Togo First

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A Lomé, le crédit bancaire affiche une reprise vigoureuse au premier trimestre 2025. Les autorités y voient le reflet d’une économie résiliente et d’un engagement renforcé envers le secteur privé.

Les banques togolaises ont accordé 286 milliards de francs CFA de nouveaux crédits au premier trimestre 2025, selon les chiffres présentés vendredi 27 juin, lors de la réunion du Conseil National du Crédit (CNC), présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola. Ce volume représente une hausse de 19 % par rapport aux mises en place de crédits sur la même période l’année précédente.

Ces données traduisent un regain de confiance des institutions financières envers l’économie nationale, dans un contexte de croissance soutenue, malgré un environnement mondial incertain. Selon le ministre, cette dynamique est particulièrement favorable aux Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), qui bénéficient désormais de 44 % des nouveaux crédits bancaires, contre 37 % un an plus tôt.

Une croissance projetée à 6,2 %

Réunis à Lomé, les membres du CNC ont dressé un état des lieux de la situation économique, monétaire et financière au 31 mars 2025. Ils notent une trajectoire toujours robuste pour l’économie togolaise, avec une croissance attendue à 6,2 % cette année, après 6,3 % en 2024. Tous les secteurs devraient y contribuer, en particulier les services marchands dont le chiffre d’affaires a progressé de 6,3 % au premier trimestre.

Le secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) reste en zone positive, avec un indice d’activité supérieur de 0,9 point à la moyenne de long terme, selon les données régionales compilées par la BCEAO.

Inflation maîtrisée, crédit en progression

Autre indicateur au vert : le taux d’inflation qui s’est replié à 0,8 % en avril, après 1,8 % en mars, grâce notamment à la baisse des prix des produits alimentaires et à une offre locale renforcée. Cette maîtrise des prix offre des conditions propices à la mobilisation du crédit.

Selon la BCEAO, l’encours total des crédits bancaires à l’économie au Togo atteignait 1788,3 milliards FCFA à fin mars 2025, en hausse de 5,5 % en un an.

Les taux débiteurs pratiqués par les banques togolaises restent contenus, autour de 7,56 % en moyenne en mars, un niveau proche de la moyenne sous-régionale. En revanche, la rémunération des dépôts a légèrement baissé, à 5,67 %, traduisant une politique monétaire prudente.

Microfinance et inclusion financière à l’agenda

Le CNC a également examiné une note spécifique sur les mécanismes innovants de recouvrement dans les institutions de microfinance. Ce secteur, essentiel pour l’accès au financement des populations vulnérables, reste exposé à un risque élevé de créances douteuses. Des réformes sont envisagées pour renforcer la viabilité de ces structures.

Au total, cette réunion semestrielle du Conseil du crédit confirme une tendance générale : le système financier togolais joue pleinement son rôle de soutien à l’économie, tout en consolidant sa stabilité. Dans un contexte sous-régional où la croissance de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est attendue à 7,3 % au deuxième trimestre, le Togo s’affirme comme l’un des pôles de résilience et d’inclusion financière.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, les prestataires de soins souhaitant intégrer le réseau de l’Assurance maladie universelle (AMU) peuvent désormais effectuer leur demande de conventionnement en ligne. 

Hier lundi, 30 juin 2025, l’INAM et la CNSS ont en effet lancé une plateforme numérique baptisée e-conventionnement AMU, destinée à simplifier les démarches administratives.

Ce nouvel outil digital accessible à tous les acteurs du secteur (centres de santé, pharmacies, cliniques, lunetteries, etc.), vise à accélérer le processus d’adhésion, réduire les délais de traitement et améliorer l’efficacité des services rendus. Une demande déposée via cette plateforme vaut pour les deux entités gestionnaires : l’INAM (secteur public et populations vulnérables) et la CNSS (salariés du privé et travailleurs indépendants).

Pour le pays, ceci marque un nouveau pas en matière de digitalisation des services publiques, en particulier dans le contexte de l’AMU, opérationnalisée depuis l'année dernière. 

Notons que dans le cadre l’AMU, plus de 12000 cartes de bénéficiaires ont déjà été établies, à la fin du premier trimestre 2025.

