Togo First

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Au Togo, 1236 nouveaux agents intègrent la fonction publique pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances. Ils ont été déclarés admis à l’issue du concours organisé le 21 décembre 2024, dont les résultats ont été rendus publics le jeudi 23 avril 2026 par le ministère de la Fonction publique.

Ces nouveaux fonctionnaires comptent plusieurs profils, notamment des administrateurs des finances, des analystes financiers, des auditeurs-contrôleurs de gestion, des auditeurs de finances, des fiscalistes, des ingénieurs statisticiens économistes, ainsi que des économistes planificateurs. Parmi les admis, il y a également des économétriciens, des inspecteurs centraux du Trésor, des macroéconomistes, des ingénieurs statisticiens, des spécialistes en finance bancaire, des experts en passation de marchés publics et des administrateurs civils.

Ce recrutement s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les effectifs de l’administration publique, tout en améliorant la qualité des ressources humaines à travers des compétences techniques diversifiées. Il participe également à la politique de promotion de l’emploi portée par le gouvernement.

D’autres concours sont annoncés au cours de l’année dans plusieurs secteurs de la fonction publique. En témoigne l’annonce récente du concours de recrutement de 400 nouveaux agents au profit du ministère de l’Environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique.

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Au Togo, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) poursuit sa stratégie d’ouverture régionale. Le site a accueilli cette semaine une délégation du Port autonome de Pointe-Noire, en République du Congo, dans le cadre d’une visite de travail axée sur les synergies logistiques et industrielles.

Conduite par Fortuné Mbouma-Peya, conseiller du directeur général du port congolais, la délégation a échangé avec les responsables de la PIA sur les leviers de coopération entre hubs portuaires et zones industrielles. Les discussions ont porté sur le partage de bonnes pratiques, l’optimisation des chaînes d’approvisionnement et le développement d’infrastructures logistiques intégrées.

L’objectif, à terme, est de renforcer l’efficacité des corridors régionaux et d’améliorer la compétitivité des plateformes africaines face aux standards internationaux. Ces partenariats, qui visent à soutenir la création de valeur ajoutée et l’industrialisation, s’inscrivent dans un contexte où les économies du continent misent sur la transformation locale.

Pour les deux parties, cette coopération ouvre des perspectives en matière d’exportation, de fluidification des échanges et de développement industriel, dans une logique de coopération Sud-Sud.

Adossée au Port autonome de Lomé, la PIA entend devenir un hub logistique et industriel en Afrique de l’Ouest. La structure combine un port sec, des infrastructures de transformation et un guichet unique pour les services administratifs. Ce modèle intégré suscite du reste l’intérêt d’autres ports africains, dont Pointe-Noire, principal port en eau profonde d’Afrique centrale.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le Centre régional de mécanisation agricole (CRMA) de Tové, situé dans la région des Plateaux, a été officiellement mis en service le jeudi 23 avril 2026. L’inauguration de cette infrastructure agricole a été présidée par le N°1 de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, dans le cadre des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance.

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Destiné à couvrir la zone Plateaux-Ouest, le CRMA de Tové vise à améliorer significativement les performances du secteur agricole. Il propose une gamme complète de services, allant de la mécanisation agricole à l’accès aux intrants, en passant par l’analyse des sols via un laboratoire mobile. Des services logistiques ainsi que des programmes de formation et d’accompagnement technique à destination des agriculteurs sont également prévus.

À terme, plus de 600 000 producteurs devraient bénéficier de cette plateforme, conçue pour répondre aux besoins croissants d’un secteur en pleine mutation, notamment accroître les rendements, réduire la pénibilité du travail agricole et favoriser l’émergence d’une agriculture plus compétitive.

Le CRMA de Tové est le fruit d’un partenariat entre l’État togolais et le groupe marocain OCP, leader mondial des phosphates. Ce projet s’inscrit dans le cadre des accords signés en mai 2023 entre les deux parties, avec pour ambition de faciliter l’accès des agriculteurs à des services essentiels.

