Le Togo et l’Oman se préparent à renforcer leur partenariat économique à travers des investissements à Lomé. Une mission d’investisseurs du sultanat d’Oman séjourne dans la capitale togolaise à cet effet, avec pour objectif d’explorer les opportunités d’investissement.
La délégation a été reçue, le lundi 23 mars 2026, par le ministre délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, Arthur Trimua. Les échanges ont porté sur plusieurs projets identifiés dans des secteurs jugés stratégiques, en vue de soutenir la dynamique de croissance de l’économie togolaise.
Concrètement, les pistes de collaboration s’articulent autour de plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’énergie, les ressources minières, les infrastructures, ainsi que le pétrole et le gaz. Ces secteurs figurent parmi les priorités définies par les autorités togolaises dans leur stratégie de développement.
À la suite de cette première rencontre, la délégation omanaise poursuivra sa mission au Togo avec des séances techniques et des échanges avec les institutions et ministères sectoriels concernés. L’objectif est d’examiner de manière approfondie les projets envisagés et d’identifier des perspectives concrètes de partenariat.
Notons que l’économie omanaise repose principalement sur les hydrocarbures, notamment le pétrole et le gaz, mais le pays s’oriente progressivement vers un modèle plus diversifié, porté par l’industrie, le commerce, le tourisme et les nouvelles technologies. Si la présence d’Oman en Afrique demeure encore limitée, un éventuel engagement au Togo pourrait marquer une étape dans le déploiement de ses investissements sur le continent, en particulier en Afrique de l’Ouest.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Université de Lomé (UL) lance un Master professionnel en ingénierie de la commande publique pour l’année académique 2026-2027, avec une spécialisation dédiée aux partenariats public-privé (PPP).
Accessible aux titulaires d’une licence en droit, économie, gestion ou finance, ce programme formera des profils capables de structurer, piloter et contrôler des projets publics, notamment dans le cadre de montages contractuels impliquant le secteur privé.
Dans le détail, le cursus proposé par la première université publique du pays s’articule autour de deux spécialités : marchés publics et PPP. Dans ce second volet, les étudiants seront formés à la gestion des contrats de partenariat, de la passation à l’exécution, en intégrant les dimensions juridiques, techniques et financières.
Au Togo, cette offre de formation intervient dans un contexte marqué par le recours croissant aux partenariats public-privé dans les projets d’infrastructures et de services publics. Le pays a ainsi multiplié ces dernières années les initiatives visant à attirer les investissements privés, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports et des équipements publics.
Pour l’UL, il s’agirait donc de répondre à la demande croissante de compétences spécialisées, dans un environnement où la structuration des projets publics devient un enjeu économique croissant.
Concrètement, les débouchés pour cette formation couvrent un large éventail de fonctions, dont juriste en PPP, auditeur, coordinateur de projet ou encore consultant en commande publique.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 3 avril 2026. Le processus de sélection comprend une présélection et un entretien individuel.
Consulter l’appel à candidature.
Ayi Renaud Dossavi
Des professionnels de la santé sont réunis à Lomé depuis lundi 23 mars 2026, pour actualiser le guide du prestataire sur les soins obstétricaux et néonataux d’urgence, un outil de référence destiné à améliorer la prise en charge des mères et des nouveau-nés.
Cette initiative, portée par la Société africaine de gynécologie et d’obstétrique (SAGO), a pour but d’adapter les pratiques médicales aux évolutions récentes, en intégrant les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le guide, élaboré une première fois en 2018, doit être révisé pour tenir compte de nouvelles approches cliniques, notamment dans la gestion des complications liées à l’accouchement.
« Ce guide, c’est une liste de conduites en urgence destinées aux soins pour la mère et le nouveau-né. L’objectif est de le mettre à jour selon les recommandations de l’OMS, en intégrant de nouvelles approches, notamment dans la prise en charge de l’hémorragie du post-partum », a expliqué le Professeur Khaled Neji, président de la SAGO.
Les travaux se concentrent sur l’harmonisation des protocoles et la diffusion de pratiques validées, incluant de nouveaux traitements et gestes médicaux. L’objectif est de renforcer les capacités des personnels de la santé et de réduire les risques liés aux urgences obstétricales.