L’Université de Lomé (UL) et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) veulent renforcer leur collaboration. Les deux structures ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur partenariat au service des étudiants. C’était à l’issue d’une audience la semaine dernière (le 25 juin 2025) entre le professeur Adama Mawulé Kpodar, président de l’UL, et Mme Élise Kakam, représentante résidente de l’UNFPA au Togo.

Parmi les axes prioritaires, on coopte la santé sexuelle et reproductive, l’employabilité des jeunes à travers des opportunités de stages, et l’appui ciblé à des structures clés comme la Faculté de médecine, l’École supérieure d’agronomie ou encore l’UniPod. 

Du reste, un projet d’étude sociologique sur les besoins réels des étudiants est aussi annoncé.

Actif au Togo depuis 1972, l’UNFPA concentre typiquement ses interventions au Togo sur la santé sexuelle et reproductive, l’accès à la planification familiale, et la lutte contre les violences basées sur le genre, mais pas que. L’autonomisation des jeunes fait également partie ses priorités. 

Dans son programme pays 2023-2026 aligné sur les priorités nationales, l’agence onusienne, présente active au Togo depuis 1972, cible particulièrement les adolescents, les jeunes et les populations vulnérables en zones rurales et difficiles d’accès. L'institution annonçait déjà ce renforcement des relations avec des acteurs comme l’Université de Lomé, figurant parmi ses partenaires clés, en vue de faire émerger une génération d’acteurs du développement outillés et résilients.

Au Togo, alors que la production nationale est estimée à un peu plus de 260 000 tonnes au terme de la campagne 2024-2025, les acteurs du secteur ambitionnent de porter ce volume à 500 000 tonnes pour la prochaine saison agricole, 2025-2026. Cette ambition a été dévoilée par le Conseil interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS-Togo), à l’occasion du lancement officiel de la nouvelle campagne, le vendredi 27 juin 2025 à Atakpamé (environ 160 km au nord de Lomé).

« En 2015, notre production était inférieure à 25 000 tonnes. Aujourd’hui, nous approchons les 260 000 tonnes, alors que les besoins du marché s’élèvent à près de 700 000 tonnes. Grâce à l’engagement de tous les maillons, nous espérons franchir la barre des 500 000 tonnes dès 2026 », a déclaré Mounirou Koriko, président du conseil d’administration du CIFS-Togo lors de la cérémonie.

Pour concrétiser cette ambition, plusieurs défis devront être relevés. Il s’agira notamment de renforcer la confiance entre les acteurs de la chaîne de valeur et les institutions financières, mais aussi de faciliter l’accès aux intrants agricoles, aux semences certifiées et aux équipements de production.

Pour les responsables de la filière, cette nouvelle campagne représente une opportunité de renforcer la résilience du secteur dans un contexte où les performances des dernières saisons sont jugées en deçà des attentes.

« Si nous travaillons de manière concertée à améliorer la production, chaque acteur pourra en tirer un bénéfice durable. Le soja doit s’imposer comme une culture stratégique pour notre économie agricole », a soutenu Mounirou Koriko.

Il convient de noter que malgré les contraintes structurelles, la production nationale de soja affiche une progression continue au cours de la dernière décennie, passant de moins de 25 000 tonnes en 2015 à plus de 260 000 tonnes en 2025, selon les données communiquées par le CIFS.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les industriels du ciment affinent leur stratégie de décarbonation. Réunis à Lomé lundi 30 juin 2025, les principaux acteurs du secteur ont présenté deux leviers clés pour réduire leurs émissions de CO₂ à l’horizon 2050 : la baisse du facteur clinker et l’usage accru de combustibles alternatifs.

Selon les cimentiers du Togo, la réduction du facteur clinker constitue le principal gisement d’économie carbone. Cette approche passe par une adoption à grande échelle du ciment LC3 (Limestone Calcined Clay Cement), à base d’argile calcinée. Ce type de ciment permettrait, selon les industriels, de réduire jusqu’à 40 % les émissions de CO₂ liées à la production, sans altérer les performances techniques. L’objectif est de faire passer la teneur en clinker de 65 % actuellement à 40 % d’ici à 2050.

En parallèle, le recours à des combustibles alternatifs se veut un second levier structurant. Il s’agira notamment de substituer progressivement le charbon par des déchets agricoles ou municipaux. Cette pratique, déjà largement adoptée en Europe (avec des taux de substitution thermique atteignant jusqu’à 90 %), pourrait offrir au secteur togolais un potentiel significatif de réduction d’émissions.

