Au Togo, l’exécutif et ses partenaires ont procédé, en début de semaine dernière, à l’actualisation et à l’adaptation des textes juridiques relatifs à la gouvernance et à l’agriculture contractuelle. Cette mise à jour vise à renforcer le fonctionnement des interprofessions des filières maïs, manioc, soja, ananas et mangue.
Elle ouvre prochainement la voie à un arrêté interministériel sur la régulation, le contrôle et le suivi des activités de ces cinq filières, avec en perspective l’élaboration des textes d’application du décret portant structuration et reconnaissance des organisations professionnelles et interprofessionnelles.
Le Togo ne disposait pas de loi encadrant les organisations interprofessionnelles agricoles, un vide juridique qui, selon les acteurs, freine l’exploitation optimale des opportunités d’affaires entre les maillons des chaînes de valeur. Cela concerne particulièrement les filières ciblées par le Programme pour la promotion de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), à savoir le maïs, le manioc, la mangue, le soja et l’ananas.
Pour Bouab Kpanté, Directeur de l’entrepreneuriat et du financement agricoles (DEFA), ces textes constituent un levier juridique et institutionnel essentiel pour la gouvernance des interprofessions. Ils permettront également à l’Union européenne et au ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) de l’Allemagne, cofinanceurs du ProComp UE, d’accompagner davantage leur structuration et leur fonctionnement.
Cette actualisation, qui doit déboucher sur une réorganisation des interprofessions, joue un rôle stratégique dans le développement agricole. Elle intervient alors que le pays amorce une nouvelle phase de sa politique agricole, laquelle nécessite de renforcer l’identité des interprofessions afin de mobiliser des financements et soutenir les producteurs, notamment à travers l’agriculture contractuelle.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Assemblée nationale a entamé, le lundi 24 novembre 2025, l’étude en commission du projet de loi de finances pour l’exercice 2026, récemment adopté par l’exécutif. La session, prévue sur quelques jours, sera consacrée à l’analyse approfondie du document ainsi qu’aux échanges au cours desquels les représentants du peuple examineront en détail les différentes lignes des orientations budgétaires proposées.
Les travaux de cette session budgétaire ont été ouverts par le président de l’institution, Selom Klassou, en présence des ministres en charge des Finances et du Budget, Georges Barcola, de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, ainsi que d’autres membres du gouvernement.
L’Assemblée nationale a ouvert ce 24 novembre 2025 l’étude en commission du projet de loi de finances, exercice 2026, sous la présidence de S.E. Prof. @KSKlassou. Un moment inédit marqué par la collaboration avec le Sénat, illustrant pleinement le bicamérisme de la Vᵉ République… pic.twitter.com/fi2kWpON4a
— Assemblée Nationale Togolaise (@assnatTogo) November 24, 2025
Au cours de l’examen, les députés sont appelés à s’assurer que les orientations du gouvernement répondent aux besoins de la population, et à proposer, si nécessaire, des amendements. Projeté à 2740,5 milliards FCFA, soit une hausse de 14,4 % par rapport au précédent exercice, le budget 2026 pourrait faire l’objet d’ajustements.
À l’issue de son examen par l’Assemblée nationale, le document sera transmis à la deuxième chambre du Parlement, le Sénat, conformément aux principes du bicaméralisme égalitaire entérinés par la Constitution de la Ve République.
« Cette procédure vise à garantir que le budget proposé par le gouvernement pour l’année à venir reflète les aspirations des citoyens et soutienne efficacement les objectifs de développement économique, social et sécuritaire du pays » a rappelé Selom Klassou.
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À l’occasion de la 3ᵉ édition de la Nuit du Droit, coorganisée à Lomé par l’Association togolaise pour la promotion du droit (ATPD) et l’IPDCP, les acteurs du secteur se sont penchés sur la place du droit dans une société en pleine transformation numérique. Les échanges, articulés autour du thème « Droit et transformation numérique : vers une société de confiance ? », ont mis en lumière les enjeux liés à l’évolution du droit, dans un contexte de profondes évolutions technologiques.
