Au Togo, l’utilisation des timbres fiscaux électroniques (e-timbres) pour les formalités administratives est suspendue à compter de ce lundi 18 mai 2026. La décision émane de l'Office togolais des recettes (OTR) et a été annoncée dans un communiqué consulté par Togo First.
Selon l’administration fiscale, cette suspension est motivée par « des raisons techniques affectant le fonctionnement de la plateforme d’achat et de consommation des timbres fiscaux électroniques ». Jusqu’à présent, l’acquisition des e-timbres s’effectuait en ligne via la plateforme dédiée.
Durant cette période, dont la durée n’a pas été précisée, l’OTR invite les usagers à se tourner vers les timbres fiscaux physiques. Ces derniers, disponibles aux points de vente habituels de l’Office, restent valables pour l’accomplissement des formalités administratives concernées.
Pour rappel, l’achat en ligne des timbres fiscaux avait été lancé en novembre 2024, marquant une étape dans la digitalisation des services fiscaux. L’initiative visait à simplifier les démarches administratives, notamment pour les opérateurs économiques, et à améliorer l’accessibilité des services pour l’ensemble des usagers.
À terme, cette solution technologique devait favoriser une transition progressive vers la dématérialisation complète des timbres fiscaux, avec pour objectifs d’accroître l’efficacité, de renforcer la transparence et de moderniser la gestion fiscale. La suspension actuelle intervient ainsi comme un contretemps dans ce processus de transformation numérique engagé par l’OTR.
Esaïe Edoh
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Sur les quatre premiers mois de l'année, 5 710 entreprises ont vu le jour au Togo, une légère hausse par rapport à 2025, mais qui masque des recompositions plus profondes : progression des personnes morales, montée de l'investissement étranger, et recul de la part des femmes entrepreneures.
Combien d'entreprises ont vu le jour au Togo depuis le début de l'année ? Selon les données du Centre de Formalités des Entreprises, 5 710 nouvelles structures ont été enregistrées entre janvier et avril 2026, contre 5 599 sur la même période en 2025. Une progression modeste de moins de 2 %, mais qui dissimule plusieurs mouvements de fond.
Derrière la stabilité apparente, le rythme mensuel a été chahuté : un mois de janvier en retrait, un rebond marqué en mars, puis un atterrissage en avril. C'est surtout la composition du flux qui change, la part des sociétés gagne du terrain, celle des entrepreneurs étrangers aussi.
Voici, en cinq graphiques, ce qu'il faut en retenir.
01 Une création d'entreprises en hausse, portée par un mois de mars exceptionnel
Avec 1 595 entreprises créées en mars, soit près d’une entreprise toutes les 30 minutes ouvrées, le Togo signe son meilleur mois sur la période. Mais le démarrage de janvier a été plus lent qu'en 2025 (-6,1 %), une faiblesse compensée par les mois suivants.

Graphique 1 • Évolution mensuelle des immatriculations, janvier-avril 2025 contre 2026
02 Les sociétés tirent la croissance, les entrepreneurs individuels marquent le pas
Le deuxième enseignement est plus structurel : la part des personnes morales (sociétés, principalement SARL) progresse plus vite que celle des entrepreneurs individuels. C'est elle qui tire la croissance globale.
Sur quatre mois, 2 299 sociétés ont été créées en 2026, contre 2 149 l'an passé, soit 150 entités supplémentaires. À l'inverse, les créations en nom propre passent de 3 450 à 3 411. Le différentiel est ténu, mais il marque une inflexion : la part des sociétés grimpe de 38,4 % à 40,3 % du total.
Le tissu entrepreneurial togolais se « structure » : autrement dit, davantage de projets choisissent un cadre juridique sociétal.

Graphique 2 • Entreprises individuelles contre SARL et SARL U
03 Les étrangers de plus en plus présents dans la création d'entreprises
Troisième signal, le plus net : la part des étrangers dans les créations d'entreprises grimpe sensiblement. Elle dépasse pour la première fois la barre des 20 % sur la période janvier–avril.
1 208 entreprises ont été créées par des ressortissants étrangers entre janvier et avril 2026, contre 1 057 un an plus tôt (+14,3 %). Mars concentre l'essentiel du mouvement, avec 374 créations étrangères, un record mensuel sur la période. Une dynamique qui reflète la stratégie d'attractivité déployée par les autorités auprès des investisseurs régionaux, mais qui pose aussi la question de la place laissée aux entrepreneurs locaux.

