Togo First

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Au troisième trimestre 2025, la Chine était le fournisseur numéro 1 de biens au Togo, avec 114,8 milliards de FCFA d’exportations, soit un peu plus du quart, 25,8 %, des importations totales du pays ouest africain, sur cette période. Les volumes en provenance de Chine atteignent 158 700 tonnes, selon les données de l’INSEED.

Viennent ensuite la France, loin derrière, avec 29,6 milliards de FCFA, soit 6,6 % des importations togolaises, suivie de l’Inde, avec 27,3 milliards de FCFA de ventes vers le Togo, représentant 6,1 %.

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Après ce trio de tête, on trouve un acteur régional, le Nigeria, quatrième fournisseur du Togo au troisième trimestre 2025 avec 5,3 % des importations du pays, suivi du Japon, 3,9 %, de l’Arabie saoudite, 3,7 %, et de la Malaisie, 3,7 %, parmi les principaux partenaires.

Au total, les dix premiers fournisseurs concentrent 64 % des importations du trimestre.

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Sur la période, les importations du Togo s’élèvent à 504,9 milliards de FCFA en valeur et 1,59 million de tonnes en volume. En glissement annuel, elles progressent de 10,9 % en valeur et de 37,4 % en quantité. Le solde commercial demeure déficitaire à 255,8 milliards de FCFA.

Dans le détail des importations, les produits énergétiques dominent la structure des achats extérieurs. Les huiles de pétrole et préparations assimilées représentent 89,9 milliards de FCFA, soit 17,6 % des importations. Viennent ensuite les véhicules, 19,9 milliards, les médicaments, 18,0 milliards, et l’huile de palme raffinée, 16,1 milliards.

Ces achats s’alignent notamment sur les activités de réexportation vers d’autres régions du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest, depuis le Port de Lomé et son rôle de point d’entrée sous-régional de produits d’importation.

Globalement, le pays apparaît particulièrement tourné vers les approvisionnements asiatiques, Chine, Inde, Japon, et énergétiques, même si les échanges au sein de l’espace UEMOA occupent également une place importante.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’évaluation du projet « Renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles » (Pro-SADI) était au cœur d’une mission conjointe conduite la semaine dernière par la Délégation de l’Union européenne (UE), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Trois ans après son lancement, la mission s’est rendue dans les deux régions septentrionales du pays (Kara et Savanes) afin d’apprécier l’état d’avancement et les résultats du projet.

Selon les constats effectués sur le terrain, le Pro-SADI affiche des résultats jugés structurants dans les régions de la Kara et des Savanes.

Dans la région de la Kara, près de 8000 petits producteurs ont bénéficié d’intrants destinés à la production pluviale, notamment des semences améliorées et certifiées de maïs et de riz, ainsi que des engrais NPK 15-15-15 et de l’urée (46 % N). Plus de 900 maraîchers ont également reçu des semences certifiées (piment, oignon, tomate) et de l’engrais maraîcher NPK 10-20-20.

En matière d’accompagnement technique, 83 nouveaux conseillers agricoles ont été formés aux techniques de vulgarisation et à la gestion des entreprises agricoles. Le projet a par ailleurs permis la construction, au profit des coopératives, d’une unité d’étuvage du riz local d’environ 600 m², contribuant ainsi à la valorisation de la production locale.

Dans la région des Savanes, les résultats sont également significatifs. Plus de 11 000 petits producteurs ont été appuyés en intrants agricoles pour la production pluviale, tandis que 1134 maraîchers ont été soutenus pour les cultures de contre-saison. Par ailleurs, 62 nouveaux conseillers agricoles ont été formés aux techniques de vulgarisation et de gestion des entreprises agricoles.

Le projet a en outre appuyé 90 coopératives agricoles gravitant autour des écoles à cantines soutenues par le PAM, à travers la mise à disposition d’intrants agricoles, renforçant ainsi le lien entre production locale et alimentation scolaire.

« Ces interventions ont permis d’améliorer la productivité, de renforcer les revenus des ménages et de soutenir la dynamique d’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux », indique la mission conjointe.

De manière globale, le Pro-SADI vise à accroître la production agricole et à améliorer la résilience des populations vulnérables, en particulier celle des femmes et des jeunes, face aux crises alimentaires et sécuritaires dans les régions du nord du Togo.

