Le Togo a remporté les deux médailles d’or attribuées à l’Afrique et à l’Océan indien lors des « Cocoa of Excellence Awards 2026 », organisés la semaine dernière (le 20 février 2026) à Amsterdam. Cette distinction, considérée comme l’une des plus reconnues dans l’industrie cacaoyère, confirme la montée en visibilité du cacao togolais sur les marchés internationaux.
Le concours met en compétition des échantillons issus des principales régions productrices, évalués sur des critères stricts de qualité physique, de profils aromatiques et de traçabilité.
Ces distinctions sont pour le Togo, l’opportunité de consolider sa présence sur le segment des cacaos fins, prisés par les chocolatiers spécialisés.
Au cœur de cette progression, les acteurs mettent en avant le modèle agroforestier, dominant dans les zones de production. La culture du cacao y est associée à des essences forestières, avec un recours limité aux intrants chimiques, un facteur souvent cité pour expliquer la qualité des fèves.
Au Togo, cette performance est portée notamment par la dynamique amorcée depuis plusieurs années par le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), axée sur la qualité, la traçabilité et la structuration des chaînes de valeur. Le pays avait déjà été distingué lors des éditions 2021 et 2023, de quoi confirmer une régularité dans les performances.
R.E.D
Des experts de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) sont réunis à Lomé depuis mardi 24 février pour finaliser un outil destiné à mieux intégrer l’environnement dans les décisions économiques régionales. Au cœur des discussions, la validation du Livrable 4, un document qui évalue le capital environnemental des services rendus par les écosystèmes du bassin.
L’enjeu est d’apporter des indicateurs permettant de mieux quantifier la contribution de la nature aux économies nationales.

« Le bassin de la Volta regorge d’énormes ressources en termes d’hydroélectricité, en termes d’agriculture, d’aquaculture, etc. Et tout ça, ce sont des services qui sont rendus par l’environnement », a indiqué Dr Dibi Millogo, directeur exécutif adjoint de l’ABV. Selon lui, l’objectif est non seulement de « disposer d’indicateurs robustes en termes d’environnement, mais aussi d’avoir un référentiel méthodologique commun ».
La rencontre s’inscrit dans la continuité d’une série d’ateliers techniques menés depuis 2025, notamment à Bamako et Lomé, visant à harmoniser les approches entre les six pays membres de l’ABV. Avant d’entériner le nouveau document, les participants passent en revue les livrables précédents afin d’en consolider les bases méthodologiques.
Les travaux doivent s’achever le vendredi 27 février. Les recommandations attendues pourraient orienter les politiques publiques liées à la gestion des ressources en eau, à la planification énergétique et à la préservation des écosystèmes.
À terme, l’initiative vise à mieux articuler développement économique et durabilité dans un contexte où la région est confrontée à la pression démographique et aux effets du changement climatique.

Véritable creuset hydrographique en Afrique de l’Ouest, le bassin de la Volta déploie son réseau hydrographique de 407 000 km² à travers six nations, allant des terres sahéliennes du Burkina Faso et du Mali aux montagnes des pays côtiers comme le Bénin et le Togo, ou encore des plaines de la Côte d’Ivoire jusqu’au littoral du Ghana.
Ce complexe hydrographique, structuré autour des Volta Noire, Blanche, Rouge et de l’Oti, alimente l’un des plus grands lacs artificiels au monde. Si le Burkina Faso et le Ghana occupent plus de 85 % de sa superficie, l’interdépendance entre les pays d’amont et d’aval appelle à des collaborations transnationales orchestrées par l’Autorité du bassin de la Volta.
Ayi Renaud Dossavi
La start-up de mobilité électrique Spiro, présente au Togo où elle avait lancé ses premières activités sous la bannière « M-Auto », vient de boucler une nouvelle levée de fonds, en mobilisant 50 millions de dollars (en financement par dette), pour poursuivre son expansion sur le continent.
L’opération, annoncée mardi 24 février 2026, est soutenue par Afreximbank, Nithio et Africa Go Green Fund.
Faciliter l’échange de batteries
Cette nouvelle tranche intervient après un tour de table de 100 millions de dollars en 2025, qui confirme du reste l’intérêt croissant des investisseurs pour le modèle d’échange de batteries, intensif en infrastructures.