Essentiellement, il était question d’appréhender le rôle du droit à l’épreuve des mutations profondes de la société, rythmées par l’omniprésence du digital. Le digital, de fait, embrasse tous les domaines de la vie et, le droit, se doit de s’adapter à cet essor. Innovations technologiques, IA, données à caractère personnel appellent une régulation adaptée, ont rappelé tous les intervenants, à commencer par le président du Comité d’organisation de l’événement, Talla Hervé Awui selon qui, le droit n’a pas vocation à freiner l’évolution mais à la réguler, l’encadrer.

Même son de cloche chez le président de l’IPDCP, le Lieutenant-colonel Belei Bédiani, qui estime que l’enjeu du droit n’est pas de freiner le progrès, mais de le maîtriser. Il a rappelé que l’ambition du Togo était de construire une société numérique moderne, fondée sur la responsabilité, l’éthique et la protection des droits humains.

Après la table des régulateurs ayant permis aux diverses institutions togolaises impliquées dans la régulation de cette transformation, avec l’appui de l’ASIN (Agence des Systèmes d’Informations et du Numérique) du Bénin, de mettre en lumière leurs stratégies et moyens de régulation, deux panels ont été animés : le 1er : « Juriste 2.0 : la révolution numérique de la formation et de la pratique » et le 2ème : « Droit et entreprenariat : réguler pour stimuler l’innovation des startups et de la jeunesse ».

Lors du 1er panel, il a été souligné l’émergence du concept de Juriste moderne (Juriste 2.0), face à la redéfinition de la pratique juridique, l’enseignement du droit dans un contexte de transformation de la formation, de l’apprentissage et de l’exercice de la profession.
Cette 3ème édition de la Nuit du Droit aura été en outre l’occasion de célébrer certains partenaires de l’événement à l’instar de l’IPDCP et de faire du networking.
S.A
La Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (RAM) s’est tenue jusqu’au samedi 22 juin 2025 à Lomé, où a été organisé un colloque scientifique. Chercheurs, médecins, biologistes, pharmaciens et acteurs institutionnels ont échangé sur les enjeux sanitaires et économiques liés à la progression de la RAM au Togo.
A l’ouverture de la semaine, une session de formation dédiée aux professionnels des médias a eu lieu le 18 novembre par le Laboratoire BIOLOIM/FSS-UL, avec l’appui de la Fondation Afrique Développement International (FADI). ll s’agissait notamment de renforcer la capacité des communicateurs à relayer des messages fiables sur la RAM, dans un contexte où le mauvais usage des antimicrobiens nourrit la désinformation.
Le Pr Mounerou Salou, point focal RAM au Togo, a rappelé que « la résistance aux antimicrobiens est une véritable pandémie silencieuse, parce que les bactéries résistantes se déplacent facilement d’un continent à l’autre ». Il a insisté sur l’importance de la « juste prescription », qui impose de respecter doses, durée et indications.
Les experts rappellent du reste l’importance de l’approche One Health, qui considère ensemble la santé humaine, animale et environnementale pour mieux prévenir l’émergence et la circulation des bactéries résistantes.
Ainsi, la dimension économique et environnementale a également été soulignée. L’usage excessif d’antibiotiques en santé animale crée des bactéries multi-résistantes entraînant des pertes pour les éleveurs et un affaiblissement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Pour certains participants, cette prise de conscience est nouvelle. « L’utilisation excessive des antibiotiques conduit certains microbes à développer une résistance… cela entraîne des problèmes que nous n’aurions jamais imaginés », confie-t-on.
La RAM au Togo
Les discussions scientifiques de la semaine ont mis en avant les données nationales, notamment celles issues de la surveillance du VIH. En 2023, 6,3 % des patients nouvellement diagnostiqués présentaient déjà des mutations résistantes, et 17,8 % des mutations associées à une résistance potentielle aux inhibiteurs de l’intégrase (une catégorie importante de médicaments qui servent à empêcher le virus de s’installer dans les cellules), illustrant une dynamique plus large de RAM au Togo.
Pour les responsables sanitaires, ces indicateurs montrent l’urgence d’investir dans les laboratoires, la surveillance microbiologique et l’encadrement des prescriptions.
La mobilisation des médias est présentée comme un levier essentiel pour accompagner ce changement. « Les journalistes et les communicateurs jouent un rôle déterminant dans la sensibilisation utile », a rappelé la FADI, qui parraine l’initiative.
