Le Togolais Michel Yaovi Galley est désormais le président de l’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO). Directeur général de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Togo (ARCEP), il a été élu à l’issue de la 23ᵉ Assemblée générale annuelle de l’organisation, tenue la semaine dernière à Lomé.
Il succède au Bissau-Guinéen Herri Mané et hérite d’un chantier axé sur le renforcement de l’harmonisation réglementaire et de la coopération régionale. Sous le mandat de son prédécesseur, des avancées ont été enregistrées, notamment en matière de collaboration entre les régulateurs de la CEDEAO, de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de la Mauritanie. Des initiatives ont également été engagées dans des domaines clés tels que la cybersécurité, l’inclusion numérique, la connectivité régionale et la gouvernance du numérique.
Ancien vice-président de l’organisation, Michel Yaovi Galley devrait inscrire son mandat dans une logique de continuité, avec pour ambition d’accélérer la modernisation de la régulation des télécommunications en Afrique de l’Ouest. Il est élu pour un mandat d’un an.
Pour rappel, l’ARTAO constitue une plateforme de coopération entre les régulateurs des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique de l’Ouest. Créée en 2002, l’organisation œuvre à l’harmonisation des politiques et des cadres réglementaires dans la région.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Grand Lomé se dote d’un micro-tunnelier DN 2000, baptisé « Mawuse », pour lutter contre les inondations. L’équipement a été présenté au grand public la semaine dernière à Lomé, à la faveur d’une cérémonie qui marque l’entrée en phase active du projet Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-inondation de nos Espaces (RAINE).
Le micro-tunnelier est une machine de forage pilotée à distance, conçue pour installer des conduites souterraines sans interrompre la circulation ni les activités en surface. Avec un diamètre de 2 mètres, l’équipement doit permettre la pose de réseaux destinés à évacuer durablement les eaux pluviales dans les zones exposées.
Les entreprises en charge du chantier soulignent aussi un enjeu industriel local, avec la création d’emplois et un transfert de compétences techniques au profit de travailleurs togolais.
Les inondations saisonnières dans le Grand Lomé provoquent régulièrement des dégradations routières, des pertes d’actifs, des interruptions d’activité et des risques sanitaires. Pour les ménages comme pour les entreprises, ces épisodes génèrent des coûts directs et indirects élevés.
Le gouvernement présente donc RAINE comme un investissement de résilience urbaine. « Le projet RAINE vise à résoudre durablement le problème des inondations récurrentes en utilisant la technique avancée du microtunnelage », a indiqué la gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré.
Un grand chantier jusqu’en 2028

Lancé en juillet 2025, le projet doit s’étendre sur 33 mois, avec une fin prévisionnelle au 1er mai 2028.
Pour les autorités, l’enjeu dépasse l’assainissement. « Ce projet structurant marque une avancée significative dans la transformation du système de gestion des eaux pluviales », a déclaré le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Kodjo Adedze.
Pour rappel, le Grand Lomé représente 13 communes réparties sur deux préfectures, Golfe et Agoè-Nyivé, autour de la ville de Lomé, pour une population de près de 2,2 millions d’habitants, soit plus du quart de la population togolaise. Cette agglomération est la plus peuplée du pays, ainsi que la plus urbaine et la plus économiquement active.
À terme, une meilleure gestion des eaux pluviales devrait protéger les infrastructures, réduire les pertes économiques liées aux sinistres et renforcer son attractivité.
R.E.D
Au Togo, au lendemain de l’inauguration du Centre régional de mécanisation agricole (CRMA) de Tové, dans la région des Plateaux, celui de Tchitchao, dans la région de la Kara, a été inauguré le vendredi 24 avril 2026. L’infrastructure a été officiellement mise en service par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, dans le cadre des festivités marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du pays.
Construit par le Groupe Bonkoungou Distribution (BKG) sur un site de trois hectares, le CRMA de Tchitchao s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé avec l’État togolais pour une durée de 25 ans. Le projet se décline en deux phases.
La première, déjà achevée, concerne la construction des infrastructures, comprenant notamment trois entrepôts d’une capacité totale de 9000 tonnes, des blocs administratifs, des salles de formation et des aires de pratique. La seconde phase, dédiée à l’équipement, à l’exploitation et à la maintenance, nécessitera un investissement de plus de 13 milliards FCFA et interviendra à la suite de cette inauguration.
