Togo First

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À Lomé, les comités régionaux de pilotage des projets et programmes de la politique agricole de la CEDEAO (ECOWAP) ont entamé, le lundi 20 avril 2026, une rencontre de quatre jours, consacrée à l’évaluation de leurs interventions au titre de l’année 2025. Cette assise vise également à définir les orientations stratégiques pour l’année 2026.

Concrètement, les participants passent en revue les progrès accomplis, identifient les obstacles rencontrés et formulent des recommandations en vue d’améliorer l’efficacité de l’action publique et partenariale dans le secteur agricole. Les travaux portent aussi sur l’analyse des causes et des conséquences des crises dans le Sahel, ainsi que sur les politiques de souveraineté alimentaire, dans un contexte marqué par la volonté de réduire la dépendance aux marchés extra-régionaux.

Au total, une vingtaine de projets et programmes déployés dans les pays de la Communauté sont soumis à évaluation. Ces initiatives couvrent notamment l’amélioration de la production et de la productivité agricole, le développement des ressources animales et halieutiques, la promotion des chaînes de valeur et du marché régional, ainsi que le renforcement de la compétitivité des produits agroalimentaires. Elles concernent également la résilience, la sécurité et la souveraineté alimentaires et nutritionnelles, sans oublier les mécanismes de financement, la gouvernance et le pilotage du secteur agricole.

Selon les premiers bilans, plusieurs défis persistent, notamment les crises sécuritaires et les chocs économiques qui aggravent l’insécurité alimentaire dans la région, affectant près de 40 millions de personnes. Face à cette situation, la Commission de la CEDEAO annonce, pour cette année 2026, des réponses plus collectives, coordonnées et résolument régionales.

Pour sa part, le Togo mettra en avant les efforts engagés par le gouvernement pour moderniser le secteur agricole, avec à la clé des résultats jugés notables, à l’image de la production céréalière.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les Nations Unies ont inauguré un bureau dans la région des Savanes, au nord du pays, zone exposée aux tensions sécuritaires liées au Sahel. La cérémonie, tenue le vendredi 17 avril 2026, a réuni des représentants du gouvernement togolais, dont le ministre de la Sécurité, Calixte Madjoulba, et des responsables onusiens, notamment Leonardo Simão, représentant l’UNOWAS.

Pour les partenaires, cette implantation s’inscrit notamment dans le cadre du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS). Il s’agit de renforcer la coordination des interventions des agences des Nations Unies et d’améliorer la proximité avec les populations.

Les domaines ciblés sont la sécurité, la santé, l’éducation, l’accès à l’eau et l’alimentation.

onuinside

Notons qu’en parallèle, un projet conjoint de prévention des violences, financé par le Fonds pour la consolidation de la paix, a été lancé. Il prévoit de soutenir la gestion inclusive des ressources naturelles, de renforcer les dispositifs de sécurité communautaire et de prévenir les conflits locaux.

« Ce nouveau bureau nous permettra d’être plus proches des communautés locales que nous servons », a indiqué Coumba Sow, représentante résidente du Système des Nations Unies au Togo..

R.E.D

Au Togo, la société de transport Nagodé Transfert vient de renforcer sa flotte avec 60 autobus, dans le cadre de ses ambitions d’expansion nationales et régionales. La flotte, qui doit notamment contribuer à soutenir la croissance du transport interurbain et de la logistique, a été présentée au public à la faveur d’une cérémonie tenue le samedi 18 avril à Lomé.

« La clientèle est en train d’augmenter dans ce pays. Le transport aussi est en train de prendre de l’ampleur », a indiqué le directeur général, Morou Yara.

La nouvelle flotte, fournie par le chinois Yutong, se compose, dans le détail, d’autocars, de type « prestige », de minibus express et de cargos logistiques. L’entreprise cherche à améliorer l’expérience des voyageurs et à structurer le transport de marchandises. « Ces autocars ne sont pas de simples véhicules. Ils incarnent une nouvelle manière de concevoir le transport », a déclaré M. Yara.

