Le Centre togolais d’exposition et de foire (CETEF) a conclu, le mardi 16 septembre 2025 à Lomé, un partenariat avec deux entités chinoises spécialisées dans la communication et la publicité:Sino-Africa-FENGCHI-Togo-Advertising Co et l’Association culturelle d’entreprises de la province de Hebei, (Chine).
L’accord vise à accompagner le CETEF dans ses efforts de visibilité et de promotion. « Ce partenariat nous permettra non seulement de mieux valoriser les activités du CETEF, mais aussi de mettre en place un dispositif innovant pour renforcer la diffusion de publicités et messages au profit du développement et du rayonnement économique de nos entreprises », a déclaré Alexandre de Souza, directeur général du CETEF.
Pour les partenaires chinois, cette collaboration constitue une opportunité de contribuer à la transformation du paysage urbain togolais en offrant aux entreprises locales des moyens de communication plus efficaces. « L’installation de cette société de publicité au Togo n’est qu’un pas », a indiqué Yan Liya, représentant l’association culturelle d’entreprise de la province du Hebei.
Dans le cadre de l’accord, Sino-Africa-FENGCHI-Togo-Advertising Co prévoit d’ici à fin 2027, l’installation de 20 écrans publicitaires extérieurs LED à Lomé. Deux panneaux de 40 m² sont déjà en cours d’installation pour promouvoir les activités du CETEF notamment la 20è Foire internationale de Lomé, avant un déploiement plus large dans d’autres zones stratégiques de la capitale.
Selon les responsables du centre d’exposition, ce partenariat ouvre la voie à d’autres conventions du même type qui devraient être annoncées dans les prochains jours. Ceci, dans le cadre des relations de coopération qui lient le Togo et la Chine.
Esaïe Edoh
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L’Université de Lomé est, depuis lundi 15 septembre, l’épicentre d’une rencontre scientifique d’envergure internationale avec l’ouverture de la 4ᵉ édition de l’African Conference on Fundamental and Applied Physics (ACP 2025).
Organisée conjointement par l’African School of Physics et l’Université de Lomé, cette édition rassemble physiciens, enseignants et décideurs autour de la physique fondamentale et appliquée. L’idée est de renforcer la recherche régionale, diffuser les innovations et préparer la jeunesse africaine aux défis technologiques et durables. Jusqu’au 20 septembre, chercheurs, étudiants et experts venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis échangeront sur le rôle central de la physique dans les enjeux du XXIᵉ siècle.
Cérémonie d’ouverture de la conférence africaine sur la physique fondamentale et appliquée (ACP 2025)
— Ministère de l'Enseignement Supérieur (@MESR_Tg) September 16, 2025
La cérémonie d’ouverture de l’ACP 2025 s’est tenue le 15 septembre 2025 au Centre d’Excellence Régionale sur les Sciences Aviaires (CERSA) de l’Université de Lomé, lançant une… pic.twitter.com/ITnfgQnNhX
La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, a mis en avant la volonté du gouvernement togolais de faire des sciences un outil de développement durable. Le ministre a rappelé les efforts en cours pour renforcer l’enseignement scientifique, accroître la présence des jeunes filles dans les filières prioritaires et accompagner les secteurs stratégiques de l’économie nationale.
Pour sa part, le président de l’Université de Lomé, Adama Mawulé Kpodar, a souligné la vocation de l’institution d’être un catalyseur d’innovations et un foyer de rayonnement scientifique africain. De son côté, le comité d’organisation, conduit par le physicien togolais Kétévi Assamagan, a salué ce moment comme une avancée majeure dans la coopération académique régionale et mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo se prépare à adopter une Stratégie nationale de maintenance des équipements et infrastructures sanitaires 2026-2030. Ce document, qui se veut une référence en matière d’organisation de la maintenance à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, a fait l’objet d’une rencontre d’étude mardi 16 septembre 2025 à Lomé.
Conçue comme une feuille de route, la stratégie doit orienter les actions du ministère de la Santé, notamment en matière de formation et de recrutement de ressources humaines spécialisées, de mise à disposition d’outils, ainsi que de moyens matériels et financiers, afin de renforcer le secteur de la maintenance.