Le principe repose sur un système où l’utilisateur acquiert la moto tandis que l’entreprise conserve la propriété des batteries, échangées en quelques minutes dans des stations dédiées.
Plus de 80 000 motos électriques
Présente dans six pays africains, dont le Togo, Spiro revendique plus de 80 000 motos électriques déployées, plus de 2500 stations et plus d’un milliard de kilomètres parcourus sans émissions directes.
Les fonds levés doivent soutenir l’extension du réseau et le développement technologique, notamment l’automatisation des échanges et l’intégration des énergies renouvelables.
Pour son PDG, Kaushik Burman, « ce nouveau financement renforce notre vision de construire un réseau énergétique robuste et évolutif, adapté à l’Afrique ».
Les bailleurs voient dans cette dynamique un signal plus large de maturation du secteur.
Une telle approche pourrait renforcer l’industrialisation dans les pays où Spiro opère, comme le Togo, avec des projets d’assemblage déjà actifs en Afrique de l’Est et de l’Ouest.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le Ministère de la Santé du Togo a officiellement lancé, le mardi 24 février 2026, un code vestimentaire national destiné au personnel des formations sanitaires publiques. Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’organisation et de la modernisation du système de soins.
À travers cette initiative, les autorités veulent répondre à une difficulté récurrente : l’identification rapide des professionnels de santé par les patients, notamment en situation d’urgence. L’absence de distinction visuelle entre les différentes catégories de personnel pouvait entraîner des confusions, ralentir l’orientation des malades et compliquer la gestion des plaintes.
La réforme introduit ainsi un dispositif national fondé sur un code couleur, permettant d’identifier immédiatement médecins, infirmiers, techniciens et autres agents. Concrètement, les médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens porteront des blouses blanches ou des ensembles tuniques blancs. Les infirmiers seront dans un ensemble tunique blanc avec col bleu, tandis que les sage-femmes arboreront une blouse à manches courtes rose couvrant les genoux ou un ensemble tunique rose rayé. Les accoucheuses porteront désormais un ensemble tunique rose uni.
L’harmonisation du code vestimentaire du personnel de santé est désormais une réalité au Togo.
— Ministère de la santé, de l'Hygiène public, CSUA (@accesauxsoinsTg) February 24, 2026
Une couleur, un rôle, un service.
?LIRE L'ARTICLE??https://t.co/BsGZ4rrlig#MSHPCSUA #CRS #HTVPFS #TOGO #unecouleurunrôleunservice #CHUSO pic.twitter.com/ReQLNVLWoO
Le personnel technique, en laboratoire ou au bloc opératoire, sera vêtu de blouses ou d’ensembles bleu foncé, conformément aux standards internationaux. Les auxiliaires en pharmacie seront identifiables à la blouse vert clair, alors que le personnel d’appui (garde-malades, techniciens de surface, buanderie) portera un ensemble tunique violet. Le personnel administratif, incluant secrétaires et agents d’accueil, sera en blouse beige, tandis que le personnel de la morgue sera en tunique kaki.
Pour le ministre délégué chargé de la Santé, Tchin Darré, cette standardisation contribue à sécuriser l’environnement hospitalier et à instaurer un climat de confiance entre soignants et patients. L’exécutif y voit également un outil de gouvernance susceptible d’améliorer le suivi des prestations et la gestion des réclamations, notamment via la mise en place d’une ligne verte dédiée.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Assemblée nationale a ouvert sa première session extraordinaire de l’année 2026, le mardi 24 février. À l’ordre du jour, une série de projets de loi à examiner et à adopter, portant notamment sur les défis sécuritaires, la souveraineté économique, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement.
Au total, sept projets de loi seront étudiés lors de cette session extraordinaire. En priorité, les députés examineront la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes, confrontée à des menaces sécuritaires persistantes.
La première chambre du Parlement va se pencher également sur un projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. L’objectif est de renforcer l’arsenal juridique national et de l’aligner sur les normes internationales.
Sur le plan économique, l’Assemblée examinera des textes portant sur la réglementation du secteur de la microfinance, avec pour finalité de favoriser l’inclusion financière et l’autonomisation des populations vulnérables. Le projet de modification du régime juridique et fiscal du gazoduc ouest-africain, considéré comme stratégique pour l’attractivité énergétique et les intérêts économiques du pays, sera également débattu.
