Au Togo, le gouvernement veut poursuivre les efforts en matière de réforme foncière en milieu rural, avec la création d’une cellule dédiée à la gestion du Projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole. La décision a été actée hier mercredi 1er avril 2026 en Conseil des ministres.
Cette nouvelle structure devrait ainsi assurer la continuité des actions engagées sous le Programme Seuil du Millennium Challenge Corporation, financé par les États-Unis, dont le financement a pris fin prématurément suite à un revirement lié à l’administration Trump.
« Le gouvernement a décidé d’assurer, en régie nationale, la pérennisation des acquis issus de ce projet », indique le Conseil des ministres.
2645 hectares cartographiés
Le dispositif s’appuie sur les résultats obtenus dans plusieurs zones pilotes, où des approches innovantes ont été expérimentées en matière de cartographie foncière, d’enregistrement des droits et de prévention des conflits.
À ce stade, 2645 hectares ont été cartographiés et plusieurs litiges anciens traités, indique-t-on.
La nouvelle cellule aura pour mission de consolider ces acquis et d’étendre progressivement les réformes à l’échelle nationale. Elle devrait, dans le même temps, capitaliser les outils et méthodologies développés afin de renforcer la gouvernance foncière.
Pour le pays, l’annonce intervient dans un contexte où l’accès sécurisé à la terre reste un enjeu central pour le développement agricole, une préoccupation constante et prégnante dans un pays où les conflits fonciers constituent d’ailleurs l’essentiel des litiges dans les tribunaux.
Clarifier le cadre foncier est, du reste, indispensable, non seulement pour améliorer la productivité, mais aussi pour attirer davantage d’investissements et limiter les conflits liés à l’usage des terres.
Selon l’exécutif, « ce dispositif contribuera à renforcer la sécurisation foncière en milieu rural, à améliorer l’accès des populations aux terres agricoles et à favoriser un climat propice à l’investissement dans le secteur agricole ».
L’espoir est d’atteindre une meilleure structuration du foncier rural, en lien avec les objectifs de transformation agricole et de développement économique du pays.
R.E.D
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L'AMRAT organise le 16 avril à Lomé son premier grand forum, réunissant banques, assureurs et régulateurs autour des risques émergents. Un rendez-vous qui tombe à pic, alors que le Conseil national du crédit vient de tirer la sonnette d'alarme sur la montée des créances en souffrance.
Le secteur financier togolais se dote d'un nouvel espace de réflexion. Le 16 avril prochain, banquiers, assureurs et experts en gestion des risques se retrouveront à Lomé pour les premiers Risk & Resilience Days, un rendez-vous inédit, porté par une association créée récemment.
L'AMRAT, l'Association pour le Management des Risques et des Assurances du Togo, n'existe officiellement que depuis décembre 2025. Pour son premier grand événement, elle réunit les principaux acteurs du secteur financier togolais.
La question au cœur des débats est celle que posent les institutions financières africaines depuis plusieurs années, sans toujours y apporter de réponse structurée : comment gérer des risques dont la nature et la vitesse d'apparition ont radicalement changé ? Risques climatiques, cybermenaces, instabilité géopolitique, transformation numérique accélérée : le catalogue des vulnérabilités s'est considérablement élargi, tandis que les outils de gestion peinent souvent à suivre. C'est précisément ce dont les participants viendront débattre le 16 avril.
La réponse que propose l'AMRAT est d'abord institutionnelle : créer un espace permanent de dialogue entre praticiens, décideurs et experts, sur le modèle d'associations sœurs déjà actives au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Maroc, au Sénégal ou à Madagascar. Le forum du 16 avril constitue, en ce sens, autant un acte fondateur pour l'association qu'une plateforme technique pour le secteur.
« Le Togo a besoin d'une culture du risque structurée, ancrée dans les pratiques des institutions, et non plus traitée au cas par cas », estime Khalid Yacoubou Boukari, président de l'AMRAT, certifié en management stratégique bancaire par HEC Paris et en gestion des risques par la BCEAO-COFEB.
Les chiffres lui donnent raison. Réuni le 23 mars dernier, le Conseil national du crédit vient de sonner l'alarme : taux de créances douteuses à 8,1 % dans les banques et à 9,3 % dans les institutions de microfinance, bien au-dessus de la norme de 3 %. Dans la microfinance spécifiquement, les crédits en souffrance ont bondi de 49,2 % en trois ans. Le ministre Barcola a exigé un renforcement immédiat de la gestion du risque et du recouvrement.

