évaluation de la mise en œuvre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP-Togo). Cette mission, la 15ᵉ du genre, avait pour objectif de faire le point sur l’avancement des activités inscrites dans le Plan de travail et budget annuel (PTBA 2025).
Selon les conclusions présentées à l’issue des travaux entamés le 24 novembre 2025, le taux d’exécution physique du PTBA 2025 s’élève à 82 % au 30 novembre 2025. Sur le plan financier, l’exécution atteint 86,11 % à la date du 21 novembre 2025.
Les évaluations ont porté sur plusieurs volets : gestion financière, passation des marchés, mise en œuvre des sous-projets, suivi-évaluation, communication, sauvegardes environnementales et sociales, ainsi que les travaux de génie civil. Compte tenu des résultats, le chef de mission de la Banque mondiale, Koffi Houkpé, a invité l’Unité de gestion du projet (UGP) à accélérer l’exécution des activités restantes, à un an de la clôture du projet.

Pour renforcer cette dynamique, un dispositif de veille permanente sera mis en place afin de suivre de manière rapprochée les porteurs de projets, les prestataires et les entreprises engagées sur le terrain, indique-t-on.
Par ailleurs, la mission et l’UGP ont échangé sur le WACA+ (Économie bleue), une extension du programme intégrant des concepts liés à l’économie bleue pour soutenir le développement durable des zones côtières.
Pour rappel, le projet WACA ResIP vise à renforcer la résilience des communautés côtières face aux risques naturels et anthropiques dans six pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Togo. Dans le pays, il bénéficie d’un financement global de 55,5 millions USD et devrait toucher environ 200 000 bénéficiaires.
Esaïe Edoh
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