Au Togo, la Foire Adjafi, rendez-vous annuel dédié à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, tiendra sa 13ème édition du 21 août au 7 septembre 2025. L’événement mettra cette année un accent particulier sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) aux Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME).
Placée sous le thème : « Améliorer le packaging des produits togolais pour une meilleure compétitivité des TPME sur le marché de la ZLECAF », cette édition ambitionne de renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs togolais en matière de valorisation de leurs produits afin de mieux intégrer les marchés africains. L’objectif, selon les organisateurs, est de permettre aux TPME, souvent constituées de jeunes promoteurs, de tirer profit des potentialités de la ZLECAf tout en dynamisant les échanges commerciaux intra-africains.

Dans cette perspective, la Foire offrira un cadre d’exposition réparti en deux zones, qui accueillera plus de 300 entrepreneurs issus de divers secteurs d’activités. Outre l’exposition commerciale, la Foire Adjafi 2025 s’articulera autour d’un agenda structuré, comprenant un forum économique, une table ronde, un salon professionnel, ainsi que des journées thématiques centrées sur la croissance et le renforcement de la compétitivité des TPME.
Comme à l’accoutumée, l’événement se tiendra sur le site du lycée Agoè-Nyivé, avec une programmation culturelle riche mêlant concerts, animations et spectacles, dans une ambiance festive célébrant la musique et la culture togolaises.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
2ème édition de la Semaine nationale des TPME : c’est le top départ !
Entre janvier et juin 2025, le Togo a remboursé un total de 302 milliards FCFA au titre de sa dette sur le marché des titres publics de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Ce montant marque une hausse de 22,5 % en glissement annuel, comparé aux 234 milliards FCFA remboursés à la même période en 2024.
Selon les données officielles de l’agence Umoa-Titres consultées par Togo First, le montant remboursé se répartit entre 239,51 milliards FCFA pour les Bons Assimilables du Trésor (BAT) et 62,32 milliards FCFA pour les Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Les remboursements des BAT représentent ainsi 80 % du total, contre 20 % pour les OAT, une répartition qui s’explique par le fait que les BAT sont émis sur des maturités plus courtes (entre 90 et 365 jours), contrairement aux OAT dont les échéances s’étendent au-delà de trois ans.
Ces remboursements interviennent dans le cadre du service de la dette liée aux fonds mobilisés les années précédentes. Parallèlement, le pays continue de lever des ressources sur le marché pour financer son budget 2025.
À ce jour, le Togo a levé 231,5 milliards FCFA, soit 69,7 % de son objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA. Il prévoit également d’honorer d’autres engagements en remboursant un montant additionnel de 84 milliards FCFA d’ici à la fin du mois de juin 2025.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Umoa-Titres : le Togo a déjà versé 380 milliards FCFA de remboursement de dettes
Lomé, la capitale togolaise, abrite cette semaine un atelier régional de haut niveau consacré à la gestion des risques agricoles (GRA) en Afrique de l’Ouest.
Organisé par la Commission de la CEDEAO, avec l’appui du ministère en charge de l’Agriculture et de l’Hydraulique villageoise au Togo, en partenariat avec la Plateforme pour la gestion des risques agricoles (PARM), le rendez-vous qui se tient du 16 au 20 juin à l’hôtel 2 Février, vise à poser les fondations d’un programme régional intégré pour renforcer la résilience du secteur agricole face aux chocs multiples.
Ce secteur qui mobilise plus de 60 % de la population active et contribue à hauteur de 35 % au PIB régional, fait face à des aléas croissants : sécheresses, inondations, flambées des prix, maladies transfrontalières ou encore instabilités politiques.
« Chaque sécheresse, chaque inondation, chaque flambée des prix ou maladie transfrontalière emporte avec elle des mois, voire des années d'efforts, mettant en péril la stabilité des ménages, la croissance des économies rurales et parfois la paix sociale », a souligné Massandjé Touré-Litsé, commissaire en charge des affaires économiques et de l'Agriculture à la CEDEAO, à l’ouverture des travaux, appelant à « transformer les risques en opportunités » par une gouvernance agricole audacieuse.