Dans le nord du Togo à Kara, au cœur des terres fertiles du canton de Tchitchaou, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé fait un geste apparemment simple mais aux allures de tournant historique, à l’occasion des activités marquant la célébration des 66 ans… pic.twitter.com/0My1BSYRRJ
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À l’instar de celui de Tové, ce centre vise à moderniser les pratiques agricoles et à accroître la productivité dans la région de la Kara, notamment au profit des exploitants des zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP). Pour les autorités, sa mise en service traduit la volonté de promouvoir une agriculture moderne, génératrice de valeur ajoutée et contribuant à la croissance économique.
Selon le ministre de l’Agriculture, Antoine Gbégbéni Lékpa, la mécanisation constitue un levier essentiel pour améliorer les rendements, réduire la pénibilité du travail et attirer davantage de jeunes vers le secteur. L’implantation de ces centres apparaît ainsi indispensable pour réduire la dépendance aux importations.
Dans cette dynamique, le centre offrira divers services, notamment la vente, la location et la maintenance d’équipements agricoles, des prestations de mécanisation, des formations aux métiers agricoles ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat rural. Ce modèle est appelé à être dupliqué dans les autres régions du pays, après les Plateaux et la Kara.
Esaïe Edoh
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Au Togo, plusieurs infrastructures du campus nord de l’Université de Kara (UK) ont été inaugurées en fin de semaine dernière par le président du Conseil, Faure Gnassingbé. Cette mise en service intervient après deux ans de travaux.
Le nouveau complexe universitaire, fruit d’un partenariat public-privé avec le groupe Envol Immobilier, s’étend sur une superficie de près de 18 600 m². Il comprend cinq bâtiments majeurs : un bloc administratif abritant la présidence de l’université, la Faculté des sciences de la santé (FSS), l’Institut supérieur des métiers de l’agriculture (ISMA), l’Institut polytechnique et de l’innovation (IPI), ainsi qu’un restaurant universitaire moderne conçu selon l’architecture traditionnelle togolaise (apatam). Ces infrastructures pédagogiques et administratives ont nécessité un investissement de plus de 15 milliards FCFA et constituent la première phase du projet.
À l’orée de la commémoration du 66ᵉ anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a imprimé un geste d’une portée symbolique et stratégique ce vendredi 24 avril 2026. La coupure du ruban inaugurant les… pic.twitter.com/mAr796WISR
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) April 24, 2026
Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, Mama Omorou, ces réalisations vont au-delà de simples constructions. « Aucune nation ne se développe durablement sans une base solide de compétences, de recherche et de créativité », a-t-il déclaré.
Ces équipements devraient contribuer à diversifier l’offre de formation, notamment avec l’ouverture prochaine des filières de pharmacie et d’odontostomatologie à la FSS, ainsi que le renforcement des capacités d’accueil de l’ISMA, estimées à environ 1000 étudiants.
Cette première phase s’inscrit dans un programme de développement à long terme. À l’horizon 2040, le campus ambitionne de devenir une référence académique en Afrique de l’Ouest, avec neuf facultés, un centre hospitalier universitaire, des infrastructures d’hébergement, une maison des hôtes et des espaces dédiés aux loisirs et aux sports, pour une capacité d’accueil de plus de 30 000 étudiants.
Esaïe Edoh
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Le Togo, le Bénin et le Sénégal franchissent un nouveau cap dans l’intégration numérique régionale, actant une réduction significative des coûts de communication en itinérance. Les trois pays ont officiellement lancé vendredi 24 avril 2026 dans la capitale togolaise, Lomé, des services de roaming communautaire, annonçant ainsi la mise en œuvre de deux accords bilatéraux au contenu harmonisé. Entre le Togo et le Sénégal d'une part et entre le Sénégal et le Bénin, d’autre part. Ceci, en marge des travaux de la 23ème AG annuelle de l’ARTAO.
Signés en décembre 2025 à Dakar, ces accords présentés en leurs points clés par Amah Vinyo Capo, directeur des marchés et régulation par la donnée chez ARCEP Togo, lors de la cérémonie, constituent une première dans la région : deux accords distincts, mais alignés sur des dispositions identiques, traduisant une volonté d’harmonisation progressive à l’échelle de l’Association des régulateurs de télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO).
« Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape, nous levons une barrière supplémentaire pour une mobilité digitale renforcée, et pour consolider notre intégration régionale. A l’ère du numérique, les communications électroniques sont devenues essentielles, vitales. Elles rapprochent les peuples, soutiennent les économies mais un obstacle persistait : le coût élevé de l’itinérance mobile. Aujourd’hui, cet obstacle disparaît et de la manière la plus significative possible. Grâce au free roaming entre le Togo et le Sénégal et entre le Sénégal et le Bénin, les citoyens en itinérance, pourront communiquer librement ; comme s’ils étaient chez eux », a déclaré Michel Yaovi Galley, DG ARCEP-Togo.
Au cœur du dispositif, l’objectif est clair : faire baisser les tarifs du roaming pour les consommateurs en déplacement. Concrètement, les accords prévoient notamment l’encadrement des tarifs des appels internationaux, des appels locaux, ainsi que de la data mobile, avec des mécanismes de plafonnement visant à éviter les surcoûts.
Au-delà des aspects tarifaires, ces accords s’inscrivent dans une ambition plus large d’harmonisation des politiques de roaming dans la région, indique-t-on. Avec ce nouvel accord ainsi mis en œuvre avec le Sénégal, le Togo porte à sept le nombre de pays partenaires en matière de free roaming, dont six accords déjà opérationnels, apprend-on.
Pour les organisations de consommateurs, ces avancées constituent une réponse concrète aux difficultés rencontrées par les usagers lors de leurs déplacements.
« Les consommateurs attendent surtout que les engagements pris soient effectivement appliqués par les opérateurs », a indiqué en substance Emmanuel Sogadzi, président de la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT).
Du côté des régulateurs, la portée de l’accord est également soulignée. Pour Hervé Coovi Guedegbe, secrétaire exécutif de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste du Bénin (ARCEP Bénin), il s’agit avant tout de « rendre les communications accessibles au-delà des frontières », en assurant une continuité de service pour les usagers en mobilité.

Même son de cloche auprès de Dahirou Thiam, directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes du Sénégal. Présent lors de la cérémonie de lancement à Lomé, il met en avant les gains attendus du lancement du free roaming communautaire pour les consommateurs, notamment à travers la baisse significative des tarifs en itinérance.

Du reste, la démarche semble traduire une dynamique d’intégration du marché régional des télécoms, par la facilitation de la continuité des services et la réduction des coûts.
S.A
Au Togo, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a accordé hier jeudi 23 avril 2026, une audience à Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, en séjour dans le pays les jeudi 23 et vendredi 24 avril 2026. Les deux personnalités ont échangé sur les priorités communes, avec un accent sur le partenariat économique et commercial.
Selon les détails de la Présidence du Conseil, les discussions ont porté sur les investissements, les projets portés par l’Agence française de développement (AFD) et les perspectives de coopération dans les secteurs productifs. Paris semble montrer une volonté de consolider une relation jugée stratégique dans un contexte régional marqué par des recompositions géopolitiques.
« J’ai eu l’honneur d’être reçu par Son Excellence Monsieur le Président Faure Essozimna Gnassingbé, qui m’a réservé un accueil chaleureux. Nous avons abordé la diversité, la densité et l’ancienneté des relations de coopération bilatérale et l’impulsion que le Président Emmanuel Macron et le Président Faure Essozimna Gnassingbé veulent donner à cette relation. Je me réjouis de cette visite qui marque l’ambition donnée par les deux Présidents à la relation entre la France et le Togo », a indiqué Jean-Noël Barrot.
Au-delà des enjeux bilatéraux, les échanges ont intégré les questions de sécurité et de médiation en Afrique de l’Ouest et dans la région des Grands Lacs. Le Togo joue un rôle actif dans les dynamiques de dialogue régional, notamment avec les pays du Sahel. Cette posture s’inscrit dans une stratégie d’équilibre diplomatique, qui consiste à maintenir des relations avec plusieurs partenaires, sans alignement exclusif.
