Trois ans après avoir suspendu son dividende pour préserver ses fonds propres, le groupe panafricain Ecobank propose un retour à la distribution d’un dividende de 40 millions de dollars à ses 640 000 actionnaires, en s'appuyant sur une base élargie de filiales africaines créatrices de valeur économique.
Ecobank a annoncé, mercredi 3 juin, que 25 de ses 34 filiales africaines génèrent désormais un rendement supérieur à leur coût des fonds propres, contre 15 il y a trois à quatre ans, selon son directeur financier, Ayo Adepoju.
L'information a été livrée à Lomé en marge de la 38ᵉ assemblée générale annuelle d'Ecobank Transnational Incorporated (ETI), la maison mère du groupe, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue des votes statutaires.
« Il y a trois ou quatre ans, environ 15 pays seulement généraient un rendement supérieur à leur coût des fonds propres. Aujourd'hui, environ 25 pays atteignent ce seuil », a déclaré M. Adepoju, en réponse à une question de l'Agence Ecofin sur la rentabilité des filiales du groupe. « À mesure que ces pays améliorent leur rendement, c'est bénéfique pour la banque, parce que cela nous protège contre l'impact du change », a-t-il ajouté.
Le coût des fonds propres correspond au rendement minimal exigé par les actionnaires en contrepartie du risque associé à leurs investissements dans un pays. Une filiale qui se situe en dessous de ce seuil peut afficher un bénéfice comptable tout en détruisant de la valeur économique pour le groupe.
Selon le rapport annuel 2025 d'Ecobank publié le 20 mai, ce seuil s'établit entre 16,47 % et 30 % de rendement annuel selon les marchés, reflétant les primes de risque propres à chaque pays.
Une rentabilité encore inégale selon les marchés
Neuf filiales restent en dessous du seuil de création de valeur économique ainsi défini. Le rapport ne les nomme pas, mais cite la nécessité de « redonner du dynamisme au Nigeria et aux filiales sous-dimensionnées ». Ecobank Nigeria a affiché une perte avant impôts de 31 millions de dollars en 2025, après la fin, par la Banque centrale du Nigeria (CBN), d'un régime de tolérance prudentielle sur certaines créances de son portefeuille de crédits au secteur pétrolier et gazier.
Le groupe a cédé en 2025 sa filiale du Mozambique à la banque malawite FDH Bank Plc, après plus d'une décennie de présence locale. Il a inscrit la rentabilité durable comme objectif officiel de sa stratégie « Growth, Transformation and Returns ».
Ecobank a par ailleurs annoncé le versement d'un dividende de 40 millions de dollars au titre de l'exercice 2025, son premier depuis 2022. Le groupe vise pour 2026 un coût du risque ramené entre 250 et 350 points de base, contre 500 points de base en 2025, selon son rapport annuel.
L'assemblée générale a également élu Cathia Lawson Hall, banquière d'affaires d'origine togolaise et ancienne responsable de la banque d'investissement Afrique chez Société Générale, comme nouvelle administratrice du groupe.
Ecobank, dont la maison mère est domiciliée à Lomé depuis sa création le 3 octobre 1985 sous l'égide de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), opère dans 34 pays africains et compte 30 millions de clients ainsi que plus de 640 000 actionnaires. Le groupe a publié pour 2025 un bénéfice avant impôts en hausse de 21 %, à 801 millions de dollars.
Fiacre E. Kakpo
Edité par M.F. Vahid Codjia
A Lomé, s’achève ce jeudi 4 juin 2026, le 8e Forum annuel des Agences nationales de volontariat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une rencontre consacrée à l’amélioration de la collecte et de la gestion des données sur le volontariat dans la région.
Réunis depuis mardi autour du thème « De la connaissance à l’action : des outils pratiques et des données fiables pour renforcer le rôle du volontariat dans l’espace CEDEAO », les représentants des États membres, des institutions régionales et des partenaires techniques travaillent à l’élaboration d’un document de référence destiné à harmoniser les mécanismes de suivi et de partage des informations.
Pour les acteurs, il s’agit notamment de disposer de données comparables entre les pays afin d’évaluer plus précisément la contribution du volontariat aux politiques de développement.