Extension du partenariat
L’initiative s’appuie sur une décennie de collaboration entre la CEDEAO et la PARM. Après des interventions pilotes au Burkina Faso, au Ghana, au Niger et au Sénégal, les parties entendent élargir l'approche à l’ensemble des États membres via une « facilité régionale » structurée, intégrée aux politiques nationales et adossée aux Objectifs de développement durable.
« La Commission de la CEDEAO, dans un cadre de partenariat stratégique avec la PARM, a décidé d'accompagner nos États membres dans la gestion des risques agricoles et les accompagner pour qu'ensemble, nous puissions intégrer cette question dans nos politiques », explique pour sa part Dr Emmanuel Koffi GLE, Chargé des Programmes de Développement rural à la Commission de la CEDEAO.

L’atelier rassemble experts, ministères de l’Agriculture, assureurs, institutions financières et organisations de producteurs. Il ambitionne d’identifier les risques critiques par pays, de mutualiser les expériences et de bâtir des solutions concrètes allant de l’assurance agricole à l’innovation climatique.
Notons que, dans la région, plus de 34 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire.
Le Togo et la Chine ont fait le point sur la mise en œuvre des accords de coopération issus du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), tenu en 2024. Les discussions ont eu lieu en marge de la réunion ministérielle des coordonnateurs du Forum, organisée le 11 juin 2025 à Changsha, dans la province du Hunan, en Chine, entre le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue chinois, Wang Yi.
Depuis la clôture du forum, plusieurs projets ont déjà été lancés ou exécutés, touchant des secteurs stratégiques pour le Togo, notamment les infrastructures, la santé, la gouvernance locale et l’agriculture.
Parmi les réalisations notables figure la livraison par la Chine de 2400 tonnes de riz, d’une valeur de 1,7 milliard FCFA. Ce don s’inscrit dans le cadre de l’assistance alimentaire d’urgence promise par Pékin.
En marge de la réunion ministérielle des coordonnateurs du FOCAC, j’ai eu une réunion très enrichissante avec mon homologue de la République Populaire de Chine, M. WANG Yi. Ayant ensemble reconnu les résultats remarquables du FOCAC en Afrique et particulièrement au Togo, nous… pic.twitter.com/hwwaoocPWg
— Robert Dussey (@rdussey) June 14, 2025
La coopération s’est également renforcée au niveau local. La commune togolaise du Golfe 2, située dans le Grand Lomé, a conclu un partenariat avec la province chinoise du Hebei. Cette coopération décentralisée porte sur plusieurs domaines tels que développement durable, investissements, technologies, culture d’entreprise, gouvernance locale et communication.
Dans le secteur de l’innovation industrielle et de l’enseignement supérieur, un accord est en discussion entre l’Université de Lomé et le groupe chinois Shenzhen Fengchi Education Technology. Il prévoit la création d’une usine de fabrication de véhicules électriques (deux et trois roues dans un premier temps), adossée à un centre de formation logé à l’École Polytechnique de Lomé.
Alors que de nouvelles discussions sont en cours entre les deux pays dans d’autres domaines, les deux chefs de diplomatie ont réaffirmé leur volonté de renforcer un partenariat jugé « solide et exemplaire ». « Cette rencontre illustre la solidité du partenariat sino-togolais, fondé sur une vision commune du développement et de la coopération internationale », a déclaré le chef de la diplomatie togolaise à l’issue des échanges.
Notons que la réunion de Changsha a également permis d’aborder les perspectives du prochain sommet du FOCAC. Plusieurs annonces y ont été faites, dont celle de la Chine concernant une suspension prochaine des droits de douane sur des exportations africaines à destination de son marché.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Coopération : la Chine va construire 300 puits dans la région des Plateaux
La Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) a organisé, vendredi 13 juin 2025, une nouvelle édition de l’exercice d’urgence sécuritaire baptisé “Exo Salle EPULO 2025”. L’initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement du plan d’urgence de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE), avec pour objectif de tester les capacités de réaction, de coordination et de communication des différents acteurs en cas de situation critique, notamment un crash d’avion.
