Togo First

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La Faîtière des communes du Togo (FCT) et l’Association des municipalités du Niger (AMN) ont engagé, le mardi 19 mai 2026 à Lomé, une dynamique de coopération décentralisée. Un protocole d’accord a été signé à cet effet entre les deux institutions.

Paraphé par la présidente de la FCT, Koubounou Touni, et le président de l’AMN, Boubacar Soumana Garanké, le document vise à renforcer les liens entre les collectivités territoriales des deux pays. Il couvre plusieurs axes, notamment la gouvernance locale, la modernisation administrative, le développement territorial, l’amélioration des services municipaux et la transition écologique.

L’accord prévoit également un volet dédié à la promotion de l’entrepreneuriat et au développement économique local. Sa mise en œuvre passera par le partage d’expériences entre communes, la réalisation de projets conjoints ainsi que des initiatives de jumelage.

Au-delà des aspects socio-économiques, ce partenariat ouvre des perspectives en matière de résilience territoriale. Le Niger étant confronté à des défis sécuritaires importants dans certaines zones, cette coopération pourrait favoriser des échanges sur les mécanismes d’alerte précoce, le renforcement de la cohésion sociale et la prévention de la radicalisation. Des enjeux également pertinents pour le Togo, notamment dans ses régions septentrionales.

Notons que dans l’espace ouest-africain, la FCT est déjà engagée dans des initiatives similaires, notamment avec l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB), avec laquelle elle entretient un partenariat de coopération.

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Au Togo, les inscriptions au programme « École de la Chance », une initiative de formation professionnelle gratuite destinée aux jeunes filles vulnérables dans le District autonome du Grand Lomé (DAGL), sont prorogées au 20 juin 2026.

Initialement prévues jusqu’au 20 mai, les candidatures ont été repoussée d’un mois, en raison d’un fort afflux dans les centres de dépôt, selon les autorités. Ceci, alors que cette phase pilote doit notamment former 1500 jeunes filles togolaises âgées de 18 à 24 ans, sans emploi, en reconversion professionnelle ou ayant interrompu leur parcours scolaire.

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Le programme est mis en œuvre dans le cadre du projet régional SWEDD+, soutenu par la Banque mondiale. Il est piloté par le ministère de la Planification du développement, avec l’appui du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports et de l’Union des chambres régionales de métiers (UCRM).

Les formations, d’une durée de trois à six mois, portent sur plusieurs métiers orientés vers l’auto-emploi et les activités génératrices de revenus. Parmi les filières retenues figurent la couture, la coiffure, la broderie, la confection de perruques, l’esthétique et la pédicure-manucure.

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Pour rappel, les candidatures peuvent être déposées gratuitement dans plusieurs centres du Grand Lomé ou via une plateforme numérique accessible par QR code.

À terme, le programme SWEDD+ ambitionne d’impacter plus de 105 000 filles et jeunes femmes togolaises à travers différentes actions liées à l’éducation, à l’employabilité et à l’autonomisation économique.

R.E.D

Au Togo, le ministère de la Justice et des Droits Humains, en collaboration avec son partenaire technique Canadian Bank Note (CBN), organise une tournée nationale sous forme de Journées Portes Ouvertes délocalisées jusqu’au 9 juillet 2026 dans toutes les préfectures du Togo.

L'opération permet de consolider la réforme technologique majeure lancée le 13 décembre 2024, qui permet le dépôt en ligne des demandes de certificat de nationalité sur le portail du service public. Il s’agit notamment d'apporter des réponses concrètes aux défis techniques et d'accompagner les usagers ainsi que les agents locaux.

Durant cette campagne, la direction de la nationalité et du sceau offre un traitement diligent aux citoyens pressés ayant déjà accompli les formalités en ligne (dépôt et paiement de la quittance), et permet de vérifier le statut des demandes en cours.

Le ministère rappelle que les frais légaux restent inchangés, indique-t-on  : 15 000 francs CFA pour les dossiers requérant un certificat d'origine, et 5000 francs CFA pour ceux adossés à un certificat de nationalité de référence.