Pour Hajar Alafifi, directrice générale d’OCP Africa, cette initiative illustre une dynamique de coopération Sud-Sud. « Ce projet témoigne d’une collaboration fondée sur le partage d’expertises et la mise en œuvre de solutions concrètes au service du développement agricole africain », a-t-elle indiqué.

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Conçu comme un pôle technologique, le CRMA offre cinq services principaux : la location d’équipements agricoles, la prestation de services de mécanisation, la vente de matériels et de pièces de rechange, la formation et la maintenance, ainsi que la fourniture d’engrais adaptés aux sols.

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Ce modèle est appelé à être dupliqué dans les autres régions économiques du pays. Un centre similaire dans la région de la Kara sera inauguré ce vendredi 24 avril 2026 à Tchitchao.

Esaïe Edoh

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A fin décembre 2025, plus de 6 millions de citoyens togolais disposent d’un Numéro d’identification unique (NIU), obtenu dans le cadre du projet e-ID Togo. Ce bilan est rapporté par le Secrétariat permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers, dans son rapport de mise en œuvre des réformes du second semestre 2025, récemment publié.

Ces six millions de détenteurs d’un NIU, matérialisé par une carte biométrique dotée d’un QR code sécurisé, ont été enregistrés à la faveur des campagnes menées par l’Agence nationale d’identification (ANID). Celles-ci ont permis d’accélérer l’enregistrement biométrique sur l’ensemble du territoire, notamment dans le Grand Lomé et les zones rurales.

En effet, en 2025, les opérations d’enrôlement se sont déroulées dans plusieurs localités du pays, sous la tutelle du ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique. Dans ces différentes zones, les populations ont reçu à la fois une carte biométrique et un numéro unique.

À terme, le NIU doit faciliter l’accès à divers services liés à l’identité, notamment les services publics et sociaux, tels que la santé, la sécurité sociale ou encore les services financiers. Il permettra également aux pouvoirs publics de disposer d’une base de données nationale centralisée, en vue d’améliorer la planification des politiques publiques et la gouvernance des services.

Pour rappel, cette campagne nationale d’enregistrement biométrique s’inscrit dans le cadre du projet d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI-Togo), financé à hauteur de 72 millions de dollars par la Banque mondiale.

Esaïe Edoh

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La troisième édition du Forum Biashara Africa, initialement prévue en octobre 2025 puis reportée une première fois à novembre à Lomé, se tiendra finalement du 18 au 20 mai 2026. La nouvelle date a été annoncée par les autorités togolaises le mercredi 22 avril 2026, lors d’une conférence de presse.

Ce rendez-vous de Lomé constituera une plateforme d’échanges pour les investisseurs africains et internationaux, en vue d’identifier des opportunités d’investissement dans divers secteurs économiques, au Togo et dans d’autres pays du continent. Pour cette édition, plus de 1500 participants issus de plusieurs pays africains sont attendus dans la capitale togolaise.

Les participants seront composés de décideurs publics et d’opérateurs privés, appelés à échanger sur le commerce intra-africain et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Plus précisément, cette édition mettra l’accent sur l’identification des opportunités d’investissement, ainsi que sur les solutions aux défis liés à l’accès aux marchés africains.

Au cours des échanges, des informations commerciales, des données sur l’accès aux marchés et des orientations réglementaires seront également mises à la disposition des entreprises. Ces ressources devraient leur permettre de prendre des décisions stratégiques en matière d’expansion et de faciliter leur intégration dans les échanges continentaux.

Selon le ministre togolais de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, l’événement sera marqué par un agenda diversifié. Au programme figurent notamment des conférences animées par des décideurs publics et privés, des panels thématiques consacrés aux enjeux du commerce intra-africain, ainsi que des sessions B2B et de réseautage.