Selon ses organisateurs, l'événement bénéficie du soutien de l'APBEF, le groupement des banques togolaises, du Comité des Assureurs du Togo, de l'AGET et du Patronat. La Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI-Togo) en est le parrain officiel. Co-organisatrice, la société FinConnect Financial Solutions apporte son expertise en transformation digitale des institutions financières du continent.
L'AMRAT ne se pense pas comme une structure purement nationale. Elle est d'ores et déjà affiliée à la Fédération Africaine des Associations de Gestion des Risques et à l'IFRIMA, la fédération internationale du secteur.
Fiacre Kakpo
Au Togo, le Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA) lance un programme d’aménagement de 400 forages et périmètres maraîchers, destiné à renforcer la production agricole en milieu rural.
Dans ce cadre, des ateliers de formation sont organisés cette semaine, jusqu’au 3 avril 2026 dans plusieurs régions du pays, notamment Maritime, Kara, Plateaux, Centrale et Savanes. Ils visent notamment à former les conseillers techniques de l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT) à la gestion des infrastructures hydroagricoles.

Ces travaux doivent aider à structurer une gestion communautaire des ouvrages, en associant les producteurs locaux à chaque étape. Les agents formés auront pour mission d’identifier les acteurs, d’évaluer les capacités organisationnelles et de mettre en place des comités de gestion autour des sites maraîchers.
Ce dispositif intègre également des outils numériques, dont l’application Kobo Collect, utilisée pour la collecte et le traitement des données de terrain. Ces informations devraient orienter la mise en œuvre des prochaines phases du projet.

Selon les responsables, ce programme vise à améliorer la productivité agricole, en particulier en contre-saison. Il doit aussi contribuer à la création d’emplois et à l’augmentation des revenus en milieu rural.
Ainsi, pour Amenunya Kokou Elolo, chef division des aménagements et infrastructures à la direction du développement rural du ministère de l’Agriculture, représentant son directeur, l’aménagement des périmètres maraîchers initié dans le cadre du ProMIFA permettra aux producteurs d’augmenter significativement et durablement leur productivité agricole de contre-saison. Ceci, en vue de contribuer à la création d’emplois, à l’augmentation des revenus économiques en milieu rural, puis au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Notons du reste que la réalisation des 400 forages et des infrastructures associées s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation du secteur agricole. Elle entend réduire la dépendance aux aléas climatiques et renforcer la sécurité alimentaire.
Porté par le ministère de l’Agriculture et cofinancé avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), le ProMIFA est aujourd’hui, au Togo, l’un des instruments publics dédiés au financement et à la structuration des exploitations agricoles.
Ayi Renaud Dossavi
La propriété intellectuelle est au cœur d’une rencontre régionale ouverte le mardi 31 mars 2026 à Lomé. Portée par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’initiative a réuni des magistrats du Congo, de la Guinée et du Togo autour de la problématique croissante des contentieux liés à l’économie moderne et numérique.
Cette rencontre qui se tient jusqu’au 7 avril prochain, s’inscrit dans le cadre d’un programme de renforcement des capacités des acteurs de la justice en matière de propriété intellectuelle. Concrètement, elle vise à doter les participants d’une meilleure maîtrise des notions fondamentales, de la jurisprudence ainsi que des cadres juridiques internationaux, régionaux et nationaux, notamment l’Accord de Bangui.
Au cours de cette session, les magistrats sont appelés à mieux appréhender les défis émergents liés aux technologies numériques et à l’intelligence artificielle. L’objectif est de contribuer à la construction d’une expertise judiciaire solide sur le continent africain.
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— INPIT TOGO (@INPITTOGO) March 31, 2026
Propriété intellectuelle
Lomé accueille la seconde phase du programme de renforcement des capacités des formateurs des écoles de
magistrature des États membres de l’OAPI en matière de propriété intellectuelle.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue ce 31 mars. pic.twitter.com/qRaoWI9TSG
« Vos décisions auront un impact direct sur la protection des créateurs, la promotion de l’innovation et l’attractivité économique des États », a souligné le garde des Sceaux, ministre togolais de la Justice et des Droits humains, Pacôme Yawovi Adjourouvi.
