Au Togo, le Secrétariat technique de la Commission de gestion du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (ST-CG-FACT) lance, à partir de ce lundi 1er septembre 2025, une mission de suivi et d’évaluation sur la gestion des dotations allouées aux communes en 2024. L’opération qui se poursuivra jusqu’au 25 octobre, vise à vérifier l’effectivité des investissements réalisés grâce aux ressources du FACT au titre de l’exercice 2024.
Concrètement, il s’agira de constater physiquement les infrastructures mises en place, d’en documenter l’état, d’examiner les dossiers de passation des marchés relatifs aux projets financés, et d’identifier les éventuelles difficultés rencontrées par les communes dans leur mise en œuvre.
La mission se déroule en deux phases. Du 1er au 28 septembre dans les régions des Savanes, de la Kara et Centrale, puis du 5 au 25 octobre dans les régions des Plateaux, Maritime et le Grand Lomé. Au total, 102 communes sont concernées par cette tournée nationale.
Les rapports issus de l’évaluation devraient permettre d’améliorer l’efficacité du FACT et d’optimiser son rôle dans le développement local.
Pour rappel, en 2024, c’était une enveloppe de 8,5 milliards FCFA, qui avait été mise à disposition des communes du pays au titre du FACT. Ces ressources avaient servi à appuyer la réalisation de projets locaux dans divers domaines, notamment les infrastructures scolaires, sanitaires, hydrauliques, routières, marchandes, sportives et culturelles.
Esaïe Edoh
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Le Togo prépare son prochain rapport national sur la biodiversité, le septième en date. Le processus d’élaboration de ce document a été lancé le 29 août 2025 à Lomé par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières. Il aboutira à un rapport couvrant la période 2021-2025 afin de dresser un état des lieux des actions menées en matière de conservation.
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), qui oblige les États parties à soumettre régulièrement des rapports nationaux. Le Togo, en tant que partie, doit ainsi non seulement présenter ses avancées, mais aussi identifier les contraintes qui freinent la réalisation de ses engagements. Des mesures correctives et des ajustements stratégiques seront proposés afin d’aligner les politiques nationales sur les objectifs mondiaux de protection de la biodiversité à l’horizon 2030.
Cette élaboration mobilise l’ensemble des acteurs concernés, allant des ministères sectoriels aux institutions spécialisées, en passant par les partenaires techniques et financiers.
Selon Moussa Samarou, chef de la division des aires protégées, ce rapport doit permettre de valoriser la contribution du Togo à l’effort international.
À long terme (avec une cible fixée à 2050), le pays veut notamment restaurer et conserver les écosystèmes terrestres et aquatiques, tout en assurant leur usage durable. Le rapport servira de référence pour orienter les politiques environnementales et renforcer la coopération internationale.
Au Togo, le Conseil régional de la Maritime a validé, lors de sa troisième session ordinaire, son premier budget primitif pour l’exercice 2025, arrêté à 810,96 millions FCFA. Près des trois quarts des ressources (73,15 %) seront dirigés vers les investissements, contre 26,85 % pour le fonctionnement, sur fond d’accélération des projets structurants.
Dans le détail, la santé figure parmi les priorités avec une enveloppe de 85 millions FCFA. Elle couvrira notamment la construction d’une maternité à la polyclinique de Vogan (36 millions), la réhabilitation du service de radiologie de l’hôpital d’Asahoun (13 millions) et la rénovation de la maternité d’Afagnan (36 millions). À ces projets s’ajoute l’acquisition d’une ambulance et d’équipements techniques pour le CHR de Tsévié, évaluée à 65 millions FCFA.
Dans le secteur éducatif, 50 millions FCFA sont affectés à la construction et à la réhabilitation de bâtiments scolaires, ainsi qu’à l’achat de mobiliers pour améliorer l’accueil des élèves. L’accès à l’eau et à l’assainissement bénéficie d’une dotation de 160 millions FCFA, dont 100 millions pour des adductions d’eau et 60 millions pour des travaux d’assainissement.
Le budget intègre également 37 millions FCFA pour des infrastructures administratives et 55 millions pour l’acquisition de matériels de transport et d’équipements.
« Ce budget s’inscrit dans les orientations nationales et vise à répondre aux besoins essentiels des populations », a déclaré le président du Conseil, Komla Edoh, qui a salué l’esprit de collaboration des conseillers.
Pour rappel, le Conseil régional des Savanes avait lui aussi adopté, à la mi-août, son premier budget primitif, arrêté à 840 millions FCFA. Cette enveloppe est consacrée en priorité à l’éducation, à la santé et à l’agriculture. Le Conseil régional des Savanes prévoit notamment la construction de blocs de maternité dans quatre préfectures, de nouveaux bâtiments scolaires pour dix établissements du secondaire, ainsi qu’un appui à la filière coton et aux cultures vivrières.
Au Togo, le secteur de l’inclusion financière a poursuivi son expansion entre août 2024 et août 2025, avec l’octroi de 39 142 crédits totalisant plus de 4,066 milliards FCFA, selon le rapport bilan du Ministère du Développement à la Base, de l’Inclusion Financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes.
La majeure partie de ces financements a été orientée vers les activités génératrices de revenus (AGR), avec 38 524 crédits d’une valeur de 3,2 milliards FCFA. Les TPME ont, pour leur part, bénéficié de 618 financements, représentant 857,5 millions FCFA. Ces crédits affichent un taux de remboursement élevé de 94,94 %, signe positif de la solidité du portefeuille.
