Togo First

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Au Togo, les autorités renforcent leur dispositif de préparation face aux risques d’inondations à l’approche de la saison des pluies. L’Agence nationale de la protection civile (ANPC) a réuni jeudi 12 mars 2026 à Lomé, les institutions publiques, partenaires techniques et organisations impliquées dans la gestion des catastrophes. Ceci, à la faveur de la première réunion annuelle de la plateforme nationale de réduction des risques.

Il s’agissait notamment d’évaluer le niveau de préparation des différents acteurs et d’améliorer la coordination des interventions en cas d’événements climatiques majeurs.

Ces travaux interviennent à la suite des prévisions saisonnières publiées par les services météorologiques, qui annoncent un risque non négligeable d’inondations dans certaines zones du pays.

« Il fallait rassembler tous les acteurs intervenant dans la gestion des risques de catastrophes pour se préparer et apporter une réponse appropriée à d’éventuelles inondations », a indiqué à cet effet le lieutenant-colonel Baka Youma, directeur général de l’ANPC.

Au cours des travaux, les participants ont présenté l’état de préparation de leurs structures respectives et discuté des mécanismes de coordination entre les administrations concernées.

La Banque mondiale a également présenté un dispositif de financement rapide destiné à soutenir les réponses d’urgence en cas de catastrophe. Cet outil, appelé « RRO», permettrait de mobiliser rapidement des ressources financières à partir de projets existants.

Cette mobilisation intervient dans un contexte climatique jugé préoccupant par les experts. Selon les projections du forum régional PRESAGG 2026, le sud du Togo pourrait enregistrer des précipitations supérieures à la moyenne entre mars et mai, période durant laquelle les zones côtières et urbaines sont particulièrement exposées aux inondations.

R.E.D

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Réunis à Lomé du lundi 9 au jeudi 12 mars 2026 pour la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), les États membres ont adopté une politique commune destinée à harmoniser les stratégies de recherche dans l’espace académique francophone africain.

Le principal résultat des travaux est l’adoption de la « Déclaration de Lomé », un document cadre qui doit permettre de renforcer la coopération scientifique entre les 19 pays membres de l’organisation. 

Élaborée en amont lors de réunions préparatoires à Bamako puis amendée par les ministres réunis dans la capitale togolaise, cette déclaration marque un jalon dans la coordination des politiques nationales de recherche.

Pour le secrétaire général du CAMES, le professeur Souleymane Konaté, ceci marque un tournant pour l’organisation. « La première avancée majeure est la déclaration de la politique commune de recherche de l’espace CAMES, affectueusement nommée Déclaration de Lomé. Ce texte fondateur n’est pas une déclaration d’intention de plus. C’est notre vision collective de la recherche scientifique que nous voulons », a-t-il indiqué.

Rappelons que les travaux ont rassemblé plus de 1000 participants, dont 903 communicants venus d’Afrique, mais aussi d’Europe et d’autres régions. Le programme scientifique comprenait près d’un millier de communications, réparties entre présentations orales et posters.

Dans son discours de clôture, le ministre togolais chargé de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a salué l’adoption de ce cadre commun. « Il nous appartient désormais de renforcer les passerelles entre ces compétences et nos institutions nationales de recherche afin de créer un véritable espace de circulation des savoirs, des technologies et des talents », a-t-il déclaré.

Au-delà de la coordination académique, les discussions ont porté sur le financement de la recherche et son orientation vers des secteurs productifs tels que l’énergie, l’agro-industrie et la transformation locale des ressources.

Les États membres sont désormais appelés à traduire la “Déclaration de Lomé” en politiques nationales afin de renforcer l’intégration scientifique et soutenir les stratégies de développement économique du continent. Ceci, alors même que le financement de la recherche est confronté à d'importants défis structurels sur le continent, qui, bien que représentant plus de 18 % de la population mondiale, ne produit qu’environ 2 % de la recherche scientifique, dont près de 1 % pour l’espace CAMES.

