YAS Togo a surpassé Canalbox sur le segment de la qualité d’expérience (QoE) de l’internet fixe par fibre (FTH) en 2025. C’est ce qui ressort de l’analyse annuelle publiée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), portant sur la qualité de l’internet fixe.
Selon les résultats de cette évaluation, YAS Togo enregistre un score global de 70 146 points, contre 65 754 pour Canalbox. Cette performance permet à l’opérateur de prendre la tête du marché de l’internet fixe, détrônant Canalbox qui occupait la première place en 2023 et 2024.
Dans le détail, YAS domine son concurrent sur la quasi-totalité des indicateurs mesurés, à l’exception de la latence. L’opérateur affiche des débits descendants et montants moyens de 45 Mb/s et 14,83 Mb/s, contre respectivement 39,69 Mb/s et 9,42 Mb/s pour Canalbox.
Qualité d'expérience (QoE) client de l’internet fixe pour l’année 2025.
— ARCEP TOGO (@ArcepTogo) May 13, 2026
L'article relatif à ce CP au lien ci-après : https://t.co/gsF4lfTG9E .
Télécharger le rapport intégral au lien suivant :https://t.co/apbnYES0Pt@moovafricatg @YasTogo #canalbox #Togo pic.twitter.com/OgtHmxRYbc
Sur le volet navigation web, le taux de succès atteint 52,85% chez YAS Togo, contre 48,31% pour Canalbox. La même tendance est observée pour le streaming vidéo sur YouTube, avec un taux de succès de 71,37% pour YAS Togo, contre 64,98% pour son concurrent.
En revanche, Canalbox conserve un avantage sur la latence, avec un temps de réponse moyen de 12,95 millisecondes, contre 22,50 millisecondes pour YAS Togo.
À l’échelle régionale, la filiale togolaise du groupe Axian Télécom se classe 4ᵉ parmi les 18 opérateurs évalués, tandis que Canalbox Togo occupe la 8ᵉ position.
Malgré ces performances, l’Arcep souligne un paradoxe : la qualité d’expérience de l’internet fixe demeure inférieure à celle de l’internet mobile, alors même que la fibre est censée offrir des débits plus élevés et une meilleure qualité globale d’usage.
En 2025, les deux opérateurs mobiles togolais ont d’ailleurs occupé les deux premières places du classement nPerf de la QoE des réseaux mobiles dans l’espace UEMOA. Dans ce contexte, le régulateur, tout en saluant les efforts consentis par les fournisseurs d’accès à internet (FAI), invite ceux-ci à intensifier leurs investissements afin de garantir une expérience utilisateur plus satisfaisante.
Esaïe Edoh
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Lomé capitale togolaise a accueilli, du 11 au 13 mai 2026, la Conférence régionale sur la nutrition et le développement de la petite enfance en Afrique de l'Ouest et du Centre. Organisée sous l'égide du Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec le gouvernement togolais, l'OMS, l'UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM), la rencontre a mobilisé des ministres et délégations de vingt-deux pays. Elle s'est conclue par l'adoption d'un appel à l'action commun, la Déclaration de Lomé, articulée autour de six axes d'engagement pour les trois années à venir.

Un diagnostic convergent
Les intervenants ont dressé un tableau uniforme des défis de la région. Un quart des enfants souffrent de retard de croissance ; 65 millions de femmes sont atteintes d'anémie. En République centrafricaine, le taux de malnutrition chronique atteint 40 % et la mortalité maternelle s'établit à 800 décès pour 100 000 naissances vivantes. Au Tchad, les flux de réfugiés fuyant les conflits des pays voisins pèsent sur un système de santé déjà contraint.
La représentante du Groupe de la Banque mondiale au Togo, Tony Verheijen, a précisé que le nombre absolu d'enfants souffrant de malnutrition continuait d'augmenter dans la région, sous l'effet conjugué de la hausse des prix alimentaires, de la contraction du pouvoir d'achat, des crises sécuritaires et des coupes dans l'aide au développement.
