Togo First

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Le Togo et la Pologne ont conclu, lundi 18 mai 2026 à Lomé, un accord de financement d’un montant de 24 millions d’euros, environ 15 milliards FCFA, destiné au développement local de drones de nouvelle génération. La convention a été signée à l’occasion de la visite dans la capitale togolaise de Krzysztof Gawkowski, vice-Premier ministre et ministre du Numérique de la République de Pologne.

Le Togo prévoit ainsi, avec l’appui de Cyber Defense Africa, lancer Africa Drone Comapny, qui contribuera à développer des capacités nationales en matière de conception, d’assemblage et de déploiement de drones. Ces équipements devraient être utilisés dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la sécurité, l’agriculture, la logistique, l’industrie et la surveillance des infrastructures critiques.

Les solutions attendues visent à soutenir la modernisation de l’agriculture, renforcer les dispositifs de sécurité, améliorer la gestion environnementale et à accélérer la transformation numérique du pays.

En parallèle, le projet couvre un volet dédié à la formation, afin de renforcer les compétences locales et d’assurer la durabilité de la filière. Il intègre également une dimension cybersécurité, notamment en matière de protection des infrastructures critiques et de lutte contre la désinformation.

Selon le ministère de l'Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique, « le Togo poursuit son engagement en faveur d’une transformation numérique tournée vers la souveraineté technologique, le développement des compétences locales et la construction d’infrastructures capables de répondre durablement aux priorités du pays ».

Rappelons que ce financement est mobilisé par la banque publique polonaise Bank Gospodarstwa Krajowego (BGK), dans le cadre de l’initiative Global Gateway de l’Union européenne (UE).

Esaïe Edoh

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La troisième édition du forum d’affaires Biashara Afrika, qui se tient à Lomé jusqu’au 20 mai 2026, a servi de tribune au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour partager sa vision d’une Afrique davantage intégrée, compétitive et prospère. Cette vision repose sur quatre axes fondamentaux visant à accélérer la transformation économique du continent.

Organisée autour du thème « Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf », la rencontre réunit plus de 1500 participants, parmi lesquels des décideurs publics et des opérateurs privés. Les échanges portent principalement sur le renforcement du commerce intra-africain et la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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Une intégration économique érigée en impératif stratégique

A l’ouverture des travaux, Faure Gnassingbé, dans son intervention, a abordé le thème de cette édition, en soulignant que la ZLECAf n’est plus une option politique, mais une nécessité historique au regard des mutations profondes de l’économie mondiale. Selon lui, la réussite du continent dépend désormais de sa capacité à traduire ses ambitions politiques en résultats économiques tangibles.

« La première étape de la réussite de l’Afrique dépendra désormais de notre capacité proactive à transformer une ambition politique en réalité économique concrète », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, le dirigeant togolais a appelé à lever les obstacles à l’intégration régionale, notamment les barrières monétaires et frontalières. Il a également rappelé que, dans un environnement international marqué par des recompositions économiques et géopolitiques, aucune économie africaine ne dispose, à elle seule, d’une taille critique suffisante pour défendre durablement ses intérêts.

« L’Afrique doit donc renforcer sa capacité collective de résilience. L’intégration régionale devient une nécessité économique et géostratégique », a-t-il ajouté, qualifiant la ZLECAf d’« instrument de souveraineté économique », au-delà de sa dimension commerciale.

Le rôle du secteur privé et de la jeunesse au cœur de la transformation

Faure Gnassingbé a en outre mis en avant le rôle central de la transformation économique comme levier d’intégration. Il a notamment insisté sur la nécessité de développer des chaînes de valeur régionales et de favoriser l’émergence d’un secteur privé africain solide, capable de soutenir durablement la croissance du continent.

Le Président du Conseil a, par ailleurs, souligné que l’intégration africaine ne pourra être pérenne que si elle bénéficie concrètement aux populations, en particulier aux jeunes, aux femmes et aux filles. À cet égard, il a appelé à faire de l’emploi des jeunes une priorité stratégique.

« La population africaine est la plus jeune du monde. Cette jeunesse constitue notre principale force. L’emploi devient donc central pour la stabilité économique, sociale et politique de notre continent », a-t-il indiqué.

