Togo First

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Longtemps réservées au haut de gamme « appareils premium », certaines fonctionnalités liées à l’intelligence artificielle, à l’autonomie ou encore à la résistance des smartphones apparaissent désormais dans des modèles plus accessibles « milieu de gamme », traduisant ainsi une compétitivité croissante entre fabricants sur les marchés émergents, notamment celui togolais.

Présentée à Lomé le 7 mai 2026, plus précisément à l’hôtel 2 février par    Infinix Togo, la série Infinix Hot 70 illustre cette tendance à la démocratisation technologique. Le terminal embarque notamment des fonctions d’intelligence artificielle appliquées à la productivité et à l’assistance utilisateur, ainsi qu’un écran AMOLED 120 Hz, une batterie de 6000 mAh et une certification de résistance IP65.

L’intelligence artificielle s’invite dans les smartphones grand public

L’un des marqueurs de l’évolution du marché des smartphones reste l’intégration croissante d’outils d’IA dans les téléphones de milieu de gamme. De fait, la série Hot 70 intègre des fonctionnalités IA pour planifier les journées, créer des évènements à partir de photos, créer des contacts dans le répertoire téléphonique juste en prenant en photo des cartes de visite et autres. Ces usages traduisent une volonté : rendre accessibles des fonctions auparavant réservées aux modèles haut de gamme et faire du smartphone, « plus uniquement un outil de communication, mais aussi un outil central au cœur de la vie des utilisateurs, dans le travail, l’apprentissage, le divertissement » (le gaming mobile), souligne Keira Mamadi, DG de la marque Infinix Mobile au Togo. Un utilitaire pensé pour répondre aux attentes des utilisateurs, combinant de plus en plus esthétique, technologie IA intégrée, autonomie et résistance, ajoute le top manager d’Infinix Togo.

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L’autonomie et la durabilité deviennent des critères de choix

Dans plusieurs marchés africains, l’autonomie reste un critère décisif pour les consommateurs qui préfèrent des smartphones dotés de batteries de forte capacité et de systèmes de recharge rapide.

Une caractéristique essentielle de la série Infinix Hot 70 également. En dehors de son design thermochromique qui permet au smartphone de changer de couleur en fonction des températures et sa résistance à des cas d’éventuelles chutes, les caractéristiques présentées lors du lancement font ressortir que le Hot 70 dispose d’une batterie de 6000 mAh avec un processeur Helio G100 1er, et compatible avec une charge rapide 45W. Une orientation qui répond à des usages intensifs liés aux réseaux sociaux, au streaming vidéo ou au gaming mobile, indique-t-on.

Autre évolution notable : l’accent mis sur la durabilité. Résistance à l’eau et à la poussière, protection contre les chutes ou optimisation logicielle sur plusieurs années – 5 ans selon les informations - deviennent aujourd’hui des arguments de plus en plus fréquents sur le segment des smartphones abordables.

La notion de smartphone “accessible” s’ajuste

Si des écarts de performances demeurent entre appareils premium et modèles plus abordables, les barrières technologiques, elles, tendent progressivement à se réduire.

Du reste, à l’inverse d’autrefois, les critères déterminants du smartphone accessible ne se limitent plus de nos jours au prix, mais s’étendent à la fluidité de l’écran, à l’autonomie, à la connectivité ou encore à des fonctionnalités intelligentes embarquées. De nouvelles exigences qui appellent une nécessaire montée en gamme et qui offrent un terrain de compétitivité encore très vaste aux fabricants de smartphones qui se partagent le marché africain en général, et celui togolais, en particulier.

S.A

Le groupe bancaire Oragroup, basé à Lomé, a retrouvé le chemin de la rentabilité en 2025 après une perte de 44,4 milliards FCFA enregistrée l’année précédente. Selon les résultats arrêtés au 31 décembre 2025, le groupe affiche un bénéfice net consolidé (profit réalisé après déduction des charges, impôts et pertes de l’ensemble des filiales du groupe) de 21,6 milliards FCFA.

