Le Togo a mobilisé, vendredi 3 avril 2026, un montant de 33 milliards FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA, à l’issue d’une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT). L’opération, coordonnée par UMOA-Titres, visait initialement à collecter 30 milliards FCFA.
Selon les résultats officiels consultés par Togo First, l’opération a alimenté l’appétit des investisseurs, dont les soumissions globales ont atteint 120,7 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 402,39 %. Le Trésor public togolais n’a retenu que 33 milliards FCFA, exclusivement sur les OAT.
Dans le détail, 20 milliards FCFA ont été mobilisés sur des obligations d’une maturité de 3 ans, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 6,15 %. Les OAT de maturité 5 ans ont permis de lever 10 milliards FCFA à un taux de 6,35 %, tandis que celles dont la maturité est de 7 ans ont permis d’engranger 3 milliards FCFA, avec un rendement de 6,50 %.
Cette opération constitue la troisième intervention du Togo sur le marché financier régional depuis le début de l’année 2026. Elle porte à 82,5 milliards FCFA le volume total des ressources mobilisées par le pays à ce jour.
Pour l’ensemble de l’exercice budgétaire 2026, les autorités togolaises ambitionnent de lever 463,5 milliards FCFA sur le marché régional, afin de contribuer au financement du budget de l’État, arrêté à 2 751 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) renforce le déploiement de sa plateforme interopérable de paiement instantané (PI-SPI) au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Les banques, établissements de monnaie électronique, institutions de microfinance et établissements de paiement ont ainsi jusqu’au 30 juin 2026 pour finaliser leur connexion au système, selon une annonce de la Banque centrale.
Lancée le 30 septembre 2025, la plateforme PI-SPI permet des transactions en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Elle doit faciliter les paiements numériques instantanés entre les différents acteurs financiers de l’Union, tout en réduisant les coûts et les délais de transaction.
Au 2 avril 2026, 80 institutions sont déjà connectées dans la sous-région, dont 59 banques, 9 établissements de monnaie électronique, 11 institutions de microfinance et un établissement de paiement. Parallèlement, 42 autres structures poursuivent leurs tests en conditions réelles, avec pour objectif une mise en service rapide.
La BCEAO appelle l’ensemble des acteurs concernés à accélérer leurs préparatifs techniques et administratifs afin de respecter l’échéance fixée. L’enjeu est d’assurer une couverture complète du système à l’échelle régionale et de garantir l’accès effectif aux services pour les usagers.
Ce dispositif s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures financières de l’UEMOA. Il vise à renforcer l’inclusion financière, en facilitant l’accès aux services de paiement pour les populations et les entreprises.
Si l’interopérabilité des paiements numériques devrait soutenir les échanges économiques au sein de l’Union, cette annonce traduit aussi une approche plus ferme de la BCEAO pour accélérer l’adhésion au dispositif. Une telle démarche répond aux réticences de certains opérateurs, liées à des contraintes structurelles et économiques.
Cette interopérabilité permettrait à terme de créer un marché unifié des paiements dans l’UEMOA, de réduire les coûts, d’améliorer l’inclusion financière et de renforcer l’intégration économique. Aujourd’hui, malgré une progression des paiements électroniques, l’écosystème reste fragmenté entre banques, fintechs et opérateurs mobiles.
Ayi Renaud Dossavi
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La Chine appuie le Togo dans sa politique de sécurité alimentaire à travers un don de 2525 tonnes de riz. Cette cargaison, d’une valeur de 20 millions de yuans, soit environ 1,6 milliard FCFA, a été remise aux autorités togolaises le jeudi 2 avril 2026 à Lomé.
Il s’agit de la deuxième cargaison de riz envoyée par la Chine pour soutenir le Togo dans le cadre de la lutte contre la faim, après celle de 2024. Cette initiative s’inscrit dans les retombées du 9e Sommet sur la coopération sino-africaine (FOCAC), tenu à Beijing en 2024, au cours duquel le gouvernement chinois s’est engagé à accompagner les pays africains à travers un programme d’assistance alimentaire d’urgence, en vue de renforcer leur souveraineté alimentaire.
