Au Togo, les autorités sanitaires poursuivent le déploiement de l’Assurance maladie universelle (AMU), avec l’ouverture le 18 février 2026 à Lomé d’un séminaire de renforcement des capacités.
La rencontre, organisée dans la commune des Lacs 3, réunit une vingtaine de contrôleurs d’assurance et de cadres du ministère de la Santé jusqu’au vendredi.
L’atelier doit concrètement permettre d’harmoniser la compréhension des nouvelles orientations de l’AMU, dans un contexte d’élargissement progressif du dispositif à l’ensemble de la population. Les participants travaillent sur les fondamentaux du système, les exigences réglementaires et les implications opérationnelles pour les acteurs clés, notamment les formations sanitaires, les prescripteurs et les pharmacies conventionnées.
Selon le professeur Bagny Aklesso, coordonnateur des services de santé essentiels, la priorité consiste à consolider la maîtrise du cadre juridique et à clarifier les responsabilités des différentes parties prenantes. Cette étape doit permettre d’améliorer la qualité du contrôle et la cohérence dans la mise en œuvre du régime.
Le ministre en charge de la Santé, Jean-Marie Tessi, a pour sa part, insisté sur le rôle stratégique des contrôleurs dans la viabilité du système. Chargés d’assurer conformité et prévention des dérives, ils doivent renforcer la confiance des assurés et garantir l’équilibre financier du dispositif.
Ces initiatives se déploient alors que les autorités publiques veulent à terme mettre l’AMU au cœur de la protection sociale et de la résilience du système de santé togolais.
R.E.D
Au Togo, l’Université de Lomé (U.L.) a ouvert le mercredi 18 février 2026, sa toute première salle de collection et d’exposition des fossiles et roches du bassin sédimentaire côtier du Togo. Porté par le département de géologie, l’espace se veut un outil de conservation, de recherche et de valorisation du patrimoine paléontologique national.
Structurée comme un espace d’exposition permanente, la salle rassemble des fossiles et roches témoignant de près de deux milliards d’années d’histoire géologique du territoire togolais. Selon les responsables du projet, plusieurs objectifs sont visés.
Il s’agit notamment de mettre en place une structure dédiée à la conservation des collections paléontologiques et géologiques, de valoriser ce patrimoine auprès des chercheurs, des étudiants et du grand public, et de favoriser les échanges d’expertises à l’échelle nationale et internationale.

L’initiative entend également contribuer au développement d’un tourisme scientifique et culturel, encore peu structuré au Togo. « Cette salle est une forge de savoir, un outil de valeur inestimable pour les générations futures », a souligné la professeure Yawoa Dzidzo Da Costa qui a conduit le projet.
Au-delà de la recherche, l’espace est conçu comme un lieu de découverte et d’apprentissage pour les élèves et étudiants, ainsi que comme un cadre de sensibilisation du public aux enjeux liés à la paléontologie et à la géologie. Dans un contexte où l’exploitation des ressources minières occupe une place importante dans l’économie nationale, la vulgarisation scientifique apparaît comme un levier pour renforcer la compréhension des enjeux environnementaux et patrimoniaux.
Pour l’Université de Lomé, cette infrastructure marque une étape supplémentaire dans la consolidation de ses capacités de recherche et d’innovation scientifique. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à positionner l’institution comme un pôle de référence en matière de sciences de la Terre dans la sous-région.
Notons que le projet a bénéficié de l’appui de plusieurs sociétés extractives opérant au Togo, notamment Scantogo Mines, WACEM et Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT).
Esaïe Edoh
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Le Togo passe en revue sa politique de gouvernance des investissements à travers un atelier de trois jours, entamé le mercredi 18 février 2026. L’objectif est de s’assurer de la cohérence de cette gouvernance avec le Protocole sur l’investissement de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf) et de promouvoir une approche plus intégrée, orientée vers le développement durable.