Présent dans douze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, Oragroup attribue ce retour à la rentabilité à une politique de maîtrise des coûts, à une gestion plus prudente des risques et au renforcement des dispositifs de recouvrement (mécanismes utilisés pour récupérer les crédits impayés).

Dans le détail, le coût net du risque (montant mis de côté pour couvrir les risques de non-remboursement des crédits) a chuté de 90 %, passant de près de 69 milliards FCFA en 2024 à 6,9 milliards FCFA en 2025. Les frais généraux (dépenses de fonctionnement comme les salaires, loyers ou charges administratives) ont également reculé de 12 %, tandis que le résultat brut d’exploitation a progressé de 49 %, à 36,1 milliards FCFA.

Cette amélioration intervient malgré un recul de 5 % du produit net bancaire (revenus tirés des activités bancaires après déduction des charges liées aux opérations financières), établi à 186,6 milliards FCFA. Le groupe explique cette évolution par une politique de prise de risque plus sélective et une volonté de réduire la concentration sectorielle de ses activités.

Des indicateurs financiers en amélioration

Le total du bilan (ensemble des actifs détenus par le groupe bancaire) atteint désormais plus de 4014 milliards FCFA, tandis que les capitaux propres progressent de 17 %.

Les dépôts de la clientèle augmentent également de 5 %, à plus de 3088 milliards FCFA.

Pas de dividendes pour les actionnaires

Malgré ce retour aux bénéfices, Oragroup ne prévoit pas de distribuer de dividendes (part des bénéfices reversée aux actionnaires). Le groupe a choisi d’affecter le bénéfice distribuable au renforcement de ses fonds propres, dans un contexte marqué ces dernières années par des tensions financières et l’échec du projet de rachat par Vista Group.

Le redressement observé en 2025 s’inscrit dans une stratégie engagée depuis 2023, fondée sur la réduction des charges, le suivi renforcé du portefeuille de crédits (ensemble des prêts accordés par la banque) et une gestion plus rigoureuse des risques.

Les premiers résultats de 2026 confirment cette tendance. Oragroup indique que son résultat net progresse déjà de 37 % au premier trimestre, tandis que les dépôts affichent une hausse annuelle de 14 %.

La sortie du désert ?

La période de pertes d’Oragroup entre 2023 et 2024 a été particulièrement difficile, avec une perte nette de 18,2 milliards FCFA en 2023, aggravée à 44,4 milliards FCFA en 2024.

Au-delà de la dégradation des fondamentaux financiers, le contexte interne a également pesé sur le groupe. Des médias spécialisés évoquent une crise de gouvernance, des départs de cadres dirigeants et une réduction des activités de crédit dans certaines filiales.

La tentative de rachat par Vista Group apparaissait alors comme une piste de recapitalisation et de stabilisation. Un accord avait été annoncé en 2023 pour le rachat de plus de 61 % du capital d’Oragroup, mais l’opération avait finalement échoué en 2025, en raison de contraintes réglementaires, des difficultés financières persistantes du groupe et des inquiétudes liées à la qualité des actifs.

Depuis 2025, Oragroup déploie une stratégie plus prudente, privilégiant la réduction des coûts, l’assainissement du portefeuille de crédits et une politique de prêts plus sélective.

Avec ce retour à la rentabilité, les perspectives apparaissent aujourd’hui plus stables, même si plusieurs défis demeurent. Le groupe devra notamment restaurer durablement sa rentabilité, renforcer ses fonds propres, améliorer la qualité de ses crédits et maintenir la confiance des investisseurs, tout en relançant progressivement l’activité de financement sans accroître excessivement les risques.

Ayi Renaud Dossavi

Oragroup : un retour en force, avec un bénéfice record de 18,3 milliards FCFA au 1er semestre 2025 - Togo First 

La Chine est le premier fournisseur de produits au Togo au quatrième trimestre 2025. Selon les données du commerce extérieur publiées par l’INSEED, les importations togolaises en provenance de l’Empire du Milieu ont atteint 160,5 milliards FCFA sur la période, soit 29,9 % des achats extérieurs du pays.

