Togo First

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Au Togo, l’Université de Lomé veut allier l’agriculture locale au système de cantines scolaires. L’institution a lancé la semaine dernière à Adétikopé le projet CRISP-UL Togo, destiné à renforcer l’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux.

Menée en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international du Canada, l’initiative s’étendra sur 42 mois, jusqu’en septembre 2028.
Concrètement, le programme doit aider à structurer des circuits d’achat locaux pour les cantines, tout en intégrant des enjeux de résilience climatique et d’inclusion sociale.

Trois régions pilotes
Trois régions pilotes sont ciblées, les Plateaux, la Kara et les Savanes, avec 180 écoles déjà identifiées. Des sites expérimentaux seront mis en place pour tester des pratiques agroécologiques, des jardins scolaires et de petits élevages, indique-t-on.
Pour les autorités universitaires, le projet s’inscrit dans une logique de recherche appliquée. Il s’agit à terme de produire des modèles d’approvisionnement viables, capables d’être répliqués à plus grande échelle.

1 KARA

La coordination du projet souligne d’ailleurs que les femmes rurales figurent parmi les premières bénéficiaires, notamment à travers un meilleur accès aux marchés scolaires. « Nous ne sommes pas seulement réunis pour lancer un projet de recherche. Nous sommes ici pour bâtir un pont solide qui relie directement le champ de la productrice et l’assiette de l’écolier », a déclaré la coordonnatrice du projet, Dr Kanda Madjouma.
Lors du lancement, le Comité interministériel pour l’alimentation scolaire a rappelé le rôle des cantines dans la fréquentation et la réussite des élèves. L’alimentation scolaire est présentée comme un outil transversal, lié à la lutte contre la pauvreté, à la santé et à l’éducation.
À l’occasion, une étude dédiée au genre et à l’inclusion sociale a également été présentée. Cette dernière doit orienter les choix opérationnels du projet, en identifiant notamment les contraintes d’accès aux ressources pour les producteurs et groupes vulnérables.

Ayi Renaud Dossavi

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La Banque ouest-africaine de développement tiendra les 11 et 12 juin 2026 à Lomé, la deuxième édition des BOAD Development Days. L’événement réunira décideurs publics, investisseurs et partenaires techniques autour du financement de l’habitat durable dans l’espace UEMOA.

Placée sous le thème du logement inclusif et de la souveraineté énergétique, cette édition doit permettre d’échanger sur des solutions adaptées à une urbanisation rapide et à la transition énergétique dans la région. Les discussions porteront ainsi, indique-t-on du côté de l’institution de développement sous-régionale basée à Lomé, sur les mécanismes innovants de financement, les instruments de finance verte et les partenariats public-privé. La banque entend également explorer de nouveaux leviers, notamment les fintechs, pour élargir l’accès au financement.
Pour la BOAD, ces journées font partie de sa stratégie de mobilisation de ressources au service de projets structurants. L’habitat est considéré comme un domaine d’intervention transversal, lié à l’intégration régionale, à la création d’emplois et à la résilience climatique.
Cette deuxième édition s’inscrit dans la continuité du premier rendez-vous organisé en juin 2025 à Lomé, centré sur la transition énergétique et l’agriculture durable. L’événement avait rassemblé des participants venus de plusieurs pays et permis de mettre en avant les besoins d’investissement dans les secteurs clés.
Institution commune aux huit États de l’UEMOA, la BOAD finance depuis Lomé des projets dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et le secteur privé.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la campagne de commercialisation de la noix de cajou a démarré le jeudi 26 février 2026, à l’issue d’une rencontre de lancement consacrée notamment au prix plancher bord champ. Pour cette nouvelle saison, environ 45 000 tonnes de noix brutes devraient être mobilisées, selon les prévisions des acteurs de la filière.

La campagne sera marquée par des opérations de collecte, d’achat, de transformation et d’exportation de l’anacarde et de ses produits dérivés. Cette année, les acteurs ont fixé le prix plancher bord champ à 350 FCFA le kilogramme, contre 425 FCFA/kg lors de la précédente campagne, soit une baisse de 75 FCFA par kilogramme.