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Selon les données des acteurs du secteur, en 2023, les émissions de CO₂ générées par la production de ciment destinée au marché local étaient estimées à 0,9 million de tonnes. Sans intervention, ce volume pourrait doubler pour atteindre 1,8 million de tonnes d’ici à 2050, selon les projections de l’association, en lien avec l’augmentation attendue de la demande nationale.

Dans cette optique, les cimentiers appellent à un partenariat renforcé avec les autorités publiques afin de faire évoluer le cadre réglementaire et normatif, en soutien à la transition. Dans cette dynamique, les deux axes identifiés sont ainsi inscrits dans une feuille de route déjà soumise au gouvernement.

Notons que la mise en œuvre de ces solutions s’inscrit par ailleurs dans les engagements climatiques du Togo au titre de l’Accord de Paris.

Esaïe Edoh

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Lomé, capitale togolaise, accueille cette semaine la 6e réunion biennale d'information entre la Commission de l’UEMOA, les États membres et les firmes pharmaceutiques vétérinaires. Ouverte sous la présidence du ministre d’État Yark Damehame, en présence du Commissaire Mahamadou Gado de l’UEMOA, la rencontre vise à faire le point sur les réformes régionales en matière de régulation du médicament vétérinaire, en vue d’harmoniser les pratiques et de renforcer la santé publique dans l’espace communautaire.

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Depuis 2006, l’UEMOA a mis en œuvre un ambitieux dispositif régional d’autorisation de mise sur le marché (AMM), centralisé au niveau de la Commission. Depuis, plus de 660 autorisations ont été délivrées. À cette infrastructure s’ajoutent des dispositifs régionaux de contrôle qualité et de pharmacovigilance, avec un appui financier de plus d’un milliard de FCFA mobilisé pour la formation, l’équipement des laboratoires et l’inspection sur le terrain.

Mais malgré ces efforts, les médicaments vétérinaires illicites continuent de circuler massivement dans l’espace UEMOA, compromettant la santé animale et, par ricochet, la sécurité alimentaire. Cette 6e réunion vise ainsi à faire le point sur les avancées et les faiblesses de la réforme, à améliorer les procédures de soumission des dossiers AMM (Autorisation de mise sur le marché), et à renforcer les capacités des États pour une régulation plus efficace.

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« On ne peut pas parler d'élevage sans parler de santé animale, et on ne peut pas parler de santé animale sans parler de médicaments vétérinaires de qualité », explique Dr Kouadjo Théodore Domagni, directeur du médicament vétérinaire à la Commission de l’UEMOA.

Au sein de l’espace UEMOA, les premières réformes ont été signées en 2006 avant d’être opérationnalisées à partir de 2010. Selon l’expert, l’un des principaux défis était l’adhésion des firmes pharmaceutiques aux réformes engagées au niveau communautaire, une situation qui a évolué positivement avec le temps.

La rencontre biennale intervient dans un contexte où, dans plusieurs États de l’Union, l’élevage représente jusqu’à 38 % du PIB agricole.

Au Togo, la troisième édition de la Foire internationale de Blitta (FIB) se déroulera du 9 au 23 août 2025. L’annonce a été faite à l’occasion d’une conférence de presse tenue le samedi 28 juin à Blitta, en présence des autorités locales et des partenaires institutionnels.

Initiée par la société Afrik-Contact, la FIB vise à promouvoir les produits du terroir, stimuler les échanges commerciaux et renforcer la coopération économique dans la Région Centrale. L’événement s’inscrit également dans une dynamique de valorisation des savoir-faire locaux et de développement des chaînes de valeur agricoles et artisanales.

Placée sous le thème « Valorisation des produits du terroir en vue de la promotion de la consommation locale », la foire ambitionne d’attirer entre 60 000 et 70 000 visiteurs, avec une participation attendue de plus de 300 exposants, contre 153 lors de l’édition précédente, selon le promoteur Nimon Mongoloubè Joël, directeur général d’Afrik-Contact.

Le programme prévoit des expositions de produits agricoles et manufacturés, des fora économiques, des rencontres B2B, ainsi que des salons dédiés à l’accès aux services financiers et non financiers. Des activités culturelles viendront compléter l’agenda, notamment des concerts, des concours culinaires et des spectacles de danses traditionnelles.