Selon la représentante résidente de la CEDEAO au Togo, Deweh Emil Gray, l’absence de systèmes harmonisés limite aujourd’hui l’évaluation de l’impact des initiatives déployées dans les différents États membres.
Outre ces objectifs, les travaux portent également sur le partage d’expériences entre agences nationales et sur l’identification de bonnes pratiques susceptibles d’améliorer la coordination régionale.
Pour la CEDEAO, à travers le Centre de développement de la jeunesse et des sports, il s’agit notamment de faire du volontariat un outil d’intégration régionale, de promotion de la paix et de développement durable.
Notons qu’au Togo, pays hôte, plus de 80 000 volontaires ont été mobilisés depuis 2011. Les autorités préparent d’ailleurs un nouveau programme visant à engager près de 140 000 jeunes d’ici 2028.
R.E.D.
Le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC) a lancé, le 1er juin à Akata, dans la préfecture de Kpélé, la campagne nationale 2026 de distribution de matériel végétal destiné aux producteurs du café et du cacao.
Au total, 398 240 plants ont été remis aux organisations professionnelles et aux producteurs indépendants, dont 177 200 plants de cacao, 106 540 plants de café et 114 500 plants agroforestiers.
L’opération s’inscrit dans le cadre du Plan de développement café-cacao (PDCC), mis en œuvre pour moderniser les plantations, améliorer la productivité et renforcer la résilience des producteurs face aux effets du changement climatique. Les plants distribués doivent également soutenir l’approche « zéro déforestation » adoptée par les autorités et les acteurs de la filière.
Selon le CCFCC, près de 940 000 plants ont été distribués depuis 2021, permettant le renouvellement d’environ 705 hectares de plantations. Cette démarche intervient alors que le gouvernement cherche à redynamiser ces deux filières historiques de l’économie agricole togolaise.
Les efforts engagés ces dernières années commencent à se refléter dans les performances commerciales. Au cours de la campagne 2024-2025, les exportations ont atteint 4400 tonnes de café et 24 000 tonnes de cacao, contre respectivement 2618 tonnes et 11 182 tonnes lors de la campagne précédente. Cette progression est portée par la mise en œuvre des plans de développement sectoriels adoptés en 2024.
Au Togo, les filières café et cacao contribuent à environ 1,2 % du PIB national, selon les dernières données disponibles, et font vivre quelque 32 000 producteurs.
À noter que plusieurs initiatives récentes visent à renforcer la compétitivité du secteur, notamment l’ouverture de centres dédiés au cacao d’excellence respectivement à Kessibo-Abrewankor (Préfecture de Wawa) et à Mpoti (Commune Blitta 3), le lancement à Lomé d’une Maison du Café ainsi que différents programmes d’appui à la production et à la transformation.
R.E.D
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Les pays d’Afrique de l’Ouest veulent accélérer les investissements dans la filière riz afin de renforcer leur sécurité alimentaire et de réduire leur dépendance aux marchés internationaux. Réunis à Accra les mardi 2 et mercredi 3 juin dans le cadre de la Table ronde sur l’investissement dans le riz en Afrique de l’Ouest, les représentants de quinze pays, aux côtés de la CEDEAO, du Groupe de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD), ont appelé à une mobilisation accrue de capitaux publics et privés.
Les discussions ont porté sur plusieurs maillons de la chaîne de valeur, notamment l’irrigation, les semences, la mécanisation, la transformation, le stockage et la commercialisation.
Les participants ont à cet égard soutenu la mise en place d’un Pacte régional d’investissement destiné à coordonner les initiatives nationales et à attirer davantage de financements.
« La chaîne de valeur du riz offre d’importantes opportunités dans les domaines de l’irrigation, la mécanisation, la transformation, la logistique, l’agriculture numérique et l’entrepreneuriat agricole. Tirer parti de ce potentiel est essentiel pour transformer la croissance démographique de l’Afrique en dividende économique. », a indiqué Richard Ofori-Mante, Directeur, Financement agricole et développement rural, Banque africaine de développement (BAD), dans le cadre des échanges.