L’événement comprendra également une soirée de gala, baptisée « Nuit du Biashara Africa », ainsi que des expositions organisées autour d’un pavillon international et d’un pavillon national dénommé « Village Togo ».

Esaïe Edoh

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Le Togo prépare la construction de six centres d’innovation technologique dans plusieurs préfectures, dans le cadre du Projet d’accélération numérique (PANT). Les infrastructures sont prévues dans les préfectures de Tône, Kozah, Tchaoudjo, Ogou, Kloto et Zio.

Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour recruter un cabinet chargé des études, du contrôle et du suivi des travaux. 

Ces centres, présentés comme des « Pods », doivent servir de relais technologiques et accompagner le développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation au niveau local. Chaque site intégrera des espaces dédiés à l’incubation, à la formation et à l’accompagnement de projets innovants. L’objectif est de rapprocher les infrastructures d’innovation des territoires et de soutenir l’émergence d’initiatives locales, notamment en dehors de la capitale.

Le projet est financé avec l’appui de la Banque mondiale (via le guichet de l’Association internationale de développement (IDA)) et s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique.

Pour le pays, cette initiative prolonge les actions engagées avec l’UniPod de l’Université de Lomé, lancé en 2025 en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ce centre offre déjà des laboratoires, un espace d’incubation et des services de transfert de technologie pour les étudiants et entrepreneurs.

Les prestataires intéressés ont jusqu'au 30 avril pour postuler à cette affaire.

Consulter l’appel à manifestation d’intérêt complet

R.E.D

Lomé accueillera les 31 juillet et 1er août 2026 une nouvelle édition du Salon international de l’entrepreneuriat féminin (SIEF), un rendez-vous consacré à l’autonomisation économique des femmes africaines. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 22 avril 2026.

L’événement, porté par la Fondation citoyens d’Afrique et KD Group, se veut une plateforme panafricaine de formation, de réseautage et de promotion des initiatives entrepreneuriales féminines. « Le Salon international de l’entrepreneuriat féminin n’est pas juste un événement… c’est une véritable plateforme panafricaine », a indiqué la promotrice Kayi Dogbé.

L’édition 2026 s’articulera autour du thème : « le risque entrepreneurial dans le contexte africain ». Les organisateurs entendent renforcer les capacités des participantes en matière de gestion stratégique, financière et organisationnelle.

Le programme prévoit notamment un colloque scientifique, des sessions de formation, des activités de networking, ainsi qu’un concours de pitch de projets.

Au-delà de l’événement, le SIEF veut contribuer à structurer davantage l’écosystème entrepreneurial féminin. Les difficultés d’accès au financement et à l’information restent des freins majeurs pour les entrepreneures. « Les fonds sont là, mais les femmes ne sont pas éligibles », a relevé Kayi Dogbé.

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5 millions FCFA à décrocher

Un des temps forts du SIEF reste le concours de pitch, structuré autour du Grand Prix africain de l’entrepreneuriat féminin. Pour l’édition 2026, l’enveloppe principale est fixée à environ 5 millions FCFA, attribuée à la lauréate du grand prix, avec des dotations complémentaires offertes par les partenaires, notamment en services et accompagnement.

À côté de ce prix principal, plusieurs distinctions dites connexes sont prévues, avec des montants estimés autour de 1 million FCFA chacun, ainsi que des appuis en formation, en visibilité et en outils digitaux. L’objectif est d’aller au-delà de la récompense financière, en assurant un suivi des bénéficiaires et en soutenant la croissance de leurs activités.

Notons que l’édition précédente, tenue en août 2025 à Lomé, avait réuni plus de 1000 participants issus de 13 pays africains.