Expansion régionale et nouvelles lignes

nagode

Dans le même temps, Nagodé étend son réseau international. Des lignes vers Cotonou et Ouagadougou sont d’ores et déjà annoncées. Une liaison Lomé-Abidjan en mode express est également à l’étude.

« Nous voulons ouvrir d’autres lignes. Lomé-Ouaga, Lomé-Cotonou », a précisé le directeur général.

Pour l’opérateur togolais, cette stratégie doit accompagner une logique d’intégration régionale et de fluidification des échanges. Le groupe, parti du transfert d’argent à Sokodé, poursuit sa diversification vers un modèle intégré transport-logistique.

De la structuration dans un marché encore dominé par l’informel

Il faut rappeler que si des compagnies de transport interurbain comme Nagodé prennent une place importante dans le transport, elles contrastent avec un marché urbain encore dominé par des acteurs informels. À Lomé, les taxi-motos, appelés zémidjans, assurent l’essentiel des déplacements et représentent plus de 60 % de l’offre de transport public. À côté, les taxis urbains fonctionnent sur des itinéraires partagés et complètent le réseau sur les axes plus longs. Dans le même temps, les tricycles gagnent du terrain, surtout pour le transport de marchandises et les liaisons de proximité.

Face à ce modèle, les acteurs structurés peinent encore à s’imposer. La Société des Transports de Lomé (SOTRAL) couvre une part limitée des déplacements, faute de réseau dense et de flotte suffisante. Les plateformes numériques de mobilité, comme Gozem, restent minoritaires malgré leur croissance, surtout dans la capitale. Dans ce paysage fragmenté, marqué par la prédominance des deux-roues qui représentent plus de 70 % du parc, les initiatives privées comme Nagodé Transfert traduisent une tentative de structuration progressive du secteur, portée par la hausse de la demande et les besoins croissants en mobilité urbaine et régionale.

Ayi Renaud Dossavi

Inaugurée en grande pompe le 25 avril 2016, la nouvelle aérogare de l'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE) célèbre ce mois sa première décennie. Entre explosion du trafic, excellence sécuritaire et ambitions logistiques, la plateforme togolaise est devenue l’un des poumons économiques d'un pays qui mise sur la connectivité logistique pour transformer son destin.

Une croissance qui défie les prévisions

Il y a dix ans, le projet semblait audacieux pour un État de 56 600 km². Avec un investissement de 150 millions de dollars, le Togo lançait une aérogare de 21 000 m², triplant sa capacité pour viser les 2 millions de passagers annuels. Aujourd’hui, le constat est sans appel : Lomé n’est plus seulement une escale, mais un carrefour incontournable pour de nombreux voyageurs de la sous-région.

En 2014, l’ancien terminal traitait péniblement 616 000 passagers. En 2024, la barre des 1,5 million a été franchie avec un an d’avance sur les objectifs. La progression ne faiblit pas : les données de 2025 affichent 1 584 188 passagers, dont près de 30 % sont en transit, selon les estimations. 

Cette dynamique génère un impact massif. Selon des estimations de la Commission africaine de l'aviation civile (AFCAC), l’aviation contribuerait entre 500 et 600 millions de dollars au PIB togolais, soit environ 5 à 6 %, et soutiendrait entre 35 000 et 45 000 emplois directs, indirects et induits. Ils sont dans les secteurs du transport aérien (compagnies, assistance au sol), des services aéroportuaires (handling, sûreté, maintenance), de la logistique et du fret, mais aussi dans des activités connexes comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration et le commerce. 

Une dynamique qui pourrait encore s’accélérer avec la mise en œuvre complète du Marché unique du transport aérien africain (SAATM). Porté au niveau continental par Faure Gnassingbé, désigné champion de cette initiative par l’Union africaine (l’UA), ce projet de libéralisation du ciel africain pourrait générer jusqu’à 1 à 1,5 milliard de dollars additionnels sur cinq ans dans des économies comme celle du Togo, via l’intensification des flux commerciaux, touristiques et logistiques.