Graphique 3 • Volumes et part dans le total selon la nationalité du dirigeant

04 La part des femmes recule légèrement, surtout dans les sociétés
Quatrième constat, plus préoccupant : la part des femmes dans la création d'entreprises a légèrement reculé. En 2025, elles représentaient 29,5 % des créateurs ; cette part tombe à 27,8 % en 2026.
Le recul est modeste en valeur absolue (64 créations féminines de moins), mais il intervient dans un contexte de hausse globale, ce qui en accentue la portée relative. Le déséquilibre est surtout marqué côté sociétés : les femmes ne représentent que 21,6 % des créateurs de personnes morales, contre 32,0 % des entrepreneurs individuels. Autrement dit, plus on monte en formalité juridique, plus la place des femmes recule.

Graphique 4 • Part des femmes dans les dossiers d'immatriculation
05 SARL : les actes notariés progressent plus vite que les actes sous seing privé
Cinquième et dernier indicateur, plus technique : la formalisation des sociétés s'accélère. Les SARL constituées par acte notarié, un processus plus encadré et coûteux que l'acte sous seing privé, progressent plus vite que la moyenne.
Les sociétés constituées par acte notarié restent ultra-minoritaires (142 sur 2 099 SARL, soit 6,8 %), mais leur progression est nettement supérieure à celle des constitutions sous seing privé. Le notariat reste réservé aux structures à enjeux : capital important, présence d'investisseurs étrangers, ou autres ambitions. Sa croissance suggère que la qualité des projets enregistrés se densifie, en parallèle de leur nombre.
Concrètement, plus d'entreprises, mais surtout des entreprises plus structurées : voilà la vraie nouveauté de ce début d'année.

Graphique 5 • Comparatif des actes sous seing privé et des actes notariés
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’hôpital mère-enfant d’Amou-Oblo, situé dans la commune Amou 2 (région des Plateaux), a été inauguré et mis en service. Ce type de centre de santé, déjà implémenté dans les communes Golfe 1 (Bè) et Est-Mono 1 (Elavagnon), a été réceptionné par le ministre chargé de la Santé, Jean-Marie Tessi, en présence du maire de la commune, Meyebine-Esso Gnassingbé.
Doté d’équipements modernes, l’établissement vient renforcer l’offre de soins en maternité, pédiatrie et néonatologie, avec pour objectif de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Implanté sur une superficie totale de 7090 m², dont 2170 m² de surfaces bâties, l’hôpital dispose d’une capacité d’accueil de 51 lits. Il comprend également deux blocs opératoires présentés comme ultramodernes, appelés à soutenir la prise en charge des cas complexes au niveau régional.

La structure propose une offre de soins couvrant l’ensemble du cycle de vie de la mère et de l’enfant. Les pôles chirurgicaux incluent la gynécologie-obstétrique et la chirurgie pédiatrique.
? AMOU OBLO : Un nouvel Hôpital Mère Enfant inauguré
— Institut National d'Assurance Maladie (INAM Togo) (@InamTogo) May 17, 2026
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Les services de soins intensifs intègrent la néonatologie, la réanimation ainsi qu’un service des urgences. Le plateau technique est, pour sa part, constitué d’unités d’imagerie médicale et de biologie, destinées à améliorer la qualité du diagnostic et du suivi des patients.
Pour les autorités locales, cet hôpital dépasse sa seule dimension infrastructurelle. « Il ne s’agit pas d’un simple alignement de murs et de lits, mais d’une réponse concrète et durable aux besoins des populations », a indiqué le maire, soulignant que l’établissement offre désormais un cadre sécurisé pour les mères et les nouveau-nés. « Donner la vie ne doit plus être un risque, et être enfant ne doit plus relever d’une épreuve de survie », a-t-il ajouté.
Selon le ministère en charge de la Santé, la mise en service de cet hôpital illustre la priorité accordée par le gouvernement au renforcement de la santé maternelle et infantile. Elle s’inscrit dans une dynamique de modernisation du système hospitalier et d’amélioration de l’accès à des soins de qualité, notamment dans les zones à forte demande.
Esaïe Edoh
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Le Togo et le Ghana veulent intensifier leur coopération douanière afin de lutter contre la contrebande et sécuriser davantage les échanges commerciaux sur le corridor Lomé-Accra. Des responsables des administrations douanières des deux pays se sont réunis la semaine dernière à Accra, dans le cadre d’une rencontre de haut niveau consacrée à la sécurité commerciale et à l’intégration régionale.