Quatre priorités opérationnelles identifiées
Dans son allocution, la directrice régionale du PAM, Kinday Ndella Samba, a identifié quatre chantiers prioritaires : l'intégration des services de santé à chaque point de contact avec les femmes et les enfants ; la transformation des systèmes alimentaires pour rendre les aliments nutritifs accessibles et abordables ; l'investissement dans la scolarisation des filles comme levier contre la malnutrition ; et le renforcement du pouvoir d'achat des familles par les systèmes de protection sociale et les emplois générateurs de revenus.
La Banque mondiale a, de son côté, mis en avant des mécanismes de financement comme le Mécanisme de financement mondial, et rappelé que des engagements chiffrés devaient être réalisés dans les vingt-quatre prochains mois.
La Déclaration de Lomé
La séance de clôture a été présidée par la ministre togolaise des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l'Enfance, Mme Martine Moni Sankaredja, qui a déclaré les travaux clos et appelé à « traduire les engagements en actions concrètes ».
La Déclaration de Lomé (Appel à l'action pour la nutrition et le développement de la petite enfance) a été lue par Dr Marthe-Augustine Kirimat, ministre de la Promotion du genre, de la protection de la femme, de la famille et de l'enfant de la Centrafrique, au nom de l'ensemble des États participants.
En voici le texte intégral :
Déclaration de Lomé Appel à l'action pour la nutrition et le développement de la petite enfance Lomé, Togo (13 mai 2026)
Nous, les ministres représentants des pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, les partenaires au développement et la société civile, réunis du 11 au 13 mai 2026 à l'occasion de la Conférence régionale sur la nutrition et la petite enfance à Lomé, au Togo, autour de la reconnaissance commune que la nutrition et le développement de la petite enfance sont fondamentaux pour un développement optimal du capital humain ; notamment pour la santé, l'éducation, la formation, la création d'emplois et la croissance économique à court et long terme ;
Des éléments solides confirment que les investissements dans la nutrition et le développement de l'enfant au cours des 2 000 premiers jours de vie ont des rendements économiques et sociaux élevés et sont essentiels pour briser les cycles intergénérationnels de malnutrition, de pauvreté, de vulnérabilité et d'inégalités. Pourtant, les programmes restent très inégaux d'un pays à l'autre et au sein des pays de la région, avec d'importantes disparités liées à la pauvreté, à la situation géographique, au genre et aux contextes de fragilité, de conflits et de déplacement. La malnutrition demeure préoccupante et une majorité d'enfants dans la région n'arrivent pas à réaliser pleinement leurs droits fondamentaux à une croissance saine et à un développement cognitif optimal.
L'amélioration de l'état nutritionnel et des résultats en matière de développement de la petite enfance nécessite un leadership soutenu et déterminé à tous les niveaux de l'administration, des systèmes solides pour la prestation de services à grande échelle, ainsi que des politiques et actions coordonnées dans tous les secteurs (santé, agriculture, éducation, eau, assainissement, protection de l'enfance et protection sociale).
Par conséquent, nous nous engageons, au cours des trois prochaines années, aux actions suivantes pour élargir et maintenir l'accès à des services intégrés, rentables et abordables, afin d'améliorer la nutrition et le développement de la petite enfance dans toute la région :
Nous nous engageons à renforcer l'environnement politique et institutionnel requis pour améliorer les résultats de la petite enfance, en faisant de la nutrition et du développement de la petite enfance des urgences et priorités nationales dans les programmes d'action en faveur du capital humain et de la croissance économique ; à clarifier les rôles et responsabilités entre les ministères et les différents échelons de l'administration ; à renforcer les mécanismes de coordination pour réduire la fragmentation et promouvoir un suivi et un rapportage transparent des performances ; et à améliorer la disponibilité, la qualité et l'utilisation des données pour guider la prise de décision, le ciblage, l'allocation des ressources et le suivi des performances.