À l’issue de la semaine, les spécialistes appellent à une réponse collective afin de freiner l’impact futur de la RAM sur les coûts de santé, la productivité économique et la sécurité sanitaire des ménages.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le processus d’élaboration du plan d’aménagement de la forêt classée de Tchorogo, située dans la préfecture de Blitta, a été lancé le samedi 22 novembre 2025 à Blitta-Gare, à 260 km au nord de Lomé. Le futur document servira de cadre de planification pour les dix prochaines années et définira les actions nécessaires à une gestion durable de la forêt.
D’une superficie de 1515 hectares, la forêt de Tchorogo a été classée en janvier 1947. Depuis cette date, elle n’a jamais été dotée d’un plan d’aménagement détaillant l’approche de gestion, les décisions prises, leurs fondements et les orientations pour les années à venir. Le document en cours d’élaboration vise ainsi à passer d’une gestion essentiellement réactive à une gestion planifiée, concertée et durable.
Le plan intégrera de fait, des actions destinées à concilier la préservation du couvert forestier et le développement local. Les communautés riveraines seront associées à travers des activités génératrices de revenus, afin de renforcer leur implication dans la protection de la ressource forestière.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la gestion durable des forêts domaniales (AGEDUFORD-Togo), lui-même intégré au Programme d’appui à la lutte contre le changement climatique, à la protection de la biodiversité et à l’agroécologie (PALCC+). Financé par l’Union européenne, ce programme est mis en œuvre par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, via l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF).
L’élaboration d’un plan d’aménagement de la forêt classée de Tchorogo s’inscrit dans la stratégie nationale de préservation du couvert végétal et de protection de l’environnement. D’autres forêts classées, telles que celle de Missahöhe dans la préfecture de Kloto, disposent déjà de leurs propres plans.
Par ailleurs, le Togo conduit plusieurs initiatives en faveur de la préservation des écosystèmes, notamment le programme national visant à planter un milliard d’arbres d’ici à 2030 pour lutter contre la déforestation et les effets du changement climatique.
Esaïe Edoh
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Le Togo et le Bénin s’unissent pour la gestion coordonnée du site culturel transnational Koutammakou. Les deux pays ont tenu, récemment à Défalé, la deuxième session de l’organe transnational chargé du suivi du site.
Cette rencontre fait suite à la décision de l’UNESCO approuvant l’extension des limites du Koutammakou afin d’inclure sa partie béninoise, désormais inscrite au patrimoine mondial. Dans ce cadre, l’organisation onusienne recommande aux deux États de mettre en place un mécanisme commun de gestion placé sous la supervision des Directions du patrimoine culturel du Togo et du Bénin, et d’en préciser les missions.
L’UNESCO demande également aux deux pays de soumettre, d’ici au 1er décembre 2026, un rapport conjoint sur l’état de conservation du site ainsi que sur les avancées réalisées dans la mise en œuvre des recommandations émises.
Après une première session conjointe tenue en août 2023 à Boukoumbé, au Bénin, cette deuxième réunion a permis d’échanger sur les modalités d’élaboration du rapport actualisé, de préparer les activités prévues dans la phase 2 du projet : « Amélioration de l’état de conservation du Koutammakou » prévue en 2026, et de discuter des éléments à intégrer dans le futur plan de gestion unifié du site. Les participants ont également abordé diverses questions liées à la conservation, à la valorisation et à la promotion du Koutammakou.
Au Togo, le site bénéficie d’un plan de gestion couvrant la période 2025-2027. Ce document s’appuie sur les recommandations formulées par le Centre du patrimoine mondial, le Conseil international des monuments et sites (ICOMOS) et le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), à l’issue d’une mission d’évaluation réalisée en juin 2024. Parmi les priorités identifiées figure notamment une plus grande implication des communautés locales dans les actions de préservation.
Esaïe Edoh
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À Lomé, le CERSA, à l’Université de Lomé, a accueilli samedi 22 novembre 2025 la phase interuniversitaire du programme “Student Tech Pulse”. L’événement marque une nouvelle étape dans cette initiative portée par Dagba, avec l’appui d’IYBA-Seed Togo, un programme financé par l’Union européenne pour soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes en Afrique subsaharienne.