« Le peuple est le fondement de l’État, et la nourriture est la première nécessité du peuple », a indiqué l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min. Selon la diplomate, ce don illustre également l’engagement de la Chine à soutenir le Togo dans l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°2 (ODD 2), qui vise à éliminer la faim et la malnutrition, tout en garantissant un accès équitable à une alimentation saine, nutritive et suffisante.
Dans cette dynamique, la Chine a déjà organisé, au cours des deux dernières années, des sessions de formation aux technologies agricoles tropicales au Togo. Ces initiatives visent à renforcer les compétences locales, accroître la production alimentaire et améliorer la résilience du secteur agricole.
Outre la Chine, le Togo bénéficie de dons de riz de la part du Japon, notamment dans le cadre du programme alimentaire Kennedy Round.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’agence de notation Bloomfield Investment a tenu cette semaine, sa première conférence « Risque pays-Togo », jeudi 2 avril 2026 à l’hôtel 2 Février de Lomé. Au cœur des échanges, un rapport d’analyse basé sur cinq paramètres, performance macroéconomique, environnement des affaires, système financier, climat sociopolitique et gestion des finances publiques.
Cette évaluation positionne le Togo dans la catégorie des risques modérés, avec une note de 5,9 sur 10.

Selon Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield, « nous avons évalué la performance macroéconomique, nous avons évalué l’environnement des affaires, nous avons évalué le système financier qui finance l’économie togolaise, nous avons évalué l’environnement sociopolitique et la gestion des finances publiques ».
Ce dernier précise que « ce résultat traduit quelques insuffisances sans effet majeur », notamment liées au déficit du commerce extérieur et à la dette.
Des risques identifiés, des réformes attendues
En dépit des fragilités identifiées, les conclusions du rapport restent nuancées. « Même s’il y a quelques poches de risques que nous avons mises en relief, ce n’est pas un frein à l’investissement, au contraire », souligne Stanislas Zézé, évoquant des perspectives favorables sous réserve de réformes.
Les autorités togolaises ont, selon l’agence, exprimé leur engagement à corriger les faiblesses identifiées. L’enjeu est de renforcer les fondamentaux pour améliorer le positionnement du pays vers une catégorie de risque plus faible.

Lors des panels, les discussions ont porté sur la performance économique, l’industrialisation, l’entrepreneuriat et l’environnement sécuritaire. La conférence vise ainsi à rapprocher les acteurs publics et privés autour d’une lecture commune du marché.
Au-delà de l’évaluation, l’initiative de Bloomfield se veut un instrument d’aide à la décision. Elle espère par exemple répondre aux interrogations clés des investisseurs, notamment sur le rendement attendu et les risques de perte de capital.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le guichet unique de cartographie des infrastructures, couplé au déploiement du réseau national de correction centimétrique (CENTIPOS), a été officiellement lancé le jeudi 2 avril 2026 à Lomé par la ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, Cina Lawson. Présentée comme une plateforme numérique structurante, cette solution vise à centraliser l’ensemble des données relatives aux infrastructures existantes sur le territoire national.
L’objectif est d’améliorer la coordination des travaux, de prévenir les dégradations d’ouvrages et d’optimiser la planification des chantiers. Il s’agit d’une nouvelle étape franchie dans la modernisation de la gestion de ses infrastructures, selon les autorités du pays.

Ce guichet unique des infrastructures entend répondre à une problématique récurrente au Togo, celle de l’absence d’un référentiel fiable et partagé des réseaux existants. En effet, chaque année, des travaux de voirie, d’énergie ou de télécommunications endommagent des installations souterraines ou aériennes mal localisées, entraînant des interruptions de services essentiels tels que l’électricité, l’eau potable ou les communications électroniques.
