Au Togo, Institut mondial pour la croissance verte (Global Green Growth Institute, ou GGGI) a lancé le recrutement d'un consultant en économie forestière pour accompagner la mise en œuvre d'un projet de gestion durable des ressources forestières jusqu'en 2027.
Derrière cet appel se dessine une initiative visant à renforcer la résilience climatique des populations rurales, tout en structurant la filière karité dans plusieurs régions du pays.
Le projet couvre quatre zones d'intervention situées dans les régions Maritime, Centrale, Kara et Savanes. Au total, 2000 hectares de plantations sont prévus, complétés par quatre centres de formation et de démonstration d'un hectare chacun.
Financé par le Service forestier coréen et mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l'Environnement, le projet repose sur trois axes. Le premier concerne l'amélioration de la gouvernance locale et de la gestion des connaissances autour des parcs à karité. Le deuxième cible le reboisement, l'amélioration de la qualité de la production ainsi que l'organisation de systèmes de stockage et de transformation. Le troisième entend renforcer les capacités d'adaptation au changement climatique en impliquant directement les coopératives de femmes et de jeunes.
Au Togo, une étude réalisée en 2025 a mis en évidence des réalités contrastées selon les régions. Ainsi, dans l'Avé, les populations tirent davantage leurs revenus du bois-énergie que du karité, en raison de faibles rendements des arbres existants. Le projet prévoit donc d'y développer des modèles agroforestiers alternatifs afin de réduire la pression sur les ressources forestières.
Les prochaines études de terrain devront préciser les modèles économiques, les mécanismes de gouvernance locale et les perspectives de rentabilité des futures infrastructures de transformation, avec l'ambition de créer des revenus durables au sein des communautés rurales concernées.
Ayi Renaud Dossavi
À Lomé, la 11e édition du Salon de l'Immobilier et de l'Énergie, Fest'Immo SolarDayZ, s'est achevée le 31 mai 2026 sur une fréquentation de près de 5000 visiteurs, selon les organisateurs. L'événement, organisé au Centre togolais des expositions et foires (CETEF Togo 2000), a réuni pendant trois jours des acteurs de l'immobilier, de l'énergie, de la finance, des services et des solutions technologiques.
Cette édition a également mobilisé une soixantaine d'exposants, sponsors et partenaires venus présenter leurs offres et échanger avec le public, les investisseurs et les professionnels du secteur.
L'habitat durable au cœur des échanges

Placée sous le thème « Repenser l'habitat au Togo », la rencontre a été officiellement ouverte par Meindou Lebigaza, secrétaire général du ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme (MATU), représentant le ministre Sevon-Tépé Kodjo Adedze. La cérémonie a rassemblé promoteurs immobiliers, architectes, spécialistes des énergies renouvelables, institutions financières et partenaires institutionnels autour des enjeux liés au logement et à la transition énergétique.
Dans son intervention, le représentant du MATU a présenté le salon comme « un cadre opportun de réflexion sur l'habitat du futur », soulignant la nécessité de promouvoir des logements plus accessibles, des infrastructures durables et une meilleure qualité de vie dans un contexte d'urbanisation croissante.

Après la cérémonie d'ouverture, le ministre Sevon-Tépé Kodjo Adedze s'est rendu sur les différents stands du salon afin de s'imprégner des innovations et projets présentés par les exposants dans les domaines de l'habitat, de la construction et de l'énergie.
Une plateforme d'affaires en phase de consolidation
Les discussions ont notamment porté sur le financement de l'habitat, l'intégration des énergies renouvelables dans les projets immobiliers, l'innovation dans la construction et l'utilisation de matériaux adaptés aux réalités locales. Des rencontres B2B et B2C ont également été organisées afin de favoriser les échanges entre entreprises, investisseurs et porteurs de projets.

our les organisateurs, le salon confirme l'intérêt croissant des ménages et des investisseurs pour les questions liées à l'habitat et aux solutions énergétiques durables.
« Cette édition a confirmé l'intérêt croissant des Togolais pour les questions liées à l'habitat, à l'investissement immobilier et aux solutions énergétiques durables », indique Hodor Ayawa Abigaïl, directrice artistique et responsable communication de l'événement.