Contrairement aux exercices simulés en conditions réelles régulièrement conduits par la SALT, cette édition s’est tenue en salle. Elle a permis d’évaluer l’efficacité des mécanismes d’alerte, l’activation des cellules opérationnelles d’urgence et la fluidité des échanges entre les entités concernées. L’accent a été mis sur la gestion des incidents susceptibles d’entraver le fonctionnement de la plateforme aéroportuaire, qu’il s’agisse de détresse aéronautique ou de menaces imprévues.
L’exercice a également servi à répondre aux exigences de l’audit de renouvellement du certificat d’aérodrome délivré par l’Agence nationale de l’aviation civile du Togo (ANAC-Togo), en conformité avec la réglementation nationale et les standards internationaux. Il a aussi permis de valider la maîtrise des procédures prévues dans le Plan d’Urgence Aéroportuaire (PUA) de Lomé.

« Cet exercice s’inscrit dans la mise en œuvre du plan d’urgence de l’AIGE, élaboré par la SALT pour limiter les conséquences d’une situation critique, notamment en matière de sauvetage de vies humaines et de sécurité des opérations aériennes », a indiqué Kimmide Kpaddey, Directeur Auditeur Interne à la SALT.
Pour rappel, l’Aéroport international de Lomé a obtenu en septembre 2024, le renouvellement de son certificat d’aérodrome, attestant de sa conformité aux normes en vigueur en matière de sûreté et de sécurité aéronautiques.
À travers ces genres d’initiatives, les autorités de la plateforme aéroportuaire réaffirment l’engagement du Togo à ancrer une culture de sécurité proactive et à aligner ses pratiques sur les standards de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), indique-t-on.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
L’Aéroport de Lomé renouvelle son certificat de sécurité avec un taux de conformité de 82,56%
Le Togo s’apprête à prendre part à la quatrième édition de la Foire Commerciale Intra-Africaine (IATF 2025), prévue du 4 au 10 septembre à Alger. A cet effet, le ministère chargé du Commerce et de l’Artisanat invite les opérateurs économiques togolais à s’inscrire pour ce rendez-vous, dans une dynamique de promotion des échanges intra-africains.
L'événement est organisé par Afreximbank, en collaboration avec l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, et se veut un rendez-vous panafricain de premier plan. Il s'inscrit dans le prolongement direct de la ratification de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine, signé à Kigali en 2018.
Pour le Togo, c'est de nouveau l'occasion de valoriser les produits et services au niveau desquels le pays dispose d’avantages comparatifs, notamment dans l’agro-industrie, la logistique, le textile ou encore l’artisanat. C’est également un tremplin pour capter des investissements et explorer de nouveaux débouchés dans un contexte marqué par l’intensification des flux Sud-Sud.
Les entreprises intéressées peuvent contacter le CETEF-Togo 2000, chargé de la coordination nationale.
Au Togo, les médias français France 24 et RFI viennent d’être suspendus pour trois mois. L’annonce a été faite ce lundi 16 juin 2025 par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), qui invoque des manquements répétés à l’impartialité et à la rigueur journalistique.
Selon l’institution, certaines émissions ont diffusé « des propos inexacts, tendancieux, voire contraires aux faits établis », portant atteinte à la stabilité des institutions républicaines.
« La HAAC rappelle que le pluralisme des opinions n'autorise pas la diffusion de contre-vérités ni la présentation partiale de l'actualité. Les règles qui encadrent le journalisme au Togo s'appliquent à tous, sans distinction », indique-t-elle.
Soupçons d’ingérence
Le gendarme des médias fait notamment référence à la couverture des récentes manifestations qui se sont tenues début juin dans le pays, galvanisées notamment par des influenceurs sur les réseaux sociaux. Les rassemblements des 5 et 6 juin, dispersés par la police dans certains quartiers de la capitale Lomé, ont conduit à plusieurs arrestations.
Dans ce climat de défiance et de tensions politiques, la HAAC entend réaffirmer son attachement au pluralisme, tout en soulignant que la liberté de la presse ne saurait servir à diffuser de la désinformation ni à porter atteinte à l’ordre public. L’institution semble également pointer du doigt des risques d’ingérence par des acteurs étrangers. « La liberté de la presse ne saurait être synonyme de désinformation ou d'ingérence », précise-t-elle en outre.