Cette donnée place Pékin loin devant la France, qui arrive en deuxième position avec 41,2 milliards FCFA d’exportations vers le Togo, soit 7,7 % des importations nationales.

Enfin, le Nigeria complète le trio de tête pour le dernier trimestre de 2025, avec 31,5 milliards FCFA et une part de 5,9 %.

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Parmi les autres principaux fournisseurs figurent l’Inde (5,6 %), le Japon (4,4 %), la Turquie (2,8 %), les États-Unis (2,7 %), les Pays-Bas (2,6 %), le Burkina Faso (2,6 %) et la Malaisie (2,5 %). Au total, les dix premiers partenaires commerciaux du Togo concentrent 66,6 % des importations au cours du trimestre sous revue.

INFOGRAPHIE

Des importations à plus de 536 milliards FCFA

Sur l’ensemble du quatrième trimestre 2025, les importations du Togo se sont établies à 536,4 milliards FCFA, pour un volume de 1,56 million de tonnes. Ces niveaux restent largement supérieurs aux exportations, évaluées à 253,5 milliards FCFA.

Les achats extérieurs du pays portent principalement sur des produits manufacturés, des hydrocarbures, des équipements industriels, des biens de consommation et des intrants destinés aux activités commerciales et industrielles.

La forte présence de la Chine reflète l’importance des importations de produits manufacturés et d’équipements à destination du marché togolais et des activités de réexportation dans la sous-région.

Un déficit commercial toujours élevé

L’écart entre les importations et les exportations a conduit à un déficit commercial de 282,9 milliards FCFA au quatrième trimestre 2025.

En glissement annuel, les importations ont progressé de 9,5 % en valeur par rapport au quatrième trimestre 2024.

La bonne nouvelle pour le pays est que, sur la période, les exportations ont augmenté plus rapidement, avec une hausse de 23,4 % en valeur et de 52,4 % en quantité. Une telle progression des ventes vers le reste du monde permet notamment de freiner le déficit commercial, qui baisse légèrement de 0,6 % sur un an.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la ville de Kara, située à 412 km au nord de Lomé, accueille cette semaine un forum régional consacré à l’emploi et à la formation professionnelle. La rencontre, qui se tient dans le cadre du projet « Inclusion économique », devra s’achever ce vendredi 8 mai.

L’initiative, portée par Handicap International en partenariat avec la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH), est appuyée financièrement par la coopération allemande à travers le programme ProEmploi+ de la GIZ, sous le thème : « Carrefour de l’emploi et de l’entrepreneuriat : bâtir un marché du travail inclusif et accessible à tous et à toutes ».

Ces trois jours d’échanges réunissent des demandeurs d’emploi, des entreprises, des institutions de financement et des acteurs de la formation professionnelle. L’objectif affiché est de renforcer l’insertion économique des groupes vulnérables, notamment les jeunes, les femmes et les personnes en situation de handicap dans la région de la Kara.

Les organisateurs entendent également créer une plateforme d’échanges entre les acteurs du marché du travail afin de faciliter l’accès à l’emploi, à la formation et au financement.

Le programme prévoit des sessions de sensibilisation aux dispositifs d’accompagnement à l’insertion professionnelle, des formations à l’élaboration de plans d’affaires et au développement des compétences de vie. Des rencontres B2B, des panels sur les métiers d’avenir et les filières porteuses, ainsi que des expositions de produits locaux figurent également au programme.

Pour les autorités locales, l’enjeu dépasse le cadre social. « Bâtir un système inclusif nécessite de lever les barrières physiques, sociales et institutionnelles », a indiqué le secrétaire général du gouvernorat de la Kara, Gnigbangou Gountibote.

Les organisateurs rappellent que l’exclusion durable d’une partie de la population active limite le potentiel économique du pays. Dans ce contexte, l’entrepreneuriat et la formation professionnelle devraient notamment permettre d’améliorer l’employabilité et de favoriser une participation plus large à l’activité économique.