Par ailleurs, le prix de livraison aux unités de transformation est arrêté à 400 FCFA/kg toutes taxes comprises, pour un volume plafonné à 8125 tonnes destinées à l’ensemble des entreprises de transformation.

« Nous avons mesuré plusieurs paramètres avant de fixer ce prix, notamment le compte d’exploitation d’un hectare d’anacarde. À ce niveau, le producteur ne perd pas », a expliqué Mawuko Komlan Gozan, président du Conseil Interprofessionnel de la Filière Anacarde du Togo (CIFAT). Il souligne que les prix pratiqués dans la sous-région restent proches, citant notamment la Côte d’Ivoire (400 FCFA/kg), le Burkina Faso (385 FCFA/kg) et le Bénin (385 FCFA/kg).

Présent à la rencontre, le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité du cajou togolais sur le marché international. Il a appelé les acteurs à améliorer la qualité des noix brutes afin de limiter les dépréciations de prix et les annulations de contrats.

Rappelons que la production de noix de cajou est passée de 22 937 tonnes en 2019 à 45 000 tonnes en 2025, soit une augmentation de plus de 96%. 

Esaïe Edoh

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C'est une reconnaissance qui ne doit rien au hasard, tant les autorités togolaises en ont fait leur cheval de bataille ces dernières. Publié le 24 février dernier, le rapport annuel de la Banque mondiale sur les droits économiques des femmes Women, Business and the Law place le Togo en deuxième position sur le continent africain, avec un score global de 79,33 sur 100, derrière l'île Maurice (82,30) et devant la Côte d'Ivoire (78,25). Mieux encore, le pays truste la première place au sein de la CEDEAO, de l'UEMOA, et de l’Afrique francophone, devançant des économies pourtant plus importantes en taille et en poids démographique.

Une méthodologie renforcée qui rend la performance plus éloquente

L'édition 2026 du rapport, qui couvre 190 économies à travers le monde, a introduit cette année une grille d'analyse plus exigeante, en évaluant non plus seulement les textes de loi mais aussi leur mise en œuvre concrète, du moins la perception, et les structures institutionnelles qui les accompagnent. Le Togo s'en sort bien, très bien, même, sur le premier volet.

Sur le plan juridique pur, Lomé affiche des scores parfaits, 100/100, dans quatre domaines stratégiques : la rémunération, le mariage, les actifs et la pension. Autrement dit, sur ces quatre sujets, les lois togolaises ne font aucune distinction entre un homme et une femme : à travail égal, salaire égal ; mêmes droits devant le mariage, mêmes droits à posséder des biens, mêmes droits à la retraite.

Le pays se distingue également par des dispositions permettant aux salariés de demander des aménagements du temps de travail, une mesure encore rare sur le continent, et surperforme la moyenne subsaharienne en matière de parentalité et d'entrepreneuriat féminin. Des réformes ciblées, engagées ces dernières années dans l'emploi et la garde d'enfants, un frein historique à l'activité professionnelle des femmes, ont visiblement porté leurs fruits.

Sur la question de la mobilité, c'est à dire la liberté pour une femme de se déplacer, d'obtenir un passeport ou de choisir son lieu de résidence sans avoir à quémander l'accord de son mari, le Togo obtient 75 sur 100 sur le plan juridique. Mieux encore, l'effectivité de ce droit est jugée satisfaisante à 68,75 sur 100, ce qui signifie que les femmes le vivent réellement ainsi au quotidien. Surtout dans une région où l'autorisation maritale reste, dans les faits, une réalité tenace.

Des marges de progression identifiées

Le tableau n'est pas sans ombres. Le score de 31,95/100 obtenu sur les cadres de soutien institutionnel révèle que les mécanismes d'accompagnement restent insuffisamment développés. Les perceptions d'application, à 64,54/100, indiquent quant à elles que l'effectivité des droits dans la pratique demeure un chantier ouvert. Autant de signaux que Lomé dit avoir entendus.

La Cellule Climat des Affaires, dans son communiqué, concède que ces résultats « mettent en évidence la nécessité de poursuivre les efforts visant à renforcer les mécanismes institutionnels d'accompagnement ». Une façon d'admettre que la loi, seule, ne suffit pas. Le gouvernement, de son côté, « réaffirme son engagement à consolider les acquis » et promet une « participation accrue des femmes au développement économique national ».

