Togo First

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Au Togo, le ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social a publié les listes et la répartition des candidats au concours national de recrutement de fonctionnaires pour le compte du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique. 

Les épreuves écrites sont prévues pour le 22 juin 2026.

Selon un communiqué officiel daté du 28 mai, les candidats peuvent consulter les listes affichées dans les centres d’écrit de Lomé, Kara et Dapaong, ainsi que leur répartition par catégorie et par site de composition.

Notons qu’à Lomé, les épreuves se dérouleront aux lycées Tokoin I et Tokoin II. À Kara, les candidats composeront au lycée Kara I, tandis qu’à Dapaong, ce sera au lycée Nassablé.

Le calendrier du concours prévoit plusieurs étapes après les épreuves écrites. Les candidats admissibles seront soumis à une visite médicale sommaire du 25 au 29 juin. Les épreuves sportives se tiendront pour leur part du 4 au 8 juillet, avant une visite médicale paraclinique programmée du 10 au 14 juillet.

Le Centre togolais des expositions et foires (CETEF) accueillera du 2 au 4 juillet prochain la première édition du Salon international des arts cosmétiques (SIARCOS). L'événement est porté par l'Association de l'épanouissement des jeunes pour le progrès en entrepreneuriat (AEJPE).

Placée sous le thème « Entrepreneuriat féminin et innovation au service d'une industrie cosmétique durable au Togo », la rencontre vise à promouvoir la transformation locale et le développement de la filière cosmétique.

Selon les organisateurs, le salon réunira des acteurs de l'ensemble de la chaîne de valeur, notamment des producteurs, transformateurs, chercheurs, dermatologues, laboratoires, instituts de beauté et promoteurs de marques africaines.

L'objectif est de favoriser les échanges professionnels et d'identifier des opportunités de développement pour un secteur porté par une demande croissante en produits issus de ressources locales.

Le programme prévoit des conférences, des ateliers pratiques, des rencontres d'affaires ainsi que des expositions-ventes. Les discussions porteront sur la transformation des matières premières, les normes de certification, le marketing et l'accès aux marchés internationaux.

Pour Mariam Christiane Amouzou, promotrice du SIARCOS, l'initiative répond à un besoin d'organisation de l'écosystème cosmétique africain.

R.E.D.

Le groupe bancaire panafricain, dont le siège est à Lomé, va consacrer cette enveloppe sur trois ans au financement des échanges sur le continent. L'annonce, faite en marge du sommet Africa Forward et de l'Africa CEO Forum 2026, s'accompagne d'alliances inédites dans l'agro-industrie.

Ecobank a annoncé le déblocage de 3 milliards de dollars sur trois ans pour financer le commerce intra-africain. L'enveloppe, dévoilée lors du sommet Africa Forward, est explicitement calibrée pour accompagner la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon le groupe, dont le siège se trouve à Lomé, l'objectif est double : stimuler les échanges intra-africains et structurer des flux commerciaux transfrontaliers capables de résister aux chocs mondiaux.

Alliance avec l'AGRA dans l'agriculture

Pour la banque panafricaine, soutenir le commerce passe par la transformation du secteur agricole, considéré comme un pilier des économies subsahariennes. À Nairobi, Ecobank a officialisé une alliance stratégique avec l'AGRA (Alliance for a Green Revolution in Africa).

Le partenariat vise à atténuer les risques liés au financement agricole, à travers des solutions de crédit destinées aux PME de onze pays africains, avec un ciblage prioritaire sur les femmes et les jeunes. En connectant le programme bancaire Ellevate d'Ecobank aux plateformes de l'AGRA (Value4HER et YEFFA), l'institution entend professionnaliser la filière pour la faire basculer d'une économie de subsistance vers un secteur d'investissement.