Ayi Renaud Dossavi 

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La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a récompensé les lauréats de la première édition du concours national des meilleures inventions et innovations. La cérémonie de remise des prix s’est tenue jeudi 12 mars 2026 au Palais des Congrès de Lomé, en marge des 7ᵉ Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), et de la Foire des inventions et innovations du Togo (FFI-Togo).

Le premier prix a été attribué à l’inventeur togolais Salma Bougoune pour un projet de foyer électrique solaire isolé sans combustible. Sa solution propose une solution de cuisson à faible consommation énergétique, adaptée notamment aux ménages ruraux. 

Selon le concepteur, le dispositif repose sur un système de séquestration de la chaleur qui réduit la puissance nécessaire pour cuisiner au bénéfice d’un ménage de six personnes de 2000 watts à environ 400 watts.

Au total, cinq lauréats ont été distingués à l’issue du concours. Les récompenses financières s’élèvent respectivement à 5 millions FCFA pour le premier prix, 3 millions FCFA pour le deuxième, 2 millions FCFA pour le troisième, 1 million FCFA pour le quatrième et 500 000 FCFA pour le cinquième. 

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Parmi les autres innovations primées figurent un foyer de cuisson électro-solaire, un aliment flottant pour tilapia produit à partir de résidus de la boisson locale “tchouk”, un insecticide naturel contre les mirides du cacaoyer, et un groupe électrogène hybride.

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Notons qu’au départ, 66 projets avaient été soumis suite à l’appel à candidatures lancé par la CCI-Togo. Quinze finalistes ont été retenus pour la phase finale, sur la base de critères incluant la pertinence sociale, le niveau d’innovation, l’impact économique et environnemental et la faisabilité du projet.

Pour ces travaux, le jury sélectionné était mixte, composé par la CCI-Togo, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ; il était présidé par Prof Koffi Tsigbe, enseignant d’Histoire à l’Université de Lomé (UL). 

« La pertinence d’une innovation se mesure d’abord à sa capacité à répondre à un problème concret et à satisfaire un besoin réel de la société. Nous avons donc évalué les projets en fonction de leur utilité sociale et de leur caractère véritablement innovant. Certains candidats affirment innover, mais lorsqu’on compare leurs propositions avec les solutions existantes, on constate qu’il ne s’agit pas toujours d’innovations. Nous avons donc veillé à distinguer les projets qui apportent une réelle nouveauté. », a expliqué le Prof Tsigbé, en marge de la remise de prix.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la plateforme Digital Market Intelligence (DMI) est désormais intégrée au dispositif de contrôle du Système automatisé de marquage (SAM) des produits. L’outil a été officiellement lancé le jeudi 12 mars 2026 à Lomé par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki.

Développée par la filiale togolaise de SICPA, la plateforme vise à transformer les données issues des opérations de contrôle en informations stratégiques pour les autorités publiques. L’objectif est de renforcer la capacité d’analyse, d’anticipation et d’intervention de l’administration face aux fraudes sur le marché.

La DMI vient ainsi compléter le Système automatisé de marquage, initiative gouvernementale mise en place pour lutter contre la contrefaçon et améliorer la traçabilité des produits soumis au marquage fiscal sécurisé. Concrètement, la plateforme exploite les technologies d’intelligence artificielle (IA) et l’analyse de données pour détecter et prévenir les pratiques frauduleuses liées aux produits de consommation.

Avec l’automatisation du traitement des données collectées sur le terrain, l’idée est d’identifier rapidement les anomalies, de repérer les produits potentiellement contrefaits et de signaler les comportements suspects. Les inspections sont également digitalisées, ce qui améliore la traçabilité des opérations de contrôle et optimise l’efficacité des missions de terrain.