Enfin, le dirigeant togolais a plaidé pour une appropriation inclusive de la ZLECAf : « Elle doit devenir une réalité vécue concrètement par les citoyens africains eux-mêmes », a-t-il conclu.

Esaïe Edoh

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En marge du sommet Africa Forward de Nairobi, l'économiste togolais, ancien ministre, ancien commissaire de l'UEMOA et directeur de l'Observatoire de l'Afrique subsaharienne à la Fondation Jean-Jaurès, valide le modèle de la PIA et de l'Agence de transformation agricole comme illustrations concrètes de son « protectionnisme éducatif ».

L'économiste togolais Kako Nubukpo a salué la création de la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA), dans un entretien accordé à l'Agence Ecofin et Togo First à Nairobi, en marge du sommet Africa Forward co-présidé par Emmanuel Macron et William Ruto. « J'applaudis la création de la plateforme industrielle d'Adétikopé au Togo et celle de Glo-Djigbé au Bénin », a déclaré l'ancien commissaire de l'UEMOA chargé de l'agriculture.

Pour le directeur de l'Observatoire de l'Afrique subsaharienne à la Fondation Jean-Jaurès, ces plateformes incarnent la voie d'une industrialisation par le « protectionnisme éducatif » qu'il défend de longue date, notamment dans son essai L'Afrique et le reste du monde (Odile Jacob, 2024). « Se protéger pour s'industrialiser, c'est acceptable. C'est ainsi que toutes les nations ont procédé », rappelle-t-il, en soulignant que même les États-Unis font aujourd'hui du protectionnisme assumé.

La validation intellectuelle accompagne une dynamique togolaise en accélération. Lancée en juin 2021 dans le cadre du Plan national de développement, la PIA s'étend sur 400 hectares et héberge à ce jour une vingtaine d’entreprises industrielles, après l'inauguration en juin 2025 de l'usine textile Star Garments, premier site africain du groupe américain Charles Komar & Sons, pour un investissement de 13 milliards de FCFA avec l'appui de la Société financière internationale (SFI). À terme, le complexe vise 25 000 emplois directs.

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Pour Nubukpo, l'approche est structurelle. « La structure industrielle, les coûts de l'énergie, l'approvisionnement en matière première, l'échelle : tout cela doit nous permettre de produire pour le marché domestique ou même d'être compétitifs à l'international », analyse-t-il. 

L'industrialisation, ajoute l'auteur de L'urgence africaine (2019), reste « un processus de long terme » qui se mesure « à l'horizon de 5, 10, 15, 20 ans ». L'agro-industrie, compte tenu de la structure rurale des populations ouest-africaines, constitue selon lui « une bonne voie pour l'émergence ».

Sur ce volet, l'économiste salue également la mise en place de l'Agence de transformation agricole (ATA), opérationnelle depuis janvier 2023 et inspirée des agences nodales asiatiques. La structure pilote depuis 2025, le Programme de modernisation de l'agriculture au Togo (ProMAT 2025-2034), soutenu à hauteur de 300 millions de dollars par la Banque mondiale, et a déjà accompagné plus de 10 000 producteurs dans 100 cantons.

Fiacre E. Kakpo 

Le Togo lance ce mardi 19 mai la 31e édition de son Tour cycliste international, avec pour ambition de renforcer la visibilité régionale de l’épreuve et d’obtenir, à terme, son inscription au calendrier officiel de l’Union cycliste internationale (UCI). 

La compétition réunira des équipes venues du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria, du Bénin, de la Belgique et du Mali, aux côtés des sélections togolaises A et B. Une équipe mixte baptisée Red Africa complète également le plateau de cette édition. 

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Au total, les coureurs devront parcourir cinq étapes couvrant plus de 530 kilomètres à travers plusieurs villes du pays, notamment Kantè, Kara, Sokodé, Atakpamé, Badou, Tohoun, Aného et Lomé (avec les circuits : Kantè - Kara (113,7 k), Bassar -Sokodé (70,2 km), Atakpamé -Badou (90,4 km), Amlamé - Tohoun (150,6 km), Aného - Circuit de Lomé (109,9 km)).