R.E.D

Au Togo, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) a effectué, la semaine dernière, une visite à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Cette mission visait à échanger avec les acteurs de la plateforme afin d’évaluer son impact sur l’économie nationale.

Les discussions ont porté sur la capacité de la PIA à répondre aux défis structurels du pays, notamment en matière de diversification des exportations et d’amélioration du climat des affaires. À ce titre, les responsables de la plateforme ont mis en avant plusieurs atouts, dont la fluidité administrative, facilitée par un guichet unique dédié à l’implantation des entreprises. 

La PIA propose également des infrastructures adaptées permettant de réduire significativement les coûts de production, un frein récurrent à l’industrialisation en Afrique. Par ailleurs, elle contribue à structurer des chaînes de valeur compétitives, allant de l’agroalimentaire au textile, en passant par les matériaux de construction.

À l’issue de la visite, le FMI a salué les avancées enregistrées, notamment l’émergence d’un tissu de sous-traitants locaux et la montée en compétences de la main-d’œuvre togolaise. Ces évolutions constituent, selon l’institution, des leviers importants pour renforcer la résilience économique du pays. En effet, en favorisant la création d’emplois qualifiés, la plateforme contribue à améliorer l’attractivité du Togo et à soutenir une croissance plus inclusive.

Cette mission a également permis à l’institution de Bretton Woods d’apprécier les efforts déployés par le pays en matière de transformation locale, de création de valeur ajoutée et de promotion des exportations. Une dynamique en phase avec les exigences du FMI, pour qui la stabilité macroéconomique demeure essentielle dans le cadre de ses partenariats, notamment à travers des programmes comme la Facilité élargie de crédit (FEC).

Notons que le Togo est actuellement engagé dans un programme FEC de 42 mois avec le FMI, lequel prévoit notamment l’assainissement des finances publiques, la réduction de la dette et la consolidation du cadre macroéconomique. Dans ce contexte, cette visite apparaît comme un signal positif, de nature à conforter la confiance de l’institution envers les réformes en cours.

Esaïe Edoh

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Treize communes togolaises ont procédé, la semaine dernière, à la validation de leurs Plans locaux d’urbanisme (PLU). Ces collectivités se dotent ainsi d’un outil stratégique de planification, dans le cadre du programme national d’aménagement urbain et de sécurisation foncière, où elles interviennent comme communes pilotes.

Élaboré sur la base d’un diagnostic territorial, le PLU définit les orientations d’aménagement, la programmation des actions, les mécanismes de mise en œuvre, ainsi que les règles d’urbanisme applicables. Sa mise en œuvre devrait contribuer à une meilleure organisation de l’espace urbain, à la prévention des conflits fonciers et à la promotion d’un développement territorial harmonieux.

Au-delà de la planification des actions de développement, cet instrument vise à encadrer et orienter l’évolution des communes concernées. Il devrait également améliorer le cadre de vie des populations, garantir une occupation rationnelle et équilibrée des sols, et renforcer les capacités des collectivités territoriales dans la conduite de leurs programmes de développement.

Porté par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, à travers la Direction générale de l’urbanisme et de l’habitat, le programme, dans sa phase pilote, concerne les communes de Vo 2, Amou 2, Tchamba 1, Zio 3, Dankpen 1, Blitta 1, Kozah 2, Oti-Sud 1, Haho 1, Mô 2, Tchaoudjo 2, Est-Mono 1 et Agou 1.

Selon la Direction générale de l’urbanisme et de l’habitat, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion d’un développement urbain maîtrisé, durable et inclusif. « Elle est le fruit des réformes urbaines et foncières engagées pour améliorer durablement le cadre de vie des populations », précise l’institution.

Esaïe Edoh

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Le Togo prévoit de mobiliser 25 milliards FCFA le vendredi 29 mai 2026, à travers une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

Selon l’avis d’appel d’offres consulté par Togo First, l’opération devrait permettre de lever 5 milliards FCFA via des BAT d’une maturité de 364 jours. Les 20 milliards FCFA restants seront recherchés à travers des OAT de maturités 3 et 5 ans. Ces titres, d’une valeur nominale de 10 000 FCFA, offrent des taux d’intérêt respectifs de 6,15 % et 6,35 %.