Le secteur privé est également mobilisé. Partenaire officiel, Yas Togo prévoit d’accompagner les lauréates du concours et de soutenir la digitalisation des activités. Dans un contexte de montée des initiatives entrepreneuriales féminines en Afrique, le SIEF entend consolider les compétences et faciliter l’accès aux opportunités de marché et de financement.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la circulation sera temporairement interrompue sur le tronçon Sadori-Kara de la route nationale 1 (RN1), à partir de ce jeudi 23 avril 2026 à 15h00 jusqu’à vendredi 24 avril à 19h00, en raison des préparatifs du 66e anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté internationale.

En effet, le Togo célèbre son indépendance dans quelques jours, le 27 avril 2026. Selon le communiqué du gouvernorat de la région des Savanes, cette restriction concerne les tricycles, les véhicules légers et les poids lourds. Des itinéraires de déviation sont mis en place pour assurer la continuité du trafic.

Les usagers en direction de Lomé sont invités à emprunter la route nationale 17 (RN17) à partir de Sadori, dans la préfecture de l’Oti. Ceux à destination de Kara peuvent passer par la route nationale 16 (RN16) depuis Kabou.

Les autorités appellent les conducteurs au respect des dispositions prises, afin de garantir la fluidité de la circulation et le bon déroulement des activités prévues.

Notons que la célébration de l’indépendance sera marquée par divers événements, dont des inaugurations dans plusieurs localités du pays.

R.E.D

Alors que le Togo met les bouchées doubles pour réussir sa transition vers les énergies vertes avec comme cible 50% de renouvelables dans son mix énergétique à l’horizon 2030, son marché qui mobilise les moyens pour s’ajuster, vient d’enregistrer une innovation, dans la climatisation. L'entreprise CH2000, spécialisée dans les solutions en énergies renouvelables, étoffe son offre en dévoilant ce mercredi 22 avril à Lomé une solution de climatisation solaire hybride.

Baptisé « SunCool », l'équipement est conçu pour fonctionner principalement à partir de l'énergie solaire, tout en restant compatible avec le réseau électrique classique.

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Selon les responsables de l'entreprise, le système repose sur une gestion intelligente de l'alimentation énergétique. Il peut fonctionner exclusivement à l'énergie solaire, uniquement sur le réseau électrique, ou combiner les deux sources selon les besoins. Le basculement s'effectue automatiquement, sans interruption, grâce à un dispositif électronique capable d'adapter en temps réel la consommation.

Avant ce type d’équipement, des climatiseurs classiques pouvaient déjà être alimentés par des installations solaires, à condition d’y associer des dispositifs complémentaires comme des batteries ou des onduleurs. La particularité ici, selon le top management de CH2000, réside dans une intégration de l’énergie solaire, sans recours à ces dispositifs, grâce à une gestion électronique de l’alimentation. L'objectif affiché est de limiter la dépendance au réseau électrique, d'optimiser l'exploitation de l'énergie solaire disponible et de contribuer à limiter l’usure des équipements sur le long terme.

« Notre ambition est d'offrir aux professionnels une solution performante, fiable et durable, capable de réduire significativement la consommation énergétique tout en garantissant un confort optimal », a expliqué Serge Adote, Directeur général de CH2000.

Dans un contexte marqué par une demande énergétique en hausse et des défis persistants sur la fourniture d'électricité, les solutions basées sur les énergies renouvelables gagnent progressivement en visibilité. Le recours à l'énergie solaire s'inscrit dans une dynamique d'adaptation aux réalités locales, où l'ensoleillement constitue un atout important.

Gautier Agbekodovi

Réunis à Lomé à l’occasion de la 23e Assemblée générale annuelle des régulateurs ouest-africains, les acteurs du secteur des télécommunications ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération régionale pour mieux répondre aux défis croissants de la régulation. C’est à la faveur de la cérémonie d’ouverture officielle ce mercredi 22 avril 2026 de cette rencontre à Lomé.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de l’ARCEP Togo et 1er vice-président de l’Association des Régulateurs de Télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO), Michel Galley, a situé les enjeux liés à la régulation des télécommunications dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique des États. Un contexte où les télécoms occupent une place centrale dans l’amélioration des services publics et le développement économique.