L'édition 2026 marque également une phase de transition, avec l'installation d'un nouveau bureau exécutif à la tête de Fest'Immo.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé devrait conserver un rôle important dans le dispositif consulaire américain en Afrique. Selon des informations rapportée par l'Associated Press (AP), l'administration du président Donald Trump prévoit de réduire de près de moitié le nombre d'ambassades et de consulats africains habilités à traiter les demandes de visas pour les États-Unis. Sur une cinquantaine de représentations actuellement opérationnelles, seules vingt conserveraient une capacité complète de traitement, dont celle du Togo.
Dans le nouveau dispositif qui se dessine, Lomé figure aux côtés d'Abidjan, Accra, Dakar, Lagos, Nairobi ou Johannesburg parmi les centres appelés à assurer le traitement complet des demandes de visas sur le continent.
Un recentrage du réseau consulaire américain
La mesure s'inscrit dans la politique migratoire mise en œuvre depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Washington a multiplié ces derniers mois les initiatives pour renforcer le contrôle des flux migratoires, notamment à travers le durcissement des procédures de délivrance de visas, l'augmentation des exigences de vérification et l'introduction de cautions pouvant atteindre 15 000 dollars pour certains demandeurs africains.
Cette décision intervient dans un contexte où l'ambassade américaine de Lomé a déjà vu son importance régionale croître. En effet, depuis la suspension en 2025 de certains services consulaires américains au Burkina Faso, les demandeurs burkinabè sont orientés vers le Togo pour plusieurs procédures de visa.
Pour les ressortissants des pays qui ne figureront plus parmi les centres habilités, les démarches nécessiteront désormais des déplacements vers l'un des vingt pôles retenus.
Ayi Renaud Dossavi
Neuf startups togolaises spécialisées dans les technologies éducatives ont achevé un programme d'immersion et d'incubation en vue de renforcer leur positionnement sur un marché africain de l'éducation numérique en pleine évolution. Il s'agit de MainBridge, Edumiaa, Eforma Africa, ENOVSKY, Edufast, SKULLVI, Deezpro, Nufia et Mon Choix Ma Carrière.
Ces neuf startups, dont deux portées par des femmes, ont été sélectionnées parmi 39 candidatures reçues pour intégrer un programme d'incubation accélérée en e-learning.
Du 18 au 29 mai, cinq entrepreneurs ont participé à une immersion à Vienne, en Autriche, au sein de Common Sense, acteur de l'écosystème EdTech européen. Quatre autres participants ont suivi le programme à distance depuis le Djanta Tech Hub à Lomé.

L'initiative est portée par l'Agence Togo Digital (ATD), avec l'appui du programme ProDigiT de la coopération allemande (GIZ).
Au-delà de la formation technique, l'objectif est de permettre aux startups togolaises de mieux structurer leurs modèles économiques et d'adapter leurs solutions aux besoins du marché local.
Pendant deux semaines, les participants ont travaillé sur la conception de contenus numériques, l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'apprentissage, les systèmes de gestion de l'enseignement, l'accessibilité numérique et les stratégies de croissance. Ils ont également confronté leurs projets à des standards internationaux et échangé avec des experts du secteur.

Une nouvelle phase s'ouvre désormais avec la participation des startups à eLearning Africa, rendez-vous continental consacré à l'innovation éducative, organisé cette année à Accra. Les projets les plus avancés bénéficieront ensuite d'un accompagnement renforcé du Djanta Tech Hub afin d'accélérer leur développement.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, Justin Tchilabalo Pilante a été nommé, le mardi 2 juin 2026, directeur général par intérim de la Caisse de Retraite du Togo (CRT). L’information est contenue dans un décret présidentiel officialisant sa désignation à la tête de l’institution.
Jusqu’ici directeur général de l’Institut national d’assurance maladie (INAM), Justin Tchilabalo Pilante remplace Yawo Diapena Igneza. Il prend les rênes de cet organisme chargé de la gestion des pensions et des prestations de retraite du secteur public.
Fort de son expérience dans le domaine de la protection sociale, le nouveau responsable aura notamment pour mission d’assurer la continuité des services de retraite, de veiller à une gestion rigoureuse des ressources de la caisse en vue d’améliorer l’efficacité et la performance de l’institution.
Cette nomination intervient dans un contexte où les enjeux liés à la protection sociale et à la prise en charge des retraités occupent une place croissante dans les politiques publiques. La CRT demeure en effet un maillon essentiel du système national de sécurité sociale.