Les discussions ont porté sur la mise en place d’opérations conjointes aux frontières, notamment au poste Aflao-Kodjoviakopé. Le dispositif envisagé prévoit des patrouilles coordonnées, un partage d’informations en temps réel ainsi qu’une interconnexion entre les systèmes douaniers SYDAM du Togo et ICUMS du Ghana.
Pour Lomé, l’enjeu consiste notamment à réduire les pertes de recettes liées aux trafics transfrontaliers, tout en améliorant la fluidité des échanges dans un corridor stratégique pour le commerce régional.
Selon les responsables douaniers, les réseaux de fraude exploitent encore les différences opérationnelles entre les deux pays. « Si le Togo éternue, le Ghana attrape un rhume. Si le Ghana bloque une route, les contrebandiers passent par le Togo », a déclaré le commissaire des douanes du Ghana, Aaron Kanor, à l’issue des échanges.
Les deux administrations souhaitent également accélérer les procédures douanières afin de rendre le corridor Ghana-Togo plus attractif pour les transporteurs et les opérateurs économiques de la sous-région.
L'OQSF-TG existe depuis 2022 sur papier, pas dans les faits. Au moment où le Togo prépare sa SNIF 2026-2030 et préside la FAPBEF-UEMOA, opérationnaliser cet outil est la condition pour traduire l'inclusion quantitative en qualité réelle.
C'est un aveu rare au sommet de l'État. Le conseil des ministres du 19 février 2026 a reconnu que la consolidation de l'inclusion financière requiert un renforcement du cadre institutionnel et opérationnel, notamment via une meilleure opérationnalisation de l'OQSF-TG. Traduction : l'Observatoire de la qualité des services financiers du Togo, dont le décret de création a été pris en conseil des ministres à Kpalimé en septembre 2022, n'a pas encore livré ce que l'on attend de lui. L'asymétrie est d'autant plus criante que Lomé préside, depuis le 4 mars 2025, la Fédération des associations professionnelles de banques et établissements financiers de l'UEMOA (FAPBEF-UEMOA), via le directeur général d'Orabank Togo Guy Martial Awona, pour un mandat de deux ans.
Le paradoxe est curieux. Le taux d'inclusion financière atteint 89,04 % en 2024, en hausse de 1,34 point sur un an, plaçant le Togo au deuxième rang de l'UEMOA. Le FNFI cumule 1,94 million de crédits pour 117,7 milliards FCFA décaissés entre 2014 et 2025, avec un taux de remboursement de 94,98 % (bilan présenté en conseil des ministres le 25 février 2026). Quatorze banques et trois établissements financiers à caractère bancaire sont agréés au Togo à fin 2025, selon la BCEAO. Derrière ces chiffres, la relation entre banques et clients reste opaque : tarifications mal affichées, frais de tenue de compte parfois injustifiés, services normalement gratuits selon l'Instruction BCEAO 004-06-2014 du 25 juin 2014 facturés en violation flagrante de la règle.
L'observatoire est précisément l'outil prévu pour traiter ce contentieux. Le voisin sénégalais, qui a institué son OQSF par le décret n° 2009-95 du 6 février 2009, en démontre l'utilité depuis seize ans. Son rapport 2024 fait état de 308 saisines en médiation bancaire et microfinance, contre 77 en 2023, avec un taux de résolution de 93 %. Le cumul depuis 2010 atteint 4131 dossiers, dont 2576 pour les banques, les SFD et La Poste. La plateforme SATIS recense et classe les typologies de plaintes, du défaut de transparence à la fraude sur services financiers numériques. C'est la donnée granulaire dont le régulateur togolais a besoin pour orienter sa politique de protection du consommateur.
Que faut-il pour franchir cette dernière marche ? Quatre actions concrètes. Premièrement, désigner un médiateur financier sur le modèle sénégalais et lui adosser un budget pluriannuel dès la loi de finances 2027. Deuxièmement, publier la grille tarifaire effective de chaque établissement de crédit sur un portail public, condition de la transparence imposée par l'Instruction BCEAO. Troisièmement, instituer un rapport annuel d'activité de l'observatoire, soumis au Conseil national du crédit. Quatrièmement, articuler explicitement l'OQSF-TG avec la SNIF 2026-2030 en préparation, plutôt que de le laisser flotter à côté de l'architecture d'inclusion.