Dans un contexte où la propriété intellectuelle s’impose comme un pilier du climat des affaires, les juridictions africaines restent confrontées à la complexité croissante des litiges dans ce domaine, indique-t-on. Malgré les avancées enregistrées, ces défis nécessitent une montée en compétences des acteurs judiciaires.
Pour le directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), Denis Loukou Bohoussou, la réponse passe par une justice spécialisée et performante. « Il s’agit de rassurer les investisseurs, de protéger les innovations et de renforcer la souveraineté économique des États », a-t-il indiqué.
À terme, l’initiative ambitionne de former des magistrats pleinement compétents, capables de traiter efficacement les litiges liés à la propriété intellectuelle dans un environnement en constante mutation. Ce programme cadre avec l’ambition des autorités togolaises qui depuis quelques années, multiplient des initiatives pour attirer des investisseurs dans le pays.
Esaïe Edoh
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Au Togo, depuis décembre 2024 où la digitalisation des demandes de certificat de nationalité a été opérationnalisée à mars 2026, un volume de 165 657 dossiers a été enregistré. Ce bilan a été présenté hier, mardi 31 mars 2026, à Lomé par le ministère de la Justice, dans le cadre de la modernisation des services publics.
Sur ce total, 127 791 dossiers, soit 77 % des demandes, ont déjà été traités, un niveau d’activité qui tend à marquer l’adoption progressive de la plateforme numérique par les usagers.
Le dispositif, via la plateforme Service-Public, permet en effet de déposer les demandes en ligne et de suivre leur évolution à distance, avec pour objectif de réduire les délais et limiter les déplacements.
Selon Kobauyah Tchamdja Kpatcha, directrice du Sceau, de la nationalité et de l'identité civile, « il s'agit d'améliorer la qualité du service rendu aux citoyens, de réduire les délais de traitement, éviter les attroupements dans les services administratifs, de permettre aux demandeurs de suivre par eux-mêmes l'évolution de leurs dossiers, pour renforcer l'efficacité du traitement des demandes. »
Des contraintes techniques et opérationnelles

En dépit de ces avancées, des défis persistent. Environ 17 311 dossiers dans le lot nécessitent ainsi des corrections, tandis que plusieurs milliers restent en attente de dépôt ou sans réponse. Ces retards sont en partie liés à des contraintes techniques, notamment la qualité de la connexion internet sur l’ensemble du territoire.
Le recours à des intermédiaires est également un facteur de blocage. Dans certains cas, les demandeurs ne reçoivent pas les notifications, ce qui ralentit le processus.
« La première difficulté, c’est la disponibilité de la connexion Internet », a indiqué Ben Boko, responsable informatique au ministère de la Justice, évoquant des efforts en cours pour améliorer le système.
À court terme, les autorités prévoient de renforcer la sensibilisation des usagers et de déployer de nouveaux outils, notamment un système d’archivage numérique, afin d’optimiser la gestion des données et la fluidité des procédures.
Ayi Renaud Dossavi
Obligations fiscales, contrôles, méfiance réciproque, des opérateurs économiques et des représentants institutionnels se retrouvent ce jeudi pour un dialogue sans filtre.
Entre chefs d'entreprise et administration fiscale, le dialogue existe rarement en dehors des bureaux de contrôle. C'est précisément ce hiatus que tente de combler une rencontre prévue ce jeudi 2 avril à Lomé, à l'hôtel Onomo, à partir de 19h, dans “un format délibérément sans langue de bois”, explique l’organisateur Edem Adékunlé d'Almeida, entrepreneur franco-togolais fondateur d'Africa Global Recycling (AGR).
La thématique : la relation entre l'entreprise et le fisc est-elle un partenariat, un amour forcé, ou une relation toxique ? Derrière la formule, une réalité que beaucoup d'opérateurs économiques togolais connaissent bien : incompréhension des procédures, sentiment d'arbitraire lors des contrôles, méfiance vis-à-vis d'une administration perçue comme opaque.

Pourtant, le Togo a engagé des réformes substantielles ces dernières années : numérisation des déclarations, introduction de la téléfiscalité, ajustements du Code général des impôts en faveur des PME, avec notamment des régimes d'incitation à l'investissement prévoyant des réductions d'impôt allant jusqu'à 40 % sur plusieurs années. Des avancées réelles, mais qui peinent encore à modifier en profondeur la perception des opérateurs économiques sur le terrain.