« Il est important que le guide de 2018 soit mis à jour pour refléter des recommandations basées sur l’évidence, afin d’améliorer la qualité des soins et de sauver des vies de mères et de nouveau-nés », a indiqué Dr Léopold Ouédraogo, conseiller régional de l’OMS.
Les autorités togolaises ont réaffirmé leur engagement à renforcer les dispositifs de santé maternelle. La version actualisée du guide devrait être validée en avril 2026 à Abidjan, avant sa diffusion dans les pays membres de l’espace SAGO.
R.E.D
Le Togo accélère les préparatifs en vue du lancement du programme régional WACA+, appelé à prendre le relais du projet WACA ResIP dont la clôture est prévue fin décembre 2026. Une mission de la Banque mondiale, conduite du 17 au 19 mars 2026, a permis d’engager les discussions techniques sur la conception de cette nouvelle phase.
Les travaux ont porté sur la définition des orientations stratégiques, des activités prioritaires et des modalités de mise en œuvre.

Les autorités togolaises ont également engagé des consultations avec les partenaires techniques et financiers, dont l’Agence française de développement (AFD) et Invest International, afin d’assurer la cohérence du WACA+ avec les projets en cours dans l’économie bleue.
Le programme WACA+, en cours d’approbation au niveau de la Banque mondiale, concerne sept pays d’Afrique de l’Ouest et du littoral atlantique. Il doit notamment renforcer la lutte contre l’érosion côtière, les inondations et la dégradation des écosystèmes, des enjeux majeurs pour les économies côtières de la région.
Au Togo, le projet WACA ResIP qui arrivera à terme très prochainement a déjà permis la réalisation d’infrastructures de protection du littoral, notamment sur une partie du segment Lomé-Aného, ainsi que des actions de restauration des écosystèmes et de soutien aux communautés riveraines.
Ces interventions ont contribué à limiter les pertes économiques liées à l’érosion et à sécuriser certaines zones habitées.
Une feuille de route issue de la mission doit définir les priorités opérationnelles pour les prochaines années.
Ayi Renaud Dossavi
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L'inflation est souvent présentée comme un chiffre unique : 0,4% en glissement annuel au Togo en février 2026. Mais derrière ce chiffre moyen se cachent des réalités très différentes, selon que l'on vit en ville ou à la campagne, selon que l'on est pauvre ou issu de la classe moyenne. Car les prix ne baissent pas et ne montent pas de la même façon sur tous les postes de dépenses. Et tous les ménages ne dépensent pas leur argent de la même façon.
Ce que disent les chiffres de l'INSEED
En février 2026, deux grandes tendances se dégagent des données de l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED). D'un côté, les prix alimentaires ont baissé de 0,9% sur un an, portés par un recul spectaculaire des céréales de 17,8%. De l'autre, l'énergie (électricité, gaz et autres combustibles) a progressé de 13% sur la même période. Ces deux évolutions ne touchent pas les mêmes ménages avec la même intensité.
Les ménages ruraux pauvres : les grands gagnants de la baisse des céréales
Dans les zones rurales du Togo, l'alimentation représente une part beaucoup plus importante du budget des ménages que dans les villes. Pour les ménages les plus modestes, qu'ils soient ruraux ou urbains, la nourriture peut absorber plus de la moitié des dépenses quotidiennes. La chute de 17,8% du prix des céréales sur un an est donc pour eux une bouffée d'air réelle. Le maïs, aliment de base dans le nord du pays, s'achète à 143 FCFA/kg à Kara contre plus de 230 FCFA à Lomé. Moins dépendants du réseau électrique et du gaz butane, ces ménages subissent par ailleurs peu la hausse de l'énergie.
Résultat : pour un ménage rural vivant principalement de céréales locales et cuisinant au bois ou au charbon de bois — ce dernier n'ayant progressé que de 3,2% sur le mois —, l'inflation ressentie est probablement négative. Autrement dit, leur pouvoir d'achat réel a augmenté, même si leurs revenus monétaires sont restés stables.