Au Togo, la deuxième cohorte du programme Quality Boost (Q-Boost), déployé dans le cadre du projet Alliance pour la Qualité des Produits en Afrique (AfPQ) mis en œuvre par la GIZ, a été lancée en fin de semaine dernière. Pour cette nouvelle phase, 17 Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) ont été sélectionnées.

À l’instar de la première cohorte, cette nouvelle phase vise à accompagner les TPME dans le renforcement de leur compétitivité et l’amélioration de leur accès aux marchés, à travers une meilleure maîtrise des systèmes de management de la qualité.

Concrètement, l’accompagnement portera sur la formation au renforcement des systèmes de management de la qualité selon la norme ISO 9001, l’appui à la certification aux normes internationales en vue de l’exportation, le soutien à l’écosystème qualité, ainsi que l’amélioration de l’accès des TPME à l’information commerciale et aux exigences des marchés internationaux.

Selon Sedzom Kokou Ezin, la démarche vise à intégrer la qualité au cœur des processus de gestion des entreprises. Une condition jugée indispensable pour améliorer leur compétitivité et leur crédibilité sur les marchés.

Le programme sera mis en œuvre avec l’appui de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), du ministère délégué chargé du Commerce, à travers la Direction de la Promotion de la compétitivité et des exportations, ainsi que de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo).

Pour rappel, la première cohorte, déployée entre août 2025 et mars 2026, avait permis d’accompagner 21 entreprises à travers le pays.

Esaïe Edoh

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Le Togo se dote d’un centre structuré destiné à transformer les idées innovantes en solutions technologiques compétitives. Baptisé Djanta Tech Hub, le dispositif a été officiellement lancé le jeudi 7 mai 2026 à Lomé par le ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique.

Le centre se présente comme l’une des premières composantes du futur réseau national de hubs technologiques. Il ambitionne d’accompagner les porteurs de projets innovants afin de renforcer l’écosystème numérique togolais.

Initié dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique du Togo (PANT) et financé par la Banque mondiale, le Djanta Tech Hub est dédié à l’incubation, à l’accélération et au mentorat des startups intégrant une composante technologique dans leurs activités.

Le dispositif cible plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, l’éducation, la finance, le tourisme, la logistique, le commerce, les industries créatives et la productivité des TPME. Deux programmes seront déployés dans ce cadre : « Idée-Action », consacré à la pré-incubation de projets innovants, et « Innov’Action », destiné aux startups déjà présentes sur le marché.

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Pour la mise en œuvre de son premier programme, le Djanta Tech Hub collaborera avec un incubateur panafricain implanté notamment au Nigeria, au Kenya et au Rwanda. Ce partenariat devrait permettre l’accompagnement d’environ 72 startups togolaises entre juin 2026 et juillet 2027.

Le dispositif prévoit également le lancement du fonds « Start », destiné à soutenir une trentaine de jeunes entrepreneurs porteurs de solutions innovantes. Les subventions prévues s’élèvent en moyenne à 15 000 euros par projet.

Concernant l’appellation « Djanta », qui signifie « lion » en langue locale, la ministre de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, Cina Lawson, a expliqué qu’elle renvoie au courage nécessaire pour entreprendre. Cette initiative s’inscrit dans l’ambition gouvernementale de faire émerger un vaste réseau d’incubateurs à travers le pays afin de soutenir les initiatives technologiques locales.

À terme, plus d’une centaine d’espaces similaires devraient être déployés sur l’ensemble du territoire national, indique-t-on.

Esaïe Edoh

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Togo Data Lab lance une première conférence sur les infrastructures de données

Prévu du 28 au 31 mai 2026 à New Delhi, le quatrième Sommet du Forum Inde-Afrique (IAFS-IV) entend ouvrir une nouvelle phase de coopération entre l’Inde et le continent africain. Dans une tribune qu’il vient de publier, S.R.H. Fahmi, l’ambassadeur de l’Inde au Togo, revient sur les enjeux stratégiques, économiques et géopolitiques de ce partenariat Sud-Sud en pleine mutation. Lecture.