Elle prévoit également une planification des activités à chaque niveau du système de santé et un renforcement de la coordination entre acteurs publics, privés, société civile et partenaires techniques et financiers. « Des indicateurs de suivi de performance et des outils de gestion seront mis en place pour une meilleure capitalisation », indique le document.
Au-delà de la maintenance, la stratégie intègre le renouvellement pluriannuel des équipements. « Les équipements ont une durée de vie. Il faut penser à leur renouvellement afin que les actions ne s’arrêtent pas brusquement », a expliqué Desama Esso Banawe, chef division des équipements médico-techniques.
Pour Dr Josée Apetsianyi, directrice des Études, de la Planification et de l’Information sanitaire, cette initiative est indispensable. « Quelles que soient les interventions, il y a toujours eu un manque de cadrage. Or, le gouvernement a investi massivement ces dernières années dans l’acquisition d’équipements et la construction d’infrastructures. Il faut maintenant préserver ces acquis », a-t-elle souligné.
Avec ce référentiel, les autorités entendent réduire les coûts liés aux pannes imprévues, améliorer la disponibilité des équipements et renforcer la sécurité des patients comme du personnel médical.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les réunions des nouveaux conseils municipaux, initialement prévues du 17 au 19 septembre 2025 et consacrées à l’élection des maires et de leurs adjoints, sont reportées à une date ultérieure. L’annonce a été faite le mardi 16 septembre par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, Hodabalo Awate, dans une note officielle.
« Les premières réunions des nouveaux conseils municipaux consacrées aux élections des maires et adjoints au maire, conformément à l’article 123 de la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales, initialement prévues du 17 au 19 septembre 2025, sont reportées à une date ultérieure », précise le communiqué.
La source n’invoque pas les raisons de ce nouveau report.
En rappel, les sessions avaient déjà été programmées pour les 2, 3 et 4 septembre, puis pour les 10, 11 et 12, avant d’être replanifiées aux 17, 18 et 19 du même mois. En attendant, les maires sortants poursuivent la gestion courante des affaires locales.
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Au Togo, la Banque de Développement du Mali (BDM) entend apporter son appui financier aux projets environnementaux. Le sujet était au centre d’une rencontre, en fin de semaine dernière à Lomé, entre le nouveau directeur général de la succursale togolaise, Daffé Moustapha, et le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Foli-Bazi Katari.
Les deux parties ont passé en revue les grands projets en cours dans le secteur de l’environnement. L’objectif, selon l’institution bancaire, est de mieux identifier les initiatives sur lesquelles elle pourrait se positionner.
« Nous ne pouvons pas évoluer en marge de la coopération avec les autorités. C’est dans ce sens que nous sommes là pour voir dans quelle mesure établir des relations de partenariat à travers les structures du département ministériel et à travers les grands projets qui sont sous l’autorité de ce ministère », a déclaré Daffé Moustapha.
Cette orientation s’inscrit également dans l’ambition de la banque de renforcer sa présence au Togo. La BDM a en effet engagé une procédure visant à transformer sa succursale en filiale, rattachée à la maison mère basée à Bamako, au Mali.
Esaïe Edoh
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L’Organisation africaine de normalisation (ARSO) a lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt destiné aux producteurs, transformateurs et fabricants africains, dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Les entreprises togolaises de production et de transformation sont particulièrement invitées à déposer leur candidature avant le 20 septembre 2025, comme l’indique la Haute Autorité de la Qualité et de l'Environnement (HAUQE) du Togo.
ARSO lance un Appel à Manifestation d’Intérêt pour la certification des produits africains dans le cadre de la #ZLECAf . Les entreprises togolaises de production, fabrication et transformation sont invitées à postuler.
— HAUQE TOGO (@HauqeTogo) September 13, 2025
Date limite : 20/09/2025
Lien : https://t.co/3CmbINjcZ0 pic.twitter.com/VlkOFyDcLf
Dans le détail, l’initiative vise à promouvoir la certification des produits africains sur la base des Normes Africaines Harmonisées (ARS). Pour l’ARSO, il s’agit d’éliminer progressivement les barrières techniques au commerce et de faciliter la libre circulation des produits sur les marchés régionaux et internationaux.