Nous nous engageons à accroître et maintenir les investissements dans la nutrition et le développement de la petite enfance en mobilisant davantage les ressources intérieures, en explorant des approches de financement innovantes ; notamment en tirant parti des investissements du secteur privé, et en assurant un meilleur alignement des budgets aux niveaux national et international. Nous améliorerons l'efficience, l'efficacité et la durabilité de ces financements en liant plus étroitement les budgets aux résultats et en optimisant davantage les ressources disponibles.
Nous nous engageons à mettre en place les fondements politiques, réglementaires, de gouvernance et de financement nécessaires dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'agriculture, de l'alimentation, de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, de la protection de l'enfance et de la protection sociale, afin de créer un environnement propice à des résultats équitables et durables en matière de nutrition et de développement de la petite enfance. Dans ce cadre systémique, nous veillerons à ce que les enfants et les personnes qui s'en occupent bénéficient d'un ensemble cohérent, intégré et continu d'interventions à fort impact tout au long des 2 000 premiers jours, et à ce que soient prodigués des soins attentifs, une stimulation précoce et un environnement sûr et bienveillant pour chaque enfant.
Nous nous engageons à renforcer le personnel responsable de la prestation de services intégrés en investissant dans la formation, la supervision, l'encadrement, le mentorat et les incitations, dans le but d'améliorer les conditions de travail et la qualité des services ; en particulier pour les femmes et les jeunes sur le marché du travail ; et à renforcer la coordination entre les travailleurs de premier niveau dans tous les secteurs, afin de soutenir la prestation de services au plus près des ménages et des communautés.
Nous nous engageons à donner la priorité aux femmes et aux enfants les plus exposés à de mauvais résultats dans la petite enfance ; notamment ceux touchés par la fragilité, les conflits, les déplacements et l'exclusion économique et géographique, et à soutenir des approches novatrices et adaptatives de prestation de services afin d'améliorer l'accès, la continuité et la qualité de la nutrition et des services de la petite enfance dans les environnements fragiles et difficiles d'accès, en veillant à ce qu'aucun enfant ne soit laissé pour compte.
Nous nous engageons à favoriser l'apprentissage, le partage de connaissances et de données, la production d'éléments probants et la collaboration entre pays sur des solutions innovantes et transposables à grande échelle pour la nutrition et le développement de la petite enfance. Nous renforcerons le dialogue régional, encouragerons la création de réseaux, partagerons les enseignements et les bonnes pratiques, encouragerons l'harmonisation des approches et des normes, suivrons les progrès collectifs et maintiendrons la dynamique au-delà de la présente conférence de Lomé.
Nous veillerons à traduire ces priorités en actions ciblées, mesurables et à fort impact, mises en œuvre par le biais des systèmes nationaux et infranationaux ; à assurer l'harmonisation et l'alignement des partenaires et des financements autour de priorités communes ; à renforcer l'appropriation au niveau des communautés et des districts ; et à suivre les améliorations mesurables des résultats de la petite enfance.
Nous exhortons les dirigeants et les partenaires de la région à s'engager en faveur de ces actions afin d'accélérer le développement du capital humain et de faire en sorte que chaque enfant ait la possibilité de s'épanouir et de contribuer activement à la société. Nous sommes convaincus que pour garantir la génération de dirigeants de demain, il faut investir dès aujourd'hui dans la génération actuelle de jeunes enfants en Afrique de l'Ouest et du Centre.
Forts du succès de la conférence régionale de Lomé, nous nous engageons à rendre compte de ces engagements conformément aux plans d'action nationaux et aux cadres existants. Le groupe de travail consultatif pour la nutrition et la petite enfance soutiendra les plateformes multisectorielles de coordination en tant qu'entité unique de coordination de la nutrition et du développement de la petite enfance au niveau des pays.
