Au Togo, le ministre délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, Arthur Lilas Trimua, a engagé le samedi 14 mars 2026 une série de consultations avec les principales organisations du secteur privé togolais. Il a reçu successivement des délégations du Conseil national du patronat du Togo (CNP-Togo), de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET) et du Groupement des industries du Togo.
Ces rencontres constituent ses premiers échanges institutionnels avec le patronat depuis sa prise de fonction, dans le cadre d’une série de consultations avec les principales organisations du secteur privé, en vue de renforcer le rôle des entreprises dans la croissance économique.
Les discussions ont porté sur les contraintes structurelles qui pèsent sur l’activité économique. Les représentants du secteur privé ont évoqué l’accès au financement, la dette intérieure et les coûts de l’énergie, qui affectent la productivité des entreprises.

Dans le pays, les grandes entreprises, qui contribuent à près de 20% des recettes fiscales et génèrent plus de 13 000 emplois directs, ont insisté sur la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires. Elles ont plaidé notamment pour une fiscalité adaptée, des infrastructures plus performantes et des procédures administratives simplifiées.
Les industriels ont, pour leur part, mis en avant l’importance de renforcer le tissu productif national et de développer des chaînes de valeur locales pour soutenir l’industrialisation.
Le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir un dialogue régulier avec les acteurs économiques afin de renforcer l’attractivité du Togo et de soutenir la croissance.
R.E.D
Au Togo, l’exécutif a pris de nouvelles mesures visant à renforcer l’encadrement de la commercialisation de la noix de cajou. La décision, adoptée fin décembre 2025 via un arrêté interministériel conjoint du ministre de l’Économie, Badanam Patoki, et du ministre de l’Agriculture, Antoine Gbegbeni, a été rendue publique cette semaine.
Les nouvelles dispositions, qui modifient certaines règles en vigueur depuis 2008, imposent désormais à tout acheteur agréé ainsi qu’aux sociétés coopératives de producteurs de livrer aux unités de transformation locales au moins un tiers du volume de noix de cajou collecté ou acheté, avant toute cession aux exportateurs. La livraison de ce quota devra être justifiée par un quitus ou un bordereau délivré par les unités de transformation.
Retrouvez ci-dessous l’arrêté interministériel n° 0029 MEVS/MCCQ/MAPRASA modifiant et complétant les dispositions de l'arrêté interministériel n°007/MCPSP/MAEH/Cab/SG du 28 février 2008 portant réglementation de la commercialisation de la noix de cajou au Togo.
— Gouvernement Togolais/Togolese Government (@GouvTg) March 16, 2026
?? pic.twitter.com/71p0KydtAh
Cette nouvelle démarche vise à promouvoir davantage la transformation locale de la noix de cajou, indiquent les autorités. Ainsi, en cas de non-respect de cette obligation, l’opérateur concerné s’expose à une exclusion de toute opération de vente aux exportateurs pendant la campagne en cours.
La réglementation rappelle également que l’achat et l’exportation des noix de cajou restent subordonnés à la délivrance d’un agrément par le Comité de coordination de la filière anacarde. Ainsi, toute cargaison destinée à l’exportation sans les documents requis peut être saisie, les charges y afférentes étant supportées par l’exportateur.
La nouvelle disposition vient s’ajouter à la taxe à l’exportation introduite sur les noix de cajou et d’autres produits depuis le 1er janvier 2026, pour booster et encourager la transformation locale.
Lire aussi:
Soja, cajou et karité : au Togo, une taxe à l’exportation pour encourager la transformation locale
Au Togo, la 5ᵉ édition du Festival La Marmite (FESMA) se tiendra du 12 au 16 août 2026 à Lomé. Cette année, l’événement culturel, dédié à la promotion de l’art culinaire africain et togolais, sera placé sous le thème : « Promouvoir l’intégration et le vivre-ensemble à travers l’alimentation et la cuisine ».
Devenu au fil des éditions un rendez-vous culinaire africain de référence, le festival mobilisera pendant cinq jours, des chefs cuisiniers, producteurs, transformateurs, entrepreneurs et passionnés de gastronomie. L’objectif est de célébrer et de promouvoir l’ensemble de la chaîne de valeur alimentaire, depuis la production agricole jusqu’à la transformation et la consommation locale.
Pour cette cinquième édition, les organisateurs annoncent plusieurs innovations, dont le « Village des saveurs ». Cet espace permettra aux passionnés de la gastronomie de découvrir les spécialités culinaires des différentes régions du Togo ainsi que celles des pays invités.