« Le Togo, sous l’autorité du Président Faure Essozimna Gnassingbé, mène une médiation très importante dans la région des Grands Lacs, sujet que nous avons également abordé, tout comme la situation au Sahel, qui suscite de vives préoccupations où le rôle du Togo demeure particulièrement déterminant. Nous avons également évoqué la situation en Iran, au Proche et au Moyen-Orient, et les conséquences qui sont vivement ressenties au Togo comme en France », a ajouté le ministre français.
Sur l’élan de la coopération, les discussions ont également porté sur les mécanismes de renforcement des engagements communs en matière de médiation et de sécurité en Afrique ainsi que sur des questions d’ordre international, en particulier la situation au Moyen-Orient.
Le positionnement togolais présente aussi des implications économiques. Les corridors commerciaux avec les pays sahéliens représentent une part significative du trafic du port de Lomé, ce qui confère à la diplomatie togolaise dans la sous-région, une importance dimension géoéconomique.
Dans ce contexte, la coopération togolaise avec la France s’inscrit dans la continuité de la logique de diversification des partenariats de Lomé et s’accompagne d’une volonté de préserver l’attractivité du pays pour les investisseurs.
Notons que la visite de Jean-Noël Barrot intervient également en amont du sommet « Africa Forward » prévu en mai 2026 à Nairobi, où le Togo entend renforcer sa visibilité sur les enjeux d’innovation et de croissance.
« Ce déplacement est aussi une manière de nous projeter vers le sommet Africa Forward, une rencontre internationale au cours de laquelle le Togo jouera un rôle important », a précisé le ministre.
Au Togo, le chef de la diplomatie française effectuera en outre des visites de terrain sur des sites économiques et sociaux réalisés dans le cadre de la coopération franco-togolaise.
R.E.D
Le Togo dispose désormais d’un Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LaNSA). L’infrastructure a été mise en service le jeudi 23 avril 2026 par le Président de la République, Jean-Lucien Savi de Tové, dans le cadre des festivités marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du pays.
Ce laboratoire a pour mission d’assurer le contrôle et l’analyse des denrées alimentaires ainsi que des produits d’origine végétale et animale. Il sera également chargé de produire des données scientifiques issues de l’évaluation des risques sanitaires et phytosanitaires.
Selon son directeur, Komla Sanda, le LaNSA se positionne comme un outil de référence visant à protéger la santé des consommateurs, à garantir la qualité phytosanitaire des productions et à renforcer la compétitivité des exportations agricoles et agroalimentaires du Togo sur les marchés régionaux et internationaux.

Établissement public à caractère scientifique et technologique, il remplit une double mission : contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale en matière de sécurité sanitaire et phytosanitaire, et accompagner les opérateurs économiques des agropoles, les sociétés coopératives ainsi que les industries agroalimentaires dans les processus de certification de leurs produits, tant pour le marché local que pour les échanges internationaux.
Pour atteindre ces objectifs, son directeur indique que « le laboratoire s’appuiera sur une stratégie fondée sur la performance, la qualité, la reconnaissance internationale à travers l’accréditation, ainsi que sur le développement de partenariats nationaux et internationaux et une communication renforcée en vue de mobiliser les ressources ».
À son lancement, l’offre analytique du LaNSA couvre notamment l’évaluation de la qualité nutritionnelle des aliments, pour les humains comme pour les animaux, ainsi que la détection de contaminants dangereux tels que les métaux lourds (dont le plomb) et les mycotoxines. À partir de juin 2026, cette offre sera élargie à l’analyse des résidus de pesticides dans diverses matrices alimentaires.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les collectivités territoriales ont bénéficié d’un appui financier global de 13,5 milliards FCFA en 2025, dans le cadre du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT). Cette enveloppe a été allouée aux 117 communes et aux 5 conseils régionaux, selon le Rapport de mise en œuvre des réformes du second semestre 2025, récemment publié par le Secrétariat permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers.
Dans le détail, 9,5 milliards FCFA ont été répartis entre les communes, tandis que 4 milliards FCFA ont été destinés aux régions. Ces transferts visent à renforcer l’autonomie financière des collectivités territoriales et à soutenir la mise en œuvre de projets de développement local.
Si l’origine précise de l’ensemble des ressources n’a pas été communiquée, il convient de noter que l’État avait inscrit une dotation de 10 milliards FCFA dans ses prévisions budgétaires pour 2025. Cette contribution devait être complétée par des partenaires techniques et financiers, notamment l’ambassade d’Allemagne et la délégation de l’Union européenne.