Au Togo, le gouvernement a officiellement lancé, mardi 12 mai 2026 à Lomé, des consultations nationales en vue de l’élaboration de la nouvelle feuille de route gouvernementale couvrant la période 2026-2031. L’initiative a été ouverte par la Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson.
Cette démarche se veut un cadre d’échanges inclusif. Elle prévoit une série de concertations avec les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, la société civile et les institutions publiques. L’objectif est de recueillir des contributions en vue de l’élaboration d’un document aligné sur les réalités du terrain et les aspirations des populations.
À travers ce processus, l’exécutif ambitionne de renforcer l’adhésion autour de la future feuille de route et de définir des priorités capables de répondre aux défis économiques et sociaux des cinq prochaines années. Une première rencontre avec les partenaires financiers a également permis de dresser le bilan de la mise en œuvre de la feuille de route 2020-2025 et d’en tirer les principaux enseignements.

La future feuille de route s’articulera autour de trois orientations définies par le Président du Conseil : « Protéger, Rassembler et Transformer ». Ces axes visent notamment à renforcer la sécurité et la résilience nationale, à consolider la cohésion sociale et à accélérer la transformation structurelle de l’économie, en la rendant plus compétitive et inclusive.
Pour Coumba Sow, coordinatrice résidente du système des Nations unies au Togo et cheffe de file des partenaires techniques et financiers, cette approche participative « constitue une étape clé pour renforcer la qualité, la cohérence et l’impact des politiques publiques pour les années à venir ».
Au nom des partenaires, elle a réaffirmé leur engagement à accompagner le gouvernement sur les plans technique, financier et institutionnel, afin d’assurer la réussite de cette feuille de route et sa traduction en résultats concrets pour les populations.
D’autres rencontres sont prévues dans les prochains jours avec les différentes composantes de la vie socio-économique et politique du pays.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la 21e édition de la Foire internationale de Lomé (FIL) se tiendra du 27 novembre au 13 décembre 2026. Les dates de ce rendez-vous commercial majeur de la capitale togolaise ont été dévoilées le mardi 12 mai 2026 par la direction du Centre togolais des expositions et foires (CETEF), qui a, dans la foulée, lancé la campagne de promotion de l’événement.
Devenue au fil des années la principale plateforme économique du pays, la FIL s’impose également comme un carrefour d’affaires sous-régional et un espace de promotion des investissements. L’édition 2026 sera placée sous le thème : « Lomé, hub du commerce et des investissements en Afrique ».
Forte des performances enregistrées en 2025 avec plus de 1000 exposants, 813 000 visiteurs, plus de 800 rencontres d’affaires et près de 200 contrats conclus, l’organisation entend capitaliser sur cette dynamique pour maintenir, voire renforcer, l’attractivité de l’événement. « Nous avons progressivement construit une nouvelle ambition : faire du CETEF un espace permanent de promotion économique, de valorisation du savoir-faire togolais, de rencontres professionnelles, de culture et d’opportunités. Et cette évolution est déjà visible », a indiqué Alexandre de Souza, directeur général du CETEF.
En amont de la foire, plusieurs rendez-vous sont programmés afin d’animer l’écosystème économique national. La 7e édition de la Foire Made in Togo, vitrine dédiée à la promotion du savoir-faire local et de la consommation nationale, se tiendra ainsi du 3 au 14 juillet 2026.
Par ailleurs, le Salon de la santé et du bien-être est prévu du 23 au 27 juin 2026. Axé sur la prévention, l’innovation médicale et le bien-être, cet événement vise à mobiliser les acteurs du secteur autour des enjeux sanitaires contemporains.
Dans le même élan, des éditions régionales de la Foire Made in Togo seront organisées à Sokodé en mai et à Aného en octobre. Ces initiatives, selon les organisateurs, visent à renforcer la dynamique commerciale à l’échelle territoriale et à rapprocher le CETEF des producteurs, artisans et entrepreneurs.