Esaïe Edoh

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Au Togo, une plateforme numérique est désormais opérationnelle pour assurer la formation continue des enseignants. L’initiative, portée par le ministère de l’Éducation nationale en collaboration avec l’UNICEF, a été officiellement lancée en fin de semaine écoulée à Lomé.

Dénommée FOCEN (Formation Continue des Enseignants), la plateforme se veut, selon le ministère, un outil de modernisation en profondeur du système éducatif, conformément au Plan sectoriel de l’éducation (PSE) 2020-2030, qui place la formation des enseignants au cœur des priorités nationales. Elle ambitionne également de renforcer la communication et les échanges au sein du corps enseignant togolais.

« Le lancement de la plateforme FOCEN traduit notre volonté résolue de faire de la formation continue des enseignants un levier stratégique de la transformation éducative. Nous offrons désormais à chaque enseignant togolais, où qu’il se trouve, la possibilité de se former, de se perfectionner et de faire certifier ses compétences », a déclaré le Secrétaire technique permanent du PSE, Akakpo-Numado Yawo Séna.

Concrètement, FOCEN propose un modèle de formation hybride combinant des sessions présentielles et un apprentissage autonome en ligne. La plateforme met à disposition des ressources variées (vidéos, quiz, exercices interactifs), des parcours personnalisés ainsi qu’un système de certification avec un suivi individualisé de la progression. Le dispositif est conçu pour renforcer les compétences pédagogiques et améliorer durablement la qualité de l’enseignement.

Avec le lancement de FOCEN, le système éducatif togolais franchit une nouvelle étape de son processus de modernisation et accélère sa digitalisation. Ces dernières années, plusieurs démarches administratives liées au secteur de l’éducation ont déjà été mises en ligne. Par exemple l’inscription aux examens et la délivrance des attestations du baccalauréat.

Esaïe Edoh

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Le Togo et la Turquie explorent de nouvelles voies de coopération sur le terrain universitaire. Le 12 février 2026 à Lomé, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Gado Tchangbedji, a ainsi échangé avec l’ambassadrice de Turquie, Mme Muteber Kılıç, sur le renforcement de la coopération universitaire entre les deux pays.

Les discussions ont porté notamment sur l’augmentation des bourses d’études accordées aux étudiants togolais, en particulier dans des filières jugées stratégiques pour le développement national, telles que l’ingénierie, l’agriculture, l’énergie et la santé.

Ceci devrait permettre d’accroître les compétences techniques disponibles localement et de soutenir les priorités sectorielles du pays.

Les deux parties ont également évoqué la mobilité des enseignants-chercheurs, afin de favoriser les échanges académiques, le partage d’expertise et la mise en place de projets conjoints de recherche. Pour le Togo, une telle approche devrait aider à renforcer la qualité de la formation et à consolider les capacités institutionnelles.

Le ministre a par ailleurs plaidé pour une extension de la coopération à l’Université de Kara, afin d’assurer une répartition plus équilibrée des opportunités.

Ces échanges interviennent alors que le Togo et la Turquie collaborent déjà dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, le commerce et le tourisme. En ajoutant ces échanges sur le terrain académique, l’ambition est notamment de structurer un partenariat durable au service du capital humain.

Le produit intérieur brut (PIB) par habitant du Togo franchit en 2025 la barre des 1300 dollars. Une évolution qui s’explique à la fois par la progression de l’activité économique et par la récente révision des données démographiques opérée par les Nations unies.

En janvier 2026, la Division de la population de l’ONU a publié une mise à jour intermédiaire des estimations démographiques du Togo, fondée sur les résultats détaillés du recensement général de 2022. Cette révision a corrigé un écart d’environ 12 % avec les estimations précédentes, en ajustant la population à un niveau légèrement inférieur pour les années 2022 et 2023.

Or, la population entre directement dans le calcul du PIB par habitant. Ce ratio est obtenu en divisant la richesse nationale produite sur une année par le nombre total d’habitants. Lorsque la base démographique est révisée à la baisse, à production constante, l’indicateur progresse mécaniquement.

