Le Togo va effectuer le 20 mars prochain, sa deuxième opération de l’année sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). L’État togolais ambitionne de lever 25 milliards de FCFA à travers une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).
Selon l’avis d’appel d’offres consulté par Togo First, le Trésor public togolais prévoit de mobiliser une partie des ressources via des BAT émis sur une maturité de 364 jours. Ces titres, dont la valeur nominale est fixée à 1 million de FCFA, seront proposés à des taux d’intérêt multiples.
L’autre partie de l’enveloppe recherchée sera levée à travers des OAT d’une maturité de 3 ans et 5 ans. Ces obligations, émises au nominal de 10 000 FCFA, sont assorties de taux d’intérêt respectifs de 6,15 % pour la tranche à trois ans et de 6,35 % pour celle à cinq ans.
Les ressources qui seront mobilisées à l’issue de cette opération contribueront au financement du budget de l’État, exercice 2026, arrêté à 2751 milliards de FCFA.
Depuis le début de l’année, le Togo a déjà mobilisé 22 milliards de FCFA sur le marché financier régional, soit environ 5 % de son objectif annuel de financement fixé à 463 milliards de FCFA.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le secteur de la microfinance, en tant que facteur d’économie de proximité, comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires à fin décembre 2025. De plus, l’encours des dépôts collectés par les institutions de microfinance s’élevait à 447,5 milliards FCFA, tandis que l’encours des crédits atteignait 352,1 milliards FCFA, selon les données communiquées par le ministre en charge des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola.
Le total des actifs du secteur dépasse désormais 578 milliards FCFA, indique la même source.
Ces données ont été présentées mardi 10 mars 2026 à Lomé, à l’occasion de la 4ᵉ séance plénière de la première session extraordinaire de l’Assemblée nationale, consacrée notamment à l’adoption d’un projet de loi portant réglementation de la microfinance.
Un secteur en croissance continue
Ces chiffres interviennent dans un contexte de croissance continue. À fin 2024, le nombre de bénéficiaires dépassait déjà 4,45 millions, avec un encours de dépôts supérieur à 401 milliards FCFA et des crédits atteignant près de 359 milliards FCFA.
Présentes sur l’ensemble du territoire, les institutions de microfinance sont aujourd’hui incontournables dans l’accès aux services financiers pour les ménages, les artisans et les micro-entrepreneurs, notamment dans les zones rurales ou faiblement bancarisées.
Le secteur s’appuie sur plusieurs dizaines d’acteurs. Selon les autorités publiques, plus de 140 structures sont recensées sur le territoire, dont 63 institutions regroupées au sein de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD). Dans le pays, le secteur reste largement dominé par la Faitière des Unités Coopératives d'Épargne et de Crédit du Togo (FUCEC-TOGO), qui représentait à elle seule 46 % des actifs cumulés en 2024 ; suivie d'acteurs comme COOPEC AD, COMEC ou encore WAGES et CECA.
Un nouveau cadre réglementaire

La nouvelle loi adoptée par les députés transpose dans le droit togolais la loi uniforme adoptée par l’UMOA en décembre 2023. Elle vise à renforcer la gouvernance des institutions, améliorer les mécanismes de supervision et mieux protéger les usagers.
Le texte « introduit surtout des obligations renforcées en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Désormais, aucune institution ne pourra fonctionner sans mettre en place des dispositifs de contrôle interne, sans adhérer aux centrales d’information sur le crédit et sans collaborer avec les autorités compétentes pour détecter et prévenir les flux financiers illicites », a indiqué le ministre Barcola.
« Ainsi, la microfinance ne sera pas seulement un outil d’inclusion, mais aussi un instrument de protection de notre économie contre les dérives criminelles et les menaces transfrontalières », a-t-il ajouté lors de ces travaux parlementaires.
Cette réforme doit permettre de consolider la stabilité du secteur ; tout en renforçant son rôle dans le financement de l’économie locale et l’inclusion financière.
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé, la capitale togolaise, accueille depuis mardi 10 mars 2026 un atelier continental consacré à la conservation de la biodiversité aquatique et à la transposition des instruments juridiques internationaux liés à la gestion des ressources marines.
La rencontre, organisée par le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA) en collaboration avec le gouvernement togolais, se tient jusqu’au 12 mars et réunit des experts et consultants issus d’une quinzaine de pays membres de l’Union africaine.
L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Conserver la biodiversité aquatique dans l’économie bleue africaine », soutenu par l’Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (SIDA). L’objectif est notamment de renforcer les capacités des acteurs nationaux sur la ratification et la transposition des instruments juridiques internationaux relatifs à la protection des ressources aquatiques.