Le firmament géopolitique est actuellement témoin d’un profond recalibrage des alliances, centré sur la convocation imminente du quatrième Sommet du Forum Inde-Afrique (IAFS-IV), qui se tiendra à New Delhi du 28 au 31 mai 2026. Plus qu’un simple rendez-vous diplomatique, cette rencontre marque l’aboutissement d’une décennie d’engagement soutenu entre l’Inde et le continent africain, ainsi qu’un appel renouvelé à un ordre mondial davantage représentatif du Sud global.

Guidées par une histoire partagée et un principe de respect mutuel, l’Inde et l’Afrique entendent tracer une nouvelle feuille de route de coopération autour du concept « IA SPIRIT ».

« IA SPIRIT », la doctrine du sommet

Lors du lancement officiel de l’identité visuelle et de la plateforme numérique du sommet, le 23 avril 2026, le ministre indien des Affaires extérieures, Subrahmanyam Jaishankar, a résumé l’ambition de cette édition autour du thème : « Partenariat stratégique Inde-Afrique pour l’innovation, la résilience et la transformation inclusive. »

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L’« IA SPIRIT » s’articule autour de trois piliers :

  • Innovation : promouvoir les infrastructures publiques numériques (DPI) et le transfert technologique pour accélérer le développement ;

  • Résilience : renforcer les chaînes d’approvisionnement, les systèmes de santé et la sécurité alimentaire face aux crises mondiales et climatiques;

  • Transformation inclusive : faire en sorte que la croissance bénéficie aux populations à la base, en articulant la vision indienne Viksit Bharat 2047 avec l’Agenda 2063 africain.

Un héritage historique de solidarité

Les relations entre l’Inde et l’Afrique s’inscrivent dans une histoire commune de lutte contre le colonialisme et de solidarité entre pays du Sud.

Depuis le troisième sommet organisé en 2015, New Delhi a considérablement renforcé sa présence diplomatique sur le continent africain, portant à 47 le nombre de ses missions diplomatiques en Afrique. Une dynamique qui traduit la volonté de l’Inde d’intensifier ses relations avec l’ensemble des États africains.

L’inclusion de l’Union africaine comme membre permanent du G20 sous présidence indienne en 2023 constitue également une avancée majeure. Elle reflète le plaidoyer de l’Inde en faveur d’une gouvernance mondiale plus inclusive, où les voix du Sud global occupent une place décisionnelle.

Une coopération économique en expansion

Le partenariat économique indo-africain a atteint un niveau record, avec des échanges commerciaux bilatéraux avoisinant les 100 milliards de dollars.

L’Inde figure désormais parmi les investisseurs majeurs en Afrique, avec un accent mis sur des secteurs structurants pour les économies locales.

Les principaux axes de coopération

Soutien financier
Lignes de crédit concessionnelles et subventions destinées aux infrastructures, à l’énergie et aux projets de développement.

Renforcement des capacités
Programmes de formation, notamment à travers l’ITEC, et octroi de bourses spécialisées à des professionnels africains.

Infrastructure numérique
Déploiement de solutions de paiement inspirées du système UPI et de modèles de gouvernance numérique favorisant l’inclusion financière.

Santé
Partenariats avec la Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique afin de réduire le déficit d’investissement dans la production locale de médicaments.

Selon les autorités indiennes, le sommet permettra également de promouvoir des solutions technologiques « Made in India », jugées accessibles, adaptables et adaptées aux réalités africaines.

Des consultations préparatoires

Avant les sessions principales des 30 et 31 mai, plusieurs rencontres préparatoires sont prévues :

  • 28 mai : réunion des hauts fonctionnaires chargée de finaliser les projets de déclarations et les cadres de coopération ;

  • 29 mai : réunion ministérielle Inde-Afrique des Affaires étrangères destinée à affiner les priorités politiques ;

  • 30–31 mai : sessions plénières réunissant chefs d’État et de gouvernement autour de la « Déclaration de Delhi » et du futur cadre stratégique de coopération.