Notons du reste que déjà l ‘an dernier, les deux médias avaient été mis en demeure par le régulateur des médias, dans le contexte des modifications constitutionnelles au Togo. Ils avaient alors été épinglés pour mêmes “manquements graves” et des « inexactitudes répétées » qui seraient « préjudiciables à l’image du Togo » et en contradiction avec « les principes fondamentaux du journalisme ».
Au Togo, 494 listes de candidatures ont été validées en vue des élections municipales prévues le 17 juillet prochain. La Chambre administrative de la Cour suprême a rendu public, en fin de semaine dernière, son arrêt portant publication de la liste définitive des candidatures.
Ces listes ont été retenues à l’issue de l’examen de 520 dossiers soumis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Sur l’ensemble des candidatures enregistrées, 26 ont été rejetées, dont 25 émanant de formations de l’opposition ou de groupes indépendants.
Selon les précisions fournies, les rejets ont été motivés par la détection de plusieurs irrégularités notamment au niveau du nombre de candidats inférieur ou supérieur au seuil requis, les cas de double inscription, les numéros de cartes d’électeurs identiques pour des personnes différentes, la présence de candidats ne remplissant pas les conditions de nationalité togolaise, l’absence de paiement du cautionnement électoral, ou encore les incompatibilités liées à l’âge ou aux fonctions exercées par certains candidats.
La validation des listes marque l’ouverture d’une nouvelle étape dans le processus électoral, celle de la campagne officielle, qui débutera le 1er juillet pour une durée de deux semaines. En amont, la CENI a procédé, le samedi 14 juin, au tirage au sort du positionnement des listes sur les bulletins de vote, et a réceptionné une partie du matériel électoral, notamment l’encre indélébile.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : les acteurs politiques évaluent les préparatifs des élections locales
Le gouvernement togolais table sur un investissement total de 3 milliards de dollars pour mettre en œuvre son Pacte National de l’Énergie d’ici à 2030, dont 1,68 milliard $ attendu du secteur privé, a déclaré Aminata Bocar Ba, conseillère technique Énergie au ministère des Mines et de l’Énergie, le vendredi 13 juin à Lomé, lors d’un panel organisé dans le cadre des BOAD Development Days.
La moitié de cette enveloppe devrait être consacrée à la production d’énergie, un segment sur lequel les autorités entendent faire appel massivement à des capitaux privés via des appels d’offres compétitifs et des partenariats public-privé. Présenté officiellement le 4 juin 2025 à Londres, le Pacte s’inscrit dans l’initiative continentale « Mission 300 », portée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), dont l’objectif est de connecter 300 millions de personnes à l’électricité sur le continent d’ici à 2030.
Le document stratégique du Togo repose sur cinq axes : réhabilitation et extension des infrastructures énergétiques, intégration régionale, développement des solutions renouvelables distribuées, mobilisation du secteur privé et amélioration de la viabilité financière du secteur.
Selon les données présentées par le ministère, la capacité installée du pays est passée de 190 MW en 2018 à 270 MW en 2024, et le taux d’électrification est passé de 40 % à 70 % entre 2018 et 2025 tandis que la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique a quasiment doublé. Plusieurs projets solaires sont actuellement en cours dans le pays. Le gouvernement prévoit de poursuivre cette tendance, en mettant l’accent sur des projets hybrides combinant solaire, hydraulique et gaz naturel, présenté comme énergie de transition.
Parallèlement, les autorités togolaises préparent une restructuration de la CEET, l’opérateur public d’électricité, jugée essentielle pour garantir l’efficacité de la mise en œuvre du Pacte. Un cadre de suivi et de redevabilité est également en cours de finalisation.
La signature officielle du Pacte est prévue pour septembre 2025. D’ici là, le Togo entend intensifier les consultations avec les investisseurs et partenaires techniques afin de boucler les premières levées de fonds. Le pays qui fera partie de la deuxième cohorte de l’initiative “Mission 300” vise l’accès universel à l’électricité en 2030, un objectif inscrit dans sa feuille de route gouvernementale et aligné avec les Objectifs de développement durable des Nations unies.