Parmi les cadres évoqués figurent la Convention sur la diversité biologique, le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et l’Accord des Nations unies sur les stocks de poissons.
Selon Philippe Ouédraogo, représentant l’UA-BIRA, l’enjeu est d’accélérer l’alignement des législations nationales afin de mieux lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. « Tous les États devraient harmoniser leurs législations pour avoir une lutte commune contre la pêche illégale et non réglementée », a-t-il indiqué.
Ces travaux interviennent dans un contexte où les ressources aquatiques africaines font face à plusieurs pressions, notamment la dégradation des habitats, la pollution, le changement climatique et la surpêche.
Pour Konlani Dindiogue, directeur de cabinet du ministère togolais de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, la protection de ces écosystèmes constitue un enjeu économique et alimentaire majeur. Les ressources halieutiques représentent en effet une source importante de revenus et de sécurité alimentaire pour des millions de personnes sur le continent.
Les participants échangeront également sur les stratégies de développement de l’économie bleue et sur le rôle des organisations régionales dans la coordination des politiques de gestion des ressources marines.
R.E.D
Au Togo, l’Assemblée nationale a adopté, mardi 10 mars 2026 à Lomé, un projet de loi relatif à la répression du faux-monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires dans les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).
Le texte a été voté en première lecture lors de la 4ᵉ séance plénière de la première session extraordinaire de l’année, sous la présidence de Komi Sélom Klassou, en présence notamment du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola.

Pour le pays, cette adoption s’inscrit dans le cadre d’une loi uniforme adoptée par le Conseil des ministres de l’UEMOA, visant à renforcer la protection de la monnaie commune face aux pratiques de contrefaçon et de falsification.
Le texte fixe les infractions et les sanctions applicables aux actes liés au faux-monnayage. Il prend notamment en compte la fabrication de billets en violation des conditions fixées, la reproduction totale ou partielle de signes monétaires sans autorisation, la détention ou la circulation de billets contrefaits, ainsi que la dégradation de signes monétaires ayant cours légal.
La loi précise également les pouvoirs de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), organe d’émission sous-régional, en matière de centralisation des signes monétaires saisis et de coordination des actions de lutte contre ces infractions.
Selon les autorités, cette réforme doit permettre de consolider les outils juridiques de protection du système monétaire de l’Union et de préserver la confiance dans les transactions économiques.
Au cours de la même séance, les députés ont également adopté un projet de loi portant réglementation de la microfinance au Togo.
« L’adoption de ces lois offre un exemple de collaboration entre le gouvernement et l’Assemblée nationale dans la construction d’un cadre financier et monétaire moderne et transparent, au profit de la communauté financière et des populations », a déclaré le ministre Essowè Georges Barcola.
R.E.D
Au Togo, une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite sera menée du 12 mars au 18 avril 2026, au profit des enfants de moins de cinq ans. L’annonce a été faite mardi 10 mars 2026 par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances.
La campagne se déroulera en deux phases : le premier passage est prévu du 12 au 14 mars, tandis que le second tour se tiendra du 16 au 18 avril. Environ 1,8 million d’enfants sont concernés par cette opération, qui adoptera principalement un format porte-à-porte dans les ménages, concessions et cases. Les équipes de vaccination interviendront également dans les lieux publics tels que les écoles, les marchés, les églises et autres espaces de rassemblement.
Cette initiative fait suite à la détection, le 20 février dernier, d’un cas confirmé de poliomyélite dans le district sanitaire de Mô. Selon les autorités sanitaires, la campagne cible tous les enfants, qu’ils aient déjà été vaccinés ou non, y compris ceux présentant des signes de maladie.
Rappelons que la poliomyélite est une maladie virale épidémique et hautement contagieuse pouvant provoquer une paralysie irréversible chez l’enfant. Elle se manifeste par de la fièvre, de la fatigue, des vomissements et des douleurs musculaires. Les experts insistent sur l’importance de la vaccination pour protéger la population infantile et prévenir la propagation du virus.
Esaïe Edoh
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Au Togo, environ 300 étudiants de l’Université de Lomé (UL) travaillent depuis le mardi 10 mars 2026 à proposer des solutions digitales à des défis rencontrés par des entreprises. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la 4ᵉ édition du Crunch Time pour l’innovation technologique, organisée par l’École Polytechnique de Lomé (EPL) et prévue jusqu’au 14 mars prochain.
Répartis en équipes pluridisciplinaires, ces étudiants issus de différentes écoles et facultés de l’Université de Lomé sont appelés à analyser des problématiques réelles soumises par des entreprises partenaires. Dans un temps limité, ils devront concevoir et présenter des solutions innovantes et concrètes.
