La compagnie aérienne panafricaine ASKY, basée à Lomé, a renforcé sa flotte avec l’arrivée d’un nouveau Boeing 737 MAX. L’appareil, le 15ᵉ de la compagnie, a été réceptionné le jeudi 27 novembre 2025 sur le tarmac de l'aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE).
Ce Boeing 737 MAX, deuxième avion flambant neuf livré en 2025 au transporteur panafricain, devrait contribuer à soutenir les ambitions de Asky airlines et celles de Lomé, qui entend renforcer son positionnement de hub aérien en Afrique de l’Ouest.
« Cet avion marque une étape stratégique pour ASKY. Grâce à l’engagement de nos équipes et au soutien indéfectible des autorités, nous poursuivons notre croissance avec détermination. Cet investissement s’inscrit pleinement dans la Vision 2030 du gouvernement visant à faire de Lomé un hub incontournable de la mobilité en Afrique de l’Ouest », a déclaré Esayas Woldemariam Hailu, directeur général d’ASKY.
Pour sa part, Yawa Kouigan, ministre de la Communication du Togo, a souligné que « l’arrivée de cet avion témoigne du sérieux de la compagnie aérienne ASKY et du soutien que le gouvernement apporte à sa croissance pour faire de Lomé un véritable hub régional. Le gouvernement continuera d’accompagner ce développement, comme le démontrent l’extension du parking avion achevée en juin et les travaux d’agrandissement du terminal passagers en cours ».
La réception de ce nouvel appareil intervient alors que la compagnie a lancé début novembre la construction d’un simulateur de vol B737 MAX, afin d’optimiser la formation de ses équipages en interne.
Notons que la compagnie ASKY exploite désormais une flotte de quinze appareils : neuf Boeing 737-800 et six Boeing 737 MAX 8, desservant trente villes dans vingt-sept pays du continent.
Esaïe Edoh
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Le Togo va lancer un nouveau projet sur la résilience climatique dans la région Centrale. Le pays a en effet validé cette semaine un projet environnemental estimé à 6,65 millions de dollars dans le cadre de la huitième phase du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Le document a été approuvé lors d’un atelier tenu les mardi 25 et mercredi 26 novembre à Sokodé sous la coordination du ministère de l’Environnement, avec l’appui technique et financier du PNUD, rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP).
Dans le détail, le projet vise à renforcer la résilience des écosystèmes naturels, des agroécosystèmes et des communautés rurales face aux effets du changement climatique. Sur une période de cinq ans, il prévoit la restauration de 7500 hectares de terres dégradées, l’adoption de pratiques d’agriculture régénératrice sur 35 000 hectares et l’amélioration de la gestion intégrée des terres sur 270 000 hectares dans les cinq préfectures de la région Centrale.
Les activités porteront également sur le renforcement des cadres de gouvernance, la mise en place de plateformes de planification, la restauration écologique, ainsi que la promotion de chaînes de valeur agricoles adaptées aux contraintes climatiques. L’initiative mettra l’accent sur l’autonomisation des femmes et la diffusion de pratiques durables à travers l’implication du secteur privé.
Le représentant de la Direction des ressources forestières, le Lt-col. Afoda Chamsoudine, a souligné que le projet contribuera à répondre aux pressions persistantes sur les sols, la biodiversité et les services écosystémiques. De son côté, le représentant du PNUD, Abizou Tchinguilou, a réaffirmé l’engagement de l’agence onusienne en faveur de la restauration des terres et de la résilience climatique.
Le document consolidé sera soumis en décembre au conseil d’administration du FEM pour approbation finale.
Ayi Renaud Dossavi
Les données présentées lors de la 14e Journée africaine de la sécurité routière, célébrée le mercredi 26 novembre 2025 à Lomé, montrent une baisse progressive de la mortalité routière par rapport aux années 2021 et 2022. Entre 2022 et 2024, 1826 décès ont été enregistrés, soit une moyenne annuelle d’environ 608 victimes. Ce niveau reste élevé, mais reflète une amélioration par rapport aux périodes antérieures où la moyenne annuelle était d’environ 700 décès.