Les ressources mobilisées serviront au financement du budget de l’État pour l’exercice 2026, arrêté à 2751 milliards FCFA.

Cette opération constitue la troisième intervention du Togo sur le marché régional au cours du deuxième trimestre 2026, période durant laquelle le pays prévoit de mobiliser un total de 185 milliards FCFA. Depuis le début de l’année, le Trésor togolais a déjà levé 115,5 milliards FCFA, soit un peu plus de 24 % de son objectif annuel, fixé à 463 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) entend renforcer son engagement en faveur de l’industrialisation au Togo et élargir son champ d’intervention à de nouveaux secteurs. Cette ambition a été affichée lors d’une rencontre tenue le mardi 18 mai 2026 à Lomé entre le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, et le président du Conseil d’administration de l’institution panafricaine, Dr George Elombi. 

Déjà impliquée, aux côtés d’autres partenaires financiers, dans le financement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), Afreximbank veut désormais s’engager davantage dans les phosphates, ainsi que dans la production d’énergie destinée à soutenir les zones industrielles.

« Nous avons eu des échanges sur la création de richesse à travers la transformation des produits de base togolais. Nous avons particulièrement évoqué le phosphate, la production d’énergie pour les zones industrielles, ainsi que d’autres sujets liés à la transformation des matières premières en Afrique et à la nécessité d’accroître la valeur ajoutée locale », a indiqué le président du Conseil d’administration d’Afreximbank.

Dans cette dynamique, l’institution bancaire prévoit d’accompagner le Togo dans la mobilisation de financements et de partenaires techniques, en vue de la mise en œuvre de ses politiques de développement industriel.

Au-delà de la PIA, Afreximbank s’est déjà illustrée au Togo par plusieurs opérations de financement. En 2024, la banque avait notamment facilité, au profit du groupe audiovisuel togolais New World Télévision (NWTV), un financement de 245 millions d’euros, environ 160 milliards FCFA, destiné à l’acquisition de droits de diffusion de grandes compétitions sportives à l’échelle continentale.

Esaïe Edoh

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Le Togo poursuit le déploiement du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA), une initiative menée avec le Bénin et soutenue par le Fonds international de développement agricole (FIDA). Du mardi 12 au samedi 23 mai 2026, des acteurs des quatre corridors commerciaux transfrontaliers du PRIMA-Togo participent à une série de formations organisée en cinq sessions destinées à renforcer la fluidité des échanges agricoles entre les deux pays.

Le projet PRIMA est développé et mis en œuvre conjointement par les gouvernements du du Togo et du Bénin pour une durée de six ans, avec l’appui d’une coordination régionale logée au sein de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA).

La première session a démarré à Gando le 12 mai 2026, dans la préfecture de l’Oti-Sud, avant de se poursuivre à Kétao puis à Tchamba les 18 et 19 mai 2026, avec les acteurs du corridor centre autour du marché de Kambolé. D’autres sessions sont également prévues à Anié et Notsè. Au total, 106 membres des cadres de concertation des corridors sont concernés par cette campagne de renforcement des capacités.

Les formations portent sur les procédures douanières, les règles sanitaires et phytosanitaires, les normes communautaires ainsi que les techniques de plaidoyer et de dialogue public-privé. L’objectif affiché est de réduire les barrières qui ralentissent encore le commerce intracommunautaire dans les espaces CEDEAO et UEMOA.

À Tchamba, M. Tchazodi Esso, secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet, a appelé les acteurs à s’engager davantage dans les activités des cadres de concertation et à participer activement aux travaux afin de disposer des outils nécessaires à la facilitation des flux de produits agricoles et à l’efficacité des plaidoyers. Il avait à ses côtés Mme Matta Pmanm, représentante du directeur régional de l’agriculture de la Centrale, ainsi que Dr Ismaïla Ganiyou, responsable de la composante 3 du PRIMA-Togo.