Ces incidents, aux conséquences coûteuses pour les opérateurs, les entreprises et les usagers, traduisent les limites d’un système fragmenté. Ainsi, en centralisant les informations, la nouvelle plateforme offre une vue d’ensemble actualisée et accessible à tous les acteurs concernés, notamment les entreprises de BTP, les opérateurs de réseaux et les administrations publiques.
Concrètement, le dispositif repose sur deux outils complémentaires : une plateforme web nationale permettant de visualiser les infrastructures, de planifier les travaux et de coordonner les interventions, ainsi qu’une application mobile destinée aux équipes de terrain pour la collecte et la mise à jour des données en temps réel.
Le fonctionnement du guichet unique s’articule autour de quatre étapes clés : la déclaration préalable des travaux, l’analyse des interactions entre réseaux, l’exécution des interventions avec une localisation précise, puis l’actualisation automatique des données après chaque chantier.
Pour garantir cette précision, le système s’appuie sur CENTIPOS, un réseau national de 25 stations de référence permettant une localisation des infrastructures au centimètre près. Les corrections de position sont transmises en temps réel via le réseau mobile, assurant une disponibilité continue pour les professionnels.
Au-delà du secteur des infrastructures, cette innovation bénéficie à d’autres domaines tels que le cadastre, l’agriculture de précision ou encore la cartographie environnementale.
« Cette précision change la donne. Elle s’inscrit dans notre ambition de digitalisation pour améliorer la gouvernance et l’efficacité des services publics », a souligné Cina Lawson lors de la cérémonie de lancement.
Avec la mise en place de ce dispositif, le Togo confirme son engagement en faveur de la transformation digitale et du renforcement de la gouvernance des projets d’infrastructures, dans une logique d’efficacité et de durabilité, soutient l’exécutif togolais.
Esaïe Edoh
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Le Togo franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son cadre juridique en matière de sûreté nucléaire. Réuni en conseil des ministres le mercredi 1er avril 2026, l’exécutif a adopté deux projets de loi autorisant l’adhésion du pays à deux instruments juridiques internationaux majeurs.
Il s’agit de la Convention sur la sûreté nucléaire, adoptée à Vienne le 17 juin 1994, et de la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, adoptée le 21 mai 1963.
Il s’agira pour le Togo de consolider son dispositif juridique en matière de gestion des risques liés au nucléaire. L’objectif est notamment de mieux protéger les populations et l’environnement contre les effets des rayonnements ionisants, tout en renforçant les mécanismes de prévention des accidents dans les installations nucléaires civiles.
Plus spécifiquement, la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires permettra au pays de se doter d’un cadre harmonisé en matière d’indemnisation. Ce dispositif précise les obligations des exploitants en matière d’assurance et de garanties financières, tout en définissant les règles applicables en cas de dommages, notamment en ce qui concerne la compétence juridictionnelle et les modalités de réparation.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des réformes engagées ces dernières années par les autorités togolaises dans le domaine du nucléaire. En 2020, le pays s’était déjà doté d’une loi relative à l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique de l’énergie nucléaire, suivie de la mise en place de l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires.
Par ailleurs, depuis septembre 2025, le Togo siège au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), renforçant ainsi sa présence et son engagement dans la gouvernance mondiale du secteur.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère chargé des Affaires étrangères et des Togolais de l’extérieur amorce la digitalisation de ses services. Les travaux, inscrits dans le cadre du Programme de digitalisation des administrations publiques, ont été lancés par les ministres Robert Dussey et Cina Lawson, respectivement en charge des Affaires étrangères et de la digitalisation des services publics, le mardi 31 mars 2026, avec pour objectif de moderniser les procédures administratives sur une période de quatre semaines.
Après les ministères de l’énergie et du tourisme, le département des Affaires étrangères devient l’un des nouveaux chantiers de cette transformation.
Le projet repose sur plusieurs axes, dont la mise en place d’infrastructures de connectivité, l’interconnexion des services, ainsi que la digitalisation des processus internes. Il prévoit également l’introduction de solutions pour la gestion électronique des courriers et l’archivage numérique, afin d’améliorer la circulation de l’information administrative.