Esaïe Edoh
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Hier, mardi 12 mai 2026, à Lomé, le gouvernement togolais a réceptionné un lot d’équipements militaires offert par la Coalition islamique militaire contre le terrorisme (CIMCT), organisation créée en 2015 sous l’impulsion de l’Arabie saoudite.
Le matériel remis comprend notamment des casques de combat, des gilets tactiques, des sacs de déploiement, des plaques de protection et divers équipements destinés aux unités spécialisées engagées dans les opérations antiterroristes.

« Ces équipements produisent surtout un message fort de solidarité, de fraternité et de responsabilité partagée face à une menace commune », a déclaré le ministre de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba. Pour ce dernier, cette coopération s’inscrit dans une logique de consolidation des capacités opérationnelles et de préparation des forces de sécurité.
À cet égard, la délégation saoudienne, conduite par le secrétaire général de la CIMCT, Mohammed Al-Moghidi, a également évoqué des appuis dans les domaines de la formation, du renseignement et du renforcement des compétences.
Notons que le Togo a rejoint la coalition en 2022. Depuis plusieurs années, le pays côtier d’Afrique de l’Ouest fait face à une pression sécuritaire croissante dans la région des Savanes, frontalière du Burkina Faso, où des groupes jihadistes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda étendent progressivement leur présence.
Cette dégradation sécuritaire au Sahel pousse plusieurs États côtiers d’Afrique de l’Ouest, dont le Togo, le Bénin et le Ghana, à renforcer leurs dispositifs militaires et leurs partenariats internationaux.
R.E.D
Le groupe AXIAN, à travers sa marque télécom Yas et sa filiale AXIAN Energy, a conclu un partenariat stratégique avec le français Proparco (institution financière de développement, rattachée à l'AFD, opérant dans les pays en développement et émergents), afin d’accélérer le développement des infrastructures numériques et énergétiques en Afrique. L’accord, signé en marge de l’Africa Forward Summit organisé à Nairobi les lundi 11 et mardi 12 mai 2026, prévoit jusqu’à 300 millions d’euros de financements sur les trois prochaines années.
Présent au Togo à travers Yas Togo, AXIAN entend renforcer ses investissements dans les télécommunications, les services numériques, l’énergie et l’inclusion financière sur plusieurs marchés africains.
Ce nouveau partenariat couvre notamment les réseaux mobiles et fixes, les centres de données, les projets d’énergies renouvelables, les mini-réseaux électriques et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques.
Infrastructures numériques et énergétiques
Dans le numérique, les partenaires veulent étendre la connectivité, en particulier dans les zones rurales et celles mal desservies. Le développement de centres de données figure également parmi les priorités afin de soutenir les capacités locales de stockage et de traitement des données.
« Ce partenariat avec Proparco nous donne des moyens supplémentaires pour déployer des solutions qui bénéficient déjà à des dizaines de millions d’Africains, et atteindre ceux qui sont encore privés de services essentiels », selon Hassanein Hiridjee, directeur général du groupe AXIAN.
Dans l’énergie, la coopération portera sur des projets solaires, hydroélectriques et éoliens, ainsi que sur des solutions de stockage par batteries et des réseaux électriques décentralisés. Les partenaires prévoient également des investissements dans les services énergétiques destinés aux infrastructures télécoms.
Notons que d’autres accords impliquant des acteurs basés à Lomé ont également été conclus en marge du sommet. Ecobank et la BOAD ont signé avec Proparco des partenariats portant respectivement sur le financement des chaînes de valeur agricoles africaines et le soutien au secteur privé dans l’espace UEMOA.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo entend repositionner sa filière cacao sur le segment du cacao premium, afin de mieux résister aux fluctuations du marché international et d’améliorer la valeur ajoutée de sa production. Cette orientation s’appuie notamment sur la construction d’un centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence à Abréwankor, dans la préfecture de Wawa.