Selon son rapport statistique et financier récemment publié, la Caisse de Retraite du Togo a versé plus de 52,5 milliards FCFA de prestations sociales au titre de l’exercice 2025.
Esaïe Edoh
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La Banque africaine de développement (BAD) va décaisser une enveloppe de 59,78 millions de dollars pour financer le projet de réhabilitation du tronçon Kara-Kabou (frontière Bénin-Togo) long de 78,8 kilomètres. Le financement a été approuvé en mai dernier à Abidjan par le Conseil d’administration du Fonds africain de développement.
Dans le détail, le tronçon togolais bénéficie d’un appui de 50,28 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la BAD. Le Bénin reçoit pour sa part une enveloppe de 9,5 millions de dollars.
Les travaux prévus concernent la réhabilitation de la section frontière du Bénin (Ouaké) - Kémérida - Soundjina - Kara - Djamdé - Kabou. L’infrastructure sera aménagée en chaussée 2x1 voie de 3,5 mètres, tandis que la traversée de la ville de Kara sera élargie en 2x3 voies afin d’améliorer la fluidité du trafic. Le projet intègre également la réalisation et la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques et éducatives dans les localités concernées.
Selon la Banque africaine de développement, cette intervention vise à améliorer la mobilité sur un axe stratégique pour les échanges entre les deux pays et pour l’intégration économique sous-régionale.
« Ce corridor vital contribuera à renforcer la compétitivité économique, accélérer le désenclavement des zones intérieures du Bénin et du Togo et consolider l’intégration sous-régionale », a déclaré Lamin Barrow, directeur général de la BAD pour l’Afrique de l’Ouest.
L’opération s’inscrit dans la première phase du Projet de réhabilitation de routes de transit et de facilitation du transport sur le corridor CU18. Le projet est financé conjointement par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ainsi que les gouvernements togolais et béninois.
Esaïe Edoh
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La fermeture du détroit d'Ormuz depuis le 28 février 2026 continue de perturber le commerce mondial, en particulier les chaînes d'approvisionnement énergétiques dont dépendent de nombreux pays importateurs, dont le Togo. Mais ces mêmes perturbations ont favorisé un redéploiement partiel des flux maritimes vers la façade atlantique africaine, au bénéfice notamment du Port de Lomé.
Alors que les tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique reliant le golfe Persique aux marchés internationaux, continuent de perturber les chaînes logistiques mondiales, les risques sécuritaires qui s'y sont intensifiés depuis la fin février 2026 ont conduit plusieurs grands armateurs à revoir leurs itinéraires, avec des répercussions jusqu'en Afrique de l'Ouest.
Un report massif des flux vers l'Afrique
Les données disponibles témoignent de l'ampleur du déroutement. Selon la plateforme Portwatch du Fonds monétaire international (FMI), qui s'appuie sur les signaux GPS des navires, les passages de porte-conteneurs au cap de Bonne-Espérance ont plus que triplé en trois ans. Entre le 1er mars et le 24 avril 2026, vingt porte-conteneurs franchissaient en moyenne chaque jour ce passage, contre six sur la même période en 2023. Dans le même temps, les transits via le détroit de Bab-el-Mandeb et le canal de Suez ont chuté de plus de moitié.
Les grandes compagnies de transport de conteneurs (Maersk, MSC, CMA CGM et Hapag-Lloyd) ont notamment suspendu leurs transits par le détroit d'Ormuz ainsi que par les routes connexes, dont la mer Rouge, où les rebelles houthis du Yémen ont repris leurs attaques contre les navires marchands. Ces quatre armateurs concentrent à eux seuls plus de 46 % de la capacité mondiale en conteneurs.
Mécaniquement, cette réorganisation se répercute financièrement sur l'ensemble du secteur. Selon l'indice Drewry des taux de fret, le prix moyen pour transporter un conteneur standard de 40 pieds sur les principales voies maritimes a augmenté de 14 % en avril 2026 par rapport à avril 2025. Les délais de transit entre l'Asie et l'Europe se sont allongés de deux semaines en moyenne, impliquant 30 à 50 % de carburant supplémentaire et 10 à 20 % de bateaux en plus pour assurer les mêmes fréquences de passage.
