Togo First

Togo First

L’économie togolaise a enregistré une nette accélération au troisième trimestre 2025, soutenue par le redressement de l’industrie, la progression du commerce et la hausse de l’activité dans les services et la construction, selon les indicateurs conjoncturels publiés en ce début d’année par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).

L’indice de production industrielle (IPI) a progressé de 11 % sur les dix premiers mois de 2025, après un recul de 4,2 % en 2024, marquant un retournement de tendance. Les industries extractives et manufacturières ont chacune enregistré une hausse de 7,8 %, tandis que la branche énergie a progressé de 3 %.

L’IPI mesure l’évolution en volume de la production des entreprises industrielles – industries extractives, manufacturières et production d’énergie. Calculé à partir des données déclarées par un échantillon d’entreprises et pondéré selon le poids de chaque branche dans la valeur ajoutée nationale, il reflète la production réelle et neutralise l’effet des variations de prix.

La dynamique observée au troisième trimestre ne s’est pas limitée au secteur industriel. L’indice du chiffre d’affaires (ICA) a augmenté de 19,1 % en glissement annuel sur la période. Le commerce de gros a progressé de 21 % et le commerce de détail de 18,4 %, signe de l’intensification des échanges. Contrairement à l’IPI, l’ICA mesure la valeur des ventes réalisées par les entreprises dans le commerce, les services et la construction. Il intègre donc à la fois l’évolution des volumes et celle des prix.

Les services marchands non financiers ont également enregistré une croissance soutenue sur les trois premiers trimestres de 2025. Certaines branches ont affiché des progressions marquées, notamment la santé (+44,4 %), les activités de soutien aux entreprises – telles que la sécurité privée, le nettoyage industriel, la location de matériel et les services administratifs externalisés – (+34,2 %) et les transports (+10,2 %). La construction a progressé de 14,8 %, traduisant une intensification des chantiers et des investissements publics et privés.

Ces indicateurs entrent dans le calcul du produit intérieur brut trimestriel, qui agrège la valeur ajoutée produite par l’ensemble des branches d’activité. Leur progression au troisième trimestre laisse entrevoir une contribution positive à la croissance pour l’ensemble de l’année 2025. 

La population du Togo est moins élevée que ce qui était estimé jusqu’ici. C’est la principale conclusion d’une mise à jour publiée le 19 janvier 2026 par la Division de la population des Nations unies. Fondée sur les résultats détaillés du recensement général de 2022, cette révision corrige un écart statistique important et invite à relire plusieurs indicateurs économiques du pays.

Consultez ici les nouvelles données démographiques du Togo : https://population.un.org/wpp/downloads?folder=Standard%20Projections&group=Interim%20Update

 

Des projections révisées à la lumière du recensement de 2022

Jusqu’à la publication de cette mise à jour, la World Population Prospects 2024 estimait la population du Togo à environ 9,3 millions d’habitants en 2023, sur la base des projections internationales alors disponibles. Or, les résultats consolidés du cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) situent la population à un niveau inférieur pour la même période.

En intégrant les données détaillées du recensement de 2022, la nouvelle estimation publiée par la Division de la population des Nations unies établit désormais la population à environ 8,133 millions au 1er janvier 2023.

Pourquoi un tel écart ? Jusqu’à l’intégration complète des résultats du RGPH-5, les estimations internationales reposaient principalement sur des projections établies à partir des données antérieures, notamment celles du recensement de 2010. La mise à jour publiée en janvier 2026 correspond donc à l’actualisation de ces projections à partir des résultats effectivement observés en 2022, un processus réalisé avec l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Les Nations unies précisent que cette actualisation concerne exclusivement le Togo et ne modifie pas les données relatives aux autres pays.

 

Consultez ici les nouvelles données démographiques du Togo : https://population.un.org/wpp/downloads?folder=Standard%20Projections&group=Interim%20Update

 

Ce que cela change concrètement

À première vue, cette mise à jour peut sembler purement statistique. Mais ses conséquences sont bien réelles.

Parce que les chiffres de population ne servent pas seulement aux démographes.  Ils sont utilisés par de nombreuses institutions internationales : la Banque mondiale, les agences de notation financière, les banques de développement, mais aussi les investisseurs, les laboratoires de recherche et les cabinets d’analyse.  La taille de la population sert de base à de nombreux calculs.