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Climat, énergie et sécurité au cœur des échanges

Le sommet abordera plusieurs enjeux majeurs du XXIe siècle, notamment la transition énergétique, la résilience climatique et la sécurité.

Les États africains participent déjà à plusieurs initiatives internationales pilotées par l’Inde, parmi lesquelles :

  • L’Alliance solaire internationale ;
  • L’Alliance mondiale des biocarburants ;
  • La Coalition pour des infrastructures résilientes face aux catastrophes (CDRI).

Les discussions devraient accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, alors que l’Afrique dispose d’un important potentiel en matière d’énergie verte.

La coopération sécuritaire, particulièrement dans le domaine maritime et la lutte contre le terrorisme, devrait également occuper une place centrale. L’objectif affiché est de renforcer la sécurité dans l’océan Indien, espace stratégique pour les échanges commerciaux entre l’Inde et l’Afrique.

Vers un partenariat Sud-Sud renforcé

Au-delà des enjeux diplomatiques, l’IAFS-IV se veut l’illustration d’un modèle de coopération alternatif aux schémas traditionnels Nord-Sud.

En misant sur leurs complémentarités démographiques, économiques et technologiques, l’Inde et l’Afrique ambitionnent de bâtir un partenariat davantage horizontal, centré sur la résilience et le développement partagé.

Le portail officiel du sommet, IAFS 2026, présente les principales orientations de cette nouvelle étape des relations indo-africaines.

À propos de l’auteur

S.R.H. Fahmi est ambassadeur de l’Inde auprès de la République togolaise. Diplomate de carrière depuis 1994, il a occupé plusieurs fonctions dans les domaines politique, économique, commercial, consulaire et culturel. Il a notamment servi dans les représentations diplomatiques indiennes à Djeddah, Kandy, Jakarta, Sanaa/Djibouti et Doha.

 
 

Au Togo, le ministère des Finances et du budget met en place un cadre formel de concertation et d’évaluation des Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), dans le but de renforcer la gouvernance du marché des titres publics. La réforme a été officialisée par un arrêté signé par le ministre Essowè Georges Barcola.

Concrètement, le texte prévoit l’organisation de réunions périodiques entre la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) et les SVT, qui sont notamment des banques et établissements financiers agréés par l’État pour intervenir comme partenaires privilégiés dans les opérations d’émission et de placement des titres publics. Ces rencontres devront se tenir au moins une fois par semestre.

Elles serviront à examiner l’évolution du marché des valeurs du Trésor, analyser les résultats des marchés primaire et secondaire, partager les indicateurs de performance des SVT et identifier les difficultés ainsi que les perspectives de financement.

Parallèlement, les autorités instaurent une évaluation annuelle des performances des SVT. Celle-ci reposera sur deux volets à savoir une évaluation qualitative harmonisée avec les standards régionaux de l’Agence UMOA-Titres et une évaluation quantitative complémentaire au niveau national. Les critères de notation, les pondérations et les modalités de calcul seront définis par la DGTCP.

Les résultats de cette évaluation seront communiqués aux établissements concernés puis publiés chaque année, au plus tard le 31 mars, sur les plateformes du ministère chargé des finances et de la DGTCP. Selon les autorités, cette publication vise à renforcer la transparence et la crédibilité du marché togolais des titres publics.

Pour assurer la mise en œuvre du dispositif, un comité d’évaluation des SVT est créé auprès de la DGTCP. Placé sous la présidence du directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, il regroupera notamment des responsables de la dette publique, du Trésor ainsi que des représentants techniques. Des experts de la Banque centrale et de l’Agence UMOA-Titres pourront également être associés aux travaux à titre consultatif.

À travers cette réforme, les autorités togolaises ambitionnent de consolider l’efficacité du marché domestique des titres publics et de renforcer la confiance des investisseurs dans le cadre du financement de l’État.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le projet intitulé « Renforcement des capacités des groupements des femmes productrices d’huile de coco des préfectures des Lacs, Vo, Bas-Mono et Golfe » a été officiellement lancé le mardi 5 mai 2026 à Aného. L’initiative est financée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), à travers le projet de renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo).