35,2 millions de dollars avec Proparco

Dans la même dynamique, le groupe a renforcé ses liens avec Proparco, filiale de l'Agence française de développement. Un premier programme de garantie de 35,2 millions de dollars, articulé autour des dispositifs ARIZ et EURIZ, a été lancé pour faciliter l'accès au crédit des micro et petites entreprises agricoles. À terme, cette collaboration ambitionne de mobiliser jusqu'à 300 millions de dollars, indique le groupe.

Diversification vers les corridors asiatiques

Si l'intégration continentale est affichée comme la priorité, Ecobank maintient son exposition internationale. La banque cible les opportunités offertes par l'intensification des corridors commerciaux sino-africains et indo-africains. Ce rapprochement avec les marchés asiatiques répond à un impératif stratégique : diversifier ses sources de refinancement à long terme tout en facilitant les transactions de ses clients à l'échelle mondiale.

« La croissance de l'Afrique nécessite une exécution à grande échelle. C'est du capital effectivement déployé dans l'économie réelle, qui finance l'alimentation, les moyens de subsistance et la création de valeur locale », a résumé Jeremy Awori, directeur général du groupe Ecobank.

 

Le Togo pourrait accueillir, dans les prochains mois, une Maison russe. L’ouverture de ce centre culturel, qui constituera une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre Lomé et Moscou, a été évoquée la semaine dernière lors du forum « L’Eurasie, un territoire de valeurs traditionnelles », organisé en Russie avec la participation du ministre togolais de la Culture et du Tourisme, Isaac Tchiakpé.

Selon les informations communiquées à l’occasion de cette rencontre, la future Maison russe au Togo vise à répondre à une demande croissante en matière d’apprentissage de la langue russe, d’accès aux opportunités de formation en Russie et de développement des échanges culturels entre les deux peuples.

« Le bon voisinage, c’est par exemple contribuer à établir, dans mon pays, la Maison russe, qui pourrait être un levier pour dynamiser la coopération avec la Russie en matière d’éducation artistique, de partage d’expériences et de savoir-faire dans les domaines de la musique, de la littérature, du cinéma, mais aussi de la conservation et de la transmission de la mémoire, notamment à travers la coopération muséale », a déclaré le ministre togolais de la Culture.

Du côté russe, l’initiative est présentée comme un projet à fort potentiel d’expansion. « Ce projet mérite une attention particulière, dans la mesure où nous espérons qu’il deviendra un projet pilote pour un réseau de Maisons russes à travers le monde », a indiqué Piotr Fradkov, membre du conseil d’administration d’ANO Eurasie.

Dans cette perspective, la future maison russe se veut un espace d’interaction culturelle et éducative. Elle devrait offrir aux Togolais, ainsi qu’aux ressortissants d’autres pays africains, un accès à la littérature et à la culture russes, tout en facilitant la participation à des programmes de formation, des stages éducatifs et des échanges de jeunes.

Cette annonce intervient dans un contexte de rapprochement entre le Togo et la Russie, marqué par une intensification des échanges diplomatiques et économiques. Elle s’inscrit également dans la stratégie de Moscou visant à renforcer sa présence et son influence sur le continent africain.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la commune de Doufelgou 2 s’est dotée, le samedi 30 mai 2026, de son Plan de développement communal (PDC). Les actions prévues dans ce document stratégique, qui seront mises en œuvre au cours des cinq prochaines années, nécessitent un financement global estimé à 1,13 milliard FCFA.

Le plan prévoit des interventions dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, l’environnement, l’éducation, la santé, l’hydraulique, l’assainissement, les infrastructures socioéconomiques et la gouvernance locale. Une attention particulière sera également portée aux mesures d’adaptation et de résilience face aux effets des changements climatiques, ainsi qu’à la promotion de pratiques durables de gestion du territoire.

Selon les autorités communales, « ce PDC n’est pas qu’un simple document administratif, mais représente un véritable contrat social entre les élus et les populations ». À ce titre, il est appelé à répondre aux principales aspirations des communautés locales en matière de développement.