La plateforme constitue par ailleurs un outil de travail pour les agents de l’Office Togolais des Recettes ainsi que pour ceux du ministère chargé du Commerce, qui pourront s’appuyer sur les analyses produites pour orienter les contrôles et renforcer la surveillance du marché.

Pour les autorités togolaises, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation des instruments de régulation économique. Elle devrait contribuer à renforcer la transparence du marché, à protéger les consommateurs contre les produits non conformes et à améliorer la mobilisation des recettes fiscales nécessaires au financement du développement.

« La plateforme DMI marque une étape importante dans l’utilisation des technologies innovantes au service de la régulation du marché et de la mobilisation des ressources publiques », a souligné le ministre Badanam Patoki.

De son côté, Essowavana Adoyi, président de la commission SAM, estime que ce dispositif ouvre une nouvelle phase dans la lutte contre la fraude. Selon lui, la Digital Market Intelligence marque « l’entrée du Togo dans une lutte plus intelligente et plus anticipative, fondée sur l’exploitation stratégique des données ».

Déployé au Togo depuis 2020, le SAM vise à sécuriser les produits de consommation et à optimiser la collecte des taxes. Entre 2020 et 2025, ce mécanisme a généré environ 35,8 milliards FCFA de recettes pour l’administration fiscale.

Esaïe Edoh

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À mi-mandat 2024-2027, la présidente de la CCR‑UEMOA, Héléna Nosolini Embalo, dresse le bilan des actions de l’institution visant à renforcer la compétitivité du secteur privé ouest-africain. La rencontre avec les médias, organisée à Lomé, jeudi 12 mars 2026, s’est déroulée en présence d’autres cadres de l’institution communautaire notamment Mariétou Coulibaly, DG, et José Kwassi Syménouh, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI‑Togo). Elle a été modérée par Léonard Dossou, coordonnateur de la plateforme des médias de l’Uemoa. Et l’essentiel à retenir est qu’entre réformes stratégiques, études sur le financement des entreprises et appui à l’intégration économique africaine, la CCR-UEMOA ambitionne d’accélérer les réformes et les mécanismes de financement du secteur privé.

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Des bases stratégiques actualisées

À mi-mandat, la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA met en avant plusieurs avancées destinées à mieux accompagner les entreprises de l’espace communautaire.

Parmi les principales réalisations figure l’actualisation de la Vision et du Plan stratégique 2020-2030, afin d’y intégrer les orientations de la mandature 2024-2027. L’institution a également élaboré un Plan d’actions pour cette période, assorti d’un cadre de performance destiné à améliorer le suivi et l’efficacité des initiatives engagées.

Dans la même dynamique, la CCR-UEMOA a poursuivi le renforcement des capacités de ses organisations membres, notamment à travers des programmes de formation et des actions de partage d’expériences, souligne sa présidente.

ZLECAf et coopération économique

L’organisation consulaire régionale s’est également mobilisée pour préparer les entreprises de l’Union à tirer parti des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

En collaboration avec l’Union européenne (UE), elle a ainsi déployé un programme de renforcement des capacités techniques portant sur le protocole relatif au commerce des marchandises de la ZLECAf, à destination des organisations membres et des structures d’encadrement du secteur privé.

Par ailleurs, une mission de prospection économique organisée à Barcelone a permis la signature d’un protocole d’accord avec l’Association des Chambres de commerce et d’industrie des pays de la Méditerranée, ouvrant la voie à de nouveaux partenariats économiques.

Des recommandations sur des enjeux économiques

Sur le plan consultatif, il est à noter, indique-t-on que les commissions techniques de la CCR-UEMOA ont produit plusieurs analyses et recommandations sur des sujets clés pour l’économie régionale : la formalisation progressive du secteur informel, la libre circulation des personnes et des biens, la compétitivité industrielle, le contenu local dans le secteur minier ou encore l’harmonisation des législations fiscales et commerciales.