Le Togo ne peut pas prétendre piloter le secteur bancaire ouest-africain tout en laissant ses propres usagers sans recours organisé. Un observatoire dont le décret a près de quatre ans, le comité de pilotage dix-huit mois, et zéro activité, donne l'illusion d'un dispositif là où le client reste seul face à son banquier.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, un cadre de concertation intercommunal dédié à la restauration des paysages forestiers est désormais opérationnel, dans le cadre du projet AFR100 Togo. Réunissant des maires, des secrétaires généraux de communes, des chefs traditionnels ainsi que des techniciens du ministère de l’Environnement, ce dispositif a tenu, cette semaine à Kpalimé, une rencontre d’échanges autour des principaux axes du projet.
Ce cadre vise à renforcer la coordination des actions entre les communes en matière de gestion durable des ressources naturelles. À cette occasion, les autorités locales ont notamment débattu des enjeux liés à la restauration des paysages forestiers, à l’adaptation au changement climatique et à la gouvernance territoriale durable.
?#Kpalimé 1⃣1⃣/0⃣5⃣
— FAO au Togo (@FAOauTogo) May 12, 2026
Lancement de l’atelier de mise en place d’un cadre de dialogue des maires en vue de la #restauration des #PaysagesForestiers dans les #PlateauxOuest??.
Une initiative @Afr100_Official portée par @FAOauTogo & @MerfGouvtg avec l’appui de @BMZ_Bund.#ODD15??
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Mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et financé par la coopération allemande (BMZ), le projet AFR100 Togo prévoit la restauration de zones forestières sous gestion améliorée, ainsi que de terres dégradées. Sa réussite dépend, selon Oyétoundé Djiwa, représentant de la FAO au Togo, de l’implication effective des collectivités territoriales dans la planification et la coordination des interventions environnementales.
« Les maires sont aujourd’hui des acteurs essentiels du développement local et de la gestion durable des ressources naturelles. La restauration des paysages ne peut être efficace que si elle est portée collectivement, dans une logique d’intercommunalité », a-t-il expliqué.
À l’échelle continentale, l’initiative africaine AFR100 ambitionne de restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030. Dans ce cadre, le Togo s’est engagé à restaurer 1,4 million d’hectares.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les centrales thermiques continuent d’occuper une place de choix dans la politique énergétique nationale, en dépit de l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables. C’est ce qu’a rappelé cette semaine le ministère chargé de l’Énergie dans une communication consacrée au rôle de ces infrastructures dans la sécurisation de l’approvisionnement électrique du pays.
Concrètement, le dispositif thermique togolais repose principalement sur deux opérateurs : d’une part, ContourGlobal, qui exploite depuis 2010 une centrale thermique de 100 MW alimentée principalement au gaz naturel, et d’autre part, Kekeli Efficient Power, qui opère depuis 2022 une centrale à cycle combiné d’une capacité de 65 MW, fonctionnant au gaz naturel et au gaz propane. À ces capacités s’ajoutent les installations du West African Gas Pipeline, estimées à 19 MW.
Selon les autorités, ces infrastructures contribuent à maintenir la continuité de la fourniture électrique pendant les périodes de forte demande ou lors des baisses de production hydroélectrique et solaire.
Cette orientation s’inscrit dans la feuille de route énergétique du gouvernement, qui vise un accès universel à l’électricité à l’horizon 2030. Le taux d’accès est passé de 58 % en 2022 à 75,6 % en 2025, selon les chiffres officiels.
Le pays côtier d’Afrique de l’ouest continue du reste à explorer de nouveaux projets gaziers. Par exemple, à travers le programme régional PRIME-GAS, soutenu par la Banque mondiale, les autorités envisagent notamment des infrastructures de réception et de stockage de gaz naturel liquéfié (GNL) au port de Lomé, un réseau gazier destiné aux futures centrales électriques, ainsi qu’un gazoduc reliant le port de Lomé à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Ce projet prévoit en sus le développement potentiel d’une centrale électrique au gaz de 500 MW, et de nouvelles interconnexions régionales d’approvisionnement.
Parallèlement, le gouvernement poursuit le développement des projets solaires et hydroélectriques afin de diversifier le mix énergétique national.
La stratégie actuelle repose ainsi sur une coexistence entre thermique et renouvelable, ceci, dans un contexte de défis énergétiques, où la sécurité d’approvisionnement reste une priorité pour les autorités et les opérateurs économiques.
R.E.D
Le Togo et la France veulent approfondir leur coopération judiciaire dans un contexte marqué par la montée des menaces sécuritaires au Sahel et dans le nord du Togo. Le ministre togolais de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi, a été reçu à cet effet, mercredi 13 mai à Paris, par son homologue français, Gérald Darmanin.