L’événement sera également marqué par des « Rencontres de prestige », au cours desquelles des chefs de renom partageront leurs savoir-faire et les secrets de l’art culinaire de leurs pays respectifs.
Pour le commissaire général du FESMA, Jean-Paul Agboh Ahouélété, le festival dépasse le simple cadre d’une foire gastronomique. « Le FESMA n’est pas qu’une foire, c’est une fête de l’identité africaine », souligne-t-il. Selon lui, chaque plat raconte une histoire et chaque saveur traduit une identité. « Le FESMA sera le lieu où ces histoires se rencontrent pour renforcer l’intégration, la coopération et la prospérité partagée dans l’espace UEMOA », a-t-il ajouté.
Pour cette édition 2026, les organisateurs tablent sur la participation de 50.000 visiteurs venus du Togo et de la sous-région. Au total, 200 exposants, composés de chefs, restaurateurs, producteurs, transformateurs, distributeurs et industriels sont attendus, aux côtés d’une cinquantaine d’institutions et d’organisations (ministères, bailleurs, organisations internationales et investisseurs).
Esaïe Edoh
Lire aussi:
L’Université de Lomé (UL) et l’Université des Sciences et Techniques de la Santé (USTS) du Gabon sont désormais liées par un accord de coopération académique. Les deux institutions ont conclu, la semaine dernière à Lomé, une convention de collaboration portant sur la recherche scientifique et les activités pédagogiques.
La convention-cadre a été signée par Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, et Jérôme Miloundja, recteur de l’Université des Sciences et Techniques de la Santé du Gabon. Elle prévoit notamment la coordination d’activités pédagogiques et de recherche, l’élaboration et la mise en œuvre de projets scientifiques communs, ainsi que l’échange d’informations et de publications scientifiques entre les deux universités.
Les deux établissements veulent en outre participer conjointement à des projets internationaux et mener des démarches communes pour la recherche de financements. Une collaboration qui devrait, selon les deux parties, « augmenter les chances de succès dans les appels d’offres compétitifs ».
L’accord prévoit en outre la mobilité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des étudiants, afin de favoriser le brassage académique et l’enrichissement des compétences. Les deux institutions envisagent par ailleurs de travailler à l’harmonisation et à la reconnaissance des curricula de formation, dans le but de faciliter la circulation des diplômés et la comparabilité des parcours au sein de l’espace universitaire africain.
« Cette convention-cadre avec l’USTS marque une étape importante dans notre stratégie de coopération interafricaine. Elle illustre notre volonté commune de construire des ponts durables entre nos institutions pour relever ensemble les défis de la formation et de la recherche en santé sur le continent », a souligné Kossivi Hounaké.
De son côté, Jérôme Miloundja estime que « cette convention permettra de mutualiser nos forces pour former les cadres de santé dont l’Afrique a besoin et produire une recherche scientifique de qualité, adaptée aux réalités du continent ».
Ce nouveau partenariat vient s’ajouter à plusieurs autres accords conclus par l’Université de Lomé avec des institutions étrangères, dans le cadre de sa politique de renforcement de la coopération universitaire.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Enseignement supérieur : le Luxembourg se positionne pour financer des projets au Togo
Les communes de Tchamba 2 et Tchamba 3 ont formalisé leur engagement dans le cadre de l’initiative africaine AFR100, qui vise la restauration de 100 millions d’hectares de paysages dégradés sur le continent, d’ici à 2030.
La décision a été actée lors d’ateliers de validation organisés la semaine dernière dans la préfecture de Tchamba.
Les travaux ont porté sur l’évaluation des opportunités de restauration des paysages forestiers dans les deux collectivités. Les participants ont analysé les données techniques disponibles et identifié des activités prioritaires devant alimenter un plan de restauration attendu en 2026. Les discussions ont également tourné autour des mécanismes de mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des projets.
L’initiative est appuyée notamment par la coopération allemande, à travers la GIZ, dans le cadre du programme Forests4Future consacré à la restauration des paysages forestiers et à la gouvernance du secteur. Le programme bénéficie d’un cofinancement du Royaume de Luxembourg.
Dans ce cadre, Tchamba 2 prévoit la restauration de 30 000 hectares de paysages forestiers, tandis que Tchamba 3 cible 16 000 hectares.
Les autorités administratives et locales ont appelé à une mobilisation des acteurs territoriaux pour la mise en œuvre des engagements pris. L’objectif est d’intégrer les actions de restauration dans les plans de développement locaux et de renforcer la résilience des écosystèmes face aux effets du changement climatique.