La rencontre est une initiative du ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, en collaboration avec l’Institut international de développement durable (IISD), autour du thème « Réformer la gouvernance des investissements pour le développement durable, en cohérence avec le Protocole sur l’investissement de la ZLECAf au Togo ». Elle intervient à la suite de l’adoption du Protocole sur l’investissement de la ZLECAf, qui ouvre une nouvelle phase dans la gouvernance des investissements sur le continent.
Du 18 au 20 février 2026, le @Promo_InvestTg en collaboration avec @IISD_news , organise un atelier dédié à l’analyse du cadre et des instruments juridiques liés aux investissements, en cohérence avec le Protocole sur l’investissement de la ZLECAf pic.twitter.com/3h9wW25SPf
— Ministère délégué - Promo Invest. & Souv. Eco. (@Promo_InvestTg) February 18, 2026
Organisée par l’exécutif togolais, la rencontre vise à présenter aux participants, représentants des administrations publiques, parlementaires, acteurs du secteur privé et partenaires techniques, le paysage de la gouvernance des investissements, avec un accent sur les principaux instruments juridiques.

Elle doit également permettre de renforcer les capacités des parties prenantes sur les orientations du Protocole sur l’investissement de la ZLECAf.
La démarche, indique-t-on, devrait favoriser les discussions autour des stratégies et outils nécessaires à l’engagement d’une réforme globale de la gouvernance des investissements au Togo. Ces réformes devraient contribuer à orienter les investissements vers des secteurs prioritaires tout en prévenant les risques économiques, sociaux et environnementaux.
Le pays s’est déjà inscrit dans cette dynamique en plaçant l’investissement privé, l’industrialisation transformative et la valorisation minière au cœur de sa stratégie de développement. « Mais notre ambition ne se limite pas à attirer davantage d’investissements. Notre ambition est d’attirer de meilleurs investissements : des investissements productifs, responsables, créateurs de valeur locale, respectueux de l’environnement et porteurs d’emplois décents pour nos populations », a souligné Bedembada Bedinade, directeur de cabinet du ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique.
Esaïe Edoh
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Au Togo, une nouvelle plateforme digitale dénommée Assinyon (« bon marché », en français) est opérationnelle depuis le 17 février 2026. Pensée comme une vitrine numérique dédiée à la promotion des produits locaux, l’initiative a été lancée par le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité.
Positionnée comme une solution innovante pour structurer le commerce en ligne au Togo, Assinyon vise à offrir aux entrepreneurs togolais un espace de visibilité et de promotion de leurs produits. À terme, la plateforme ambitionne également de contribuer au développement de l’e-commerce sur le marché national.
Conçue pour être fonctionnelle et autonome, la solution intègre un système d’auto-publication avancé. « Lorsqu’un entrepreneur publie un produit, celui-ci est d’abord validé par le ministère. Une fois la validation obtenue, le produit est automatiquement relayé sur les pages et réseaux sociaux dédiés à la plateforme », explique le développeur, Eastman Lokossa.
Au-delà d’une simple formalité administrative, ce mécanisme se veut un véritable label de confiance pour le consommateur. « Les produits mis en avant seront non seulement conformes aux exigences de qualité, puisqu’ils seront validés par les services de contrôle du ministère, mais les visuels seront également optimisés afin de mieux répondre aux standards du marché », précise-t-il.
Le dispositif permet ainsi de propulser les produits sur internet, sans que les entrepreneurs aient à maîtriser les algorithmes souvent complexes des réseaux sociaux. Les exigences, qualité du produit et qualité de la présentation, visent à professionnaliser l’image des TPME locales et à renforcer leur compétitivité face aux grandes plateformes internationales de e-commerce.
Pour Mensah Koffi Vinyo, directeur de cabinet du ministère, cette initiative répond aux difficultés de visibilité auxquelles font face de nombreuses très petites et moyennes entreprises (TPME). La plateforme entend ainsi combler un déficit d’accès au marché numérique et faciliter la mise en relation entre producteurs et consommateurs.