Notons que différents maillots seront attribués durant l’épreuve : le maillot jaune, réservé au leader de la course ; le maillot, vert pour le premier au classement par points ; le maillot à pois, pour le meilleur grimpeur (le maillot de la montagne) ; le maillot Asky, pour le plus jeune cycliste ; et le maillot de l’hôtel Napoléon, décerné au premier coureur togolais sur l’ensemble des étapes.

Présent à Lomé avant le départ de la course, le commissaire de l’UCI, Laurent Bezault, a indiqué que sa mission consistait à évaluer l’organisation du Tour afin d’examiner les conditions d’une intégration future au calendrier international de l’instance mondiale du cyclisme. L’évaluation portera notamment sur la sécurité, la logistique, l’hébergement et la régularité de l’épreuve. 

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Pour la Fédération togolaise de cyclisme (FTC), cette reconnaissance constituerait une étape dans la professionnalisation du cyclisme togolais et sous-régional. Le président de la FTC, Djabiguè Baitian, a également fixé comme objectif sportif une victoire d’étape pour les coureurs togolais.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le gouvernement introduit cette année une nouvelle distinction dans les examens nationaux : la mention « Excellent ». La mesure concerne le baccalauréat première partie (Bac 1), dont les épreuves écrites se poursuivent cette semaine sur l’ensemble du territoire, ainsi que le BEPC et le CEPD.

« Il faut introduire la notion d’excellence au sein de notre système éducatif », a déclaré le ministre des Enseignements primaire et secondaire, Mama Omorou, pour qui la réforme vise à encourager une culture de la performance dans le système scolaire.

Jusqu’à présent, les candidats obtenant des notes comprises entre 16 et 20 sur 20 recevaient la mention « Très bien ». Avec la nouvelle réforme, les meilleurs scores pourront désormais être distingués par la mention « Excellent ». « Cela amène les enfants à chercher l’excellence, à développer leurs compétences pour obtenir des résultats excellents », a ajouté le ministre.

Si les autorités publiques espèrent que cette nouvelle distinction contribuera à renforcer la compétitivité académique et la préparation des élèves au marché du travail, il faut relever que ce changement intervient dans un contexte marqué par une hausse des effectifs au Bac 1. Selon les statistiques officielles, 74.964 candidats composent cette année à l’examen sur l’ensemble du pays, dont 38.047 filles.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’inflation moyenne annuelle est restée stable à 0,1 % en avril 2026, pour le troisième mois consécutif, selon les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).

Dans le détail, l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) s’est établi à 104,6 en avril, en hausse de 0,1 % sur un mois et de 0,7 % sur un an. Cette progression modérée maintient le pays dans les critères de convergence de l’UEMOA, alors que plusieurs économies de la sous-région demeurent confrontées à des tensions inflationnistes plus marquées.

Les principales pressions sur les prix proviennent du logement, de l’électricité, du gaz et des combustibles, dont les coûts ont progressé de 9,8 % sur un an. Les restaurants et services d’hébergement (+2,7 %), la santé (+1,7 %) et les transports (+0,9 %) ont également contribué à la hausse générale.

À l’inverse, les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont reculé de 1,7 % en glissement annuel, tandis que les coûts liés à l’information et à la communication ont baissé de 3,4 %.

Sur le plan mensuel, plusieurs produits frais ont enregistré des hausses sensibles, notamment l’igname (+20,7 %), l’adémè (+23,4 %) et le gombo frais (+17,9 %). Les prix du carburant informel ont également progressé, avec une hausse de 5,9 % de l’essence vendue en rue.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, par un communiqué rendu public le lundi 18 mai 2026, l’exécutif a annoncé l’exemption de visa d’entrée sur le territoire national pour l’ensemble des ressortissants des États africains, détenteurs d’un passeport valide. La mesure a été prise à la suite d’une annonce faite par le Président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, à l’ouverture de la 3è édition du forum d’affaires Biashara Afrika qu’accueille Lomé jusqu’au mercredi 20 mai.