Le programme, dont le montant du financement n’a pas été communiqué, cible six coopératives de la région maritime. Il vise à renforcer les capacités des femmes productrices en matière de transformation de l’huile de coco, notamment sur les techniques de production de qualité, l’emballage, l’étiquetage et le conditionnement des produits, afin d’améliorer leur compétitivité sur les marchés.

Dans sa phase opérationnelle, le projet prévoit un appui en équipements comme des broyeuses, des malaxeurs, des bâches ainsi que divers matériels nécessaires à la transformation. Les bénéficiaires recevront également un accompagnement structuré et des sessions de sensibilisation à l’approvisionnement en matières premières.

Selon les promoteurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la filière coco, de renforcement de la sécurité alimentaire et d’autonomisation économique des femmes rurales. L’objectif est d’améliorer les compétences techniques, organisationnelles et entrepreneuriales des bénéficiaires.

Le projet répond au constat selon lequel la filière coco constitue un important levier de développement dans plusieurs zones côtières du Togo, en contribuant à la création d’emplois, à la diversification des revenus des ménages et à la valorisation des ressources agricoles locales. Toutefois, les femmes actives dans ce secteur restent confrontées à un déficit d’équipements et de moyens de production.

À travers cette initiative, les partenaires ambitionnent ainsi de soutenir une meilleure structuration de l’activité et d’accroître la productivité des coopératives bénéficiaires.

Esaïe Edoh

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Le Togo se dote d’un guichet unique pour mobiliser les financements climatiques, dénommé « Fonds Vert Togo ». Le projet a été matérialisé par un décret pris en Conseil des ministres, mercredi 6 mai 2026, fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement de ce nouveau mécanisme destiné à centraliser et orienter les financements consacrés à l’environnement et au climat.

Ce nouvel instrument remplace le Fonds national de l’environnement et doit permettre de financer des projets liés aux énergies renouvelables, à la résilience climatique ou à la gestion durable des ressources naturelles, à travers la mobilisation de ressources publiques et privées, nationales et internationales.

« Ce décret s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la gouvernance environnementale et d’adaptation des instruments nationaux aux enjeux croissants liés aux changements climatiques et à la finance verte », indique le communiqué du Conseil des ministres.

Capter davantage de financements climatiques

Avec ce dispositif, les autorités cherchent à renforcer la crédibilité du pays auprès des bailleurs et investisseurs spécialisés dans la finance verte. Le décret intervient dans un contexte où Lomé multiplie les initiatives pour accéder aux financements climatiques internationaux.

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Récemment, le Togo a obtenu un financement de 15,3 milliards FCFA auprès de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour un projet de résilience climatique soutenu par le Fonds vert pour le climat, destiné notamment à renforcer les systèmes d’alerte précoce et la gestion des catastrophes naturelles.

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En 2025, le pays avait également sécurisé un mécanisme de mobilisation de 200 millions d’euros avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), Deutsche Bank et Legal & General. Ces ressources devront financer des projets verts et sociaux dans des secteurs comme l’agriculture durable, l’énergie propre, l’adaptation climatique et la biodiversité.

Vers un marché togolais de la finance durable

Le Togo travaille parallèlement sur des instruments de financement durable conformes aux standards internationaux. Le pays a adopté un cadre de financement durable aligné sur les principes de l’International Capital Market Association (ICMA), afin de faciliter à terme l’émission d’obligations vertes

La structuration du “Fonds Vert Togo” sera donc une nouvelle étape dans la stratégie publique visant à mobiliser davantage de ressources liées à la finance climatique. 

Selon le gouvernement, « l’adoption de ce décret traduit la volonté de doter notre pays d’un instrument crédible, attractif et conforme aux standards internationaux, en vue de faciliter l’accès aux financements climatiques et de soutenir une croissance durable et inclusive ».

R.E.D

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