Face à ces dynamiques de mutation rapide, les régulateurs sont appelés à jouer un rôle essentiel : garantir un environnement compétitif, sain et équilibré pour les opérateurs, tout en assurant la qualité et l’accessibilité des services pour les consommateurs. Pour Michel Galley, ces défis deviennent de plus en plus complexes, rendant inefficiente toute approche isolée. Celui-ci appelle à franchir une nouvelle étape dans la coopération régionale.

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De fait, si des initiatives comme le free roaming entre certains pays ouest-africains illustrent déjà les fruits d’une action concertée, ces acquis doivent être consolidés et étendus à l’ensemble de la région. Un appel du pied pour une mutualisation accrue des compétences, des expériences et des outils de régulation. L’objectif, de l’avis du 1er vice-président de l’ARTAO, est de bâtir une régulation plus harmonisée, capable de répondre efficacement aux enjeux communs, notamment en matière de qualité de service, de concurrence loyale et de développement du roaming régional.

A cet égard, le partage d’expériences se révèle nécessaire, indique-t-il, tout en engageant ès qualité, l’ARCEP-Togo, à partager son approche de régulation par la donnée, et en disposant celle-ci à apprendre de l’expertise des autres, faisant ainsi du partage d’expériences, un levier essentiel pour améliorer les performances du secteur.

Au-delà de cette orientation stratégique, les travaux de cette Assemblée générale revêtent un caractère statutaire important, souligne-t-on.

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« Il s’agira notamment d’examiner les comptes de l’institution, d’adopter les états financiers, le budget, mais aussi le plan stratégique 2026-2030 de l’ARTAO », précise Kader Ouro-Agoro, directeur du département juridique de l’ARCEP-Togo.

Ce plan, décliné en plusieurs axes, met un accent particulier sur l’amélioration de la qualité de service dans les pays membres. Un chantier d’autant plus crucial que chaque État dispose encore de ses propres indicateurs et seuils, fait observer le directeur juridique. L’enjeu, selon lui, est d’aller vers une harmonisation des référentiels afin de hisser l’ensemble de la région aux meilleurs standards.

L’accessibilité des services figure également parmi les priorités. « La couverture des territoires par les services de télécommunications est le fondement de tout projet de numérisation ou de transformation digitale. Il faut s’assurer non seulement de la disponibilité du service, mais aussi de son coût abordable », souligne Kader Ouro-Agoro.

Au plan national, le Togo affiche des performances en amélioration, rappelle le collaborateur de Michel Yaovi Galley. En effet, d’après un rapport d’évaluation de nPerf, plateforme internationale indépendante de référence en matière de mesure de la qualité d’expérience utilisateur des services internet, les opérateurs Yas Togo et Moov Africa Togo se classent respectivement 1er et 2e au sein de l’espace UEMOA en 2025, traduisant les efforts engagés dans la régulation du secteur, indique-t-il.

Par ailleurs, cette 23e Assemblée générale qui se poursuit jusqu’au vendredi 24 avril 2026, devrait être un moment d’engagement renouvelé en faveur d’une régulation plus intégrée et plus impactante. « Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin », a résumé Michel Galley, invitant ses pairs à faire le choix d’une coopération renforcée pour relever les défis du numérique en Afrique de l’Ouest, en ligne avec le vœu du président de l’ARTAO, Dr Herry Mané.

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En rappel, l’ARTAO regroupe, les pays de la CEDEAO, de l’AES ainsi que la Mauritanie, soit 16 en tout. Elle vise, entre autres, à renforcer la coopération entre régulateurs ; harmoniser les cadres réglementaires dans la région ; améliorer la qualité des services télécoms ; faciliter des initiatives communes, comme le roaming régional (free roaming) ; et favoriser le développement du numérique en Afrique de l’Ouest.

S.A

 

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