Cette mesure qui est effective à compter de ce lundi répond à la volonté des autorités togolaises de renforcer l’intégration régionale et de faciliter la libre circulation des personnes et des biens, indique-t-on. Elle traduit également l’ambition de positionner le Togo comme un hub régional de services, d’affaires et d’échanges culturels au cœur de l’Afrique dans le contexte de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

En effet, selon les autorités, cette décision s’aligne sur les idéaux panafricains et les engagements communautaires en matière de mobilité. Elle vise à intensifier la coopération entre les États africains, et consolider l’attractivité du pays auprès des investisseurs, opérateurs économiques et visiteurs du continent.

Cette exemption de visa décidée par le Togo rejoint la logique déjà engagée par certains pays comme le Rwanda, le Ghana ou le Bénin. Cette disposition devrait ainsi favoriser l’augmentation des flux commerciaux et des investissements africains. Les visas constituant souvent une barrière administrative coûteuse pour les entrepreneurs, commerçants ou investisseurs du continent.

Cette mesure prise dans une dynamique de politique d’ouverture peut aussi stimuler l’hôtellerie, les transports, la restauration et les services dans le pays. Elle conforte l’ambition des autorités togolaises qui depuis quelques années ont engagé des réformes pour attirer des investissements étrangers.

Pour précision, d’après les autorités togolaises, l’exemption de visa est limitée à un séjour maximal de 30 jours et ne dispense pas du respect des exigences sécuritaires, sanitaires et migratoires en vigueur dans le pays. Les voyageurs sont notamment tenus de procéder à une déclaration préalable via la plateforme officielle dédiée, au moins 24 heures avant leur arrivée, afin d’obtenir un bordereau de voyage exigé aux postes frontaliers.

Esaïe Edoh

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La capitale togolaise accueille depuis ce lundi 18 mai une rencontre régionale consacrée aux mécanismes de paiement sociaux, avec un accent particulier sur les solutions digitales et les plateformes interopérables. Organisé par la Banque mondiale en collaboration avec le gouvernement togolais, l’atelier réunit des experts venus de plusieurs pays comme le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo, ainsi que la BCEAO.

Pendant quatre jours, les participants échangeront autour des enjeux liés à la modernisation des systèmes de paiement des prestations sociales dans un contexte marqué par des crises économiques, sanitaires, climatiques et sécuritaires. Les discussions porteront sur l’efficacité des paiements, l’inclusion financière, la gouvernance des dispositifs ou encore le rôle des infrastructures numériques publiques.

Ouvrant les travaux, la ministre de l’efficacité du service public et de la transformation numérique, Cina Lawson, a mis en avant le rôle des appuis sociaux, qui ne relèvent plus uniquement d’une logique administrative, mais constituent désormais un levier de justice sociale, de résilience économique et d’inclusion financière. « Lorsque les prestations sociales sont numériques, sécurisées et accessibles, elles peuvent apporter un changement durable dans la vie des bénéficiaires », a souligné l’officielle.

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La ministre est également revenue sur l’expérience togolaise du programme Novissi, déployé durant la pandémie de Covid-19 pour assurer des transferts monétaires d’urgence via mobile money. Présenté comme une “success story” à l’échelle internationale, le programme avait notamment mobilisé des outils d’intelligence artificielle, des données géospatiales et des informations issues des métadonnées mobiles afin d’identifier rapidement les populations vulnérables. Jusqu’en 2022, près de 820.000 personnes ont ainsi pu bénéficier de plus de 13 milliards FCFA.

De son côté, le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale au Togo, Antonius Verheijen a insisté sur l’importance stratégique des mécanismes de paiement dans les politiques de protection sociale. Selon lui, « le paiement est le moment de vérité de la protection sociale », dans la mesure où il matérialise l’engagement de l’État envers les populations les plus vulnérables.

Pour l’institution financière internationale, la digitalisation des paiements sociaux constitue aujourd’hui un levier majeur pour réduire les délais, améliorer la transparence, limiter les fuites et favoriser l’autonomisation des bénéficiaires, en particulier des femmes et des groupes vulnérables. Les échanges de Lomé devront ainsi permettre aux pays participants de partager leurs expériences et de réfléchir à des systèmes plus intégrés, performants et adaptés aux réalités locales.