Renforcer les compétences
Notons que pour le gouvernement dans son ensemble, il s’agit de renforcer la performance de l’administration publique par le numérique.
Ainsi, un volet important concerne le renforcement des capacités, avec la formation de plus de 280 agents aux pratiques de cybersécurité et à l’usage des outils numériques. Parallèlement, une salle d’analyse sectorielle doit permettre un suivi en temps réel des performances et soutenir l’élaboration des politiques publiques.
Le programme inclut aussi la simplification des démarches administratives, afin de faciliter l’accès des usagers aux services publics.
Pour le ministre des Affaires étrangères, cette évolution s’impose dans un contexte de transformation globale de l’action publique. « La digitalisation n’est pas une simple option d’amélioration, mais un accélérateur reconnu dans la mise en œuvre des objectifs de développement de notre pays », a indiqué Robert Dussey.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les autorités renforcent leur vigilance face aux effets du conflit au Moyen-Orient sur l’économie nationale et veulent anticiper des impacts potentiels.
Réuni le 1er avril 2026, le Conseil des ministres a examiné une communication relative à cette crise, marquée par des tensions sur les marchés de l’énergie et du transport.
Selon l’exécutif, « la persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient pèse sur l’économie mondiale, à travers la perturbation des routes maritimes stratégiques du commerce international ». Cette situation entraîne une hausse mécanique des coûts du transport maritime, du pétrole, du gaz naturel et des engrais, avec des effets directs sur les prix.
Une économie exposée aux chocs externes
Bien que les échanges directs du Togo avec les pays concernés restent limités, les impacts indirects sont jugés significatifs. Le gouvernement souligne que « l’économie du Togo, comme l’ensemble de celles de la sous-région, n’est pas à l’abri des effets indirects ».
Tout particulièrement, c’est la dépendance du pays d’Afrique de l’Ouest aux importations de produits pétroliers qui accentue cette vulnérabilité.
Entre février et mars 2026, le prix du baril est passé de 70 à 100 dollars, depuis le déclenchement du conflit, sur fond de volatilité et de fébrilité des marchés. Pour illustration, le prix du baril a bondi à plus de 105 dollars, suite à une récente allocution du président américain Donald Trump, acteur majeur de ce conflit avec l’Iran. Ceci pourrait à court terme se répercuter sur les coûts du transport, de l’énergie et, à terme, sur le coût de la vie.
Cours du Brent au 02 avril 2026, à 11h (selon Boursorama)
Pressions sur les prix et chaînes d’approvisionnement
Les perturbations des routes maritimes, notamment dans le détroit d’Ormuz, font peser un risque important sur les chaînes logistiques. Au Togo, les autorités évoquent la possibilité de pénuries et d’une hausse des prix de certaines denrées de première nécessité, ainsi que des effets sur l’activité portuaire. Pour le pays, très actif via son port, des retombées significatives sont prévisibles.
Dans la sous-région, des signaux apparaissent déjà. Au Mali, les prix des carburants ont récemment été relevés, même s’il est difficile d’attribuer cette hausse uniquement aux tensions moyen-orientales.
Au Togo, les prix à la pompe restent pour l’instant stables, avec le super à 680 F CFA et le gasoil à 695 F CFA, notamment grâce à un mécanisme combinant subventions et ajustements.
Une approche prudente des autorités
Face à ces incertitudes, le gouvernement privilégie une approche graduée. « Des réflexions sont en cours afin d’identifier les mesures les mieux adaptées pour préserver le pouvoir d’achat des populations et maintenir la stabilité des finances publiques », indique le Conseil des ministres.