Mis en place en 2019, le FACT constitue un mécanisme de financement destiné à soutenir les collectivités territoriales, en leur permettant de faire face aux charges liées aux transferts de compétences opérés par l’État. Il est alimenté principalement par le budget national, avec un appui complémentaire des partenaires.
Pour l’année 2026, l’État prévoit une enveloppe de 12 milliards FCFA en faveur des communes dans le cadre de ce fonds.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Foire internationale du livre de Lomé (FI2L) signe son retour ces vendredi et samedi 24 et 25 avril 2026 au Centre togolais des expositions et foires (CETEF), après plusieurs années d’interruption.
Portée par l’Association des écrivains du Togo (AET) et le Club Le Littéraire, en partenariat avec le CETEF, cette 6e édition marque une relance attendue dans un contexte de structuration de la filière du livre au Togo.

L’événement, appuyé par le ministère en charge de la culture, accueille pour l’occasion une délégation d’auteurs béninois et se veut un espace de rencontre entre auteurs, éditeurs, libraires, institutions et lecteurs. Il s’agit également de renforcer la visibilité de la production littéraire togolaise et de stimuler un marché local encore limité.
« La Foire va offrir une scène où tous les acteurs de la chaîne du livre sont rassemblés », souligne Prof Kouméalo Anaté, présidente de l’Association des écrivains du Togo (AET).
Placée sous le thème « Écrire le monde qui vient », l’édition 2026 interroge le rôle de la littérature face aux transformations sociales, technologiques et culturelles. Le programme prévoit des conférences, des panels, des ateliers d’écriture, des cafés littéraires, des séances de dédicaces et une journée dédiée aux scolaires.

Au-delà de l’événement, la FI2L doit contribuer à promouvoir la lecture et le livre dans le pays. Pour l’AET, elle constitue l’aboutissement de la caravane littéraire organisée depuis mars à travers le pays, qui a permis à des auteurs togolais de sillonner l’ensemble du territoire, d’école en école, pour promouvoir le livre auprès des élèves.
Les organisateurs ambitionnent d’accueillir plus de 1000 visiteurs pour une vingtaine d’exposants déjà présents.
Cette relance de la FI2L marque un enjeu de taille dans un contexte marqué par des défis en matière de distribution des œuvres locales et par un accès limité aux bibliothèques, ainsi que par les efforts de structuration d’un écosystème du livre au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo accueille cette semaine, jusqu’au samedi 25 avril 2026 à Lomé, la première édition du Festival interrégional du fonio (FESTIFONIO), un événement dédié à la promotion de cette céréale locale.
La rencontre internationale, qui se tient au Centre togolais des expositions et foires (CETEF), réunit producteurs, transformateurs, chercheurs, investisseurs et décideurs publics autour de la valorisation de la filière.

L’initiative vise à repositionner le fonio dans les habitudes alimentaires et dans les politiques agricoles. Longtemps marginalisée, cette céréale présente des atouts en matière de nutrition et d’adaptation climatique. « Le fonio est capable de se développer là où d’autres cultures échouent », a indiqué Bassane Bakoulmde, président du Conseil interprofessionnel de la filière fonio (CI2F).
Dans un contexte marqué par les enjeux de sécurité alimentaire et de changement climatique, les autorités voient dans cette culture un levier de résilience. « Le fonio apparaît comme une réponse pertinente », selon Komla Martin Ségoh, représentant le ministère de l’Agriculture, tout en insistant sur son potentiel économique et social.

Le programme du festival comprend des panels économiques, des rencontres B2B, des démonstrations culinaires et des sessions de formation. L’objectif est de structurer la chaîne de valeur, de stimuler la production et d’attirer des financements vers la filière.
L’événement de deux jours devrait permettre de renforcer la visibilité du fonio, de soutenir l’emploi rural et de favoriser l’émergence d’un marché local et régional. La filière pourrait ainsi s’inscrire dans une dynamique de diversification agricole et de réduction de la dépendance aux importations alimentaires.
Notons qu’au Togo, la production reste concentrée dans les régions des Plateaux, de la Kara et des Savanes, avec une forte implication des femmes dans les activités de transformation et de commercialisation.
Ayi Renaud Dossavi