Pour le Togo, cet agenda régional vient répondre à une stratégie engagée depuis plusieurs années. La stratégie nationale de développement de la riziculture vise notamment à renforcer la production locale afin de réduire les importations, historiquement coûteuses pour le pays. Les autorités considèrent le riz comme une filière prioritaire pour la sécurité alimentaire et l’amélioration de la balance commerciale.
Plusieurs programmes publics ont déjà soutenu le secteur à travers l’aménagement de bas-fonds, la distribution d’intrants, l’acquisition d’équipements de transformation et l’appui aux coopératives. Ces interventions ont notamment été portées par les projets PASA, PADAT, PPAAO et, plus récemment, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP).
Selon le ministère de l’Agriculture, le FSRP, appuyé par la Banque mondiale, a permis en 2025 de distribuer plus de 342 tonnes de semences certifiées et plus de 2500 tonnes d’engrais à plus de 34000 riziculteurs. Les premiers résultats font état d’une hausse des rendements et des revenus agricoles.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’Agence Éducation-Développement (AED) et l’Union européenne ont conclu, le mardi 2 juin 2026 à Elavagnon (région des Plateaux), un accord portant sur la mise en place d’un fonds revolving d’un million d’euros, soit environ 655 millions FCFA. Ce mécanisme est destiné à financer l’installation des jeunes diplômés de l’Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD)-Aquaculture.
Déployé sur une période de cinq ans, ce fonds vise à lever l’un des principaux obstacles au développement de l’entrepreneuriat aquacole dans le pays, notamment l’accès au financement. Dans la pratique, un premier groupe de diplômés sera financé pour développer leurs exploitations aquacoles. Les bénéficiaires remboursent après les fonds reçus, puis ces ressources sont réinvesties pour soutenir de nouveaux diplômés. Ainsi, les 655 millions FCFA peuvent continuer à bénéficier à plusieurs générations de diplômés sur les cinq années du projet.
Concrètement, l’initiative entend faciliter l’accès aux ressources financières dans le secteur aquacole et accompagner les jeunes diplômés dans la création et le développement d’entreprises rentables et durables. Le dispositif s’adresse aussi bien aux anciens diplômés de l’IFAD-Aquaculture n’ayant pas encore bénéficié d’un financement pour leur installation qu’aux futurs diplômés de l’établissement.
« Sans ressources financières adaptées, des projets prometteurs risquent de rester à l’état d’idées, privant ainsi le pays de talents, d’emplois et de richesses dont il a pourtant besoin. C’est pour répondre à ce défi que l’Union européenne a décidé de soutenir la mise en place de ce fonds revolving », explique Gwilym Jones, Ambassadeur de l’UE au Togo.
En complément du soutien financier, les bénéficiaires profiteront d’un accompagnement complet comprenant des formations en gestion financière et en structuration d’entreprise, ainsi qu’un suivi technique et entrepreneurial destiné à renforcer la viabilité et la pérennité de leurs activités.
À terme, le projet ambitionne de mettre en place un mécanisme durable de financement de l’entrepreneuriat aquacole au Togo. Selon les parties prenantes, il devrait permettre la création d’au moins 50 nouvelles entreprises, la génération de plus de 100 emplois durables et une production annuelle supplémentaire de plus de 500 tonnes de poisson par les jeunes entrepreneurs accompagnés.
Esaïe Edoh
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À Lomé, l'Office togolais des recettes (OTR) doit collecter 1338,9 milliards de francs CFA en 2026, en hausse de 10,8 % par rapport aux prévisions initiales de 2025. Un objectif sans précédent, qui se heurte à un obstacle actuellement difficile à chiffrer mais bien réel. C’est la relation parfois tendue entre l'administration fiscale et les contribuables.
Vendredi 5 juin, un dîner-débat, l'Afterwork d'Edem d'Almeida, rendez-vous économique loméen organisé en partenariat avec l'OTR à l'hôtel Onomo, posera ouvertement la question : « L'impôt, devoir citoyen, contribution volontaire ou désillusion collective ? » Une précédente rencontre du même format, en avril 2026, avait été marquée par l'absence de tout chef d'entreprise sur le panel, signe d'un climat tendu avec l'administration fiscale.