Sur la base des nouvelles estimations, le PIB par habitant s’établissait à 1206,93 dollars en 2023, puis à 1281,04 dollars en 2024. En 2025, la poursuite de la croissance économique, estimée à plus de 6 %, combinée à un ralentissement progressif de la croissance démographique — le taux d’accroissement naturel passant de 2,36 % en 2024 à 2,34 % en 2025 — permet au ratio de dépasser le seuil des 1300 dollars.

Un indicateur de référence

Le PIB par habitant est l’un des indicateurs les plus utilisés pour mesurer le niveau moyen de richesse et comparer les performances économiques entre pays. Il est pris en compte par les institutions financières internationales, les agences de notation et les partenaires techniques dans leurs analyses.

Le franchissement de ce seuil reflète ainsi une double dynamique : d’une part, l’amélioration de la production nationale ; d’autre part, l’affinement des bases statistiques qui servent au calcul des indicateurs macroéconomiques.

L’économie togolaise a enregistré une nette accélération au troisième trimestre 2025, soutenue par le redressement de l’industrie, la progression du commerce et la hausse de l’activité dans les services et la construction, selon les indicateurs conjoncturels publiés en ce début d’année par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).

L’indice de production industrielle (IPI) a progressé de 11 % sur les dix premiers mois de 2025, après un recul de 4,2 % en 2024, marquant un retournement de tendance. Les industries extractives et manufacturières ont chacune enregistré une hausse de 7,8 %, tandis que la branche énergie a progressé de 3 %.

L’IPI mesure l’évolution en volume de la production des entreprises industrielles – industries extractives, manufacturières et production d’énergie. Calculé à partir des données déclarées par un échantillon d’entreprises et pondéré selon le poids de chaque branche dans la valeur ajoutée nationale, il reflète la production réelle et neutralise l’effet des variations de prix.

La dynamique observée au troisième trimestre ne s’est pas limitée au secteur industriel. L’indice du chiffre d’affaires (ICA) a augmenté de 19,1 % en glissement annuel sur la période. Le commerce de gros a progressé de 21 % et le commerce de détail de 18,4 %, signe de l’intensification des échanges. Contrairement à l’IPI, l’ICA mesure la valeur des ventes réalisées par les entreprises dans le commerce, les services et la construction. Il intègre donc à la fois l’évolution des volumes et celle des prix.

Les services marchands non financiers ont également enregistré une croissance soutenue sur les trois premiers trimestres de 2025. Certaines branches ont affiché des progressions marquées, notamment la santé (+44,4 %), les activités de soutien aux entreprises – telles que la sécurité privée, le nettoyage industriel, la location de matériel et les services administratifs externalisés – (+34,2 %) et les transports (+10,2 %). La construction a progressé de 14,8 %, traduisant une intensification des chantiers et des investissements publics et privés.

Ces indicateurs entrent dans le calcul du produit intérieur brut trimestriel, qui agrège la valeur ajoutée produite par l’ensemble des branches d’activité. Leur progression au troisième trimestre laisse entrevoir une contribution positive à la croissance pour l’ensemble de l’année 2025. 

La population du Togo est moins élevée que ce qui était estimé jusqu’ici. C’est la principale conclusion d’une mise à jour publiée le 19 janvier 2026 par la Division de la population des Nations unies. Fondée sur les résultats détaillés du recensement général de 2022, cette révision corrige un écart statistique important et invite à relire plusieurs indicateurs économiques du pays.

Consultez ici les nouvelles données démographiques du Togo : https://population.un.org/wpp/downloads?folder=Standard%20Projections&group=Interim%20Update

 

Des projections révisées à la lumière du recensement de 2022

Jusqu’à la publication de cette mise à jour, la World Population Prospects 2024 estimait la population du Togo à environ 9,3 millions d’habitants en 2023, sur la base des projections internationales alors disponibles. Or, les résultats consolidés du cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) situent la population à un niveau inférieur pour la même période.

En intégrant les données détaillées du recensement de 2022, la nouvelle estimation publiée par la Division de la population des Nations unies établit désormais la population à environ 8,133 millions au 1er janvier 2023.

Pourquoi un tel écart ? Jusqu’à l’intégration complète des résultats du RGPH-5, les estimations internationales reposaient principalement sur des projections établies à partir des données antérieures, notamment celles du recensement de 2010. La mise à jour publiée en janvier 2026 correspond donc à l’actualisation de ces projections à partir des résultats effectivement observés en 2022, un processus réalisé avec l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Les Nations unies précisent que cette actualisation concerne exclusivement le Togo et ne modifie pas les données relatives aux autres pays.