Ces acteurs s’appuient souvent sur les données des Nations unies pour établir leurs indicateurs, leurs classements et leurs évaluations. Le revenu par habitant, le niveau d’endettement par personne, ou encore certains indices de développement dépendent directement du nombre d’habitants. Si la population est surestimée, cela peut fausser les comparaisons entre pays et influencer la perception extérieure de l’économie.

Les ajustements ont également un impact direct sur le produit intérieur brut par habitant.

Avec l’ancienne base démographique, le PIB par tête était estimé à 951,2 dollars en 2022 et à 1 119,4 dollars en 2024. En tenant compte des nouvelles données, ce ratio ressort désormais à 1 206,93 dollars en 2023 et à 1 281,04 dollars en 2024, soit une progression d’environ 14 % pour 2024 par rapport à l’estimation précédente.

Une correction statistique qui peut modifier la lecture du niveau de revenu du pays dans les comparaisons internationales.

Pour les autorités nationales aussi, ces données sont essentielles, car elles permettent de mieux planifier les besoins en écoles, en centres de santé, en emplois ou en infrastructures. Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), partenaire du Togo dans les opérations de recensement et l’appui aux statistiques nationales, rappelle régulièrement qu’une bonne politique publique commence par des chiffres fiables.

insideimg2

 

Une dynamique démographique toujours soutenue

Au-delà de la révision, les grandes tendances démographiques du Togo restent les mêmes.

Le pays demeure jeune, avec une population majoritairement composée de moins de 25 ans. La fécondité, en baisse progressive depuis plusieurs décennies, reste relativement élevée. L’espérance de vie continue d’augmenter, signe d’améliorations dans les conditions de santé et de survie.

Les projections médianes actualisées indiquent que la population devrait continuer à croître régulièrement dans les prochaines décennies. Selon la Division de la population des Nations unies, elle est estimée à 8,685 millions d’habitants au 1er janvier 2026 et devrait s’établir à 9,459 millions en 2030.

Année Population (en milliers) Croissance annuelle (en milliers) Croissance (%)
2024 8 314 +181 +2,23 %
2025 8 499 +185 +2,23 %
2026 8 685 +186 +2,19 %
2027 8 875 +190 +2,19 %
2028 9 067 +192 +2,16 %
2029 9 262 +195 +2,15 %
2030 9 459 +197 +2,13 %

Source : United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division (2025).

Autrement dit : la trajectoire de long terme ne change pas. Seule la base de départ est réajustée.

La prochaine révision mondiale complète des perspectives démographiques est attendue en juillet 2027. D’ici là, les utilisateurs de données sont invités à se référer à cette mise à jour intermédiaire pour toute analyse concernant le Togo.

Consultez ici les nouvelles données démographiques du Togo : https://population.un.org/wpp/downloads?folder=Standard%20Projections&group=Interim%20Update

 

Fiacre E. Kakpo

 
 
 

Des entrepreneurs togolais du secteur biologique prennent de nouveau part au BIOFACH, le Salon mondial de l’alimentation biologique à Nuremberg, en Allemagne, qui s’achève ce vendredi 13 février 2026. La délégation togolaise entend renforcer sa présence du pays sur le marché international des produits biologiques.

Installée au stand « Republic of Togo », comme lors des précédentes éditions, la délégation expose une gamme variée de produits biologiques certifiés, parmi lesquels le soja, les fruits séchés, la noix de cajou, le gingembre, le beurre de karité, le miel et l’arachide. Les Togolais ambitionnent ainsi de capter l’attention des acheteurs internationaux, indique-t-on.

D’après l’ambassade d’Allemagne au Togo, à travers la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), qui accompagne la participation togolaise, l’enjeu est de « conquérir des parts de marché dans le secteur biologique, chaque édition laissant une empreinte concrète ».

Au-delà de l’exposition, la délégation togolaise prend part à des rencontres B2B et à des événements de réseautage, notamment la « Blue Night ». Ces différentes sessions devraient permettre de conclure des partenariats commerciaux et de promouvoir l’image du Togo comme hub agricole et logistique en Afrique de l’Ouest.