Les chiffres expliquent l'urgence du dialogue. La pression fiscale togolaise est estimée à 13,1 % du produit intérieur brut en 2025, nettement en deçà de la norme communautaire de 20 % fixée par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Pour 2026, les recettes fiscales doivent représenter plus de 82 % des recettes budgétaires de l'État, ne laissant aucune marge à un déficit de civisme fiscal.
C'est dans ce contexte que Yawa Djigbodi Tségan, ancienne présidente de l'Assemblée nationale et inspectrice des impôts formée à Clermont-Ferrand, a pris la tête de l'OTR en octobre 2025, succédant à Philippe Kokou Tchodié. Dès décembre, elle a engagé un dialogue formel avec le secteur privé. Le ministre des Finances Georges Barcola, le Conseil national du patronat et l'Association des grandes entreprises ont posé les bases d'un partenariat plus constructif avec l'administration fiscale.
Pour les observateurs régionaux, la question togolaise est celle de toute l'UEMOA : sans adhésion citoyenne, l'élargissement de l'assiette fiscale ne tient pas dans la durée. La taxe sur les entreprises de télécommunications introduite en 2025, le renforcement des contrôles, l'intégration de nouveaux contribuables ont déjà permis à l'OTR de progresser. Mais la « performance technique » bute désormais sur la perception : à quoi sert l'impôt payé, et que voient concrètement les Togolais en retour ?
« Le consentement à l'impôt est la matière première du financement public. Quand il s'effrite, aucune réforme administrative ne le compense », rappelle Edem d’Almeida.
Le dossier reste ouvert : les prochaines échéances budgétaires, à commencer par le cadrage 2027-2029 en cours d'élaboration, diront si la trajectoire ascendante des recettes peut se poursuivre sans rupture avec les contribuables.
Fiacre E. KAKPO
L'assemblée générale d'Ecobank Transnational Incorporated (ETI) tenue le mercredi 3 juin 2026 au Pan African Centre de Lomé a élu Cathia Lawson-Hall comme nouvelle administratrice du groupe bancaire panafricain. Son mandat de trois ans court jusqu'à l'assemblée générale qui approuvera les comptes de l'exercice 2028.
Diplômée d'une maîtrise et d'un DEA en finance de l'Université Paris-Dauphine, Cathia Lawson Hall a rejoint Société Générale en 1999 comme analyste crédit dans les secteurs télécommunications et médias. Après un passage dans les marchés de capitaux de dettes, elle prend en mars 2015 la tête de la couverture et de la banque d'investissement Afrique chez Société Générale Corporate & Investment Banking. Elle pilote pendant huit ans la relation du groupe français avec les souverains, les institutions financières et les grands corporates du continent, avant de quitter Société Générale en 2023 pour fonder CAT, une société de conseil stratégique en gouvernance et opérations financières.
Sa nomination chez Ecobank vient s'ajouter à un portefeuille de mandats internationaux de premier plan. Première femme africaine élue au Conseil de surveillance de Vivendi en 2015, elle en a présidé le Comité d'audit pendant onze ans avant de quitter ce mandat en avril 2026. Elle siège actuellement aux conseils d'Universal Music Group, d'Endeavour Mining, premier producteur d'or d'Afrique de l'Ouest, et d'Eurazeo. Elle a également été administratrice indépendante de l'Agence française de développement (AFD) entre 2020 et 2024.
Son ancrage UEMOA constitue probablement l'argument décisif pour Ecobank, comme l’a souligné Papa Madiaw NDiaye, le président du conseil d’administration. Elle a siégé aux conseils de Société Générale Côte d'Ivoire et de Société Générale Bénin. Cette expérience directe du marché bancaire ouest-africain devrait représenter un atout pour un groupe dont la zone UEMOA a généré 30 % du revenu net bancaire et 48 % du bénéfice avant impôts en 2025, tout en affichant un retour sur fonds propres régional de 26,8 %..
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’Agence de développement des très petites et moyennes entreprises (ADTPME) a lancé un nouvel appel à manifestation d’intérêt à l’adresse des acteurs de l’agro-industrie. Initiée dans le cadre du Projet d’accompagnement des jeunes hommes et femmes entrepreneurs dans les chaînes de valeur créatrices d’emplois (PAJEC), cette initiative vise à sélectionner et accompagner 50 TPME.