Rappelons qu’au niveau national, le Togo s’est engagé, dans le cadre de l’initiative AFR100, à restaurer 1,4 million d’hectares de paysages forestiers à l’horizon2030.
R.E.D
Une nouvelle promotion de professionnels du secteur judiciaire vient de rejoindre le système judiciaire togolais. Au total, 67 élèves du Centre de formation des professions de justice (CFPJ) ont reçu leurs diplômes le vendredi 13 mars à Lomé lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi.
« Retenez que la loi exige de vous le travail bien fait, l’impartialité et l’intégrité ; en somme, de l’ardeur mais aussi une haute conscience professionnelle », a déclaré le ministre dans le cadre de la cérémonie.
La promotion 2023 à 2025 comprend 28 auditeurs de justice et 39 greffiers et secrétaires de parquet. Parmi les auditeurs de justice figurent cinq officiers des forces de défense et de sécurité ; le groupe des greffiers et secrétaires de parquet compte également trois adjudants de la police nationale.
Pour rappel, ces diplômés ont été recrutés à l’issue des concours interne et externe organisés en 2022. Les auditeurs de justice ont suivi un cycle de formation de 24 mois, tandis que les greffiers et secrétaires de parquet ont bénéficié d’un cursus de 18 mois. La formation a combiné enseignements théoriques et immersion professionnelle au sein des juridictions, cabinets d’avocats, études notariales et études d’huissiers.

Selon la direction du CFPJ, l’objectif est de doter le système judiciaire de profils formés aux exigences éthiques et techniques de la profession. Les prochaines promotions devraient intégrer de nouveaux modules portant notamment sur la cybercriminalité, le blanchiment de capitaux et les contentieux liés à la propriété intellectuelle.
Lors de la cérémonie, la promotion des auditeurs de justice a été baptisée « promotion Atsou Koffi Amégan », en hommage à l’ancien président de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle. Celle des greffiers et secrétaires de parquet porte le nom de « promotion Bouraima Bawa ».
Ces nouveaux diplômés devraient être déployés dans les juridictions afin de répondre aux besoins en personnel du secteur judiciaire.
R.E.D
Au Togo, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a reçu le vendredi 13 mars, à Lomé, Christian Jové Ehrhardt, sous-secrétaire d’État adjoint américain au Bureau de la population, des réfugiés et des migrations.
La visite, inscrite dans le cadre du dialogue bilatéral entre Lomé et Washington sur les questions migratoires, sécuritaires et de développement, a permis aux deux acteurs d’aborder les mécanismes de consolidation de la coopération entre les deux pays.
« J’ai eu une rencontre avec Son Excellence Monsieur le Président du Conseil. Nous avons parlé de la très bonne collaboration entre les États-Unis et le Togo. C’est une relation très forte depuis l’indépendance du Togo. Nous avons étudié la manière dont on peut approfondir cette bonne collaboration entre nos deux pays. Je suis très fier. C’est ma première visite ici au Togo, un excellent pays », a indiqué le représentant américain au sortir de la rencontre.
Les États-Unis comptent parmi les partenaires historiques du Togo, avec des programmes actifs dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et du développement social.
Sur le plan sécuritaire, la coopération s’est renforcée ces dernières années face aux menaces d’extrémisme violent dans la région. Washington appuie notamment le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS), un dispositif togolais destiné à stabiliser le nord du pays et à renforcer la résilience des communautés exposées aux risques sécuritaires. Le programme bénéficie d’un soutien international, dont celui des États-Unis, entre autres à travers le mécanisme de stabilité des États côtiers.
La collaboration inclut aussi un volet militaire. Ainsi, le commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) travaille avec les forces togolaises pour améliorer la formation, la coordination opérationnelle et la préparation face aux menaces transnationales.
Au-delà de la sécurité, Washington soutient également des projets dans la santé, l’éducation et la gouvernance. Les deux pays cherchent parallèlement à accroître les échanges économiques et les investissements, dans un contexte régional marqué par l’évolution des équilibres géopolitiques en Afrique de l’Ouest.
R.E.D.
Au Togo, les prix à la consommation sont restés quasi stables en février 2026. Sur les douze derniers mois, le taux d'inflation moyen n'a atteint que 0,1%, selon l'Institut National de la Statistique (INSEED), un niveau très bas, loin du seuil de 3% que l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) fixe comme limite à ne pas dépasser pour ses huit pays membres.