Le document a été élaboré dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités nationales et régionales pour une gestion efficace des risques climatiques au Togo. Son élaboration a bénéficié, en partie, d’un financement de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Avec l’adoption de ce PDC, la commune de Doufelgou 2 rejoint plusieurs autres collectivités territoriales togolaises déjà dotées de cet outil de planification stratégique, qui définit les orientations et les priorités de développement à l’échelle locale.

Esaïe Edoh

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Le Togo a mobilisé, le vendredi 29 mai 2026, un montant de 27,5 milliards FCFA sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Cette levée de fonds est intervenue à l’issue d’une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT), coordonnée par UMOA-Titres, avec un objectif initial de 25 milliards FCFA.

Selon les résultats officiels consultés par Togo First, l’opération a enregistré des soumissions globales de 93,4 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 373,72 %. Le Trésor public togolais n’a toutefois retenu que 27,5 milliards FCFA, exclusivement à travers les OAT.

Dans le détail, 11,72 milliards FCFA ont été mobilisés sur les obligations de maturité 3 ans, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 6,15 %. Les OAT stipulées sur la maturité 5 ans ont, quant à elles, permis de lever 15,78 milliards FCFA. Elles seront rémunérées au taux annuel de 6,35 %.

Avec cette nouvelle opération sur le marché financier régional, le Togo porte à 143 milliards FCFA le volume total des ressources mobilisées depuis le début de l’année 2026. Ce montant représente environ 31 % de l’objectif annuel de financement fixé à 463,5 milliards FCFA, destiné à soutenir le budget de l’État, équilibré à 2 751 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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Le gouvernement togolais vient de lancer une opération de recensement des entités économiques relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS). L’opération, pilotée par le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, doit notamment permettre d’établir une cartographie des structures actives sur l’ensemble du territoire national.

Il s’agit concrètement de constituer une base de données destinée à améliorer la connaissance du secteur. Les coopératives, les mutuelles, les associations à vocation économique et les groupements communautaires sont invités à renseigner un formulaire mis à disposition en ligne.

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Selon le ministère de tutelle, les informations collectées serviront à mieux orienter les politiques publiques, à renforcer les dispositifs d’accompagnement existants et à identifier les besoins des acteurs. Le recensement doit également préparer de futures consultations entre les pouvoirs publics et les organisations du secteur sur les questions de structuration, de financement et de développement des activités.

Au Togo, l’économie sociale et solidaire intervient notamment dans l’agriculture, l’artisanat, la transformation agroalimentaire, les services et la finance inclusive. Le secteur contribue à la création de revenus et à l’insertion économique des populations, en particulier les femmes et les jeunes.

Au Togo, la commune Lacs 1 renforce l’encadrement des constructions commerciales légères sur son territoire. Les autorités municipales ont présenté cette semaine à Aného les nouveaux modèles de hangars et de boutiques qui seront désormais autorisés dans la commune.

Cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans la politique locale d’assainissement et d’amélioration du cadre urbain. Elle a réuni autorités traditionnelles, responsables religieux, leaders communautaires, comités de développement à la base et représentants d’associations.

Selon le maire, Alexis Aquereburu, les nouvelles infrastructures devront répondre à des exigences précises en matière d’esthétique, de sécurité et d’occupation de l’espace public. Les constructions concernées devront notamment adopter une couleur blanche uniforme afin de favoriser une meilleure harmonisation visuelle des espaces commerciaux.

Pour les autorités communales, cette réforme vise à accompagner la transformation urbaine d’Aného et des localités environnantes. Elle intervient dans un contexte où les communes cherchent à mieux organiser les activités économiques informelles et à améliorer la gestion des emprises publiques.

L’adoption de standards communs pour les hangars et boutiques devrait également faciliter le contrôle des installations commerciales et contribuer à l’amélioration de l’attractivité du territoire. Les responsables municipaux estiment que la qualité de l’environnement urbain constitue un facteur important pour le développement des activités économiques locales.