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D’autres sujets, comme l’amélioration de l’environnement des affaires, le développement du tourisme, la problématique énergétique et les marchés publics, ont également fait l’objet de réflexions approfondies.

Selon l’institution, ces analyses contribuent à éclairer les décisions des plus hautes autorités de l’Union et à renforcer la prise en compte des préoccupations du secteur privé.

Cap sur de nouveaux mécanismes de financement

La question du financement des entreprises constitue un autre axe majeur de l’action de la CCR-UEMOA.

A cet effet, l’institution a conduit deux études d’opportunité et de faisabilité portant notamment sur la création d’un mécanisme régional de soutien, de stabilisation et de relance du secteur privé en cas de crises majeures, en complément des dispositifs existants. Une seconde étude explore la mise en place d’un mécanisme souple de financement dédié aux TPE, PME/PMI, entreprises artisanales et structures agro-sylvo-pastorales, adossé aux Caisses des Dépôts et de Consignations ou à des institutions similaires.

En parallèle, une étude globale sur le secteur informel dans l’UEMOA a été lancée afin de proposer un plan d’actions quinquennal pour sa formalisation progressive.

Nouvelles perspectives

Pour le reste de sa mandature (2026-2027), la présidence de la CCR-UEMOA projette d’opérationnaliser les mécanismes de financement étudiés, poursuivre les réformes en faveur de la formalisation et de la compétitivité des entreprises et intensifier la coopération avec les partenaires techniques et financiers. L’objectif est aussi de renforcer le positionnement de l’institution comme interface stratégique entre le secteur privé et les institutions communautaires de l’Uemoa.

En rappel, la CCR-UEMOA est un organe consultatif institué par le Traité de l’Union, avec pour mission principale d’assurer l’implication effective du secteur privé dans le processus d’intégration de l’Uemoa. Elle est le cadre institutionnel privilégié de dialogue et de concertation entre les organes de l’Union et le secteur privé communautaire

S.A

Le Togo participera à l’Exposition universelle 2027 prévue du 15 mai au 15 août 2027 à Belgrade, en Serbie. Le pays a confirmé sa présence à cet événement mondial lors de l’International Participants Meeting 2026 (IPM 2026), tenu du mardi 10 au jeudi 12 mars 2026 dans la capitale serbe, à travers la signature officielle du contrat de participation.

La signature est intervenue entre Alexandre de Souza, commissaire général de la section togolaise, et Directeur du Centre togolais des expositions et foire (CETEF) et Jagoda Lazarević, ministre serbe du Commerce intérieur et extérieur et commissaire de l’Exposition. Placée sous le thème « Jouer pour l’humanité-Sport et musique pour tous », cette édition sera, comme les précédentes, une opportunité pour le Togo de promouvoir ses potentialités économiques, culturelles et touristiques sur la scène internationale.

En lien avec ce thème, le pays pourrait notamment mettre en avant la richesse de son patrimoine culturel ainsi que la diversité de ses expressions artistiques, à travers des initiatives valorisant la musique, les arts et les industries culturelles.

Prévue en 2027, l’Exposition internationale de Belgrade devrait attirer plus de 4 millions de visiteurs et plus de 120 délégations officielles. Elle offrira ainsi aux pays participants, dont le Togo, une tribune mondiale pour présenter leurs atouts économiques, culturels et technologiques.

Pour Lomé, il s’agira de la septième participation à une Exposition universelle. Les autorités y voient une nouvelle opportunité de renforcer l’attractivité du pays, tout en diversifiant ses opportunités économiques et ses partenariats internationaux.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le gouvernement poursuit le chantier de réorganisation de la gouvernance du dispositif de zone franche industrielle. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a examiné une communication relative à l’achèvement du processus de mutation de la Société d’administration de la zone franche (SAZOF) en Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF).

Créée en 1994, la SAZOF a longtemps été l’un des instruments de la politique d’industrialisation du Togo, orientée vers l’exportation. À ce jour, 141 entreprises ont été agréées au régime de zone franche, dont 91 sont actuellement en activité.