La certification devrait présenter trois avantages. Premièrement, elle réduira les obstacles réglementaires en harmonisant les standards de qualité, permettant aux biens de franchir plus facilement les frontières. Deuxièmement, elle renforcera la confiance des consommateurs grâce à une traçabilité et une fiabilité des produits. Enfin, elle donnera aux entreprises certifiées, une reconnaissance mondiale, les standards de l’ARSO étant alignés sur ceux de l’ISO et de l’IEC.
Les candidatures doivent être soumises via le formulaire mis en ligne par l’ARSO.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo a pris part samedi à la célébration de la 26ᵉ Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle, organisée par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), dont le pays est membre.
Dans un message officiel, la ministre togolaise de l’Industrie et de la Promotion des investissements, administrateur de l’OAPI pour le compte du Togo, a souligné l’importance de la propriété intellectuelle comme levier de croissance économique et de transformation industrielle.
Placée cette année sous le thème « Ressources humaines en propriété intellectuelle et développement technologique de l’Afrique », la célébration a coïncidé avec le 63ᵉ anniversaire de l’OAPI, qui regroupe 17 pays africains. Actuellement, une seule demande de brevet, marque ou modèle déposée via l’OAPI couvre automatiquement ces 17 États, ce qui réduit considérablement les coûts pour les inventeurs et entreprises africaines.
« Nos pays doivent compter sur leurs savoirs et leurs talents pour bâtir un secteur industriel dynamique », a déclaré la ministre, insistant sur la nécessité de transformer chaque idée en opportunité et chaque invention en richesse partagée.
Le Togo s’est doté en 2020 d’un Centre de documentation en propriété intellectuelle, financé par l’OAPI à hauteur de 500 millions de francs CFA, afin de mettre à disposition chercheurs et entrepreneurs des ressources techniques et juridiques. La ministre a souligné que cette initiative s’inscrit dans la volonté de renforcer les capacités nationales en matière d’innovation et de protection des savoirs. Elle a également rappelé le rôle de l’Académie africaine de la propriété intellectuelle, qui depuis vingt ans forme de nouvelles générations de spécialistes, et salué l’engagement des Togolais diplômés de cette institution.
Pour la ministre, le développement technologique durable passe par une intégration effective de la propriété intellectuelle dans les politiques nationales. Elle a mis en avant les efforts du Togo, sous l’impulsion du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, pour inscrire la propriété intellectuelle au cœur de ses stratégies d’éducation, de recherche, d’industrialisation et de promotion des investissements. Un choix stratégique qui vise à transformer les idées en opportunités économiques et à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et internationaux.
La ministre a enfin appelé à renforcer la coopération internationale pour bâtir « une économie créative et prospère » et faire du continent « une terre d’innovation qui rayonne dans le monde ».
Au Togo, le Programme de Résilience du Système Alimentaire (FSRP) appuie les producteurs de manioc pour améliorer les rendements de ce tubercule. Le mois dernier, à Atakpamé, plus précisément du 26 au 29 août 2025, soixante-quinze producteurs de manioc, dont vingt-cinq femmes, réunis au sein de la Plateforme d’Innovation Manioc Frais (PIMF), ont participé à une formation technique. Ces acteurs ont été initiés aux bonnes pratiques de culture, de la sélection des variétés à la lutte contre les bioagresseurs.
Organisé en deux vagues pour optimiser l’interaction, l’atelier a été conduit par Dr Elikem Segbefia, responsable du programme manioc à l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), aux côtés des responsables de la plateforme locale. Au-delà de la technique, l’événement a été perçu comme un acte de solidarité et de responsabilité collective, dans un contexte où la production de manioc reste stratégique pour la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.
« Dans les jours à venir, nous suivrons les producteurs pour nous assurer d’une mise en pratique effective », a déclaré Koffi Dodji Ognankitan, président de la PIMF. Pour les participants, même les plus expérimentés, la formation a permis de corriger certaines habitudes qui limitaient leurs rendements.

Notons que cette formation intervient dans un contexte plus large marqué par une hausse de la production de tubercules au Togo ces dernières années. Ainsi, la production de tubercules a atteint 2,5 millions de tonnes en 2024, en hausse de 5,5 % par rapport à 2023, prolongeant une tendance déjà amorcée en 2022 où elle avait progressé de 7,5 %. Globalement, les régions des Plateaux et de la Maritime concentraient en 2024 plus de la moitié du volume, avec respectivement 768 864 et 519 708 tonnes.