Image SALT

Le « premier de la classe » en sûreté

Si le trafic impressionne, c’est sur le terrain de la rigueur que Lomé s’est distingué. En 2025, le Togo a obtenu un taux de conformité supérieur à 90 % lors d’un audit de sûreté de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), confirmation selon les experts de la montée en puissance de sa plateforme aéroportuaire sur les standards internationaux.

Sur le plan environnemental, la plateforme amorce également sa transition. En mai 2024, l’aéroport a obtenu le niveau 2 « Réduction » de la certification Airport Carbon Accreditation (ACA), signe de ses efforts en matière de gestion des émissions.

Le hub d'ASKY : moteur de la connectivité régionale 

Le dynamisme tient avant tout à la compagnie panafricaine ASKY Airlines, qui a fait de Lomé son hub, et son partenaire stratégique Ethiopian Airlines. Ensemble, avec quelques autres compagnies, elles irriguent un réseau de plus de 40 destinations depuis la capitale togolaise, dont près de 30 opérées directement par ASKY à travers 26 pays africains. Avec plus de 300 vols hebdomadaires, l’AIGE ouvre le Togo sur le monde, notamment avec des liaisons directes vers Washington et New York qui captent les flux de toute la sous-région.

Avec sa flotte d’une quinzaine d’appareils, le modèle d’ASKY prouve son efficacité. Dès 2015, soit cinq ans après sa création, la compagnie dégageait ses premiers bénéfices, restés globalement stables jusqu’à présent. Une performance rare dans un secteur où les concurrents immédiats s’enfoncent régulièrement dans le rouge. Sa stratégie : faire de Lomé un point de passage obligé, où les passagers convergent avant d’être redistribués vers les principales villes du continent. Ce système de correspondances, rodé au fil des années et soutenu par l’expertise d’Ethiopian Airlines, a permis à la compagnie de s’imposer comme l’un des acteurs les plus stables d’Afrique de l’Ouest.

Cap sur 2030 : entre extension et saturation

Le succès a toutefois un prix : celui de la tension sur les capacités. Avec un taux d’utilisation frôlant les 80 %, l’aéroport commence à saturer aux heures de pointe, tandis que la concurrence d’Accra et d’Abidjan s’intensifie.

Pour éviter l’asphyxie, le gouvernement a engagé plusieurs réponses. L’infrastructure actuelle est en cours d’optimisation, avec notamment la construction d’un hôtel sous enseigne internationale (DoubleTree by Hilton) pour améliorer la gestion des flux de transit. En parallèle, le projet d’un troisième aéroport à Gbatopé, encore à l’étude, illustre l’ambition du Togo d’anticiper la montée du trafic et de renforcer son maillage aéroportuaire.

Mais au-delà des réponses infrastructurelles, les défis sont aussi opérationnels. Malgré ses performances, l’AIGE doit composer avec une expérience passager encore perfectible. Aux heures de pointe, les files d’attente au départ comme à l’arrivée illustrent les défis actuels. Les dispositifs biométriques et les solutions de reconnaissance faciale, présentés comme les piliers d’un futur parcours “sans contact”, restent encore peu visibles dans l’expérience des voyageurs. Et sur le plan stratégique, la consolidation du hub passe aussi par une diversification des dessertes. L’enjeu pour la nouvelle direction sera d’attirer des compagnies long-courriers, afin de renforcer la connectivité intercontinentale et réduire la dépendance aux flux régionaux.

“À terme, la consolidation de Lomé comme hub panafricain pourrait s’appuyer sur une expansion rapide du réseau. La libéralisation complète du transport aérien africain permettrait à des opérateurs comme ASKY d’étendre significativement leur couverture, potentiellement au-delà de 50 destinations, dans une logique de hub-and-spoke optimisée,” explique un consultant, ancien de l’ASECNA. “Cette dynamique favoriserait également l’intégration de circuits touristiques régionaux et renforcerait le rôle du Togo comme porte d’accès aux pays enclavés du Sahel, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger, pays avec lesquels ses relations sont actuellement au top”, conclut-il.