Il convient de préciser que la plateforme numérique Assinyon est le fruit d’une initiative conjointe du ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à travers le Projet d’Appui à l’Entrepreneuriat et au Développement des Opportunités dans les Chaînes de Valeur (PEDOC). Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de soutien à l’entrepreneuriat local et de structuration des chaînes de valeur au Togo.
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Le Togo figure parmi les 14 pays d’Afrique de l’Ouest bénéficiaires du nouveau programme multinational REWARD-AfricaRice, lancé à Bouaké (Côte d’Ivoire) avec l’appui de la Banque africaine de développement, et du Centre africain du riz et de la CEDEAO.
Dotée d’un financement de 8,5 millions de dollars sur cinq ans, l’initiative doit à terme permettre de renforcer les chaînes de valeur rizicoles et d’accélérer l’autosuffisance régionale.
Le programme veut ainsi répondre à des contraintes structurelles persistantes dans la région. Les rendements moyens oscillent entre 2,2 et 2,5 tonnes par hectare, les pertes post-récolte atteignent jusqu’à 42 %, tandis que la production locale couvre environ 60 % de la demande. Dans ces conditions, la dépendance aux importations reste élevée, dans un contexte marqué par la croissance démographique, l’urbanisation et l’impact du changement climatique sur les rendements.
REWARD mise notamment sur la diffusion de variétés améliorées, le renforcement des systèmes semenciers et l’introduction de technologies de transformation plus performantes. L’initiative prévoit également des feuilles de route semencières nationales, des programmes de formation et un partage accru de connaissances entre pays participants. L’objectif est de porter les rendements moyens à près de 7 tonnes par hectare à moyen terme.
Les projections associées au programme tablent sur une hausse des revenus agricoles, estimée à environ 1605 dollars par producteur contre 1385 dollars actuellement, ainsi que la création de 78 000 emplois, dont près de la moitié pour les femmes.
À l’échelle régionale, les échanges intra-communautaires de riz pourraient atteindre 250 000 tonnes, contribuant à réduire les importations et à renforcer l’intégration des marchés agricoles ouest-africains.
Au Togo, cette initiative s’annonce dans un contexte où la riziculture gagne en importance dans l’alimentation, avec une filière confrontée à des contraintes structurelles. La production, dominée par le riz des bas-fonds (55 %) et le pluvial (34 %), affiche des rendements encore limités malgré un potentiel agroécologique favorable, en raison d’une faible maîtrise des aménagements agricoles et d’un accès insuffisant aux intrants de qualité. En 2020, la production nationale avoisinait 153 000 tonnes, couvrant seulement une part des besoins, ce qui maintient une forte dépendance aux importations, estimées à plus de 43 milliards FCFA en 2023, soit plus de la moitié de la consommation.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo, via sa diplomatie, a salué une décision adoptée lors de la 39e Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), la semaine dernière ( les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba), pour corriger la représentation cartographique du continent, à l’initiative du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.
Concrètement, la Conférence des chefs d’Etat de l’UA encourage les États membres à promouvoir l’utilisation de projections cartographiques plus équitables et scientifiquement exactes dans les systèmes éducatifs, les publications officielles et les supports institutionnels ; Elle invite les organisations internationales, les institutions académiques et les éditeurs à adopter des représentations fidèles à la réalité géographique du continent ; et charge la Commission de l’Union africaine et les États membres de mener une réflexion approfondie sur les standards cartographiques à recommander à l’échelle continentale.
La position adoptée par l’UA s’inscrit dans la continuité de l’initiative portée par le Togo en 2025 à l’ONU, visant à « décoloniser la géographie ». Le pays avait alors dénoncé les biais hérités de la projection Mercator, qui réduit visuellement la taille de l’Afrique malgré son poids démographique et territorial. Le continent représente environ 20 % des terres émergées et près de 18 % de la population mondiale.