Sont éligibles les entreprises capables de contribuer à la structuration des chaînes de valeur, à l’approvisionnement en matières premières, à la transformation ainsi qu’à la commercialisation des produits agricoles. Les filières concernées sont notamment le manioc, le maïs, le soja, le fonio, le sésame, le karité, le riz, l’ananas, la noix de cajou, l’amarante, les plantes médicinales, les petits ruminants (chèvres et moutons), la volaille (coqs, coquelets, poules, pintades et œufs), ainsi que l’aquaculture (tilapia et clarias) et les produits de la ruche, dont le miel.
Les entreprises candidates devront répondre à plusieurs critères. Elles devront notamment justifier d’une activité formelle, disposer d’une expérience minimale de deux à trois ans selon leur profil et démontrer une capacité avérée d’approvisionnement. Les TPME devront également faire preuve d’une certaine solidité financière et justifier de débouchés commerciaux existants.
Les 50 entreprises retenues bénéficieront d’un accompagnement technique et financier comprenant la mise à niveau des outils de production, l’accès au financement ainsi que l’appui à la conquête de nouveaux marchés. Leur intégration au programme se fera progressivement, en fonction des filières et des régions concernées.
Selon l’avis relayé par le ministère du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, les dossiers de candidature sont reçus jusqu’au 17 juin 2026.
Esaïe Edoh
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La 7e édition de la Foire Made in Togo se tiendra du 3 au 12 juillet 2026 à Lomé, a annoncé le Centre togolais des expositions et foires (CETEF Togo 2000). Cette nouvelle édition sera consacrée à la transformation locale et à la valorisation des productions togolaises.
Placée sous le thème « Transformation locale : un levier pour le développement de l’économie togolaise », cette rencontre économique mettra à l’honneur les producteurs, transformateurs, artisans, entrepreneurs et consommateurs engagés dans la promotion des produits locaux. Pendant dix jours, les visiteurs du CETEF auront à découvrir une large gamme de produits et services à travers des expositions, des conférences thématiques, des panels d’experts, des rencontres B2B ainsi que diverses animations culturelles et artistiques.
Organisée dans le sillage des efforts des autorités togolaises en faveur de la consommation locale, cette initiative offrira aux exposants l’opportunité d’accroître leur visibilité, de promouvoir leurs produits, d’élargir leur réseau professionnel et de conquérir de nouveaux marchés.
Au-delà de sa dimension commerciale, la Foire Made in Togo se veut également une plateforme d’échanges entre producteurs, acheteurs et partenaires institutionnels. Elle favorise ainsi le développement de synergies commerciales et la création d’opportunités d’affaires, tout en servant de vitrine à un tissu économique national en pleine diversification et en voie de formalisation.
Esaïe Edoh
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Le nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni, qui a entamé une tournée ouest-africaine le lundi 1er juin 2026, est également attendu à Lomé ce mercredi dans le cadre de sa tournée régionale. Dans la capitale togolaise, le chef de l’État béninois effectuera une visite de courte durée, à l’instar des autres étapes prévues dans la sous-région, rapportent plusieurs médias.
Au cours de son séjour, il devrait s’entretenir avec les autorités togolaises sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment les relations bilatérales et les échanges économiques. Les deux pays voisins entretiennent en effet des liens historiques dans divers domaines, aussi bien dans le cadre de coopérations institutionnelles que d’échanges informels.

Cette visite marquera la première venue officielle d’un président béninois au Togo depuis plusieurs années. La dernière remonte à octobre 2017, lorsque Patrice Talon s’était rendu à Lomé pour rencontrer son homologue togolais, Faure Gnassingbé.
Plus largement, cette tournée régionale traduit la volonté des nouvelles autorités béninoises d’inscrire leur action dans une dynamique de concertation et de coopération renforcée avec les pays voisins, dans un contexte sous-régional marqué par de nombreux défis sécuritaires, économiques et politiques.
Selon les informations officielles, Romuald Wadagni a engagé une tournée diplomatique qui le conduira dans plusieurs capitales ouest-africaines. Le président béninois est notamment attendu à Accra et Abidjan pour des entretiens avec ses homologues ghanéen et ivoirien après ceux nigérien et burkinabè.
Esaïe Edoh
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