Lomé, hub de transbordement sur la route du Cap
Le Port autonome de Lomé (PAL) figure parmi les plateformes qui bénéficient de cette reconfiguration. Le mécanisme est indirect mais concret : les navires empruntent la route du cap de Bonne-Espérance pour relier l'Asie à l'Europe, et les marchandises à destination de l'Afrique de l'Ouest transitent par des ports de transbordement comme Lomé (ou Abidjan), avant d'être acheminées par feedering vers les ports secondaires de la région.
En mars 2025 déjà, avant la crise d'Ormuz, le MSC Diletta, porte-conteneurs de 24000 équivalents vingt pieds (EVP), avait fait escale à Lomé et à Abidjan, sur fond de positionnement croissant de MSC sur la façade ouest-africaine.

Selon le ministre délégué togolais chargé de l'Économie maritime, Edem Kokou Tengue, la situation dans le golf persique a eu un effet favorable sur l'activité portuaire togolaise (voir son post sur X, relayé dans un reportage de CGTN).
« Je pense que la situation actuelle dans le détroit d'Ormuz a en réalité eu un impact positif sur le port de Lomé. Le détroit étant devenu une zone d'insécurité où la navigation est difficile, plusieurs compagnies maritimes ont choisi de revenir à des itinéraires plus traditionnels », a-t-il déclaré.
La chaîne chinoise @CGTNOfficial retranscrit l'essence de notre mission au Port de Lomé. Le reportage ci-dessous, démontre comment notre infrastructure dépasse sa simple fonction technique pour devenir un instrument de solidarité et de continuité de l'approvisionnement régional. pic.twitter.com/85m23lKl5z
— Kokou Edem TENGUE (@kokouedemTENGUE) May 28, 2026
Un hub régional déjà bien positionné
S'il n'existe pas encore de données précises permettant de mesurer l'impact de la crise d'Ormuz sur le seul trafic du Port de Lomé, cette évolution intervient alors que l'infrastructure consolide depuis plusieurs années son rôle de plateforme logistique régionale.
En 2024, le port a traité 30,6 millions de tonnes de marchandises, en hausse de 1,85 % par rapport à 2023, tandis que plus de deux millions d'EVP y sont manutentionnés chaque année. En novembre 2025, lors du 45e Conseil de l'Association de Gestion des Ports de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (AGPAOC), Lomé a été classé meilleur port africain pour le trafic de transit.
Le port est également au cœur de l'approvisionnement des pays sahéliens enclavés. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger disposent de représentants au sein de sa gouvernance, une particularité héritée de la vocation régionale de l'infrastructure.
Des effets contrastés pour l'économie togolaise
Si le repositionnement de certains flux maritimes renforce l'activité du Port de Lomé, il faut relever que les tensions dans le Golfe ont un coût. Comme de nombreux pays importateurs d'hydrocarbures, le Togo a récemment enregistré une hausse des prix des produits pétroliers, conséquence de l'incertitude sur les marchés énergétiques mondiaux, selon les autorités publiques. Les armateurs ont par ailleurs imposé des surtaxes de guerre sur leurs lignes, dont les effets se répercutent sur les coûts logistiques à l'import.
La crise d'Ormuz illustre ainsi une réalité contrastée pour l'économie togolaise. D'un côté, elle conforte le rôle du Port de Lomé dans les chaînes d'approvisionnement régionales et internationales. De l'autre, elle alourdit la facture énergétique du pays et celle des ménages.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo veut miser sur le cacao premium pour mieux résister aux fluctuations du marché international. Dans le pays, il est ainsi annoncé cette semaine, la mise en service d'un deuxième centre de traitement post-récolte dédié au cacao premium à Mpoti, dans la commune de Blitta 3.
Portée par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), l'infrastructure vise à améliorer la qualité des fèves et à renforcer la présence du cacao togolais sur les marchés spécialisés.
Le centre a été financé à hauteur de 50 000 euros, soit environ 32,8 millions FCFA, par l'association Chocolatiers et Pâtissiers du Monde et le Département français des Yvelines. Érigé sur un hectare, il comprend un magasin de stockage d'une capacité de cinq tonnes, un hall de fermentation équipé de 42 caisses, une aire de séchage dotée de 16 tables ainsi que des infrastructures administratives et d'hébergement.
Cette réalisation intervient quelques semaines après l'inauguration d'un premier centre similaire à Kessibo-Abréwankor, dans la préfecture de Wawa. Ensemble, ces infrastructures doivent soutenir la stratégie nationale visant à accroître la valeur ajoutée du cacao togolais.