La décision, jugée « historique », doit permettre de « remédier aux distorsions historiques induites par certaines projections cartographiques, notamment la projection dite de Mercator, qui tend à réduire visuellement la superficie réelle du continent africain au profit d’autres régions du monde », selon le ministère des Affaires étrangères.
Pour les autorités togolaises, l’initiative dépasse le cadre symbolique et doit contribuer à renforcer l’influence du continent dans les sphères diplomatiques, académiques et médiatiques.
R.E.D.
Enko Education, réseau panafricain d’écoles internationales dont fait partie le Cours Lumière au Togo, a finalisé un financement global de 46 millions de dollars (environ 25,4 milliards FCFA), incluant un prêt de 22 millions de dollars accordé par la banque sud-africaine Standard Bank. L’opération complète une levée de fonds amorcée en 2025 avec un apport en capital de 24 millions de dollars mené par Africa Capitalworks et le fonds ouest-africain Adiwale.
Pour Enko, ce nouveau financement est destiné à soutenir sa stratégie d’expansion en Afrique. Le réseau prévoit notamment d’accélérer l’acquisition d’établissements disposant de bases académiques solides, tout en accompagnant leur développement, comme ce serait le cas au Togo. Le groupe entend ainsi consolider sa présence sur le marché fragmenté de l’enseignement privé K-12 en Afrique et atteindre un objectif de 20 000 élèves à l’horizon 2029.
Fondé en 2013 par le Français Eric Pignot et le Camérounais Cyrille Nkontchou, le groupe opère aujourd’hui 16 écoles dans dix pays d’Afrique subsaharienne, dont le Togo deveneu membre en 2024 du réseau via le Lycée Cours Lumière. Le modèle d’Enko repose sur la préparation des élèves à l’accès aux universités internationales, avec plus de 80 % des diplômés admis dans plus de 600 établissements à travers le monde.
Cette levée de fonds intervient dans un contexte où les dépenses d’éducation restent limitées dans plusieurs pays africains, ce qui alimente l’essor des initiatives privées.
Ayi Renaud Dossavi
La société togolaise KYA-Energy Group, spécialisée dans le développement de solutions énergétiques, a conclu la semaine dernière à Lomé une convention de partenariat avec l’entreprise Optima, basée en Côte d’Ivoire. Cet accord vise à permettre au groupe togolais de déployer des solutions énergétiques adaptées au marché ivoirien, notamment dans le domaine des datacenters (centres de données), principal secteur d’activité de son nouveau partenaire.
La collaboration portera sur l’exploration conjointe du marché ivoirien, le développement d’initiatives de formation, ainsi que le montage de projets d’intérêt commun. Elle s’inscrit dans la stratégie d’expansion internationale de KYA-Energy Group.
« Nous avons adopté depuis un certain temps un volet international dans le développement de notre entreprise. Après le Niger, le Bénin et le Mali, nous souhaitons franchir un nouveau cap avec la Côte d’Ivoire », a déclaré Yao Azoumah, directeur général de KYA-Energy Group.
Selon l’entreprise togolaise, le choix d’Optima repose sur son expertise dans le développement de datacenters, des infrastructures technologiques nécessitant une alimentation énergétique continue et fiable.
Pour Optima, KYA-Energy Group représente un partenaire stratégique capable d’accompagner son développement en Côte d’Ivoire, un pays de plus de 30 millions d’habitants, offrant un marché dynamique avec d’importants enjeux énergétiques.
Esaïe Edoh
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Les Nations unies ont révisé à la baisse la population du Togo après l’intégration complète des données du recensement de 2022. Une correction de près de 12 % qui modifie la lecture de plusieurs indicateurs économiques, dont le PIB par habitant qui est réévalué de plus de 14%.