Autre point inscrit à l’agenda : l’examen du projet de loi relatif à la répression du faux-monnayage dans l’espace Union économique et monétaire ouest‑africaine (UEMOA).
Selon le président de l’Assemblée nationale, Sélom Klassou, les travaux en commissions pour l’étude au fond des sept projets de loi débuteront le mercredi 25 février, avant leur adoption en plénière.
La tenue de cette session extraordinaire vise à permettre l’adoption de l’ensemble des textes avant l’ouverture de la première session ordinaire de l’année, prévue pour le premier mardi du mois d’avril. L’objectif est de répondre aux défis urgents du pays et, selon le président de l’Assemblée, de « répondre aux attentes de notre peuple » ainsi que « d’honorer la confiance qu’il place en nous ».
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a lancé lundi 23 février à l’École nationale d’administration (ENA), la phase pilote de son projet d’intégration de l’éducation anticorruption dans l’enseignement supérieur et les centres de formation.
Ainsi, la phase expérimentale, prévue du 23 au 25 février à l’ENA, doit se poursuivre début mars à l’Université de Kara. Elle cible les étudiants en licence, master et doctorat à travers des conférences et séminaires structurés autour de six thématiques, dont les enjeux de la corruption, le cadre juridique national et les liens entre gouvernance publique et intégrité.
Selon le président de l’institution, Kimelabalou Aba, le programme doit agir “en amont” sur les futurs cadres publics. « Introduire l’enseignement de l’éthique, de l’intégrité et de la prévention de la corruption à ce niveau stratégique revient à agir en profondeur, à la source même des responsabilités futures », a-t-il déclaré lors du lancement.
Les modules sont animés par des experts sélectionnés par un comité scientifique universitaire. Pour les concepteurs du projet, il s’agit d’aller au-delà d’une approche théorique.
« La corruption n’est pas une fatalité culturelle. C’est un véritable frein à votre avenir. Chaque acte de corruption est un diplôme dévalué, une infrastructure défaillante et une chance de moins pour le mérite. Face à cette situation, vous devez agir, résister et refuser tout acte de corruption, quelle que soit sa forme », a indiqué devant le public d’apprenants, Adama Mawulé Kpodar, directeur général de l’ENA.
Rappelons que cette initiative, dans les tuyaux depuis l’an dernier, intervient dans un contexte de réforme institutionnelle. Depuis la Constitution de mai 2024, la HAPLUCIA est appelée à évoluer vers une autorité élargie, dédiée à la transparence et à l’intégrité de la vie publique.
R.E.D.
Au Togo, les échanges commerciaux agroalimentaires devraient se renforcer avec la signature d’un accord de partenariat entre le pays et l’institut brésilien Institut Daniel Franco. La convention, paraphée en fin de semaine écoulée à Lomé, porte sur le transfert de compétences, la facilitation des échanges commerciaux agroalimentaires et le développement de projets conjoints d’investissement.
Le document, intitulé « Établissement d’un marché commun entre le Togo et le Brésil en matière d’agroalimentaire et de renforcement des capacités », prévoit notamment l’organisation de formations et de missions techniques, la promotion d’un écosystème agro-industriel compétitif et durable, ainsi que l’accompagnement d’initiatives favorisant les échanges commerciaux et les investissements conjoints.
Avec ce partenariat, les autorités togolaises ambitionnent de faire de l’agriculture un levier central de croissance économique, de création d’emplois et de richesses. Les initiatives envisagées devraient contribuer à accélérer la modernisation du secteur agricole, stimuler la production végétale et animale, améliorer la productivité, promouvoir la transformation locale et renforcer la sécurité alimentaire nationale.
Fondé il y a 94 ans, l’Institut Daniel Franco est présenté comme l’un des principaux centres brésiliens spécialisés dans l’agriculture, l’élevage et l’agro-négoce. L’organisation est particulièrement reconnue pour son expertise dans la sélection animale et les pratiques d’élevage durable.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements, en collaboration avec l’Institut national de la propriété intellectuelle du Togo (INPIT), l’International Trademark Association (INTA) et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), a engagé une session de formation et de sensibilisation à la propriété intellectuelle. à l’endroit des services des douanes, de la police et de la gendarmerie, ainsi que des chercheurs et des jeunes issus des écoles techniques et professionnelles. Le programme, débuté lundi 23 février 2026, doit s’achever le mercredi 25 février à Lomé.