Rendez-vous annuel des professionnels de l’alimentation biologique, le BIOFACH constitue une vitrine des tendances et innovations du secteur. Le Togo y participe de manière régulière depuis 2023.

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Vers un référentiel pour encadrer la production Bio au Togo

Lomé a accueilli, cette semaine, un atelier régional réunissant des représentants de 23 pays africains, afin d’accélérer l’adoption et l’application de réglementations sur la peinture au plomb. 

La rencontre, coorganisée par le ministère togolais de l’Environnement, le Lead Exposure Elimination Project et le Programme des Nations unies pour l’environnement, était ainsi consacrée « au partage d’expériences sur les différentes dispositions réglementaires et juridiques prises au niveau des pays participants », selon Mery Yaou, directrice de l’environnement, pour une rencontre qui doit permettre d’aligner les dispositifs nationaux. 

L’objectif est d’aboutir à une feuille de route commune pour éliminer le plomb dans la fabrication de la peinture d’ici à 2050. Il s’agit également de traduire les engagements politiques en normes contraignantes et harmonisées au niveau régional. Les travaux portent notamment sur l’application de la norme ECOSTAND 092 de la CEDEAO, qui limite la teneur en plomb dans les peintures.

Les autorités togolaises alertent sur l’ampleur du risque. Selon le ministère de l’Environnement, sur 27 échantillons analysés, 30 % dépassent la limite de 90 parties par million recommandée par l’OMS, et 7 % affichent des concentrations supérieures à 10 000 ppm (parties par million). « Le saturnisme est une tragédie qui se joue dans nos foyers et nos écoles », a déclaré le secrétaire général du ministère, Aoufoh Koffi Dimizou.

« La transition vers des peintures sans plomb n’est pas une contrainte, mais une opportunité industrielle qui favorise l’innovation, la compétitivité et la création d’emplois verts, tout en protégeant ce que nous avons de plus cher : nos populations.», a ajouté le représentant du ministre de tutelle.

À l’échelle mondiale, environ 815 millions d’enfants sont exposés au plomb, avec plus de 1,5 million de décès annuels liés aux maladies cardiovasculaires associées. 

R.E.D

 

Au Togo, l’exécutif entend insuffler une nouvelle dynamique à la gestion des déchets en impliquant davantage les autorités communales. Une circulaire interministérielle émanant des ministères en charge de l’Environnement, de l’Administration territoriale, de l’Urbanisme et de la Santé a été prise le jeudi 12 février 2026. Le document appelle les maires à intensifier leurs actions en matière de gestion des déchets, de salubrité et de protection de l’environnement.

Concrètement, le gouvernement invite les autorités municipales à élaborer des plans communaux de salubrité, à organiser régulièrement des opérations d’assainissement et à mettre en place des dispositifs efficaces de collecte et de traitement des déchets.

Jusqu’ici, la gestion des déchets demeure un défi pour les communes. Cet appel de l’exécutif devrait les amener à mobiliser les financements nécessaires pour améliorer la salubrité publique. En effet, les collectivités locales sont souvent confrontées à un déficit de moyens techniques et financiers pour répondre aux défis croissants liés à l’urbanisation et à la pression démographique, facteurs d’aggravation de l’insalubrité.

Alors que l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) assure déjà un rôle opérationnel dans la gestion des déchets, notamment dans les communes du Grand Lomé, l’élaboration de plans structurés par les conseils municipaux devrait renforcer son action et contribuer à une meilleure coordination des interventions en matière d’assainissement.

Cet appel intervient à un moment où plusieurs communes préparent l’élaboration de leur politique locale de gestion des déchets et d’assainissement dans le cadre du projet Gestion des déchets au Togo (GEDEC), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : vers un nouveau plan d’action pour une gestion durable des déchets plastiques

À Lomé, la transformation numérique du secteur de la santé fera l’objet d’une série de conférences du 20 février au 14 mars 2026. Dénommée « Tech & Santé », l’initiative est portée par le Togo Data Lab, une structure gouvernementale rattachée au ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique.