Fiacre E. Kakpo
La filiale togolaise du groupe bancaire panafricain Ecobank a clôturé son exercice 2024 sur une forte progression de ses résultats. Dans un environnement bancaire de plus en plus concurrentiel, la banque renforce ses fondamentaux et affirme son rôle dans le financement de l’économie togolaise.
C’est une année de consolidation et d’accélération pour Ecobank Togo qui a tenu le vendredi 13 juin 2025, son Assemblée Générale Ordinaire à Lomé. L’établissement bancaire a présenté aux actionnaires, des résultats en nette progression, marqués par une hausse de 47 % du bénéfice net, qui s’établit à 15,8 milliards de FCFA pour l’exercice clos au 31 décembre 2024, contre 10,8 milliards un an plus tôt.
Cette performance est portée par plusieurs leviers. D’abord, une hausse du produit net bancaire (PNB) qui atteint 41,6 milliards de FCFA, en légère progression de 3,3 %, dans un contexte de pression sur les marges d’intermédiation. Si les revenus d’intérêts – produits générés par les crédits et placements – ont progressé de 3,5 % à 33,18 milliards FCFA, représentant 79,7 % du produit net bancaire, les commissions nettes, issues des services rendus aux clients, ont légèrement reculé de 3,3 %, à 6,1 milliards FCFA.
Ensuite, une maîtrise des charges d’exploitation et la reprise partielle d’une provision fiscale constituée en 2023, qui a mécaniquement amélioré le résultat net. Cette gestion rigoureuse a permis d’absorber un environnement encore marqué par des risques de taux dans le système bancaire régional.
Du côté du bilan, les signaux sont également au vert. Le total des actifs progresse de 6 %, à 690,7 milliards de FCFA, tiré par la dynamique du portefeuille crédit qui atteint 319,3 milliards de FCFA, en hausse de 13,8 %. Les dépôts de la clientèle s’élèvent à 525,3 milliards FCFA, en progression de 2,4 %, tandis que les fonds propres atteignent 69,9 milliards, en progression de 18 %, ce qui renforce le ratio de solvabilité de la banque.
Face à cette performance, les actionnaires ont validé la distribution d’un dividende brut de 7,5 milliards FCFA, soit 37 500 FCFA par action. Le reste du résultat a été affecté à la réserve spéciale (2,37 milliards FCFA) et à la réserve facultative (5,95 milliards FCFA).
Ecobank Togo maintient également une position de liquidité solide en 2024. La trésorerie nette de la banque s’établit à 46 milliards FCFA, en légère progression (+2,4 %) par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution s’appuie notamment sur une hausse des avoirs auprès de la BCEAO (+21 % à 34,7 milliards FCFA) et une amélioration des encaissements en caisse (+14 %, à 10,7 milliards FCFA). En revanche, les soldes auprès des correspondants internationaux affichent une contraction marquée, passant de 7,2 milliards FCFA à 825 millions FCFA, reflet d’un recentrage stratégique sur les liquidités locales. Malgré cette baisse, les indicateurs globaux de liquidité semblent bien orientés, soutenus par la croissance modérée des dépôts (+2,4 %) et un pilotage rigoureux du besoin en fonds de roulement.
Sur le plan de la gouvernance, l’Assemblée a marqué un tournant avec la nomination d’Estelle Fafa Akue Komlan comme administratrice et sa confirmation au poste de Directrice Générale. Elle remplace Souleymane Touré, qui a pris la tête de la filiale malienne du groupe.
« Nous allons poursuivre les efforts d’adaptation commerciale et de réorganisation de la force de vente, en mettant l’accent sur l’écoute client et l’agilité stratégique », a déclaré Estelle Fafa Akue Komlan, promettant de faire d’Ecobank Togo, un levier bancaire de référence au service des PME, des femmes entrepreneures et du financement de la chaîne de valeur agricole.
Fiacre E. Kakpo