Notons que la période 2022 - 2024 a comptabilisé près de 21 000 accidents (20 942) et 28 501 blessés. Les autorités attribuent une partie de la baisse des décès à l’application de certaines mesures, notamment l’obligation du port du casque pour les motocyclistes, qui concentre la plupart des accidents.
Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent. Les causes majeures des accidents restent les mêmes : excès de vitesse, fatigue au volant, conduite en état d’ivresse, non-respect du couloir de circulation et comportements imprudents. Les autorités soulignent aussi l’importance du civisme routier et de la responsabilité individuelle.
La sensibilisation accrue, les contrôles renforcés et l’introduction progressive d’outils technologiques complètent ce dispositif.
« L’ambition nationale est de bâtir un écosystème où l’humain est soutenu par la technologie », a rappelé Michel Tindano, secrétaire général du ministère des Transports. Les simulateurs de conduite, radars de vitesse et systèmes de vidéo-verbalisation seront déployés plus largement, selon Dermane Tadjudini, directeur des transports routiers et ferroviaires.
R.E.D
Dans la région des Savanes, les autorités veulent freiner les hausses récurrentes du prix du ciment observées en fin d’année. Le gouverneur Atcha-Dédji Affoh a en effet réuni cette semaine (le mercredi 26 novembre les 2025), les distributeurs pour rappeler le prix officiel de 81 000 F CFA la tonne, alors que des ventes à 100 000 F CFA ont été signalées.
#ComPresse
— Gouvernorat Région Savanes (@Gouvernorat_RS) November 26, 2025
Le Gouverneur des Savanes engage les distributeurs dans la stabilisation du prix du ciment
Détail dans le communiqué de presse : ? pic.twitter.com/l798zeECbj
Cette rencontre intervient dans une période (novembre à avril) régulièrement marquée par des tensions d’approvisionnement et des spéculations. Les acteurs du secteur ont évoqué des difficultés logistiques et des coûts supplémentaires liés à l’acheminement du ciment. Toutefois le gouverneur a insisté sur le respect des tarifs en vigueur, indiquant que « tout dépassement expose les contrevenants aux sanctions prévues ». Des contrôles seront renforcés dans les préfectures concernées, indique-t-on.
— Gouvernorat Région Savanes (@Gouvernorat_RS) November 26, 2025
Présent à la rencontre, le préfet de Tône, Ouro Gouroungou Horoumila, a également rappelé que la pénurie ne saurait justifier des augmentations non conformes. Les discussions doivent se poursuivre afin d’identifier les causes structurelles et d’éviter de nouvelles flambées.
La direction régionale du commerce a du reste déjà enregistré 55 plaintes de consommateurs, dont certaines provenant d’entreprises de BTP. Les autorités invitent par ailleurs les acheteurs à exiger systématiquement des reçus pour faciliter les vérifications.
R.E.D
Esaïe Edoh
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L’exécution du Projet d’extension des réseaux électriques des centres urbains du Togo (PERECUT) dans la région de la Kara est évaluée à 34 %, au 24 novembre 2025. L’information a été relevée lors d’une visite de terrain effectuée par Benjamin Neumann, directeur pays de l’Agence française de développement (AFD), l’un des bailleurs du projet.
La mission, conduite dans trois préfectures (Kozah, Kéran et Assoli) a permis aux équipes de l’AFD, accompagnées de responsables de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), de constater l’état d’avancement des travaux.
À ce stade, les entreprises en charge sont appelées à accélérer la cadence afin de permettre le lancement d’autres initiatives pour répondre aux besoins croissants des populations. « Sur le terrain, j’ai constaté qu’il restait encore des besoins importants, et l’enjeu est d’y répondre au plus vite pour atteindre la vision d’électrification à 100 % envisagée par le gouvernement », a indiqué Benjamin Neumann.