La compétition a réuni des équipes venues de plusieurs établissements universitaires, sélectionnées après une première série de pitchs intra-campus. Les projets présentés couvrent l’agroalimentaire, l’agritech, l’éducation numérique, le voyage ou encore la robotique.
« On a voulu identifier les projets dans les universités, les accompagner pour avoir un très bon pipeline de projets à présenter à nos partenaires qui sont des investisseurs et qui veulent investir dans les petites entreprises du Togo », selon Brice Tchendo, fondateur et patron de l’accélérateur Dagba.
Ces équipes de jeunes pitcheurs ont été évaluées par un jury composé d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial, qui a évalué la pertinence de chaque initiative ainsi que son potentiel de déploiement dans un marché en structuration.
« Nous pensons qu’il faut renforcer toutes les initiatives qui poussent les jeunes à entreprendre, notamment les jeunes intellectuels qui représentent le levier de développement du pays », indique pour sa part Massémé Gagnon, chef de projet à IYBA-Seed Togo.

10 équipes sélectionnées
Dix équipes ont été retenues pour la phase suivante. Elles participeront en janvier à un bootcamp national à Kpalimé. Ce stage doit consolider leur modèle économique, renforcer leur prototypage et préparer les porteurs à des discussions futures avec des investisseurs et des business angels. Selon Brice Tchendo, l’objectif est de développer un pipeline de projets capables d’intéresser les fonds actifs au Togo, tout en renforçant la culture entrepreneuriale dans les universités du pays.
La démarche s’inscrit dans une stratégie plus large. IYBA-Seed Togo, mis en œuvre dans cinq pays pilotes, soutient les structures qui encouragent la création d’entreprise chez les jeunes. Le diagnostic mené au lancement du programme a identifié le milieu universitaire comme une priorité, compte tenu du potentiel d’innovation et du niveau de formation des étudiants.

Les dix projets sélectionnés sont : “Pain de banane” (Institut Supérieur Monseigneur BAKPESSI de Kara), “Irrigation et apport nutritif automatisés” (Université de Kara), “World Atlas Travel” (DEFITECH), “AGNIGBAN GNA” (ESCEN), “Afro Explorer AI” (IAEC), “SmartFarm Energy AI” (Université de Lomé), “SMARTEDUC” (ESCEN), “AGRILA” (ESAG NDE), “MYLOOPS” (ESGIS) et “Bras robotique” (ESIG Global Success).
Selon les initiateurs, les finalistes seront accompagnés sur plusieurs mois avant une séance de présentation finale prévue l’an prochain devant des investisseurs.
Ayi Renaud Dossavi
La huitième édition de “Togo Top Impact”, l'événement qui célèbre les personnalités et initiatives remarquables, se distingue par un engagement renforcé en faveur de la société. Ce nouveau rendez-vous, lancé le samedi 22 novembre par l’Organisation nationale pour l’excellence et le développement intégral (ONEDI), promoteur du projet, mettra l’accent sur des actions concrètes à impact social.
Concrètement, l’événement prévoit une activité communautaire le 27 janvier 2026, offrant aux participants l’occasion de soutenir directement des populations locales à travers des actions solidaires et participatives. Une journée sportive avec éco-jogging se tiendra également le 23 janvier, combinant engagement citoyen, bien-être et sensibilisation à la protection de l’environnement.
« Togo Top Impact n’est pas seulement une plateforme pour reconnaître les talents, c’est aussi une occasion de mobiliser nos forces pour le bien des communautés. Notre ambition est que chacun reparte avec l’envie de faire la différence », a indiqué Ali Tossa, manager général de Togo Top Impact.

Outre le volet social, cette édition axée sur le thème : « Par la diversité, célébrer les talents et les cultures qui éclairent l’Afrique aujourd’hui », introduit plusieurs nouveautés visant à valoriser davantage l’entrepreneuriat et la créativité. Une nouvelle catégorie récompensant le meilleur chef d’entreprise dans la section jeunesse sera mise en avant. Le programme met également l’accent sur les initiatives culturelles et créatives, notamment à travers le forum de haut niveau prévu le 30 janvier 2026 autour du : « Tourisme et Intelligence Artificielle : une opportunité pour l’économie créative africaine ».