Porté par le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), le projet représente un investissement de 160 millions FCFA, financé sur fonds propres par l’organisation professionnelle nationale.
Le centre est assis sur une parcelle de 1,37 hectare et comprend un magasin de stockage de 25 tonnes, un hall de fermentation, cinq tunnels de séchage, un système d’adduction d’eau potable alimenté par énergie solaire, ainsi que des équipements roulants pour la collecte du cacao dans 13 villages producteurs.
L’objectif affiché est de produire, dès la première année, 100 tonnes de cacao d’excellence destinées aux marchés de niche internationaux. À terme, Lomé vise une inscription sur la liste restreinte des pays producteurs de cacao « fin et aromatisé ».
« Le centre permettra de valoriser davantage la qualité du cacao togolais et de mettre sur le marché international un cacao d’excellence », selon Enselme Gouthon, patron de la CCFCC, lors d’une conférence de presse à Lomé, hier mardi 12 mai 2026.
« Les travaux de construction du centre, qui ont démarré en octobre 2025, sont à présent terminés. Nous nous sommes inspirés des modèles de centres d’excellence du Cameroun. Ce centre permettra de valoriser davantage la qualité du cacao togolais. (...) Ainsi, le Togo pourra bientôt s’inscrire sur la liste restreinte des pays producteurs de cacao fin et aromatisé dans le monde », a-t-il ajouté.
Pour les responsables de la filière, cette montée en gamme constitue une stratégie de survie économique. « Le cacao est confronté à l’agressivité du marché international. Il est important pour nous de cibler une clientèle intéressée par la qualité », a expliqué la même source. Un cacao premium peut être vendu « deux à trois fois le prix du marché courant ».
L’inauguration du centre est prévue le 23 mai, en présence de représentants de l’Organisation internationale du cacao (OIC), de chocolatiers français et de producteurs togolais primés au concours Cocoa of Excellence 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les acteurs publics de l’assurance maladie universelle (AMU) préparent la mise en place d’un système numérique unifié pour gérer les soins et les remboursements. Dénommée Système d’Information Intégré de Gestion de l’Assurance Maladie Universelle (SIIG-AMU), la plateforme doit, à terme, permettre de connecter les différents acteurs du parcours de soins afin d’améliorer la gestion des prestations, des remboursements et du suivi des assurés.
Le chantier a fait l’objet d’un atelier technique la semaine dernière (du 4 au 7 mai 2026) à Lomé, à l’initiative du ministère de la Santé, avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ et de la Banque mondiale. Plusieurs institutions publiques et privées y ont participé, notamment la CNSS, l’INAM, l’Agence Togo Digital, des centres hospitaliers, des assureurs et des ordres professionnels du secteur de la santé.
Une architecture fédérée privilégiée
Dans ce contexte, le gouvernement togolais mise sur une architecture dite « fédérée ». Une approche qui doit permettre aux plateformes déjà existantes de continuer à fonctionner, tout en assurant l’échange de données entre hôpitaux, pharmacies, laboratoires, organismes gestionnaires et assureurs.

Les discussions ont porté notamment sur les standards d’interopérabilité, la sécurisation des données médicales et administratives, ainsi que sur la gouvernance du futur système. Les participants ont également travaillé sur une feuille de route opérationnelle et sur les mécanismes de pilotage du projet.
Des références africaines
Pour ce faire, les expériences du Rwanda, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun ont été examinées afin d’identifier des modèles applicables au contexte togolais. Les travaux ont également mis l’accent sur la nécessité d’une identification unique du patient, considérée comme un préalable à une gestion plus transparente de l’AMU.

Pour le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, le futur SIIG-AMU ne vise pas à remplacer les systèmes existants, mais à « leur offrir les moyens de mieux interagir ».