 

Consultez ici les nouvelles données démographiques du Togo : https://population.un.org/wpp/downloads?folder=Standard%20Projections&group=Interim%20Update

 

Ce que cela change concrètement

À première vue, cette mise à jour peut sembler purement statistique. Mais ses conséquences sont bien réelles.

Parce que les chiffres de population ne servent pas seulement aux démographes.  Ils sont utilisés par de nombreuses institutions internationales : la Banque mondiale, les agences de notation financière, les banques de développement, mais aussi les investisseurs, les laboratoires de recherche et les cabinets d’analyse.  La taille de la population sert de base à de nombreux calculs.

Ces acteurs s’appuient souvent sur les données des Nations unies pour établir leurs indicateurs, leurs classements et leurs évaluations. Le revenu par habitant, le niveau d’endettement par personne, ou encore certains indices de développement dépendent directement du nombre d’habitants. Si la population est surestimée, cela peut fausser les comparaisons entre pays et influencer la perception extérieure de l’économie.

Les ajustements ont également un impact direct sur le produit intérieur brut par habitant.

Avec l’ancienne base démographique, le PIB par tête était estimé à 951,2 dollars en 2022 et à 1 119,4 dollars en 2024. En tenant compte des nouvelles données, ce ratio ressort désormais à 1 206,93 dollars en 2023 et à 1 281,04 dollars en 2024, soit une progression d’environ 14 % pour 2024 par rapport à l’estimation précédente.

Une correction statistique qui peut modifier la lecture du niveau de revenu du pays dans les comparaisons internationales.

Pour les autorités nationales aussi, ces données sont essentielles, car elles permettent de mieux planifier les besoins en écoles, en centres de santé, en emplois ou en infrastructures. Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), partenaire du Togo dans les opérations de recensement et l’appui aux statistiques nationales, rappelle régulièrement qu’une bonne politique publique commence par des chiffres fiables.

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Une dynamique démographique toujours soutenue

Au-delà de la révision, les grandes tendances démographiques du Togo restent les mêmes.

Le pays demeure jeune, avec une population majoritairement composée de moins de 25 ans. La fécondité, en baisse progressive depuis plusieurs décennies, reste relativement élevée. L’espérance de vie continue d’augmenter, signe d’améliorations dans les conditions de santé et de survie.

Les projections médianes actualisées indiquent que la population devrait continuer à croître régulièrement dans les prochaines décennies. Selon la Division de la population des Nations unies, elle est estimée à 8,685 millions d’habitants au 1er janvier 2026 et devrait s’établir à 9,459 millions en 2030.

Année Population (en milliers) Croissance annuelle (en milliers) Croissance (%)
2024 8 314 +181 +2,23 %
2025 8 499 +185 +2,23 %
2026 8 685 +186 +2,19 %
2027 8 875 +190 +2,19 %
2028 9 067 +192 +2,16 %
2029 9 262 +195 +2,15 %
2030 9 459 +197 +2,13 %

Source : United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division (2025).

Autrement dit : la trajectoire de long terme ne change pas. Seule la base de départ est réajustée.

La prochaine révision mondiale complète des perspectives démographiques est attendue en juillet 2027. D’ici là, les utilisateurs de données sont invités à se référer à cette mise à jour intermédiaire pour toute analyse concernant le Togo.

Consultez ici les nouvelles données démographiques du Togo : https://population.un.org/wpp/downloads?folder=Standard%20Projections&group=Interim%20Update

 

Fiacre E. Kakpo

 
 
 

Des entrepreneurs togolais du secteur biologique prennent de nouveau part au BIOFACH, le Salon mondial de l’alimentation biologique à Nuremberg, en Allemagne, qui s’achève ce vendredi 13 février 2026. La délégation togolaise entend renforcer sa présence du pays sur le marché international des produits biologiques.

Installée au stand « Republic of Togo », comme lors des précédentes éditions, la délégation expose une gamme variée de produits biologiques certifiés, parmi lesquels le soja, les fruits séchés, la noix de cajou, le gingembre, le beurre de karité, le miel et l’arachide. Les Togolais ambitionnent ainsi de capter l’attention des acheteurs internationaux, indique-t-on.