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— Ministère des Mines et des Ressources Énergétiques (@mineenergie_tg) November 25, 2025
Une délégation de l'#AFD, composée du directeur de l'AFD Togo et du… pic.twitter.com/ZZPOdYd1Vy
Les travaux devraient s’achever à la mi-2026. Le PERECUT couvre 53 localités à travers le pays, dont 9 situées dans la région de la Kara (Bafilo, Bassar, Guérin-Kouka, Kabou, Kandé, Kara, Kétao, Niamtougou et Pagouda), avec plus de 6500 branchements attendus. Le projet prévoit notamment la construction de 1681 km de réseau basse tension, 200 km de réseau moyenne tension et 371 postes transformateurs, pour un coût global de 46 milliards FCFA.
Financé par l’AFD, la Coopération financière allemande (KfW) et l’Union européenne (UE), le PERECUT ambitionne d’améliorer significativement la couverture électrique et l’accès à l’énergie dans les centres urbains de l’intérieur du pays. Il devrait contribuer à l’atteinte de l’objectif de couverture universelle en électricité que le Togo vise à l’horizon 2030.
Esaïe Edoh
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Le Togo avance dans la révision de sa stratégie nationale de transhumance. Deux ateliers se sont tenus simultanément cette semaine à Dapaong et à Tsévié à cet effet, rapporte l'ATOP. Ces travaux ont réuni les acteurs locaux, les autorités administratives, les services techniques et les représentants de la FAO pour examiner le projet de Plan de gestion de la transhumance (PGT) 2026-2030.
Cette phase de pré-validation s’inscrit dans le Programme de coopération technique de la FAO, qui appuie le pays dans la gestion durable du pastoralisme et la sécurisation foncière. Les travaux portent sur l’actualisation du PGT adopté en 2014, afin de l’adapter aux pressions liées aux conflits agriculteurs-éleveurs, aux évolutions climatiques et aux nouvelles contraintes socio-économiques.
Tône : Les acteurs régionaux de la transhumance des Savanes pré-valident le Plan de gestion de la transhumance 2026-2030https://t.co/juySTcgy4A pic.twitter.com/BmQSlVC7as
— Ministère de la Communication (@CommunicationTg) November 26, 2025
À Dapaong, les participants ont analysé les réalités locales et formulé des amendements pour améliorer le document. Le représentant du ministère de l’Agriculture, Dr Lamboni Matéyendou, a rappelé les réformes engagées, notamment l’aménagement des zones pastorales, la délimitation des couloirs de transhumance et l’introduction des zones d’aménagement pour la production bovine. « Ces efforts visent à renforcer la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs et à réduire les tensions récurrentes », a-t-il souligné.
À Tsévié, l’expert filières animales de la FAO, Kohoe Yawovi, a insisté sur la nécessité d’une mise à jour du dispositif. « Le plan doit refléter les défis institutionnels et environnementaux actuels. L’objectif est d’aboutir à une transhumance apaisée et durable », a-t-il déclaré. La FAO accompagne également l’élaboration d’une politique nationale de déclaration foncière et d’un avant-projet pour une zone de production bovine à Namiélé.
Les consultations se poursuivront à Kara, Sokodé, Atakpamé et Kpalimé afin d’intégrer l’ensemble des réalités du territoire.
Le document final servira de cadre pour organiser les flux pastoraux, prévenir les conflits et renforcer la sécurité des communautés rurales.
R.E.D
Le Togo veut travailler sur 42 normes prioritaires dans le secteur agroalimentaire. Le pays a lancé cette semaine, le mardi 25 novembre 2025 à Lomé, un atelier de cinq jours à cet effet.
Les travaux rassemblent des experts de l’Agence togolaise de normalisation (ATN), de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement, des partenaires techniques, des ONG et des instituts de recherche.
Quatre filières sont concernées : le riz, le soja, la volaille et ses dérivés, ainsi que l’horticulture.
Pour ces travaux, les comités techniques devront examiner et valider 42 normes ayant déjà fait l’objet d’enquêtes publiques et d’analyses externes.
Selon le directeur général de l’ATN, Essot’na Héyou Bodjona, l’objectif est d’intégrer les commentaires reçus et de retenir les dispositions fondées sur la science. « Trois comités techniques sont mobilisés : le premier sur les céréales et légumineuses, le deuxième sur les produits carnés et un comité dédié à l’horticulture », précise-t-il.