C'est ce décalage entre réforme institutionnelle et vécu entrepreneurial que la soirée entend explorer. Le cadre est celui de l'Afterwork d'Edem d'Almeida, rendez-vous économique désormais ancré dans le paysage loméen, connu pour mettre en présence des professionnels de haut niveau autour de sujets structurants pour le secteur privé togolais, dans une ambiance qui favorise la franchise plutôt que les postures.
Une occasion rare, pour ceux qui font tourner l'économie au quotidien, de dire ce qu'ils pensent vraiment et d'entendre ce que pense l'autre camp, entendent les organisateurs.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo s’apprête à étendre son Système automatisé de marquage (SAM) aux produits pétroliers, après son déploiement sur les produits de consommation et le gasoil. Les exigences techniques et fonctionnelles du dispositif ont été validées le mardi 31 mars 2026 à Lomé par les acteurs des différents secteurs concernés.
Cette validation intervient à l’issue d’une phase pilote ayant porté sur le gasoil industriel, un produit exonéré à 50 % des droits de douane et destiné exclusivement aux machines et engins mobiles non routiers. Le déploiement du marquage des produits pétroliers, attendu à l’horizon juillet 2026, vise notamment à mieux réguler un secteur confronté aux importations illégales, au frelatage et au détournement de produits subventionnés.
À terme, le dispositif devrait renforcer la transparence du marché, protéger l’économie formelle, garantir aux consommateurs un carburant de qualité et contribuer à la préservation de l’environnement face aux produits à forte teneur en soufre, indique le président de la Commission de marquage, Esso-Wavana Adoyi.
Au cours de la séance de validation, les autorités ont présenté le dispositif ainsi que les différentes exigences techniques et technologiques prévues. Selon Esso-Wavana Adoyi, la technologie déployée, les équipements et les laboratoires d’analyses accrédités constituent des éléments clés pour assurer un marquage fiable et sécurisé. « Les données de marquage doivent permettre de retracer la chaîne de distribution, de l’importation ou de la production jusqu’à la vente au détail », a-t-il précisé.
Le responsable souligne par ailleurs que les résultats de la phase pilote, limitée au gasoil industriel subventionné, ont permis une hausse des recettes fiscales de 8 %. Pour lui, le marquage des produits pétroliers constitue ainsi non seulement un outil technique, mais aussi un instrument de lutte contre la fraude et la contrebande, un levier de sécurisation des recettes de l’État et un mécanisme garantissant la conformité des produits aux standards communautaires et internationaux.
Pour rappel, le Togo a déployé le SAM depuis 2020 afin de sécuriser les produits de consommation et d’optimiser la collecte des taxes. Entre 2020 et 2025, ce mécanisme a généré environ 35,8 milliards FCFA de recettes pour l’administration fiscale, selon la Commission SAM.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la prochaine édition du Salon de l’Immobilier et de l’Énergie du Togo (Fest’Immo SolarDayz), se tiendra du 29 au 31 mai 2026, au Centre des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000) de Lomé. L’annonce a été faite ce mardi 31 mars 2026 par les organisateurs, pour qui l’événement sera de nouveau un cadre de rencontre entre les acteurs de l’immobilier, de l’énergie, les partenaires et le grand public.
Le salon, qui a, depuis l’an dernier, associé les énergies renouvelables à l’habitat, s’articulera à cette nouvelle édition, autour du thème « Repenser l’habitat au Togo », avec l’ambition de promouvoir des solutions adaptées aux défis du logement et de la transition énergétique dans le pays.

« Le thème que nous portons aujourd’hui, repenser l’habitat, n’est pas un slogan mais une nécessité », a indiqué Serge Adote, président de la Synergie des acteurs des énergies renouvelables, co-organisatrice de l’événement, qui a appelé à intégrer les solutions énergétiques dans les constructions.
Pendant trois jours, le salon proposera conférences, panels et expositions. Les discussions porteront sur le financement du logement, l’innovation dans la construction et l’accès à la propriété.
« Il s'agit notamment de promouvoir des logements accessibles et adaptés aux réalités socio-économiques des populations, d'encourager l'utilisation des matériaux locaux et durables, d'impliquer les enjeux climatiques dans notre politique de construction. », selon Chantal Boulenger, présidente du comité d'organisation du Salon.
Notons que cette édition intervient dans un contexte togolais de forte urbanisation et de demande croissante en logements. Les contraintes liées à l’accès au financement, à la qualité des infrastructures et à la durabilité des constructions restent présentes.