Le projet PRIMA-Togo vise à renforcer l’intégration des marchés agricoles entre le Togo et le Bénin. Les marchés de Gando, Kétao, Kambolé, Anié et Notsè figurent parmi les principales zones ciblées pour faciliter les flux agricoles régionaux.

Au-delà du suivi des flux commerciaux et des actions de plaidoyer, le PRIMA-Togo développe plusieurs chaînes de valeur agricoles, notamment le soja, le riz, le maïs et le maraîchage, tout en investissant dans les infrastructures rurales.

R.E.D

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À fin avril 2026, 14 des 22 épis prévus ont déjà été construits et réceptionnés sur le segment Gbodjomé-Agbodrafo-Goumoukopé, long de 7 kilomètres sur le littoral togolais.

Les travaux, lancés le 29 octobre 2025 dans le cadre du programme régional WACA ResIP, sont exécutés par l’entreprise néerlandaise Boskalis sous la supervision du cabinet INROS LACKNER. Les ouvrages réalisés mesurent entre 60 et 75 mètres et contribueront à freiner l’érosion marine qui affecte une partie du littoral togolais.

Selon les responsables du projet, le chantier avance également sur d’autres composantes techniques. Huit casiers ont déjà été rechargés avec du sable dragué au large des côtes togolaises grâce à un système de pompage maritime adapté. Les opérations de comblement des bras lagunaires à Aného se poursuivent parallèlement.

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Les autorités indiquent aussi que plusieurs travaux préparatoires ont été réalisés depuis le démarrage du projet, notamment l’aménagement des voies d’accès, des zones de stockage des enrochements et la délimitation du périmètre des travaux pour le passage des engins.

Le projet intègre par ailleurs un volet social consistant en la mise en œuvre d’un Plan d’action et de réinstallation destiné aux populations affectées. Des opérations de sensibilisation communautaire sont conduites dans les localités riveraines.

Financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), le programme WACA, qui arrive à son terme cette année, vise à renforcer la résilience des zones côtières ouest-africaines face à l’érosion et aux effets du changement climatique.

Ayi Renaud Dossavi

Le Centre togolais des expositions et foires (CETEF “Togo 2000”) annonce la tenue de la deuxième édition du Salon de la santé et du bien-être du 23 au 27 juin 2026 à Lomé. Baptisé HUMANIS 2026, l’événement réunira pendant cinq jours des professionnels de santé, entreprises, chercheurs, institutions publiques et acteurs du bien-être autour des enjeux liés à la prévention sanitaire et aux services de santé.

Le salon proposera des expositions professionnelles, des conférences, des panels, des consultations médicales gratuites, des opérations de don de sang ainsi que des activités sportives et de sensibilisation sanitaire. Les organisateurs indiquent que plusieurs segments seront représentés, notamment la médecine moderne et traditionnelle, les équipements médicaux, la pharmacie, la cosmétique, les produits biologiques et les compléments alimentaires.

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Placée sous le thème « Votre santé, votre responsabilité : prévenir pour mieux vivre », cette édition s’inscrit d’ailleurs dans la stratégie du CETEF annoncée plus tôt cette année visant à diversifier ses événements sectoriels, et à renforcer son positionnement comme plateforme permanente de promotion économique et professionnelle.

Les organisateurs présentent HUMANIS 2026 comme un espace de visibilité commerciale, de réseautage et de sensibilisation destiné aux acteurs du secteur de la santé et du bien-être. Les inscriptions resteront ouvertes jusqu’au 15 juin 2026, tandis que l’accès sera gratuit pour les visiteurs.

Notons du reste qu’hormis cette activité, le calendrier événementiel du centre Togo 2000 se poursuit, avec notamment la 7e édition de la Foire Made in Togo en juillet, puis la 21e Foire internationale de Lomé entre novembre et décembre 2026. En 2025, cette dernière avait enregistré plus de 1000 exposants et 813 000 visiteurs, selon les chiffres communiqués par le CETEF.

R.E.D

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