Les ménages urbains modestes : coincés entre deux feux
La situation est beaucoup plus inconfortable pour les ménages pauvres des villes, et en particulier ceux de Lomé. Ils bénéficient eux aussi de la baisse des céréales, mais dans une moindre mesure : à Lomé, le maïs blanc coûte encore 231 FCFA/kg, soit 60% de plus que dans le nord. Surtout, ils sont bien plus exposés à la hausse de l'énergie. Connectés au réseau électrique de la CEET, ils subissent de plein fouet la progression de 13% des prix de l'électricité et des combustibles sur un an. Leur logement intègre des charges énergétiques croissantes.
Ces ménages sont également plus dépendants des restaurants et des vendeurs de rue pour leurs repas sachant que la division « Restaurants et services d'hébergement », qui pèse 16,5% du panier national, a progressé de 1% sur un an. Or ce poste est encore plus lourd dans le budget des travailleurs urbains à faibles revenus, qui n'ont pas les conditions pour cuisiner chez eux à chaque repas.
La classe moyenne urbaine : l'énergie, un poste de plus en plus lourd
Pour les ménages de la classe moyenne à Lomé comme les fonctionnaires, les employés du secteur privé, les petits entrepreneurs, la baisse des prix alimentaires apporte un soulagement partiel. Mais leur profil de consommation les rend particulièrement sensibles à la hausse de l'énergie. Climatiseurs, réfrigérateurs, congélateurs, téléviseurs, connexions internet : leur consommation électrique est structurellement plus élevée. Or l'électricité, le gaz et les combustibles ont pris 13% sur un an.
À cela s'ajoute le recul de 2,2% des prix de l'« Information et communication » sur un an, un soulagement pour cette catégorie, davantage équipée en smartphones et abonnements internet, mais qui ne compense pas la pression énergétique.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’Assemblée nationale a clôturé ce lundi 23 mars 2026, sa première session extraordinaire de l’année, marquée par l’adoption de quatre projets de loi touchant à la gouvernance économique, financière et environnementale.
Parmi les textes adoptés figure la révision de la loi-cadre sur l’environnement, qui doit actualiser les dispositifs de protection face aux enjeux climatiques et de gestion durable des ressources.
Les députés ont également validé le transfert des missions, du personnel et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME), dans une logique de rationalisation des instruments publics de soutien à l’entrepreneuriat.
Sur le plan financier, les deux autres textes adoptés portent, pour le premier, sur la réglementation de la microfinance, et pour le second, sur la répression du faux monnayage et des atteintes aux signes monétaires dans l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).
Pour rappel, ces textes avaient été adoptés dans un premier temps, en première lecture, puis validés par le Sénat, avant d'être ainsi définitivement adoptés par l’Assemblée nationale, conformément aux règles parlementaires de la Ve République.
Les députés se retrouveront début avril pour l’ouverture de la première session ordinaire. Plusieurs textes prioritaires sont d'ores et déjà attendus, notamment dans le domaine de l’éducation inclusive, identifié comme un axe d’intervention du gouvernement pour 2026.
R.E.D
Le Togo a bouclé, le vendredi 20 mars 2026, sa deuxième sortie de l’année sur le marché financier régional coordonné par UMOA-Titres. À travers une émission simultanée d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du Trésor (BAT), le Trésor public togolais a mobilisé 27,5 milliards FCFA, contre un objectif initial de 25 milliards FCFA.
À l’issue de l’opération, selon les résultats publiés et consultés par Togo First, le Trésor public a retenu 9,5 milliards FCFA sur des OAT d’une maturité de trois ans, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 6,15 %. Par ailleurs, 13 milliards FCFA ont été mobilisés via des OAT de maturité cinq ans, avec un taux d’intérêt annuel de 6,35 %. Sur les BAT émis sur une maturité de 364 jours, le Trésor a retenu 5 milliards FCFA.
Selon les données publiées, les soumissions globales ont atteint 134,5 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 538,30 %. Cette opération qui marque la deuxième intervention du Togo sur le marché financier régional au titre de l’année 2026, porte à 49,5 milliards FCFA le montant total mobilisé depuis le début de l’année.
Pour l’ensemble de l’exercice, le pays prévoit de lever 463,5 milliards FCFA sur ce marché, afin de contribuer au financement du budget de l’État, arrêté à 2751 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Le Togo et la Russie envisagent de créer de nouvelles opportunités d’affaires pour les entrepreneurs des deux pays et de dynamiser les flux économiques entre Moscou et Lomé. Le projet a été discuté la semaine dernière à Lomé entre José Syménouh, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), et Maksim Petrov, représentant commercial de la Fédération de Russie.