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le ministère chargé de la culture devrait bientôt lancer le prochain Fonds national de promotion culturelle (FNPC, ex “Fonds d’Aide à la Culture”), qui permet d’appuyer des initiatives culturelles et artistiques au Togo. 

En effet, le gouvernement a autorisé formellement le lancement de ce mécanisme d’appui, comme l'indique le communiqué du conseil des ministres qui s’est tenu mercredi 25 février 2026 à Lomé. 

Ainsi, « le conseil des ministres a autorisé le lancement de l’appel à projets du Fonds national de promotion culturelle (FNPC), après la mise en place des organes de gouvernance du Fonds », indique le relevé du Conseil des ministres.

Ces organes sont notamment le conseil d’administration et la direction générale ; et ils auront pour mission de garantir la transparence et l’équité dans la sélection des dossiers

Ceci marquerait du reste une relance après plusieurs années d'interruption où le fonds était resté au point mort. 

La dernière vague de financements ouverts date de 2023, encore dans le sillage de la Covid-19. Au total, quelque 300 millions FCFA avaient été accordés à 647 projets culturels. 

Relancer et renforcer le FNPC

La relance, la réforme et surtout l’expansion du Fonds font partie intégrante des requêtes récurrentes de la part des artistes et créateurs culturels, et reviennent souvent à l'ordre du jour dans le cadre des échanges avec les autorités publiques.  Plusieurs y voient un vecteur d’opportunités de développement artistique au Togo, et en faire un levier économique, en cohérence avec la perspective du gouvernement, pour qui « la relance de mécanisme du Fonds national de promotion culturelle vise à soutenir la création, la production et la diffusion artistiques, et à renforcer la contribution du secteur culturel à l’économie nationale. »  

Ayi Renaud Dossavi

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Réuni en Conseil des ministres, mercredi 25 février 2026, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi sur la protection et la promotion du patrimoine culturel national. Il s'agit concrètement de réviser la loi actuelle, qui date de 1990, en vue de renforcer la réception du patrimoine et de « l'adapter aux évolutions sociales ainsi qu'aux normes internationales » selon le communiqué du Conseil.

Patrimoine immatériel 

Le nouveau texte qui sera ainsi soumis au parlement, introduit plusieurs innovations importantes, notamment « la reconnaissance de la protection du patrimoine immatériel et subaquatique ».

Encore appelé “patrimoine vivant”, le patrimoine immatériel d’un pays ou d’une communauté rassemble ses pratiques, savoir-faire, expressions, connaissances et rituels transmis de génération en génération. Un tel patrimoine est impalpable (chants, danses, contes etc…), à l’opposé du patrimoine matériel, comme les monuments. 

De son côté, le patrimoine culturel subaquatique regroupe toutes les traces d'existence humaine présentant un intérêt historique, culturel ou archéologique, immergées (partiellement ou totalement, en mer, lacs ou rivières) depuis au moins 100 ans. 

Ceci devrait à terme étendre et renforcer le champ de la protection du patrimoine au Togo. 

Protéger la propriété littéraire et artistique.

Notons que le nouveau texte de loi veut également permettre un meilleur alignement de la législation nationale avec les conventions internationales de l'UNESCO. Il devrait permettre, selon le gouvernement, au Togo de se mettre en conformité avec le code pénal pour mieux sanctionner les atteintes aux droits de propriétés littéraire et artistique.

Valorisation et restitution

Dans la foulée de ce projet de loi, d'autres initiatives sont annoncées pour la mise en valeur des biens culturels togolais à l'étranger. Ainsi, selon une récente évaluation, le pays recenserait plus de huit mille (8000) objets culturels, composés d'artefacts (objets d'art, objets culturels et religieux), archives (documentaires, sonores, photographiques, cinématographiques) et des restes humains et animaux concernés dans plusieurs musées étrangers. 

Le pays devrait lancer des démarches pour la restitution de ces ressources. Le gouvernement a ainsi autorisé la mise en place d'un comité national pour la restitution des biens culturels, avec pour mission de corriger et d'encadrer le processus de restitution de ces biens. Ce faisant, le Togo donne de sa voix dans un grand débat ouvert cette décennie, sur la restauration et la restitution du patrimoine culturel africain en terres étrangères, du fait de pillages, ou transféré durant la colonisation.