À travers les échanges, les participants renforcent leurs connaissances sur les outils de protection des droits de propriété intellectuelle et appréhendent davantage les enjeux liés à l’innovation et à la compétitivité des entreprises.
Lancement officiel ce 23 Février à Lomé des ateliers de formation sur la propriété intellectuelle et la lutte contre la contrefaçon, organisés par @INPITTOGO sous l’égide de @Promo_InvestTg , avec l’INTA et l’OMPI. #PropriétéIntellectuelle #Innovation #SouverainetéÉconomique pic.twitter.com/7OxC8Dyvbk
— Ministère délégué - Promo Invest. & Souv. Eco. (@Promo_InvestTg) February 23, 2026
L’objectif est, in fine, de renforcer les capacités des acteurs concernés en matière de protection des droits de propriété intellectuelle et de lutte contre la contrefaçon. Cette initiative est en cohérence avec l’engagement du gouvernement à consolider un environnement juridique et institutionnel favorable à l’innovation, à la compétitivité des entreprises et à l’attractivité du pays.
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Au Togo, Plan International Togo vient de lancer un projet pour renforcer la résilience économique des jeunes et des femmes face aux effets du changement climatique dans la préfecture de Blitta, région Centrale. L’initiative, financée à hauteur de 874 448 euros (soit environ 574 millions FCF), est appuyée notamment par le ministère allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) et Plan International Allemagne.
Le programme s’étendra sur une durée de 30 mois (officiellement, de décembre 2025 à mai 2028), et devrait couvrir les 21 cantons de la préfecture. Il cible près de 700 jeunes (679) jeunes âgés de 15 à 35 ans, dont 313 filles, avec une attention particulière portée aux jeunes en situation de handicap. L’objectif est de faciliter leur accès à des activités génératrices de revenus compatibles avec les enjeux environnementaux.
Mis en œuvre avec l’ONG RADAR et les services techniques de l’État, le projet prévoit dans le détail, des formations techniques et entrepreneuriales dans des filières comme l’élevage, le maraîchage et la pisciculture. Les promoteurs entendent ainsi améliorer les capacités productives locales tout en limitant la pression sur les ressources naturelles.
Présent au Togo depuis 1988, Plan International Togo est un acteur humanitaire et de développement actif dans la promotion des droits des enfants et l'égalité pour les filles. Ses interventions s'articulent autour de l'éducation inclusive de qualité, la santé et les droits sexuels et reproductifs, la protection contre les violences, ainsi que l'autonomisation économique des jeunes à travers l'entrepreneuriat. L'ONG intervient sur l'ensemble du territoire, notamment dans les régions des Savanes, de la Kara, Centrale et Maritime, en mettant en œuvre des projets communautaires et des programmes de parrainage. Son financement repose majoritairement sur le parrainage d'enfants, des dons privés, ainsi que des subventions provenant de partenaires institutionnels tels que l'Union européenne, l'AFD ou encore des agences des Nations Unies.
Pour les autorités togolaises, ce programme qui s'amorce devrait contribuer à soutenir les revenus des ménages ruraux, et renforcer l’inclusion sociale dans une zone exposée aux aléas climatiques.
R.E.D
Au Togo, l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) engage la digitalisation de la déclaration des dispositifs de vidéosurveillance et de vidéoprotection.
À travers ce nouveau projet conduit avec l’Agence Togo Digital (ATD), sous la supervision du ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, il s’agit de simplifier les démarches administratives et de renforcer la conformité en matière de données personnelles.
La réforme marque un nouveau chapitre dans l’agenda de modernisation de l’administration publique.
Selon l’IPDCP, la plateforme permettra un traitement en ligne plus fluide des dossiers, avec un suivi en temps réel et une meilleure traçabilité des procédures. L’objectif est de réduire les délais, d’améliorer l’accessibilité des services publics et de renforcer la transparence des interactions avec les usagers.
Mise en service en mars
Une session de formation organisée à cet effet la semaine dernière a notamment permis aux agents de se familiariser avec la chaîne numérique, de la soumission des demandes à leur validation et à leur clôture. Des simulations ont été menées pour tester les processus internes et assurer la maîtrise de l’outil.
À la suite de ces travaux, des tests utilisateurs et des ajustements techniques sont prévus avant la mise en service officielle, annoncée pour le 10 mars 2026.
R.E.D