Les rencontres se tiendront à l’Unipod de l’Université de Lomé et réuniront étudiants, chercheurs, professionnels de santé, ingénieurs et porteurs de projets autour de thématiques liées à la digitalisation du parcours de soins, à l’usage de l’intelligence artificielle pour le diagnostic et le suivi des patients, ainsi qu’à la gouvernance des données de santé.

1 tech

Notons que ces conférences s’inscrivent dans le cadre du Challenge Tech Santé, qui prévoit un accompagnement des équipes retenues jusqu’en mars 2026. Des mentors spécialisés ont été mobilisés pour structurer des solutions répondant à des enjeux tels que l’interopérabilité des dossiers médicaux, la sécurité des données ou l’accès aux soins.

L’initiative est soutenue notamment par la GIZ à travers le projet ProDIGIT et veut renforcer l’écosystème d’innovation en santé numérique, en intégrant davantage les outils de données dans les politiques publiques.

Pour s’inscrire aux Conférences Challenge Tech Santé

R.E.D 

Lire aussi:

Togo : le "Challenge Tech Santé" recrute des mentors spécialisés

Au Togo, l’accalmie sur la hausse des prix des biens de consommation se poursuit. En effet, sur l’ensemble de 2025, l’inflation a suivi une trajectoire descendante. Elle est ainsi passée de 2,9 % en janvier 2025 à 0,4 % en décembre 2025, avant d’atteindre 0,2 % en janvier 2026. Cette évolution traduit une modération progressive du niveau général des prix. En janvier 2026, ce taux ressort à 0,2 %, selon les données partagées par l’INSEED-Togo (Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques).

Baisse et stabilisation 

1 trajectoire

Notons du reste que ces niveaux restent en dessous du seuil communautaire de 3 % de l’UEMOA de manière continue depuis décembre 2024.

« Depuis 2024, le taux d’inflation est en dessous de 3 %. Le Togo a respecté en 2025 le critère de convergence de l’UEMOA relatif à l’inflation. », explique notamment Akoly Gentry, patron de l'INSEED-Togo, au cours d’une rencontre d'échanges avec les médias. 

Stabilité annuelle à fin janvier 2026

Un indice des prix resté stable

1 comparaison

Dans le détail, l’Indice harmonisé des prix à la consommation, IHPC, s’établit à 102,8 en janvier 2026, soit un niveau quasi identique à celui de janvier 2025. En glissement annuel, les prix affichent ainsi une variation de 0,0 %.

L’IHPC repose sur une collecte mensuelle couvrant l’ensemble du territoire depuis 2014, avec distinction entre milieu urbain et rural.  L’outil mesure l’évolution des prix des produits au détail d’un panier fixe de biens et services consommés par les ménages (alimentation, loyer, transport, santé, communication, entre autres) et, indirectement, le pouvoir d’achat des ménages (en évaluant dans quelle mesure la valeur de la monnaie diminue pour les consommateurs, en lien avec la hausse relative des prix). Sa stabilité sur la période résulte de mouvements opposés. Les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées reculent de 4,3 % sur un an. À l’inverse, la division « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » progresse de 9,8 %, sous l’effet des combustibles solides. Les restaurants et services d’hébergement augmentent de 3,3 %, la santé de 1,0 %.

Hausse mensuelle portée par les produits frais

Entre décembre 2025 et janvier 2026, le niveau général des prix augmente de 0,6 %, en lien avec la hausse des produits alimentaires, qui constituent un poste important de dépense pour les ménages, en particulier les produits frais, dont l’indice progresse de 2,8 % sur un mois.

Sur une base trimestrielle, les prix augmentent de 1,5 %, tirés par l’alimentation et l’énergie. Globalement, l’évolution des prix est restée stable au Togo sur une base annuelle, alors qu’elle a légèrement baissé en moyenne dans l’ensemble de l’UEMOA.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : l'inflation annuelle chute à 0,4% en 2025, son plus bas niveau depuis trois ans

Togo : le taux d’inflation recule à 0,5 % en novembre 2025, bien en dessous du seuil UEMOA

Au Togo, l’inflation retombe à 0,8 % en septembre, portée par la baisse des prix alimentaires

Togo : les prix des bières et gazeuses de BB Lomé revus à la hausse

Au Togo, la branche locale du Global Entrepreneurship Network organise la première session du GEN Business Meeting le 7 mars 2026 à Lomé. La rencontre veut renforcer les connexions entre entrepreneurs locaux et écosystèmes internationaux.