Les travaux portent notamment sur des sujets liés à la digitalisation de services et à l’amélioration de certains usages du quotidien. Parmi les problématiques proposées figurent, entre autres, la digitalisation du système de tickets de bus pour les étudiants ou encore le développement de solutions facilitant la recherche de salles à distance.
Inspirée du modèle de l’Université Technologique de Belfort-Montbéliard (UTBM), l’initiative vise à renforcer les liens entre le monde académique et les entreprises, tout en offrant aux étudiants l’opportunité de travailler sur des problématiques concrètes.
Selon les organisateurs, le Crunch Time Innovation constitue un cadre d’apprentissage intensif qui place les étudiants dans des conditions proches de celles du monde professionnel, favorisant l’innovation, la collaboration et la créativité.
Pour Komlan Batawila, premier vice-président de l’Université de Lomé, cette nouvelle édition s’annonce comme un véritable laboratoire d’idées et d’innovations, illustrant l’engagement de l’institution à former des ingénieurs et des experts capables de répondre aux défis technologiques et sociétaux contemporains.
De son côté, le directeur de l’École Polytechnique de Lomé, le professeur Kondo Hloindo Adjallah, a encouragé les étudiants à exprimer pleinement leur créativité et à mobiliser leurs compétences techniques pour proposer des solutions adaptées aux problématiques soumises.
Esaïe Edoh
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Le Groupe Orascom, dirigé par le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, septième fortune d’Afrique selon Forbes en 2025, se rapproche de son objectif d’investissement au Togo. Le ministre togolais chargé de la Promotion de l’investissement, Arthur Lilas Trimua, a annoncé le mardi 10 mars 2026 avoir échangé à Lomé avec l’homme d’affaires égyptien autour de plusieurs opportunités d’investissement dans le pays.
Le groupe Orascom, actif notamment dans les télécommunications, les nouvelles technologies, les médias et la construction, s’intéresse au marché togolais depuis plusieurs années. Dès 2019, le conglomérat avait obtenu un financement de 170 millions de dollars auprès de African Export-Import Bank afin de soutenir son expansion sur le continent africain.
Dans ce cadre, le fondateur du groupe et ses collaborateurs explorent actuellement plusieurs projets potentiels au Togo auxquels ils pourraient s’associer. Si les secteurs ciblés n’ont pas encore été officiellement dévoilés, les autorités togolaises estiment que cette démarche illustre l’intérêt croissant que suscitent les perspectives économiques du pays auprès des investisseurs internationaux.
Une grande fortune africaine s’intéresse au Togo.
— Ministère délégué - Promo Invest. & Souv. Eco. (@Promo_InvestTg) March 10, 2026
L’investisseur Samih Sawiris, fondateur d’Orascom Development Holding et l’une des figures majeures du capital africain, était récemment à Lomé.
Pourquoi cette visite est importante pour le Togo ? pic.twitter.com/a53RiRbj6B
Présent dans plusieurs régions du monde, Orascom Development Holding développe depuis plusieurs décennies, des projets d’envergure dans les domaines des infrastructures, du tourisme, de l’immobilier et de l’énergie. Une éventuelle implantation au Togo pourrait contribuer à renforcer l’attractivité économique du pays et générer de nouvelles opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes.
Très actif dans les télécommunications, le groupe a également marqué l’histoire du secteur en Égypte avec le lancement, en 1998, du premier opérateur de téléphonie mobile du pays, Mobinil.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le projet Fonds Tinga, lancé en 2022 pour faciliter l’accès à l’électricité aux ménages à faibles revenus, a permis de réaliser près de 100 000 branchements à fin 2025. Le bilan a été communiqué en début de semaine par le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Mines. Ces raccordements, effectués dans plusieurs régions du pays, ont contribué à accélérer l’accès à l’électricité.
Destiné principalement aux ménages les plus démunis, le programme leur permet de se raccorder au réseau électrique grâce à un mécanisme de paiement facilité. Les bénéficiaires versent un apport initial de 1000 FCFA, puis paient progressivement les frais restants sur des mensualités étalées sur 4 à 10 ans.
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— Ministère de l'Energie et des Ressources Minières (@mineenergie_tg) March 9, 2026
En 2022, le taux d'accès national à l'électricité était de 58 %. À la fin de l'année 2025, nous avons franchi une barre symbolique en dépassant les 75%. L'ambition… pic.twitter.com/emgtgXhi1j
L’impact du dispositif se fait déjà sentir dans plusieurs régions du pays. Dans la région des Savanes, par exemple, le taux d’électrification est passé de 22 % en 2022 à 33 % en 2023. Dans la région de la Kara, la couverture électrique a progressé de 35 % à 44 % sur la même période, tandis que celle de la région des Plateaux est passée de 29 % à 39 %, soit une hausse d’environ 10 points dans chacune de ces zones.