La commune prévoit par ailleurs de poursuivre les actions d’information auprès des populations afin d’assurer une application progressive des nouvelles dispositions. À terme, ceci devrait soutenir la construction d’un cadre urbain plus organisé et conforme aux orientations de développement définies par les autorités locales.

Au Togo, le ministère de l’éducation nationale a procédé, le vendredi 29 mai 2026 à Lomé, à la validation du schéma directeur des formations de courte durée (FCD). Le document se veut un cadre de référence pour l’organisation, le développement et la gouvernance des formations professionnelles de courte durée. Ceci, en vue de renforcer l’employabilité des jeunes et des groupes vulnérables sur le marché du travail, en cohérence avec les ambitions du Plan sectoriel de l’éducation 2020-2030.

Ce schéma directeur, élaboré dans le cadre du projet ProEmploi+ mis en œuvre avec l’appui de la coopération allemande (GIZ), devrait favoriser un accès rapide à des compétences professionnelles adaptées aux besoins du marché du travail. Il s’agit d’un outil destiné à organiser et harmoniser les formations professionnelles accélérées à l’endroit des jeunes et des adultes.

« Ce schéma directeur est un outil stratégique qui permettra de mieux organiser les formations de courte durée et de les aligner sur les besoins du marché de l’emploi », a indiqué Mama Omorou, ministre de l'Éducation nationale.

Le document ambitionne également d’adapter les formations aux besoins réels des entreprises et de contribuer à la réduction du chômage et du sous-emploi, à travers l’acquisition de compétences directement exploitables.

« Notre ambition est de faire de la formation professionnelle un véritable levier d’insertion et d’égalité des chances pour tous les jeunes du Togo », a ajouté le ministre.

La validation du schéma directeur intervient après une phase pilote au cours de laquelle 2307 bénéficiaires ont été formés, dont 1595 femmes et 318 personnes en situation de handicap. Lancées en 2022 avec l’appui de la GIZ, ces formations ont permis d’atteindre un taux d’insertion professionnelle de 100 % pour les premiers bénéficiaires, indique-ton.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le comité national chargé d’étudier et de résoudre les différends liés aux limites entre communes, cantons et préfectures a officiellement entamé ses travaux le jeudi 28 mai 2026 à Lomé. Une rencontre, prévue sur deux jours, se tient à cet effet sous l’égide du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières.

Cette première session doit notamment permettre au comité de valider une feuille de route opérationnelle destinée à structurer ses activités ainsi que son mode de fonctionnement. Mise en place en janvier dernier, cette équipe a pour mission d’examiner les contestations relatives aux délimitations administratives et de proposer au gouvernement des bases d’arbitrage techniques, objectives et durables.

« Les communes sont composées de cantons, mais les limites ne sont pas toujours matérialisées sur le terrain. Cela entraîne des conflits qu’il faut anticiper et résoudre », a expliqué Robert Baoubadi Bakaï, directeur de cabinet du ministère de tutelle et président du comité, à l’ouverture des travaux.

Pour l’exécutif, les enjeux sont multiples. Il s’agit d’abord de réduire les différends liés aux questions foncières, aux empiètements territoriaux ou encore au recouvrement des taxes locales, des tensions qui se sont accentuées depuis la mise en œuvre de la communalisation intégrale du pays.

Le gouvernement entend également intégrer les questions de cohésion sociale et de sécurité dans la gestion de ces conflits locaux, dans un contexte où les rivalités territoriales peuvent parfois alimenter des tensions communautaires.

« Nous devons pouvoir arbitrer sur des bases techniques solides. C’est tout le sens de la mise en place de cette commission », a déclaré le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté.

Les autorités espèrent qu’avec l’adoption de cette feuille de route, le comité pourra rapidement devenir pleinement opérationnel et contribuer à une meilleure gouvernance territoriale.

Esaïe Edoh

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