Les distinctions seront attribuées dans une quinzaine de catégories, regroupées en trois groupes : fondamentales, populaires et continentales. Les catégories fondamentales récompenseront des personnalités comme le Meilleur jeune leader de l’année. Les populaires mettront en lumière les initiatives féminines et les créateurs de contenus, tandis que celles dites continentales honoreront les acteurs œuvrant pour l’intégration africaine.
Le processus de sélection prévoit la publication de la liste des nominés le 15 décembre 2025. Le vote du public se déroulera du 17 décembre au 13 janvier, tandis que le jury délibérera du 16 au 25 janvier. Les catégories populaires resteront ouvertes au vote jusqu’au 30 janvier.
La grande soirée de gala viendra clôturer l’événement le 31 janvier 2026 à l’Hôtel Sarakawa, où 400 invités sont attendus.
Gautier Agbekodovi
Au Togo, les organismes de gestion de l’Assurance maladie universelle (AMU), la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’Institut national d’assurance maladie (INAM) ont signé ce vendredi 21 novembre à Lomé, une convention sectorielle de partenariat avec l’Association des professionnels et praticiens de l’optique lunetterie (APPOL).
L’entente ouvre la voie à une meilleure prise en charge des soins visuels pour les assurés, en fixant des standards communs pour la qualité, l’accès et le suivi des prestations en optique. Concrètement, les assurés pourront désormais bénéficier de lunettes et de lentilles adaptées à leurs besoins, avec des procédures uniformisées et un accompagnement plus structuré chez tous les opticiens partenaires de l’AMU.

« La signature de cette convention va permettre d’harmoniser les pratiques, d’améliorer la qualité des prestations en optique et de garantir aux assurés un parcours de soins plus clair et mieux encadré. À travers cet accord conclu avec l’APPOL, nous ne faisons pas que formaliser un partenariat, nous ouvrons une porte vers une meilleure prise en charge de la santé visuelle », a expliqué Ingrid Awadé, directeur général de la CNSS.
Le ministre délégué auprès du ministre en charge de la Santé, Tchin Darré, a pour sa part réaffirmé l’engagement du gouvernement à « garantir un accès équitable aux soins, à consolider la régulation du secteur et à accompagner les partenaires dans la mise en œuvre des conventions signées ».

Lancé en 2024, l’AMU vise à garantir l’accès aux services de santé à l’ensemble de la population togolaise, quel que soit le secteur d’activité. L’intégration des travailleurs non-salariés dans le dispositif illustre la portée inclusive de l’AMU, faisant du Togo le premier pays africain à offrir une couverture universelle à toutes les catégories socioprofessionnelles.
Le Togo va bénéficier d’un appui financier de 62 millions d’euros, soit environ 40 milliards FCFA du Royaume-Uni. Un accord de financement a été signé à cet effet en fin de semaine dernière à Lomé, en marge de la quatrième édition du Forum Royaume-Uni - Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (UK-WCAF IV).
Ce soutien permettra l’électrification de 312 localités rurales et touchera directement près de 250 000 personnes, dont les conditions de vie devraient s’améliorer grâce à l’accès à l’électricité pour leurs activités économiques et sociales. Le projet prévoit la construction de 1300 km de réseau moyenne tension, 882 km de réseau basse tension, ainsi que 312 postes de transformation.
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— Ministère des Mines et des Ressources Énergétiques (@mineenergie_tg) November 15, 2025
Les 12 et 13 novembre 2025, Lomé a… pic.twitter.com/kHJEMMWcq6
La signature de cet accord, l’une des premières retombées concrètes du UK-WCAF IV, intervient alors que le pays multiplie les initiatives pour atteindre l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030. Les programmes déjà mis en œuvre avec l’appui de partenaires ont permis au Togo d’atteindre un taux d’accès de 70 % à fin 2024.
Dans la même dynamique d’amélioration de l’accès à l’énergie, notamment en milieu rural, Lomé et Pékin ont conclu début novembre un accord pour la fourniture de kits solaires dans le cadre du projet Africa Solar Belt (Ceinture solaire Afrique), une initiative destinée à soutenir la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique. Le don, composé de 3900 kits photovoltaïques, répondra aux besoins énergétiques de plus de 20 000 Togolais vivant dans des localités encore non desservies par le réseau national.
Esaïe Edoh
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