Ayi Renaud Dossavi
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À Lomé, le Fonds de Solidarité Africain (FSA) et le Fonds Danois pour l’Exportation et l’Investissement (EIFO) ont conclu lundi 15 septembre 2025 un accord-cadre, présenté comme une étape majeure pour le financement du développement durable en Afrique.
Le protocole, signé par Abdourahmane Diallo, directeur général du FSA dont l’organisation réunit 23 pays membres, dont le Togo ; et Werner Grub, directeur général de l’EIFO, a pour but d’identifier et cofinancer des projets dans des secteurs structurants : énergies renouvelables, infrastructures durables, agriculture résiliente, gestion de l’eau, santé et entreprises sociales.
Pour le Togo, hôte de la cérémonie, cet accord illustre la volonté de s’appuyer sur des partenariats innovants afin de soutenir sa transformation structurelle. Le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Stéphane Akaya Tchasso Kpowbie, représentant son ministre, a salué une « opportunité formidable pour les États membres » qui bénéficient déjà de la solidité financière du FSA.
Concrètement, l’alliance prévoit la mise en avant d’entreprises danoises pour la réalisation de projets, l’identification conjointe de priorités et la mobilisation de financements directs, avec garanties du FSA et contre-garanties de l’EIFO. L’objectif est de structurer rapidement des opérations pilotes capables de démontrer l’impact du dispositif.
Pour Abdourahmane Diallo, cet accord est « un tournant important » dans la diversification des instruments financiers offerts aux États membres du FSA. De son côté, Werner Grub a insisté sur l’importance d’un partenariat « gagnant-gagnant », où le savoir-faire danois rencontre les besoins africains, dans une logique de transition verte et d’innovation durable.
Les équipes techniques entameront dès les prochaines semaines l’évaluation des premiers projets, dans un contexte où la mobilisation des capitaux internationaux est cruciale pour répondre aux défis climatiques et économiques du continent.
Pour rappel, le FSA est une institution financière multilatérale créée en 1976. Sa mission est de garantir et faciliter l’accès au financement pour soutenir le développement économique durable en Afrique.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le port autonome de Lomé (PAL) entame une nouvelle phase de modernisation avec le lancement des travaux de dragage au Lomé Container Terminal (LCT), selon une récente annonce. Menées par DEME et Eiffage Génie Civil Marine, ces opérations visent à approfondir le bassin, le cercle d’évitage et le chenal d’accès, afin de permettre l’accueil de navires géants de plus de 19 000 EVP et 400 mètres de long.
Les travaux s’annoncent dans un contexte de montée de la compétitivité sous-régionale. En effet, les ports d’Abidjan, Tema et Lagos multiplient les investissements pour capter une part croissante des flux maritimes. L’avantage comparatif de Lomé repose sur son accès en eaux profondes, ses procédures douanières fluides et sa productivité élevée, avec 32,5 mouvements de grue par heure, un niveau supérieur aux standards africains.
Lomé est déjà positionné comme centre de transbordement régional du premier armateur mondial, Mediterranean Shipping Company (MSC). Le port a enregistré en 2024 un trafic global de 30,64 millions de tonnes (+1,85 % sur un an) et 2 millions d’EVP traités (+5,19 %). Près de 20,2 millions de tonnes étaient liées aux flux de transbordement, consolidant le rôle du Togo comme porte d’entrée pour les pays enclavés tels que le Burkina Faso, le Niger et le Mali (une tendance renforcée par l’émergence de l’AES), mais aussi comme relais stratégique vers le Nigeria, le Ghana et la Côte d’Ivoire.
À travers un programme d’investissements de plus de 500 millions d’euros, financé conjointement par MSC via Terminal Investment Limited (TIL) et China Merchants Ports Holding, le LCT ambitionne de porter sa capacité annuelle à 2,7 millions d’EVP. À terme, ces efforts devraient permettre de consolider durablement la place du port de Lomé dans la cartographie maritime sous-régionale et continentale.
Ayi Renaud Dossavi