Après les deux premières éditions, la FIB entend s’imposer comme une vitrine économique régionale, catalyseur d’investissement et d’innovation locale, tout en favorisant les échanges avec les opérateurs économiques des pays voisins.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires (CERSA), adossé à l’Université de Lomé, vient de former et certifier 200 professionnels du secteur avicole. Ceci fait suite à deux semaines de travaux, au cours desquelles ces acteurs ont renforcé leurs compétences sur les pratiques avicoles, le management de la production et les normes sanitaires.

« Je me réjouis de voir 200 acteurs avicoles repartir avec des compétences accrues, prêts à relever les défis du secteur. Le CERSA, fierté de notre université, joue un rôle pivot dans cette dynamique », selon le professeur Adama Kpodar, Président de l'Université de Lomé, qui dans son mot de bienvenue, a salué les efforts du CERSA. 

Ces formations, sont organisées sous le co-parrainage des ministères des Ressources halieutiques et de l’Enseignement supérieur, et visent à terme à renforcer la sécurité alimentaire, et créer des emplois. 

Le ministre d’État Damehane Yark, en charge de l'élevage, présent à la cérémonie de clôture, a rappelé l’importance de la filière dans le combat pour l’autosuffisance alimentaire. Le ministère de tutelle a rappelé également l’arrêté en vigueur, réservant 10 % des importations de volaille à la production locale, une mesure visant à stimuler l’offre nationale, équivalant à 2,1 millions de poulets.

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Pour Dr Sinko Banakinaou, président du Comité interprofessionnel de la filière avicole, ces formations sont « un levier pour transformer les contraintes du secteur en opportunités d’emploi, d’innovation et de sécurité alimentaire ».

Rappelons que le CERSA est une initiative financée en partie par la Banque mondiale, dans le cadre du programme des Centres d’Excellence Africains (CEA). Le centre se veut un catalyseur de montée en compétence dans le secteur avicole, pour l’ensemble de la sous-région. 

L’économiste togolais Mawuli Kodjovi Couchoro a été désigné pour représenter le Togo au Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Sa nomination a été officialisée le vendredi 27 juin 2025, lors de la deuxième session ordinaire de l’année du Conseil national du crédit (CNC), tenue à Lomé.

Actuellement doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé, Mawuli Couchoro succède à Khoura Takpara dont le mandat est arrivé à terme en mars 2025. Déjà membre du CNC, l’économiste contribuera désormais, au nom du Togo, aux décisions régionales en matière de politique monétaire.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il sera chargé de formuler des propositions en phase avec les priorités nationales, notamment la stabilité macroéconomique et l’attractivité du climat des affaires. Il devra également veiller à ce que les orientations monétaires prises au niveau régional soient compatibles avec les spécificités du système bancaire togolais.

Pour rappel, le CPM est l’organe statutaire de la BCEAO chargé de définir la politique monétaire au sein de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). Il se réunit périodiquement pour évaluer la conjoncture économique et financière de la zone, et prend des décisions relatives aux taux d’intérêt directeurs et autres instruments monétaires, dans le but de préserver la stabilité des prix et de soutenir une croissance durable.

Esaïe Edoh

Au Togo, le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Essowè Barcola, alerte une nouvelle fois la population sur la recrudescence d’arnaques liées à de prétendus investissements en ligne. Dans un communiqué rendu public c vendredi 27 juin 2025, l’autorité dénonce la circulation d’un document frauduleux présentant des « niveaux d’investissement », largement diffusé sur les réseaux sociaux.

Présenté à tort comme une communication officielle, ce document induit en erreur l’opinion publique et porte atteinte à l’image de plusieurs institutions financières, dont les noms sont usurpés pour créer des comptes fictifs à des fins d’escroquerie, déplore le ministère.

Face à cette situation, le ministre rappelle que les communications officielles de son département sont exclusivement diffusées via les canaux reconnus, notamment les médias publics. Il invite les citoyens à faire preuve de vigilance et à s’adresser aux services compétents, principalement ceux situés au Centre Administratif des Services Economiques et Financiers (CASEF) pour toute vérification d’information.

Le communiqué souligne également que les auteurs de ces actes s’exposent aux sanctions prévues par la législation togolaise en matière de faux et usage de faux. 

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