Ayi Renaud Dossavi

Le gouvernement togolais a officiellement réagi cette semaine à la décision de la République du Ghana de porter leur différend frontalier devant les instances d'arbitrage international. Cette notification, reçue le 20 février, marque un tournant dans un dossier qui semble stagner malgré près de huit ans de discussions bilatérales.

Vers un arbitrage international

Le contentieux trouve sa source dans une série d'incidents maritimes survenus entre novembre 2016 et mai 2018 dans une zone non délimitée. En réaction, Lomé et Accra avaient instauré en juin 2018 un cadre de négociation via la Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo (CNFMT) et la Ghana Boundary Commission.

Bien que les deux États se soient engagés en 2019 à « s'abstenir de toute action en mer susceptible de porter atteinte au climat de fraternité, de paix et de sérénité », la décision ghanéenne de saisir la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) met fin au cadre strictement bilatéral. 

Dans son communiqué, le gouvernement togolais indique ainsi « prendre acte de cette décision », tout en réaffirmant son « attachement à un règlement des différends maritimes dans le respect des principes de justice et d’équité ».

Des enjeux économiques majeurs

Au-delà de la délimitation géographique et territoriale, ce litige entre voisins porte des enjeux de souveraineté économique, critiques sur certains pans. La zone contestée est située dans un bassin sédimentaire à fort potentiel pétrolier et gazier. L'absence de frontière claire freine les investissements des compagnies pétrolières internationales, prudentes face à l'insécurité juridique.

Ceci étant, en dépit de cette tension juridique, les deux voisins du Golfe de Guinée maintiennent une intégration économique profonde. Le Ghana demeure l'un des premiers partenaires commerciaux du Togo au sein de la CEDEAO, avec des flux constants de marchandises et une coopération technique réelle dans les secteurs de l'énergie et des télécommunications. 

Le règlement de ce différend sera potentiellement déterminant pour la stabilité des investissements maritimes et la gestion concertée des ressources halieutiques dans cette partie du Golfe de Guinée.

Ayi Renaud Dossavi

Lomé va collaborer à la sécurisation logistique de l’approvisionnement du Niger en engrais. L’annonce a été faite mercredi 25 février 2026 par le ministre togolais chargé de l’Économie maritime, à l’issue d’échanges avec le ministre nigérien de l’Agriculture, Mahaman Elhadj Ousmane.

Selon l’officiel togolais, le Port de Lomé est mobilisé pour faciliter le transit de 20 000 tonnes d’engrais à destination du Niger. Cette démarche s’inscrit dans le renforcement des relations économiques entre les deux pays, intensifiées depuis la sortie du Niger de la CEDEAO. En situation de tensions avec le Bénin, marquées notamment par la fermeture des frontières terrestres, le pays sahélien utilise davantage la plateforme portuaire togolaise comme principal corridor vers ses partenaires commerciaux.

Cette sécurisation logistique intervient dans un contexte où les autorités togolaises ambitionnent de positionner le Port de Lomé comme un hub régional au service de l’intégration économique et des chaînes d’approvisionnement ouest-africaines.

L’initiative s’ajoute à une série de mesures déjà prises par Lomé pour renforcer son rôle stratégique dans le commerce avec le Niger et, plus largement, avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Parmi ces dispositions figure la fixation, depuis le 1er juin 2024, d’un délai minimum de franchise de 40 jours pour les conteneurs en transit au Port de Lomé à destination du Niger.

À cela s’ajoute la suspension de la redevance statistique sur les marchandises arrivant par voie maritime et déclarées en transit vers les pays de l’AES. Ces mesures visent à améliorer la compétitivité logistique du corridor togolais et à sécuriser les flux commerciaux vers les marchés sahéliens.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) dispose désormais d’un nouveau plan de réponse couvrant la période 2026-2027, qui servira de référentiel pour la coordination des interventions. Ce document, destiné à renforcer l’harmonisation des actions, à améliorer l’efficience dans l’utilisation des ressources et à générer un impact mesurable au profit des personnes déplacées de force et des communautés hôtes du nord du pays, a été lancé le mercredi 25 février 2026 à Lomé. Sa mise en œuvre nécessite un financement estimé à 18 milliards FCFA.