Dans cette perspective, trois secteurs prioritaires ont été identifiés pour de futurs partenariats : la sécurité alimentaire, l’industrie minière et le secteur énergétique. L’ambition affichée par les deux parties est d’aller au-delà des simples échanges de biens pour s’orienter vers la création d’unités industrielles mixtes, génératrices d’emplois et de valeur ajoutée locale.
Pour concrétiser ces objectifs, les deux parties prévoient de mettre en place un cadre permanent d’échanges entre les opérateurs économiques russes et togolais. Ce dispositif devrait permettre aux acteurs des deux pays d’identifier des partenaires fiables, de définir conjointement les modalités de développement de projets communs et de renforcer l’intégration économique bilatérale.
A cet effet, la CCI-Togo entend jouer un rôle central dans ce rapprochement stratégique entre les entrepreneurs des deux pays, en facilitant les contacts et en structurant le dialogue entre investisseurs russes et porteurs de projets locaux.
Cette initiative devrait par ailleurs renforcer les liens de coopération entre Lomé et Moscou, dans un contexte marqué par la volonté des deux pays, affichée en novembre 2025, d’ouvrir des ambassades. Cette évolution devrait permettre de mieux coordonner et d’intensifier les projets bilatéraux, notamment dans les secteurs liés au développement du capital humain.
Esaïe Edoh
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Au Togo, on enregistre une amélioration de l’accès à l’eau potable, avec un taux national passé de 60 % en 2020 à 72 % en 2025, selon les autorités en charge du secteur. En milieu rural, la desserte atteint désormais 77 %, sur fond d’extension des services de base sur le territoire.
Ces résultats, présentés par Séna Alipui, ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du Territoire chargé de l’Eau et de l’Assainissement, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, s’appuient sur des investissements dans les infrastructures d’alimentation en eau, le déploiement de postes d’eau autonomes alimentés par l’énergie solaire et la modernisation des systèmes de production et de distribution, notamment en zones urbaines et semi-urbaines.
Dans le cadre de la célébration, les autorités publiques ont également mis en avant les enjeux d’équité dans l’accès à cette ressource. Les inégalités persistent, en particulier pour les femmes et les jeunes filles, souvent responsables de la collecte de l’eau.
Pour soutenir les efforts engagés, le pays a opérationnalisé le Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau, destiné à sécuriser le financement des projets et à renforcer la résilience face aux effets du changement climatique.
En dépit de ces progrès, des contraintes subsistent, notamment le stress hydrique observé dans certaines régions.
R.E.D
Le Togo et la Colombie ont signé, en fin de semaine dernière, un nouveau mémorandum d’entente destiné à renforcer leur coopération bilatérale. Le document a été paraphé à Bogotá, en Colombie, par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Rosa Yolanda Villavicencio, en marge du Forum CELAC-Afrique (Communauté des États latino-américains et des Caraïbes).
J’ai signé ce jour un MOU… avec mon homologue Mme Rosa Yolanda Villavicencio Mapy @CancilleriaCol, Ministre des Affaires Extérieures la #Colombie. Le Togo et la Colombie vont de plus en plus renforcer leur coopération. @NoticiasCELAC @_AfricanUnion @CARICOMorg @PPT_CELAC… pic.twitter.com/mVBJdAxHSN
— Robert Dussey (@rdussey) March 20, 2026
Après un premier mémorandum, établissant un cadre de consultations politiques entre Lomé et Bogotá, ce nouvel accord vise à renforcer la coopération bilatérale, notamment dans le domaine de la formation diplomatique. Concrètement, il prévoit de développer la collaboration entre les académies diplomatiques des deux pays, à travers la mise en place de programmes de formation et d’échanges d’expertise, afin de consolider le dialogue institutionnel entre les deux régions.
Selon les autorités, cette collaboration devrait permettre de renforcer les capacités des personnels diplomatiques et de favoriser une meilleure compréhension des enjeux internationaux communs.
Pour les deux parties, « cette nouvelle signature confirme la volonté commune d’approfondir leurs relations et d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat ».
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