Ayi Renaud Dossavi
La République fédérale d’Allemagne via Serap Güler, ministre adjointe auprès du ministre des Affaires étrangères, se montre disponible pour accompagner les futurs projets de modernisation du Port de Lomé. En visite sur la plateforme portuaire le mardi 12 mai 2026, la diplomate allemande a exploré avec le ministre togolais chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengue, les perspectives de cette coopération.
Au cours de visite, l’officiel togolais a présenté les ambitions du Togo pour sa plateforme portuaire. « Notre ambition est claire : faire du Port autonome de Lomé un port de classe mondiale, connecté, intelligent, résilient et résolument engagé dans la transition écologique. L’expertise allemande demeure, sur ces différents axes, un partenaire de premier plan », a-t-il indiqué.

Dans ce cadre, le Togo a également plaidé pour un appui accru de l’Allemagne dans la lutte contre la piraterie et les trafics illicites dans le golfe de Guinée, ainsi que dans la promotion d’une gestion durable de l’économie bleue, en lien avec la Charte de Lomé adoptée en octobre 2016.
Seul port naturel en eau profonde de la côte ouest-africaine, le Port de Lomé accueille les plus grands navires en service et dessert un hinterland estimé à plus de 80 millions de consommateurs, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Doté de terminaux à conteneurs, vraquiers, hydrocarbures, minéraliers et de pêche, il s’impose comme un hub logistique régional de premier plan.
Notons que le port en eau profonde de Lomé, inauguré le 26 avril 1968, a en effet été conçu par des bureaux d’études allemands, financé à plus de 70 % par la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW) et construit par un consortium d’entreprises allemandes conduit par le groupe Hochtief AG. Près de six décennies après sa mise en service, il s’est hissé au rang de premier port à conteneurs d’Afrique de l’Ouest.
Pour le ministre togolais, le Port de Lomé constitue l’une des expressions les plus tangibles de l’amitié germano-togolaise. « Recevoir aujourd’hui une haute autorité allemande sur ces quais, c’est aussi rendre hommage à la vision des bâtisseurs qui, voici près de soixante ans, ont jeté les bases de notre souveraineté logistique », a-t-il déclaré.
Esaïe Edoh
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Le Togo affiche un taux d’allaitement maternel exclusif de 64,3 %, l’un des plus élevés d’Afrique de l’Ouest, selon des données présentées lundi 11 mai à Lomé, lors de la conférence régionale sur la nutrition et le développement de la petite enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le chiffre a été communiqué par le directeur régional adjoint de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, intervenant au nom de Gilles Fagninou. L’agence onusienne a également indiqué que le Togo avait réduit le retard de croissance infantile de 27,5 % à 23,8 % entre 2014 et 2017.
« Le Togo illustre aujourd’hui un engagement politique fort en faveur de la petite enfance », a déclaré le représentant de l’UNICEF, évoquant les progrès enregistrés dans « la vaccination, la nutrition et l’éducation préscolaire ».
L’organisation attribue ces résultats à plusieurs réformes engagées ces dernières années, notamment la validation en 2024 d’une stratégie nationale d’éducation préscolaire et l’adoption d’un arrêté interministériel encadrant les crèches et garderies.
Selon l’UNICEF, ces mesures « démontrent la valeur d’une approche multisectorielle intégrée et positionnent le Togo comme une source d’inspiration pour la région ».
Les performances togolaises ont été mises en avant devant des délégations venues de plus de vingt pays, dans un contexte régional marqué par des défis persistants.
En Afrique de l’Ouest et du Centre, près d’un enfant sur trois souffre encore d’un retard de croissance, selon les données partagées durant la conférence.
Pour les partenaires techniques et financiers, l’allaitement maternel exclusif reste un indicateur central du développement du capital humain. « Investir dans la nutrition et le développement de la petite enfance est l’un des investissements les plus rentables qu’un pays puisse réaliser pour son capital humain, sa croissance et sa stabilité future », a indiqué l’agence.
Ayi Renaud Dossavi
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