L’ambition à terme est de contribuer à l’objectif fixé par la Banque mondiale de permettre à 500 millions de personnes dans le monde de bénéficier de systèmes de protection sociale renforcés d’ici 2030.

Gautier Agbekodovi

Le Togo engage une nouvelle phase dans la lutte contre la filariose lymphatique, avec le lancement d’un projet de surveillance post-validation destiné à prévenir toute réintroduction de la maladie. L’initiative a été lancée jeudi 14 mai à Kpalimé par le ministère de la Santé, à travers le Programme national des maladies tropicales négligées (PNMTN).

Le projet intervient quelque neuf ans après que le Togo est devenu, en 2017, le premier pays d’Afrique subsaharienne reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour avoir éliminé la filariose lymphatique comme problème de santé publique.

Le nouveau dispositif repose sur une approche intégrée de surveillance sanitaire. Il prévoit l’utilisation d’outils numériques connectés au système national DHIS2, le renforcement des capacités des agents de santé ainsi que l’exploitation des plateformes sanitaires existantes. Le financement est assuré par le partenaire GLIDE, à travers l’OMS AFRO/ESPEN.

Dans le détail, les districts de Tône et de Cinkassé, dans la région des Savanes, serviront de zones pilotes. Selon les autorités sanitaires, ces localités ont été retenues en raison de leur forte mobilité transfrontalière avec le Ghana, le Burkina Faso et le Bénin, dans un contexte où la maladie reste présente dans certains pays voisins.

Les travaux préparatoires ont également permis de définir les procédures de collecte des données, les mécanismes d’alerte et les stratégies de réponse en cas de risque de réapparition de la maladie.

Pour rappel, la filariose lymphatique est une maladie parasitaire transmise par les moustiques et à l’origine de complications invalidantes comme l’éléphantiasis et l’hydrocèle.

R.E.D

Au Togo, deux projets de loi visant à renforcer la protection du milieu marin et les capacités nationales de réponse face aux risques de pollution maritime ont été adoptés en première lecture par l’Assemblée nationale, vendredi 15 mai 2026. Ces textes autorisent l’adhésion du pays, d’une part, au Protocole OPRC-HNS de 2000 et, d’autre part, à la Convention internationale de 1992 portant création d’un Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL).

Dans le détail, le premier projet de loi porte sur l’adhésion du Togo au Protocole de 2000 sur la préparation, la lutte et la coopération contre les événements de pollution par les substances nocives et potentiellement dangereuses (OPRC-HNS 2000). Le second texte autorise l’adhésion à la Convention FIPOL de 1992, qui institue un mécanisme international d’indemnisation en cas de pollution par les hydrocarbures.

L’adhésion au Protocole OPRC-HNS permettra au Togo de se doter de systèmes nationaux de préparation et d’intervention, tout en s’inscrivant dans un cadre global de coopération internationale en matière de lutte contre les pollutions maritimes majeures. Concrètement, elle implique l’obligation, pour les navires battant pavillon togolais, de disposer à bord d’un plan d’urgence contre la pollution par les hydrocarbures et de notifier tout incident susceptible d’entraîner un déversement en mer.

Concernant la Convention FIPOL, son adoption permettra au pays de renforcer son dispositif juridique et d’accéder au Fonds international d’indemnisation. Ce mécanisme offre des ressources financières pour la réparation des dommages, notamment la restauration des écosystèmes marins affectés par des pollutions.

Selon Edem Kokou Tengué, ministre délégué chargé de l’Économie maritime, le vote en première lecture de ces deux textes s’inscrit dans la volonté des autorités de mieux protéger les côtes togolaises, les communautés de pêcheurs et l’environnement marin. Il traduit également l’engagement du pays à promouvoir une coopération régionale dans la lutte contre la pollution maritime et à consolider le positionnement de la place portuaire togolaise en l’alignant sur les standards internationaux.

Les deux projets de loi seront transmis au Sénat pour examen, avant leur adoption définitive par l’Assemblée nationale.

Esaïe Edoh

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