Selon Enselme Gouthon, secrétaire général du CCFCC, le centre de Mpoti devrait permettre de commercialiser 25 tonnes de cacao d'excellence dès sa première année d'exploitation. À terme, l'objectif est de cibler des marchés de niche moins exposés à la volatilité des cours mondiaux et offrant une meilleure rémunération aux producteurs.
Pour les partenaires français, le projet doit également contribuer à faire connaître le cacao togolais auprès des chocolatiers européens. Des formations aux techniques de fermentation et de séchage ont déjà été dispensées aux producteurs afin de répondre aux standards requis par les acheteurs spécialisés.
R.E.D.
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La plateforme de mobilité électrique Spiro basée à Lomé vient d'annoncer une levée de fonds de 215 millions de dollars destinée à soutenir le déploiement de ses infrastructures de véhicules électriques et de son réseau d'échange de batteries sur le continent.
L'opération, soutenue notamment par Impact Fund Denmark et Equitane, intervient alors que les investisseurs s'intéressent davantage aux infrastructures liées à la transition énergétique en Afrique.
Cette nouvelle mobilisation de capitaux s'inscrit dans la continuité des financements obtenus par l'entreprise ces dernières années. En 2023, Spiro, alors connue sous le nom de M-Auto et déjà présente au Togo, avait sécurisé un financement de 63 millions de dollars auprès de Société Générale et de GuarantCo pour développer sa flotte de motos électriques et son réseau de stations d'échange de batteries au Togo et au Bénin.
En octobre 2025, l'entreprise avait également bouclé une levée de fonds de 100 millions de dollars menée par le Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), filiale d'investissement d'Afreximbank.
Fondée sous l'appellation M-Auto, la société a démarré ses activités au Togo et au Bénin en 2022 avant d'étendre progressivement ses opérations au Rwanda, au Kenya, en Ouganda, au Nigeria et au Cameroun. Aujourd'hui, Spiro revendique un parc de 100 000 véhicules électriques et un réseau de 2500 stations de recharge et d'échange de batteries répartis sur sept marchés africains.
Pour le Togo, où l'entreprise a lancé ses premières opérations commerciales en Afrique de l'Ouest, cette nouvelle levée pourrait se traduire par l'extension du réseau de batteries échangeables et le renforcement des infrastructures locales de mobilité électrique. Le groupe indique également vouloir poursuivre ses investissements industriels et technologiques afin d'accompagner la croissance de la demande en solutions de transport à faibles émissions sur le continent.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, près de 39 millions de plants ont été mis en terre entre 2021 et 2025 dans le cadre de l’ambition nationale de planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030. Le bilan a été présenté ce lundi 1er juin 2026 par le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, à l’occasion du lancement de l’édition 2026 du Mois national de l’arbre.
Selon le département dirigé par Dodzi Kokoroko, ces plantations ont couvert une superficie totale de plus de 49 000 hectares à travers le pays. Ce résultat représente toutefois moins de 4 % de l’objectif fixé par les autorités pour 2030, soulignant l’ampleur du défi restant à relever.
Malgré cet écart, le gouvernement entend maintenir la dynamique engagée. Pour l’année 2026, l’objectif est de mettre en terre 16,8 millions de plants sur une superficie de 11 250 hectares.
Les espèces retenues varient selon les zones écologiques et les priorités environnementales. Sur le littoral, les filaos et les cocotiers sont privilégiés pour lutter contre l’érosion côtière.
Dans la région des Plateaux, le teck et le caïlcédrat sont destinés à soutenir la régénération des espaces forestiers. Dans les régions centrale et septentrionale, le neem, l’acacia, le karité et le baobab sont notamment mis à contribution pour enrichir les savanes et freiner l’avancée de la désertification.
« Le reboisement n’est pas seulement une action écologique, c’est un acte de responsabilité collective », a déclaré le ministre Dodzi Kokoroko. Selon lui, chaque arbre planté contribue à la préservation des sols, des ressources en eau et du climat, tout en constituant un héritage durable pour les générations futures.
Désormais étendue à l’ensemble du mois de juin, cette initiative s’inscrit dans le prolongement de la Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque 1er juin depuis 1977. Cette campagne vise ainsi à intensifier les efforts nationaux de reboisement en encourageant les citoyens, les institutions et les organisations à participer activement aux opérations de mise enterre de plants, au-delà de la journée commémorative.
Esaïe Edoh
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