Un nouveau pilote pour une nouvelle phase

Pour entamer cette seconde décennie, la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) a rappelé une figure bien connue. Nommé Directeur général en janvier 2026, Kanka-Malik Natchaba revient à la tête d’une institution qu’il avait déjà dirigée.

L’ancien ministre, formé à l’ENA, doit désormais incarner la nouvelle étape de l’infrastructure aéroportuaire : celle du passage d’un modèle centré sur l’infrastructure à une logique de performance opérationnelle et commerciale. “L’enjeu n’est plus seulement de bâtir, mais de rentabiliser, d’optimiser et d’améliorer l’expérience utilisateur”, confie notre expert. Sous sa direction, la SALT devra consolider ses acquis tout en renforçant son positionnement face aux hubs concurrents de la région, une recomposition du trafic aérien post-crise”

En synergie avec le Port de Lomé — longtemps resté l’unique port en eau profonde de la région — et la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), l’aéroport complète un triptyque logistique qui réduit les coûts de transport pour les pays de l'hinterland, dont la demande et les exigences en matière de connectivité sont en hausse.

Si, dix ans après l'inauguration de sa “nouvelle aérogare”, le Togo a prouvé que la taille géographique n'était pas un obstacle à l'ambition, la performance ne se mesure désormais plus seulement en volumes, mais aussi en qualité. Le pari de 2016 est tenu, mais la promesse de devenir le "Singapour de l'Afrique de l'Ouest", elle, tiendra-t-elle ? 

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, 46 coopératives et groupements féminins de la région des Savanes ont bénéficié d’un appui en matériels agricoles d’une valeur globale de 100 millions FCFA. Les équipements, financés par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ont été remis en fin de semaine dernière à Dapaong.

Le lot comprend notamment des tricycles, des torréfacteurs, des moulins à maïs et à épices. Il inclut également des motopompes avec accessoires, des motoculteurs, des batteuses de riz, des vanneuses de céréales, des éplucheuses de soja, ainsi que des batteuses multifonctions pour maïs, riz et soja. À cela s’ajoutent des égreneuses multifonctions pour maïs, soja et haricot avec système de vannage intégré, des décortiqueuses d’arachide, ainsi qu’un séchoir destiné à la déshydratation des céréales, tubercules et fruits.

Selon les responsables du programme, cet appui devrait contribuer à renforcer la résilience des groupements féminins bénéficiaires, en leur permettant de développer leurs activités génératrices de revenus (AGR) à l’aide d’équipements adaptés. L’initiative vise également à améliorer la productivité, réduire les pertes post-récolte et faciliter l’accès aux marchés.

À travers ce don, le PNUD entend soutenir un secteur agricole considéré comme un pilier de l’économie locale et un levier important de stabilisation sociale, en particulier dans les zones frontalières.

Cet appui s’inscrit dans le cadre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience (PURS), qui mobilise le PNUD et d’autres partenaires onusiens au profit des populations vulnérables.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé célèbre les dix ans de sa nouvelle aérogare, mise en service en 2016. En une décennie, la plateforme est devenue un important point de transit sous-régional, portée par la montée du trafic et le développement des activités aériennes.

Sur la période récente, la dynamique s’est accélérée. Le nombre de passagers a doublé en cinq ans pour atteindre environ 1,6 million par an, se rapprochant de la capacité initiale de 2 millions prévue sur quinze ans.

Cette progression s’appuie en partie sur le rôle de la compagnie aérienne ASKY Airlines, basée à Lomé, et qui opère un réseau régional dense avec plusieurs dizaines de vols quotidiens.

Si une part importante du trafic de Lomé reste constituée de passagers en transit, les volumes de fret et les mouvements d’avions ont également enregistré une hausse, note-t-on.