425,7 milliards FCFA d’investissements en 2024

Selon les données présentées au gouvernement, les investissements réalisés dans ce dispositif ont atteint 425,7 milliards FCFA en 2024, soit environ 7 % du produit intérieur brut du pays. Les entreprises opérant sous ce régime génèrent par ailleurs près de 19 000 emplois directs au profit de travailleurs togolais.

La réforme engagée s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du code des investissements adopté en juin 2019. Ce texte prévoit la création de l’API-ZF afin de regrouper au sein d’une même structure, l’administration du code des investissements et la gestion du statut de zone franche industrielle.

L’objectif affiché par les autorités est de rationaliser l’action publique et de renforcer la cohérence institutionnelle dans la promotion des investissements. Dans cette logique, la loi prévoit la dissolution de la SAZOF et le transfert de ses missions, droits et obligations à la nouvelle agence.

Selon le gouvernement, le processus de dissolution est désormais finalisé.

« Le processus étant désormais arrivé à terme, le Conseil des ministres a autorisé le ministre délégué chargé de la promotion des investissements à soumettre à son adoption le projet de décret portant dissolution de la SAZOF et fixant les modalités de sa subrogation par l’API-ZF », indique l’exécutif.

R.E.D

Le Togo prépare sa quatrième enquête démographique et de santé, dont la collecte des données est prévue cette année pour une durée de quatre (4) mois, et les résultats attendus l’an prochain, en avril 2027.

C’est l’une des informations du Conseil des ministres, qui s'est tenu hier mercredi 11 mars 2026. Le projet d’enquête a notamment fait l'objet d’une communication par le ministre de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi. 

Inscrite dans le cadre du cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) et du programme international des enquêtes démographiques et de santé, la prochaine enquête viendrait ainsi combler un gap de plus de dix ans en matière d'informations de santé de grande échelle dans le pays. 

En effet, la précédente enquête (la troisième), remonte à 2013-2014.

Rappelons que de telles opérations permettent de recueillir un vaste ensemble de données au niveau des ménages, et permettent notamment de produire des indicateurs sur la population, la santé, la nutrition ou encore la santé sexuelle et reproductive. Ces données sont indispensables pour le suivi des programmes de développement, pour le gouvernement et ses partenaires, et donnent une meilleure visibilité sur divers aspects de la gestion publique, en matière de santé et de démographie.

Ainsi, comme l’explique le communiqué du Conseil, l’enquête veillera « à fournir des données fiables et actualisées sur la santé maternelle et infantile, la planification familiale, le VIH/SIDA, la nutrition, les violences domestiques, les fistules obstétricales et le travail des enfants.».  Dans le détail, « les opérations de terrain incluront des entretiens auprès des ménages, des mesures anthropométriques, des tests de l’eau et du sel, ainsi que des prélèvements sanguins.» 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, des perturbations sont observées dans la fourniture d’électricité depuis plusieurs semaines, aussi bien dans la capitale Lomé que dans les grandes villes du pays. Selon le directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), Débo-K'mba Barandao, qui s’est exprimé sur la Télévision togolaise (TVT) le mercredi 11 mars 2026, cette situation s’explique par plusieurs facteurs techniques et conjoncturels.

D’après le responsable de la société publique chargée de la distribution de l’électricité, ces perturbations sont principalement liées à des contraintes techniques sur le réseau, combinées à une forte demande en énergie. Certains équipements du système électrique national font actuellement l’objet de travaux de maintenance destinés à garantir la sécurité et la fiabilité des installations.

À ces difficultés s’ajoutent des problèmes d’approvisionnement en énergie provenant des interconnexions avec les pays voisins. Face à cette situation, des discussions ont été engagées avec les industriels afin de les inviter à réduire volontairement leur consommation d’électricité et à recourir davantage à leurs propres moyens de production.