En rappel, le Fonds Tinga, doté d’un financement annoncé de 3 milliards FCFA, vise à soutenir l’accès à l’électricité pour des milliers de ménages togolais. Le mécanisme permet aux bénéficiaires de se raccorder au réseau électrique en ne versant qu’un montant initial de 1000 FCFA, contre un coût moyen de 100 000 FCFA pour un branchement classique.
Selon le ministère, les grands chantiers énergétiques notamment CIZO, l’initiative des mini-réseaux solaires, le programme financé à hauteur de 62 M€ pour les extensions de lignes moyenne tension sur 1300 km et basse tension sur 882 km et le Fonds Tinga, entre autres, ont boosté le taux national d’accès à l’énergie au point de franchir la barre des 75 % à fin 2025, contre des niveaux nettement plus faibles ces dernières années.
Esaïe Edoh
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Lomé accueille depuis le 9 mars la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Cette rencontre biennale réunit des ministres, enseignants-chercheurs, experts et responsables académiques venus de plus d’une vingtaine de pays. L’objectif est d’examiner les moyens de renforcer la coopération scientifique et d’avancer vers une politique commune de recherche dans l’espace francophone africain.
Les discussions interviennent dans un contexte de compétition technologique accrue et de dépendance persistante du continent aux innovations extérieures. Pour le ministre togolais de l’Éducation nationale, Mama Omourou, la question dépasse le cadre académique. « La dépendance scientifique devient une vulnérabilité stratégique suicidaire et la souveraineté scientifique, une question hautement stratégique », a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux.
Les participants plaident pour une orientation plus marquée de la recherche vers des secteurs productifs tels que l’agro-industrie, l’énergie et la transformation locale des matières premières. Selon plusieurs experts présents, cette intégration scientifique pourrait contribuer à soutenir les stratégies d’industrialisation des États membres.
Le Secrétaire général du CAMES, Professeur Souleymane Konaté, a rappelé que l’organisation œuvrait à l’harmonisation des politiques d’enseignement supérieur et de recherche. Il a présenté le Plan stratégique de développement du CAMES 2024-2028, qui vise à renforcer l’évaluation scientifique et l’intégration académique au service du développement durable.
Les échanges portent également sur le financement de la recherche. Malgré une population représentant plus de 18 % de la population mondiale, l’Afrique ne produit qu’environ 2 % de la recherche scientifique mondiale, la part de l’espace CAMES étant estimée à 1 %.
Pour la présidente du Conseil des ministres du CAMES, Dr Diaka Sidibé, la mise en place de mécanismes régionaux de financement et la mutualisation des infrastructures de recherche sont nécessaires pour réduire cet écart.
Les travaux, qui se poursuivent jusqu’au 12 mars, doivent aboutir à l’adoption d’orientations communes pour renforcer la coopération scientifique africaine.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’exécutif annonce de nouvelles dispositions visant à uniformiser les coordonnées géographiques utilisées dans les domaines de la cartographie et de l’urbanisme. Les mesures ont été rendues publiques le lundi 9 mars 2026 par le ministre des Finances et du budget, Georges Barcola, et celui de l’Aménagement et du Développement des territoires, Kodjo Adedze.
Les nouvelles dispositions prévoient notamment l’installation de bornes géodésiques et de nivellement, ainsi que la mise en place d’un réseau de stations CORS (stations de référence à fonctionnement continu) sur l’ensemble du territoire national. Elles serviront de référentiels officiels. Selon les autorités, cette évolution s’inscrit dans la modernisation des infrastructures géodésiques et géospatiales du pays, ainsi que dans la réforme du système national d’information géographique.
Désormais, les acteurs intervenant dans les domaines de la cartographie, de la topographie, du cadastre, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire ou encore des infrastructures devront se conformer à ces référentiels officiels. « Tous travaux, sous peine d’être rejetés, doivent obligatoirement se rattacher aux référentiels », ont précisé les ministres.
Un délai transitoire de trois mois est accordé aux professionnels afin de leur permettre d’adapter leurs équipements et leurs méthodes de travail aux nouvelles normes géospatiales.
À terme, la réforme devrait améliorer la compatibilité des cartes et des données spatiales dans le pays, facilitant ainsi la planification urbaine, la délimitation des zones d’habitation et le développement des infrastructures. Elle devrait également contribuer à renforcer la sécurité foncière en améliorant la précision de la localisation des parcelles et des titres de propriété.
Cette évolution intervient quelques semaines après la création de l’Institut géographique national du Togo (IGNT), chargé de renforcer la production et la fiabilité des données géographiques nationales.
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