Sur la période définie, le projet devrait toucher plus de 430 000 personnes en situation de vulnérabilité, confrontées notamment aux risques de violences basées sur le genre et aux menaces sécuritaires, aux conditions d’hébergement précaires pour de nombreux ménages déplacés vivant au sein de familles hôtes déjà fragilisées, ainsi qu’aux déficits persistants en eau, hygiène et assainissement.

Ce plan vise également à renforcer l’efficacité des actions engagées en matière de résilience et d’autonomisation des personnes déplacées et des communautés locales. « Sa réussite dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à dépasser les logiques sectorielles et à placer les communautés au cœur de nos interventions », a indiqué le général Dadja Maganawè, coordonnateur national du PURS.

Au total, près de 60 000 personnes déplacées issues de 28 nationalités seront prises en compte dans ce dispositif, qui bénéficie de l’appui du Système des Nations unies au Togo. Selon Coumba Sow, coordinatrice résidente du système onusien, « le Togo a fait le choix de la dignité, de la cohésion sociale, de l’inclusion et de la solidarité, en privilégiant la politique dite “hors-camp”, où les réfugiés vivent au sein des communautés hôtes. Je réaffirme le soutien plein et entier des partenaires techniques et financiers à la coordination générale du PURS et à l’ensemble du gouvernement. Ensemble, avec détermination et solidarité, nous pourrons faire en sorte que chaque déplacé, chaque réfugié et chaque membre des communautés hôtes puissent vivre dans la sécurité, la dignité et l’espoir ».

Pour rappel, le PURS a été conçu par les autorités togolaises afin de soutenir les populations du nord du pays, confrontées depuis novembre 2021 à la montée des menaces terroristes. Le programme a depuis été élargi pour intégrer l’accompagnement des déplacés en provenance des pays voisins touchés par la même situation sécuritaire.

Esaïe Edoh

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Le Togo se prépare à se doter d’un deuxième parc industriel, après le lancement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) en juin 2021. Le développement de ce futur espace logistique, prévu à Agbélouvé, à environ 65 km au nord de Lomé, est au cœur d’une rencontre d’échanges ouverte mercredi 25 février 2026 à Lomé par le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, en partenariat avec la GIZ.

Alors que le projet se trouve dans sa phase d’étude de préfaisabilité, cette rencontre de deux jours, qui mobilise différents acteurs, vise à échanger sur la structuration et la gestion des parcs industriels, notamment les mécanismes de conception, de gouvernance et d’exploitation des zones industrielles. L’objectif est d’aligner le futur projet sur les standards et les expériences internationaux.

Les participants analysent ainsi les différentes étapes nécessaires à la mise en place d’un parc industriel performant à savoir la définition du modèle économique, l’options de financement, l’organisation institutionnelle, attractivité pour les investisseurs, la gestion des services communs, ainsi que le respect des normes environnementales et sociales.

La rencontre s’inscrit dans une dynamique où le Togo entend, à travers ce projet de parc industriel d’Agbélouvé, poser les bases d’un nouveau pôle de croissance capable de stimuler l’investissement, de renforcer la compétitivité nationale et d’accélérer le processus d’industrialisation.

Le pays compte également s’appuyer sur sa première expérience en matière de développement d’espaces industriels acquise avec la PIA, avec la perspective d’évoluer vers un parc éco-industriel intégré. Pour le directeur de cabinet au ministère en charge de la Promotion des investissements, Ludovic Bédinadé, « adopter l’approche des parcs éco-industriels, c’est affirmer l’aspiration du Togo à s’inscrire dans la nouvelle génération des économies industrielles africaines : attractives, responsables et soucieuses des générations présentes et futures ».

Dans ce cadre, le Togo pourrait bénéficier de l’appui de l’Allemagne. Le chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Togo, Johannes Klotz, a indiqué que son pays était prêt à accompagner le gouvernement togolais dans l’amélioration de l’offre de services et des cadres institutionnels afin de répondre aux standards internationaux et de promouvoir des investissements durables.

Esaïe Edoh

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