« Cela permettait d’utiliser l’énergie disponible pour satisfaire prioritairement les populations. Mais la situation a évolué dans un sens que nous ne souhaitions pas. La semaine dernière, par exemple, en plus du déficit provenant de l’extérieur, nous avons enregistré l’arrêt d’une centrale pour des raisons techniques, ce qui a accentué le déficit », a indiqué le dirigeant.

Pour limiter les désagréments, la compagnie assure avoir mobilisé ses équipes techniques afin d’accélérer les interventions et renforcer les installations du réseau électrique. « Des équipes sont déjà déployées sur le terrain pour accélérer les travaux et stabiliser la fourniture de l’électricité », a rassuré le directeur général.

Par ailleurs, plusieurs projets visant à améliorer les performances du réseau sont en cours de mise en œuvre, avec pour objectif d’augmenter la capacité de production et de distribution d’électricité dans le pays. Dans ce cadre, des discussions se poursuivent également avec des partenaires régionaux, notamment au Ghana et au Nigeria, afin d’accroître les volumes d’énergie importés, informe-t-on.

Ces perturbations interviennent alors que le Togo a multiplié, ces dernières années, les initiatives pour renforcer l’accès à l’électricité dans le pays, dans la perspective d’atteindre la couverture universelle à l’horizon 2030. Dans cette dynamique, l’État togolais prévoit de mobiliser cette année près de 70 milliards FCFA, à travers le ministère délégué chargé de l’Énergie, afin de poursuivre les projets en cours et lancer de nouvelles initiatives dans le secteur.

Esaïe Edoh

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Au Togo, un nouveau plan de répartition des fréquences se dessine dans le secteur des télécommunications. Le projet de réforme a été validé hier mercredi 11 mars 2026 en Conseil des ministres, sous la houlette du Président du Conseil, Faure Gnassingbé.

Le gouvernement a ainsi validé le décret portant “approbation du Plan national d’attribution des bandes de fréquences radioélectriques (PNAF)”, qui doit faire suite aux modifications apportées en 2023 au règlement des radiocommunications par l’Union internationale des télécommunications 2023, lors de la conférence mondiale des radiocommunications. 

5G et plateformes à haute altitude

Le nouveau plan veut s’ajuster notamment sur les développements plus récents et à venir dans les télécommunications, comme la 5G.

Il prévoit, entre autres, “l’identification de bandes de fréquences supplémentaires pour le développement de la 5G et des plateformes à haute altitude, l’introduction d’un système de transmission d’informations pour la sécurité maritime, l’attribution de nouvelles bandes aux services mobiles aéronautiques ainsi que l’encadrement des communications inter-satellites”, selon le communiqué du Conseil.

Rappelons que le PNAF, notamment sous le contrôle de l’ARCEP, se présente le plus souvent sous forme d'un tableau détaillé comprenant les bandes de fréquences (ex: 700 MHz, 2,1 GHz), les services attribués (fixes, mobiles, radiodiffusion, satellite), et les affectataires (les ministères ou organismes publics responsables de chaque bande).

Pour le gouvernement, il s'agit non seulement de faire une mise à jour, après le texte de 2022, mais aussi de se conformer aux standards internationaux en la matière. 

Rappelons du reste que des technologies émergentes comme la 5G, encore en développement à l'échelle mondiale, devraient s’imposer davantage dans les années à venir en tant que futur des télécommunications, et permettre un plus grand flux de données pour les utilisateurs. 

Le Togo se veut d'ailleurs pionnier en Afrique de l’ouest, dans le déploiement de la 5G, avec un lancement commercial initié dès novembre 2020 par Togocom, principalement à Lomé. Ceci étant, les défis restent nombreux, et pour l’heure, le déploiement reste concentré sur des zones clés, avec une 4G encore très largement majoritaire, et pilier de l'internet mobile pour le grand public.

Ayi Renaud Dossavi

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