Pour les organisateurs, ces défis appellent à une réorientation des modèles. Le salon entend ainsi favoriser l’intégration des énergies renouvelables et des matériaux locaux dans les projets immobiliers, tout en renforçant la planification urbaine.
Une dynamique portée par les éditions précédentes
Selon les organisateurs, l’édition antérieure a enregistré plus de 16 000 visiteurs et 43 exposants, sur fond d’intérêt croissant pour les solutions liées à l’habitat durable. L’intégration du volet énergie, en partenariat avec la SAER, a ainsi élargi le périmètre du salon.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) sont appelés à améliorer la qualité de leurs offres de formation à travers un meilleur respect des normes de gestion académique. Dans cette optique, le lundi 30 mars 2026 à Lomé, un atelier d’échanges sur les bonnes pratiques en matière de gouvernance académique a été organisé à l’initiative du ministère de l’éducation nationale.
Pour les autorités éducatives, les EPES contribuent de manière significative à l’élargissement de l’offre de formation et à l’amélioration de l’accès à l’enseignement supérieur. Toutefois, ces établissements font face à des défis liés à la conformité aux normes académiques et administratives définies par le ministère de tutelle. Une situation qui peut affecter la qualité des enseignements dispensés, ainsi que la crédibilité et la reconnaissance des diplômes délivrés.
Un atelier de renforcement de capacités à l’attention des responsables des établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) s’est tenu ce lundi 30 mars 2026, au Centre International de Recherche et d’Etudes de Langues – Village du Bénin (CIREL-VB).https://t.co/8pA47VFu87 pic.twitter.com/HbWehYi4EU
— Ministère de l'Enseignement Supérieur (@MESR_Tg) March 30, 2026
La rencontre a permis de relever plusieurs dysfonctionnements observés dans les pratiques académiques des établissements concernés. Les participants ont également été sensibilisés aux bonnes pratiques dans les domaines de l’organisation des formations et de la gestion des parcours académiques. Par ailleurs, le processus d’harmonisation des curricula a été présenté, de même que l’état de sa mise en œuvre, avec pour objectif de formuler des recommandations visant à renforcer la gouvernance académique dans le secteur privé.
Pour le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, il est impératif pour les établissements privés de se conformer aux exigences en vigueur afin de garantir des formations de qualité. « La qualité de l’enseignement supérieur ne saurait être négociable. Elle constitue le socle sur lequel reposent la crédibilité de nos diplômes, l’employabilité de nos diplômés et, plus largement, le développement socio-économique de notre pays », a-t-il déclaré.
Les autorités togolaises rappellent que les établissements privés d’enseignement supérieur demeurent des partenaires essentiels de l’État dans la mise en œuvre de la politique nationale d’éducation et dans la réponse à la demande croissante d’accès à l’enseignement supérieur.
Esaïe Edoh
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Nommés en fin de semaine par décret présidentiel, Tèï Konzi et Peter Dossou Kponor ont officiellement pris fonction le lundi 30 mars 2026 au sein de l’Office togolais des recettes (OTR). Le premier occupe désormais le poste de Commissaire des douanes et droits indirects, tandis que le second est nommé Commissaire des impôts. Leur installation est intervenue à l’issue d’une cérémonie présidée par la Commissaire générale, Yawa Tségan.
Les deux responsables succèdent à Atta-Kakra Essien, qui cumulait jusque-là les deux fonctions. À l’occasion de leur prise de fonction, ils ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes engagées, dans une dynamique de consolidation des acquis et d’amélioration des performances de l’administration fiscale. Ils sont, en effet, attendus notamment sur la mobilisation des recettes, en ligne avec les objectifs fixés pour le financement du budget national.
Inspecteur des douanes de classe exceptionnelle, Tèï Konzi a dirigé plusieurs unités opérationnelles des douanes togolaises. Au plan régional, il a occupé les fonctions de Commissaire chargé du commerce, des douanes et de la libre circulation à la CEDEAO, basée à Abuja, au Nigeria. Avant sa nomination, il était ministre-conseiller à la Présidence du Conseil, en charge des affaires douanières.
De son côté, Peter Dossou Kponor, également Inspecteur des impôts de classe exceptionnelle, a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l’administration fiscale. Il a notamment été Directeur des opérations fiscales régionales, Directeur du contrôle fiscal, Directeur de la prévention et de la lutte contre la corruption, ainsi que Conseiller technique du Commissaire des impôts de l’OTR.
Esaïe Edoh
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