Ce rendez-vous portera sur le thème « Réseautage et Développement des affaires ». Les organisateurs annoncent des panels, des sessions B2B et des échanges d’expériences. Les participants pourront également s’informer sur les dispositifs d’accompagnement et de financement prévus en 2026.

Pour GEN-Togo, ce premier événement sera l’occasion de structurer un espace d’interactions régulières entre entrepreneurs, investisseurs et partenaires techniques au niveau national.

Présent dans plus de 200 pays, le réseau international indique avoir soutenu 2,24 millions d’entrepreneurs au cours de l’année écoulée et mobilisé plus de 4 millions de dollars de financements. Il collabore avec plus de 1000 structures d’appui et 300 décideurs publics pour rendre les cadres favorables à la création d’entreprises.

Pour la rencontre, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 5 mars 2026.

Formulaire d'inscription 

R.E.D

Au Togo, une rencontre d’échanges s’est tenue ce jeudi 12 février 2026 à Lomé entre une délégation de l’exécutif et les opérateurs économiques du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP). Portée par le Comité technique de concertation État-secteur privé, cette initiative marque un nouveau cadre de dialogue entre les deux parties, avec pour objectif d’identifier des pistes devant permettre de faire du BTP un levier clé de la transformation économique du pays.

Au cours des échanges, plusieurs difficultés rencontrées par les entreprises du secteur ont été relevées. Parmi celles-ci figurent la faible performance dans l’exécution des marchés publics, se traduisant par des insuffisances en matière de qualité des ouvrages, le non-respect des délais contractuels, voire des abandons de chantiers. À ces contraintes s’ajoutent les difficultés d’accès au financement, les défis techniques ainsi que le respect des normes, procédures et exigences réglementaires en vigueur.

S’agissant des chantiers abandonnés, l’exécutif a insisté sur la nécessité de situer les responsabilités et de prendre les dispositions nécessaires pour prévenir ces situations à l’avenir.

« À l’issue des discussions, chaque partie devra prendre des engagements pour qu’à l’avenir, lorsqu’un marché public est attribué, nous soyons certains qu’il sera exécuté dans les normes », a déclaré Georges Barcola, ministre des Finances et du budget.

Selon les deux parties, cette première rencontre de l’année 2026 vise à instaurer un dialogue constructif et à proposer des solutions pratiques et concertées aux difficultés du secteur. Dans cette dynamique, une commission mixte sera mise en place afin d’établir une synthèse des discussions et d’aboutir à un document formalisant les engagements réciproques.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : les entrepreneurs du BTP misent sur les groupements pour gagner en compétitivité

Les hôtels de la préfecture d’Agoè-Nyivé sont appelés à renforcer le contrôle des autorisations d’activités pour les événements qu’ils hébergent. Le rappel a été fait à la faveur d’une rencontre mardi 10 février 2026, entre le préfet d’Agoè-Nyivé, Dr Tinaka Wédiabalo Kossi, et les gérants d’hôtels et de centres d’accueil de la préfecture. Objectif : échanger sur la vérification des autorisations administratives liées aux activités organisées dans leurs établissements.

Pour le représentant de l’autorité publique, il est nécessaire de contrôler systématiquement les autorisations délivrées pour les sessions de formation, séminaires et autres événements. Les autorités préfectorales ont également insisté sur l’identification rigoureuse des usagers à travers la vérification des pièces d’identité avant toute admission.

Selon le préfet, mieux maîtriser les informations relatives aux personnes hébergées ou formées contribue à prévenir les actes frauduleux et les activités illégales. Ceci peut également faciliter l’intervention des services compétents en cas de besoin. Il a appelé les responsables d’établissements à faire preuve de vigilance et à se conformer aux textes en vigueur.

Notons qu’outre les questions sécuritaires à l’ordre du jour, ces mesures doivent permettre d’améliorer la collecte de données statistiques locales. Les informations recueillies peuvent ainsi contribuer à mieux évaluer la capacité d’accueil des structures, la fréquentation touristique et, plus largement, l’attractivité économique de la préfecture.

R.E.D

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.