Les échanges ont porté sur les mécanismes d’entraide judiciaire, le partage d’informations, la coopération pénale internationale, ainsi que la formation des magistrats et le renforcement des capacités des institutions judiciaires togolaises.
« Face au terrorisme et aux ingérences notamment, la France se tient aux côtés du Togo », a déclaré Gérald Darmanin à l’issue de la rencontre.
Pour Lomé, cette coopération prend une importance croissante alors que les régions septentrionales du pays restent exposées aux incursions de groupes armés actifs dans la bande sahélienne. Les autorités togolaises cherchent notamment à renforcer leurs outils juridiques contre le financement du terrorisme, la criminalité transfrontalière et la radicalisation, indique-t-on.
La coopération entre les deux pays couvre également les extraditions, les commissions rogatoires et les échanges d’expertise technique. La France accompagne par ailleurs le Togo dans la modernisation de son système judiciaire, à travers des programmes de formation conduits avec l’École nationale de la magistrature française.
Cette rencontre intervient quelques semaines après la visite à Lomé du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans un contexte de renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.
R.E.D
Au Togo, les consultations se poursuivent dans le cadre de l’élaboration de la future feuille de route gouvernementale 2026-2031. Après une première étape organisée à Lomé avec les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et plusieurs institutions publiques, le gouvernement a réuni, mercredi 13 mai à Tsévié, les forces vives de la région Maritime.
Cette rencontre, organisée par la Présidence du Conseil et le ministère de la Planification du développement et de la Coopération, a mobilisé préfets, maires, responsables des services déconcentrés de l’État et représentants de la société civile. D’autres consultations régionales doivent suivre dans les prochains jours à travers le pays.
L’objectif, faut-il le rappeler, est de recueillir les priorités locales afin d’alimenter la future stratégie gouvernementale. Celle-ci reposera sur trois orientations définies par le Président du Conseil : « Protéger, Rassembler et Transformer ».
Les échanges ont également permis de dresser le bilan de la feuille de route 2020-2025 dans la région maritime. Selon les données présentées, l’économie togolaise a maintenu une croissance moyenne annuelle proche de 6 % malgré un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les chocs climatiques et les effets de la pandémie.
Dans la région maritime, plusieurs indicateurs ont été mis en avant. Le mécanisme Tinga a permis le raccordement de 25 003 ménages au réseau électrique, tandis que le programme Cizo a distribué plus de 60 000 kits solaires, selon les données partagées avec les acteurs. Dans le secteur agricole, plus de 37 000 tonnes d’engrais et 424 tonnes de semences certifiées ont été mobilisés.
Les parties prenantes ont également formulé des recommandations portant sur les infrastructures routières, la gestion des inondations, la sécurité routière, la lutte contre les violences basées sur le genre et le renforcement des collectivités territoriales.
R.E.D
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Au Togo, les acteurs de l’environnement ont validé les premières normes nationales sur la qualité de l’air. Les résultats de l’étude consacrée à ces normes ont été examinés mardi 12 mai 2026 à Lomé, lors d’un atelier organisé par le ministère de l’Environnement, à travers l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE), avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) via l’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (APRODAT).
Les travaux ont réuni des représentants des ministères sectoriels, des chercheurs, des organisations de la société civile et des partenaires techniques.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’urbanisation accélérée, l’augmentation du trafic routier, le développement industriel et la hausse de la production des déchets dans les grandes villes du pays. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 99 % de la population mondiale vivaient en 2019 dans des zones où les seuils recommandés de qualité de l’air n’étaient pas respectés.
Les participants ont examiné trois principaux documents : une étude diagnostique sur les sources de pollution atmosphérique au Togo, les normes relatives à la qualité de l’air extérieur, ainsi qu’un projet de texte réglementaire destiné à encadrer leur application.
Les normes prennent en compte plusieurs polluants atmosphériques, notamment les particules fines, les poussières, le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote, l’ozone, les métaux lourds et certains composés organiques volatils. « Au-delà de la volonté, il faut aller vers un texte réglementaire qui contraint la population et les industriels », a ainsi indiqué Hazou Abi, directeur de l’information et du suivi de l’environnement à l’ANGE.
Pour les autorités publiques, ces normes doivent renforcer la protection sanitaire des populations et améliorer le cadre réglementaire environnemental du pays.
R.E.D