Des investissements pour accompagner la croissance

Pour l’avenir, face à la montée en activité, les autorités aéroportuaires envisagent une nouvelle phase d’investissement. Des projets d’extension du terminal sont à l’étude, ainsi que la construction d’un nouveau terminal pour répondre à la demande future.

Un projet hôtelier est également prévu, avec la construction d’un établissement DoubleTree by Hilton de 165 chambres, destiné à capter la clientèle de transit et à renforcer les services autour de la plateforme.

À plus long terme, l’AIGE vise un objectif de 5 millions de passagers à l’horizon 2045, ce qui suppose une montée en capacité des infrastructures et une consolidation de son rôle régional.

Un positionnement à consolider

Après dix ans d’exploitation, l’aérogare de Lomé entre dans une phase de maturité. L’enjeu pour les autorités est désormais d’accompagner la croissance du trafic, tout en renforçant la compétitivité du hub dans un environnement régional concurrentiel.

Un aéro-festival jusqu’au 2 mai

Notons que pour marquer la célébration de ces dix ans, le 25 avril 2026, la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) a lancé, le jeudi 16 avril à Lomé, une activité dénommée « Aéro festival ». L’initiative, organisée en collaboration avec le ministère en charge des Transports, doit permettre de célébrer les progrès réalisés. Le festival se poursuit jusqu’au 2 mai, avec plusieurs activités au programme, notamment des activités éducatives, culturelles, sportives et sociales.

R.E.D

Le Togo et le Canada veulent approfondir leur coopération bilatérale, avec un accent sur la diversification des échanges économiques et la stabilité régionale. L’ambition a été réaffirmée à Lomé en fin de semaine dernière, lors d’une audience accordée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, à la Haute-commissaire du Canada, Myriam Montrat, samedi 18 avril 2026.

Si les deux pays entretiennent déjà des échanges commerciaux, avec un volume estimé à 132,4 millions de dollars en 2023, les discussions entre les deux personnalités ont porté notamment sur la diversification du partenariat économique.

Dans le détail, les exportations canadiennes vers le Togo concernent principalement les véhicules et les équipements, tandis que le Togo exporte vers le Canada des produits agricoles, notamment à base de soja.

Au-delà des échanges commerciaux, la coopération s’étend aux secteurs de l’éducation, de la santé et de l’égalité de genre, soutenus par l’aide publique au développement canadienne, à près de 24,9 millions de dollars sur la période 2022-2023.

Sécurité et stabilité

Durant l’audience, les deux parties ont également mis l’accent sur les enjeux de paix et de sécurité, considérés comme essentiels pour l’attractivité économique. Le Canada appuie déjà le Togo à travers plusieurs programmes de renforcement des capacités, comme la lutte contre la criminalité transnationale, le terrorisme et le blanchiment de capitaux.

Cette coopération inclut des formations techniques et un appui à la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, dans un contexte de montée des risques sécuritaires en Afrique de l’Ouest.

Au Togo, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-Togo) et l’Université de Lomé (UL) ont conclu, en fin de semaine écoulée, un accord de partenariat. Objectif : renforcer les capacités du secteur privé togolais et rapprocher davantage la formation académique du monde de l’emploi.

L’accord a été signé par le président de la CCI-Togo, José Kwassi Symenouh, et celui de l’Université de Lomé, Kossivi Hounaké. Il vient consolider une collaboration déjà amorcée, notamment à travers un programme de formation en langues (anglais et chinois) destiné aux opérateurs économiques.

Via ce partenariat, les deux institutions entendent créer une synergie d’action au service du développement économique, social et culturel du pays. Prévu pour une durée de cinq ans, l’accord engage les parties à mobiliser leurs ressources humaines, techniques et institutionnelles afin d’assurer une formation adaptée aux besoins du marché.