Concrètement, cela signifie que les prix ont très peu bougé sur une longue période : en moyenne, ce que les ménages togolais achetaient 100 francs CFA il y a un an leur coûte à peine plus aujourd'hui. Par rapport à février 2025 précisément, la hausse ressort à 0,4%. Et sur le seul mois de février, les prix ont progressé de 0,7% par rapport à janvier 2026, sous l'effet surtout de la flambée saisonnière des légumes frais comme la tomate fraîche.
Les céréales tirent les prix alimentaires vers le bas
Ce qui a le plus pesé dans le sens de la stabilité, c'est la baisse des prix alimentaires. Sur un an, les produits alimentaires ont reculé de 0,9% et les céréales de 17,8%, une chute spectaculaire qui s'explique par une bonne campagne agricole ayant mis davantage de maïs sur les marchés. Pour les ménages, qui consacrent près de 28% de leurs dépenses à l'alimentation, c'est un soulagement réel.
L'électricité et le gaz restent chers
Du côté des hausses, c'est l'énergie qui tire les prix vers le haut. Le poste « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » a augmenté de 6,3% sur un an. L'électricité, le gaz et les autres combustibles ont même progressé de 13% sur la période, une pression significative sur le budget des ménages, en particulier les plus modestes. La santé a également renchéri de 1,6% sur un an, de même que les restaurants et services d'hébergement, en hausse de 1,0%. Ces deux postes, qui représentent respectivement 5,7% et 16,5% du panier de consommation des ménages, ont donc contribué, dans une moindre mesure, à soutenir les prix.
Les carburants à la pompe, eux, n'ont pas bougé : l'essence est restée à 680 francs CFA le litre et le gasoil à 695 francs CFA partout sur le territoire. Une situation qui pourrait toutefois évoluer dans les prochaines semaines, alors que la guerre au Moyen-Orient maintient les cours du brut autour de 100 dollars le baril.
Tomates, piments, poissons fumés : les marchés sous tension en février
Sur le mois de février uniquement, certains produits de base ont connu des envolées de prix. À Lomé, la tomate ronde locale a bondi de 56% en un mois, la tomate importée de près de 90%, et le piment vert de plus de 30%. Ces hausses sont saisonnières : elles surviennent chaque année à cette période, quand les stocks de la récolte précédente s'épuisent avant que la nouvelle production n'arrive sur les marchés.
Plusieurs poissons fumés ont aussi renchéri : la sardinelle fumée a pris 10% et le chinchard fumé 6,1% en un mois. Hors ces produits saisonniers et hors énergie, les prix sont restés parfaitement stables en février, signe qu'il n'y a pas de tensions généralisées sur les marchés.
Le Togo, bon élève de la zone UEMOA
À l'échelle régionale, selon les dernières données disponibles portant sur janvier 2026, le Togo se distingue par sa stabilité. La Côte d'Ivoire affiche une inflation annuelle de 1,4%, le Bénin de 0,9%, le Sénégal de 0,4%. À l'opposé, le Niger est en déflation, c'est-à-dire que les prix y baissent de 10,2% sur un an, un retournement brutal après une période de forte tension sur les prix. En moyenne, l'ensemble de la zone UEMOA enregistre une légère baisse des prix de 0,5% sur un an.
Pour produire ces chiffres chaque mois, l'INSEED suit l'évolution des prix de 810 produits dans près de 4 800 points de vente répartis sur tout le territoire togolais.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, les acteurs de la filière karité ont engagé, le jeudi 12 mars 2026 à Kara, une réflexion sur les perspectives de développement et de durabilité de ce sous-secteur agricole. La rencontre, organisée autour du thème : « La filière karité face aux enjeux et défis de la durabilité : état des lieux et perspectives » s’inscrit dans la dynamique de structuration du secteur et ouvre la voie à la mise en place du Conseil interprofessionnel de la filière karité du Togo (CIFKAT).
Elle a réuni plus de 150 participants, dont des producteurs, transformateurs et exportateurs, ainsi que des représentants des services techniques de l’État (agriculture, environnement, commerce) et des partenaires financiers. Au cours des échanges, les participants ont analysé les enjeux économiques, sociaux et environnementaux liés à la filière.
Les discussions ont notamment porté sur la gestion durable des parcs à karité, l’amélioration de la qualité des amandes, le renforcement de la transformation locale et la création de plus de valeur ajoutée autour des produits dérivés.