Avec une population estimée à un peu plus de 8,133 millions d’habitants en 2023, le Togo reste l’un des pays les plus jeunes d’Afrique de l’Ouest. Mais les nouvelles projections démographiques publiées par la Division de la population des Nations unies montrent également un pays engagé depuis plusieurs décennies dans une transition démographique progressive.
Une jeunesse massive
L’âge médian au Togo est d’environ 18 ans. Autrement dit, la moitié de la population a moins de 18 ans. Cette jeunesse marque profondément la société togolaise.
Chaque année, des centaines de milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail. Cette dynamique représente à la fois un défi — en matière d’emplois, de formation, d’infrastructures scolaires — et une opportunité. Si cette génération trouve sa place dans l’économie, elle peut devenir un moteur de croissance.
Aujourd’hui, environ 54 % de la population se situent dans la tranche des 15 à 64 ans, considérée comme en âge de travailler. Cette proportion est appelée à augmenter progressivement dans les années à venir.
Une fécondité en baisse constante
Le Togo n’est plus le pays à très forte fécondité qu’il était dans les années 1970. À cette époque, une femme avait en moyenne près de 7 enfants. En 2023, ce chiffre est descendu à un peu plus de 4 enfants par femme.
Cette baisse traduit des changements sociaux profonds : urbanisation, amélioration du niveau d’instruction, notamment chez les filles, accès accru aux services de santé reproductive.
Mais le niveau reste relativement élevé. La population continue donc d’augmenter, même si le rythme de croissance ralentit progressivement.
Des progrès en matière de santé
La transition démographique ne concerne pas seulement la natalité. Elle se mesure aussi par l’amélioration de la survie.
En 1960, l’espérance de vie à la naissance était d’environ 44 ans. Aujourd’hui, elle dépasse les 63 ans. La mortalité infantile a fortement reculé sur la même période.
Ces évolutions reflètent les progrès réalisés en matière de vaccination, de prise en charge des maladies infectieuses et d’amélioration générale des conditions de vie.
Une croissance appelée à se poursuivre
Selon les projections démographiques, la population togolaise devrait continuer à croître dans les prochaines décennies. Elle pourrait atteindre près de 9,5 millions d’habitants vers 2030 et poursuivre sa progression au-delà.
Cette croissance est en grande partie liée à l’inertie démographique : une population très jeune signifie un nombre élevé de naissances dans les années à venir, même si chaque femme a moins d’enfants qu’auparavant.
Le véritable enjeu ne réside donc pas uniquement dans la taille de la population, mais dans la capacité du pays à transformer cette dynamique en atout économique et social.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la commune Danyi 1 entend capitaliser sur ses ressources naturelles et culturelles pour stimuler son développement local. Dans cette commune des Plateaux, les autorités locales veulent structurer une offre touristique autour de sites naturels encore peu exploités. Parmi les priorités figure la mise en valeur de lieux comme Agoumacha, Akpalagbo, Takpla, indique-t-on.
« Nous allons également mettre en service d'autres nouvelles cascades découvertes récemment », indique Paul Kossivi Onyiran, maire de la commune Danyi 1, dans une sortie publique la semaine dernière, sur les activités prévues dans sa municipalité pour cette année 2026.
Il s’agit ainsi d’attirer des visiteurs nationaux et étrangers, tout en créant des retombées économiques pour les communautés locales.
Le projet s’accompagne d’actions environnementales destinées à préserver les paysages. La municipalité prévoit notamment des campagnes de reboisement et de sensibilisation contre la déforestation et les feux de brousse.
Notons qu’au-delà du tourisme, la commune veut valoriser sa diversité culturelle à travers des compétitions de danses traditionnelles et des investissements dans les infrastructures sportives locales.
Pour rappel, la commune de Danyi 1 compte un peu plus de 30 000 habitants, avec Danyi Apéyémé comme chef-lieu. La population reste majoritairement rurale, répartie entre un habitat plus structuré au centre urbain et des villages aux regroupements plus denses et aux rues étroites.