Faure Gnassingbé, Président du Conseil, a instruit les ministres concernés de poursuivre un suivi attentif de la situation.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement engage une réforme du cadre juridique de la concurrence et de la protection des consommateurs. Réuni le mercredi 1er avril 2026, le Conseil des ministres a en effet adopté en ce sens un projet de loi, visant à adapter la réglementation aux évolutions économiques récentes.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par l’intensification des échanges commerciaux, la digitalisation des activités et les engagements du pays au sein de l’UEMOA, de la CEDEAO et de la ZLECAf. Le dispositif actuel, basé sur une loi de 1999, étant jugé inadapté aux mutations du marché.
Selon le gouvernement, « il est apparu nécessaire de moderniser le cadre juridique national applicable à la concurrence et à la protection des consommateurs ». Le nouveau texte prévoit notamment de renforcer les règles du jeu économique, ceci, tout en sécurisant les transactions.
Bien plus, le projet de loi consacre la liberté de commerce et la liberté des prix, tout en encadrant les pratiques anticoncurrentielles. Il cible notamment les ententes, les abus de position dominante et les opérations de concentration.
En parallèle, indique-t-on, il introduit des mesures visant à améliorer l’information des consommateurs, la transparence des transactions et la lutte contre les pratiques déloyales.
Mise en place d’une commission nationale dédiée
Sur le plan institutionnel, une commission nationale de la concurrence et de la protection des consommateurs sera créée pour assurer l’application effective des règles, selon l’annonce publique.
Pour l’exécutif, ce projet de réforme qui devra être soumis à la phase parlementaire, renforcera la confiance dans les marchés. « L’adoption de ce texte contribuera à améliorer la transparence des relations économiques, à sécuriser les échanges commerciaux et à renforcer l’attractivité du Togo pour les investisseurs », indique le Conseil des ministres.
À terme, le dispositif permettra de soutenir la compétitivité de l’économie togolaise, dans un environnement régional qui se veut de plus en plus intégré, et aussi compétitif.
Ayi Renaud Dossavi
En 2026, le Togo poursuivra sa politique d’amélioration du cadre scolaire à travers plusieurs initiatives, dont la construction de salles de classe dans les différentes localités du pays. Pour cet exercice, l’État prévoit un investissement de 8,3 milliards FCFA dédié à ces travaux, selon les données du budget 2026 publiées par le ministère de l’Économie et des Finances dans le document Budget du citoyen, qui présente les grandes lignes des finances publiques dans un langage accessible.
Dans le détail, une enveloppe de 4,55 milliards FCFA sera consacrée à la construction de 91 blocs de 4 salles de classe répartis sur l’ensemble du territoire. La région des Plateaux en bénéficiera le plus avec 28 blocs, suivie de la région Centrale (17 blocs), de la Kara (10 blocs) et des Savanes (8 blocs). La région Maritime et le Grand Lomé accueilleront chacun 14 blocs.
Le reste du budget, soit 3,8 milliards FCFA, servira à la construction de 120 blocs de 3 salles de classe. La région des Plateaux concentrera également la plus grande part avec 52 blocs, devant la région Maritime (25 blocs) et le Grand Lomé (11 blocs). Les régions Centrale, de la Kara et des Savanes se verront respectivement attribuer 14, 12 et 6 blocs.
Ces investissements s’inscrivent dans la dynamique de renforcement des infrastructures éducatives engagée par les autorités togolaises. Cette politique, amorcée depuis plusieurs années avec l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale à travers le Projet d’appui à la qualité et à l’équité de l’éducation de base (PAQEEB), vise à améliorer les conditions d’apprentissage à travers le pays. Dans sa feuille de route gouvernementale 2020-2025, l’exécutif s’était fixé un objectif de construction de 30 000 salles de classe.
Pour l’année 2025, les autorités ont indiqué avoir réalisé 35 blocs de 4 salles de classe et 41 blocs de 3 salles de classe sur l’ensemble du territoire national.
En rappel, le budget prévisionnel du ministère de l’Éducation nationale pour l’exercice 2026 est de 212 milliards FCFA. Cette dotation est en hausse de plus de 15 % par rapport à la prévision de 2025, arrêtée à 183 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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