Les acteurs ont également évoqué des questions liées à la structuration des coopératives, à l’entrepreneuriat féminin et à l’accès aux marchés. L’objectif est de mieux organiser la chaîne de valeur et de renforcer la compétitivité de la filière sur les marchés régionaux et internationaux.
Selon les organisateurs, ces échanges ont aussi permis de poser les bases d’initiatives visant la régénération naturelle assistée des parcs à karité et l’adaptation de la filière aux effets du changement climatique, dans un contexte où la préservation de cette ressource naturelle devient un enjeu majeur.
Au plan international, le Togo se positionne comme le 7ᵉ producteur mondial de karité, avec une production annuelle estimée entre 35 000 et 50 000 tonnes d’amandes. Pour les acteurs du secteur, les démarches engagées devraient contribuer à renforcer ce potentiel et à améliorer les retombées économiques de la filière.
Pour Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla, le karité constitue une source importante de revenus pour des milliers de femmes rurales, tout en représentant un levier de développement local. Toutefois, malgré son potentiel économique, la filière reste confrontée à plusieurs défis.
La responsable appelle ainsi les différents acteurs à définir de nouvelles stratégies de promotion et de valorisation du karité, afin d’en faire un secteur plus structuré et un véritable levier de développement durable pour l’économie togolaise.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Soja, cajou et karité : au Togo, une taxe à l’exportation pour encourager la transformation locale
La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a procédé, ce vendredi 13 mars 2026, au pré-lancement du projet « Femmes, Action, CCI-Togo », une initiative visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes à travers les métiers du transport et de la logistique. Dix bénéficiaires seront sélectionnées pour cette première promotion.
L’annonce a été faite par le président de l’institution consulaire, José Kwassi Symenouh, lors d’une rencontre avec la presse, en présence notamment de la Directrice générale de la CCI-Togo, Karine Adotevi Edoh, des responsables des transports routiers et de plusieurs partenaires du secteur, notamment AGL (Africa Global Logistics) représentée par son Top manager, Charles Kokouvi Gaffan.
Selon le président de la CCI-Togo, cette initiative vise à renforcer la présence des femmes dans les métiers du transport et de la logistique, encore largement dominés par les hommes.
Le projet « Femmes Action CCI-Togo » vise à permettre aux femmes, dans un avenir proche, de conduire des engins lourds, des poids lourds ou des semi-remorques, et même de manipuler des grues portuaires. L’objectif est qu’elles se convainquent qu’elles peuvent aussi exercer ces métiers longtemps considérés comme réservés aux hommes, a expliqué José Kwassi Symenouh.
Présenté dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le projet ambitionne de soutenir l’autonomisation économique des femmes tout en répondant aux besoins croissants de compétences dans ces secteurs stratégiques pour l’économie togolaise.
Pour cette première édition baptisée « Promotion Dorothée Nassif », dix candidates seront retenues à l’issue d’un appel à candidatures. Dorothée Nassif est une pionnière des femmes dans les métiers de conduite de poids lourds au Togo. Pour elle, « conduire, c’est passionnant, très passionnant », a-t-elle confié, encourageant les femmes à vaincre leurs propres peurs pour embrasser les métiers de conduite d’engins lourds, d’équipements portuaires, et autres.
Les bénéficiaires suivront une formation professionnelle spécialisée, assortie d’un encadrement technique et institutionnel assuré par la CCI-Togo et ses partenaires, Africa Global Logistics (AGL) et des acteurs des transports routiers, afin de faciliter la formation et l’intégration professionnelle des participantes.
Après cette phase de pré-lancement, le projet devrait connaître plusieurs étapes, dont le lancement officiel prévu en juin prochain, marqué par la signature de conventions avec les partenaires institutionnels.
Le démarrage des formations est attendu pour septembre 2026.
Au-delà de la formation, la CCI-Togo ambitionne de favoriser l’insertion professionnelle des bénéficiaires, notamment au sein d’entreprises comme AGL, tout en encourageant l’entrepreneuriat féminin. De fait, à travers ce programme, l’institution consulaire entend développer des compétences nationales dans des secteurs clés de l’économie togolaise et encourager l’entrepreneuriat féminin. Les femmes peuvent se regrouper et créer une société de transport, avec l’accompagnement de la CCI-Togo qui prévoit de mettre en place un fonds spécial dénommé Fonds d’Investissement de la CCI-Togo, suggère José Kwassi Syménouh.
Selon la CCI-Togo, un premier bilan de l’initiative est prévu le 8 mars 2027, afin de mesurer son impact sur l’accès des femmes aux métiers du transport et de la logistique.
S.A