Dans sa mise en œuvre, il est prévu la création d’un centre de langues des affaires, orienté vers les besoins des entreprises, avec un accent sur l’anglais et le chinois. L’ouverture d’une école de commerce figure également parmi les priorités, avec pour ambition de former une nouvelle génération de cadres, en phase avec les réalités du tissu économique local et régional.

Pour José Kwassi Symenouh, cet accord est « nécessaire pour créer une passerelle entre l’université et le monde du travail afin de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ».

De son côté, Kossivi Hounaké évoque un « mariage institutionnel » porteur d’avenir. Il souligne que la professionnalisation de l’enseignement supérieur constitue une priorité, appelant à une université davantage à l’écoute du secteur privé.

Au moyen de cet accord, la CCI-Togo et l’Université de Lomé posent les bases d’une collaboration durable visant à mieux adapter les formations aux besoins du marché, à renforcer l’employabilité des jeunes et à soutenir la compétitivité des entreprises togolaises. Un accord similaire est également en projet avec l’université de Kara.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les acteurs de la filière karité se sont réunis la semaine dernière à Lomé dans le cadre d’un atelier national visant à renforcer la collaboration entre les différentes parties prenantes. L’initiative, portée par la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP), s’inscrit dans une dynamique de structuration et de valorisation de cette filière qui se révèle stratégique pour l’économie rurale.

L’objectif principal de la rencontre était de favoriser une meilleure organisation des acteurs, notamment les producteurs, les transformateurs et les exportateurs, afin d’améliorer la compétitivité du karité togolais sur les marchés régionaux et internationaux. En effet, cette filière, qui constitue une source importante de revenus pour de nombreuses femmes rurales, fait face à plusieurs défis, dont l’accès limité au financement, les contraintes logistiques et la faible transformation locale.

Ainsi au cours des échanges, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités techniques, d’améliorer la qualité des produits et de promouvoir des partenariats public-privé. L’accent a également été mis sur la mise en place de mécanismes de financement adaptés pour soutenir les initiatives locales.

Cette rencontre intervient après une première rencontre tenue en mars dernier à Kara, qui a mobilisé les acteurs sur les questions de développement et de durabilité de la filière Karité au Togo.

Elle est organisée dans un contexte où le gouvernement togolais ambitionne de promouvoir les chaînes de valeur à fort potentiel. Depuis le début de cette année, une taxe à l'importation a été imposée sur plusieurs produits dont le karité.

Rappelons qu’au plan international, le Togo se positionne comme le 7ᵉ producteur mondial de karité, avec une production annuelle estimée entre 35 000 et 50 000 tonnes d’amandes.

Esaïe Edoh

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Le Togo poursuit sur sa lancée sur le marché régional de la dette. Ce vendredi 17 avril 2026, le pays a levé 33 milliards de FCFA à l’issue d’une émission simultanée d’Obligations assimilables du Trésor (OAT), sur le marché Umoa-Titres. Ceci, alors qu’il recherchait 30 milliards de FCFA sur ce marché, confirmant l’intérêt des investisseurs pour sa signature.

Selon les résultats, la demande a été particulièrement vigoureuse, avec des soumissions globales atteignant 120,7 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 402,39 %.

Dans le détail, l’essentiel des ressources a été mobilisé sur les obligations à 3 ans qui ont permis de lever 20 milliards de FCFA, assorties d’un taux d’intérêt de 6,15 %. Celles à 5 ans ont généré 10 milliards de FCFA à un taux de 6,35 %, tandis que la tranche à 7 ans a contribué à hauteur de 3 milliards de FCFA, avec un rendement de 6,50 %.

Cette opération porte à 115,5 milliards de FCFA le volume total collecté par le pays en 2026, sur le marché financier régional. Elle constitue par ailleurs la deuxième intervention du Togo au deuxième trimestre, où le pays prévoit de lever 185 milliards de FCFA. Sur l’ensemble de l’année, les autorités togolaises ambitionnent de mobiliser 463,5 milliards de FCFA sur le marché, afin de contribuer au financement d’un budget de l’État arrêté à 2751 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh

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