D’après l’ambassade d’Allemagne au Togo, à travers la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), qui accompagne la participation togolaise, l’enjeu est de « conquérir des parts de marché dans le secteur biologique, chaque édition laissant une empreinte concrète ».

Au-delà de l’exposition, la délégation togolaise prend part à des rencontres B2B et à des événements de réseautage, notamment la « Blue Night ». Ces différentes sessions devraient permettre de conclure des partenariats commerciaux et de promouvoir l’image du Togo comme hub agricole et logistique en Afrique de l’Ouest.

Rendez-vous annuel des professionnels de l’alimentation biologique, le BIOFACH constitue une vitrine des tendances et innovations du secteur. Le Togo y participe de manière régulière depuis 2023.

Esaïe Edoh 

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Lomé a accueilli, cette semaine, un atelier régional réunissant des représentants de 23 pays africains, afin d’accélérer l’adoption et l’application de réglementations sur la peinture au plomb. 

La rencontre, coorganisée par le ministère togolais de l’Environnement, le Lead Exposure Elimination Project et le Programme des Nations unies pour l’environnement, était ainsi consacrée « au partage d’expériences sur les différentes dispositions réglementaires et juridiques prises au niveau des pays participants », selon Mery Yaou, directrice de l’environnement, pour une rencontre qui doit permettre d’aligner les dispositifs nationaux. 

L’objectif est d’aboutir à une feuille de route commune pour éliminer le plomb dans la fabrication de la peinture d’ici à 2050. Il s’agit également de traduire les engagements politiques en normes contraignantes et harmonisées au niveau régional. Les travaux portent notamment sur l’application de la norme ECOSTAND 092 de la CEDEAO, qui limite la teneur en plomb dans les peintures.

Les autorités togolaises alertent sur l’ampleur du risque. Selon le ministère de l’Environnement, sur 27 échantillons analysés, 30 % dépassent la limite de 90 parties par million recommandée par l’OMS, et 7 % affichent des concentrations supérieures à 10 000 ppm (parties par million). « Le saturnisme est une tragédie qui se joue dans nos foyers et nos écoles », a déclaré le secrétaire général du ministère, Aoufoh Koffi Dimizou.

« La transition vers des peintures sans plomb n’est pas une contrainte, mais une opportunité industrielle qui favorise l’innovation, la compétitivité et la création d’emplois verts, tout en protégeant ce que nous avons de plus cher : nos populations.», a ajouté le représentant du ministre de tutelle.

À l’échelle mondiale, environ 815 millions d’enfants sont exposés au plomb, avec plus de 1,5 million de décès annuels liés aux maladies cardiovasculaires associées. 

R.E.D

 

Au Togo, l’exécutif entend insuffler une nouvelle dynamique à la gestion des déchets en impliquant davantage les autorités communales. Une circulaire interministérielle émanant des ministères en charge de l’Environnement, de l’Administration territoriale, de l’Urbanisme et de la Santé a été prise le jeudi 12 février 2026. Le document appelle les maires à intensifier leurs actions en matière de gestion des déchets, de salubrité et de protection de l’environnement.

Concrètement, le gouvernement invite les autorités municipales à élaborer des plans communaux de salubrité, à organiser régulièrement des opérations d’assainissement et à mettre en place des dispositifs efficaces de collecte et de traitement des déchets.

Jusqu’ici, la gestion des déchets demeure un défi pour les communes. Cet appel de l’exécutif devrait les amener à mobiliser les financements nécessaires pour améliorer la salubrité publique. En effet, les collectivités locales sont souvent confrontées à un déficit de moyens techniques et financiers pour répondre aux défis croissants liés à l’urbanisation et à la pression démographique, facteurs d’aggravation de l’insalubrité.

Alors que l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) assure déjà un rôle opérationnel dans la gestion des déchets, notamment dans les communes du Grand Lomé, l’élaboration de plans structurés par les conseils municipaux devrait renforcer son action et contribuer à une meilleure coordination des interventions en matière d’assainissement.

Cet appel intervient à un moment où plusieurs communes préparent l’élaboration de leur politique locale de gestion des déchets et d’assainissement dans le cadre du projet Gestion des déchets au Togo (GEDEC), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France.

Esaïe Edoh

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