Ces normes visent à structurer les filières et à renforcer la compétitivité des produits locaux.
Pour la consultante internationale en normalisation, Ndeye Maguette Diop, elles constituent un levier pour sécuriser les marchés. « Elles définissent les exigences de qualité pour le riz, le soja, la viande ou les produits horticoles. Elles protègent aussi le consommateur, car le producteur reste responsable de la conformité des produits mis sur le marché », indique l’experte.
À l’issue de l’atelier, les normes validées entreront dans le dispositif national et serviront de référence aux acteurs économiques. Elles doivent accompagner la montée en qualité des chaînes de valeur agricoles et répondre aux besoins de régulation du marché intérieur.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le programme « Women And Finance » a lancé récemment à Lomé sa quatrième cohorte composée de 31 entrepreneures.
L’initiative, portée par la Fondation SEPHIS en partenariat avec African Guarantee Fund (AGF) et Ecobank Togo, doit au total soutenir accompagner 125 dirigeantes, en renforcement des capacités et préparation à l’accès au crédit.
Depuis son arrivée au Togo en mai 2025, le dispositif combine formation technique, structuration financière et mise en relation avec des institutions bancaires. Il s’agit notamment d’améliorer la qualité des projets et faciliter leur financement. Ce positionnement s’inscrit dans un contexte où l’accès au financement demeure l’un des principaux freins rencontrés par les PME féminines.
Sefora Kodjo, présidente du conseil d’administration de la Fondation SEPHIS, a rappelé aux participantes l’importance de maintenir un standard élevé dans leurs activités. « Votre crédibilité repose sur la constance de la qualité du produit ou du service », a-t-elle souligné, insistant sur le rôle déterminant de la discipline entrepreneuriale.
Ecobank Togo, partenaire financier du programme, souhaite pour sa part renforcer l’accès au crédit pour les PME portées par des femmes. « Nous voulons soutenir les structures qui contribuent activement à l’économie nationale », a déclaré Laurinda Amevor, responsable du programme Ellever.
African Guarantee Fund complète le dispositif en apportant des solutions de garantie pour réduire les risques liés au financement des entreprises.
Depuis 2016, son partenariat avec SEPHIS et Ecobank a permis de mobiliser plus d’un milliard FCFA de crédits dans d’autres pays.
Notons que la cinquième cohorte, prévue pour janvier 2026, constituera la dernière étape du programme au Togo.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 décembre 2025.
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Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo a été élu lundi 24 novembre 2025 à Paris pour siéger au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le pays intègre ainsi, pour la première fois, cette instance chargée de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial culturel et naturel, pour la période 2025-2029.
En tant que membre du comité, il participera aux rencontres annuelles consacrées notamment à l’utilisation du Fonds du patrimoine mondial et à l’allocation de l’assistance financière sollicitée par les États parties.
Le pays prendra également part aux décisions relatives à l’inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial, ainsi qu’à celles portant sur leur éventuel retrait.
Moment de fierté nationale! Le Togo est élu pour la 1ère fois au Comité du #Patrimoine mondial de l @UNESCO. Une étape majeure qui renforce notre engagement pour la #préservation et la #valorisation des #trésors #culturels et #naturels de l’#humanité. le Togo s'engage à porter la… pic.twitter.com/NGEDwbGpqv
— Robert Dussey (@rdussey) November 24, 2025
« Le Togo s’engage à porter la voix de l’Afrique et à œuvrer pour une meilleure représentativité géographique et thématique de la Liste du patrimoine mondial, à promouvoir des approches innovantes en matière de conservation et de gestion des sites », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, à l’annonce de l’élection.
Cette reconnaissance intervient alors que le Togo intensifie ses efforts pour développer son secteur touristique et culturel. Plusieurs initiatives sont en cours pour protéger les sites historiques notamment Koutammakou qui est inscrit au patrimoine culturel de l’UNESCO.
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