L’essor de la finance digitale est également notable, avec 8435 crédits numériques octroyés pour 422,6 millions FCFA, au profit des ménages et des micro-entrepreneurs.
Le dispositif a par ailleurs joué un rôle d’amortisseur social. Après les incendies des marchés d’Agoè Assiyéyé et de Kégué, 1097 crédits indemnisés ont été accordés pour un montant total de 212,8 millions FCFA.
En parallèle, l’accent a été mis sur l’éducation financière : 6729 bénéficiaires ont été formés à la gestion et à la fiscalité, tandis que douze missions de suivi ont été conduites auprès des prestataires de services financiers.
Le gouvernement ambitionne désormais d’élargir encore la couverture nationale, alors que 72,5 % des localités auparavant non touchées sont désormais investies.
Le Groupe chinois Lesso, leader mondial de l’industrie des matériaux de construction, veut implanter une filiale au Togo. Les contours de ce projet ont été évoqués la semaine dernière lors d’une rencontre entre une délégation du groupe et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo).
Dans cette perspective, Lesso prévoit d’établir des partenariats avec des opérateurs locaux du BTP et de la distribution de matériaux de construction. L’objectif est d’identifier les besoins du marché en matière de fabrication locale, de solutions adaptées et de logistique.
Le choix du Togo, dans le cadre de la stratégie d’expansion africaine du groupe, s’explique, selon Winnie, directrice régionale Afrique et cheffe de la délégation, par le positionnement stratégique du pays en matière logistique et par les réformes économiques en cours.
Au Togo, Lesso pourrait développer des activités dans la tuyauterie en plastique, les matériaux de construction, l’ameublement, les énergies renouvelables, la protection de l’environnement et les services logistiques. Présent sur cinq continents, avec plus de 30 unités de production, le groupe détient plus de 3000 brevets et a participé à la révision de plus de 120 normes industrielles.
Son implantation au Togo devrait non seulement élargir l’offre dans le secteur du BTP, mais aussi contribuer à la création d’emplois pour les jeunes et au dynamisme économique du pays.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère de l’Administration territoriale a lancé, depuis le jeudi 28 août 2025, une série de sessions de formation et d’orientation à l’endroit des cadres des services d’état civil des communes. Ces rencontres qui se poursuivront jusqu’au 5 septembre prochain à travers tout le pays, s’inscrivent dans le cadre de la réforme engagée pour améliorer la collecte et l’exploitation des données statistiques d’état civil.
La réforme vise à mettre en place un dispositif moderne, fiable et continu permettant de recueillir, traiter, conserver et exploiter efficacement toutes les informations relatives aux naissances, décès, mariages et autres événements vitaux. Les formations portent notamment sur le remplissage et la tenue des registres, les indicateurs de qualité des statistiques vitales, ainsi que sur les actions déjà menées et les perspectives de cette réforme.
Selon le ministère, l’amélioration du système d’état civil doit contribuer à renforcer la gouvernance, garantir les droits des citoyens et soutenir le développement socio-économique du pays. « Les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil sont essentiels pour établir l’identité juridique », a rappelé Elise Kakam, représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Togo, partenaire de cette initiative aux côtés de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
Notons que pour disposer de données démographiques fiables, l’État togolais a déjà recours à des recensements périodiques dans divers secteurs.
Esaïe Edoh
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Le Togo vient de se doter de deux cliniques mobiles, l’une en ophtalmologie et l’autre en santé bucco-dentaire, afin de faciliter l’accès aux soins spécialisés, notamment dans les zones rurales. Les équipements ont été réceptionnés officiellement le mercredi 27 août 2025 à Lomé par le ministre de la Santé, Professeur Tchin Darré.
« Ces cliniques mobiles incarnent notre volonté de rapprocher les soins de qualité des citoyens, où qu’ils se trouvent », a déclaré le ministre de la Santé.
Le Togo franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de santé. Ce 27/08/2025, le Prof Tchin DARRE ministre de la santé, a réceptionné deux cliniques mobiles – ophtalmologique et bucco-dentaire, remises par Mme Binta Sanneh, Rep, Résidente du PNUD au Togo. pic.twitter.com/qHQigvXB9K
— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) August 27, 2025
Ce sont en effet des unités mobiles entièrement équipées, qui devraient permettre de diagnostiquer et traiter directement les pathologies oculaires et dentaires, offrant ainsi aux populations éloignées des centres hospitaliers, un meilleur accès à des soins spécialisés.
Cet investissement, estimé à 810 082 dollars américains (près de 490 millions FCFA), a été réalisé grâce à la Banque Islamique de Développement (BID), avec l’appui opérationnel du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ceci, dans le cadre du Programme d’Appui au Renforcement des Unités de Soins Communautaires et de la Santé (PARUSCT).
Selon le ministre de tutelle, cette acquisition de nouveaux équipements s’inscrit dans le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS), qui vise à réduire les inégalités d’accès aux services de santé et à renforcer l’équité dans la prise en charge médicale.
Lomé accueillera le mois prochain la 2ème édition de la Maritimafrica Week, un forum international consacré aux opportunités économiques liées aux mers, océans et cours d’eau. La rencontre dédiée à l’économie bleue se tiendra du 10 au 12 septembre 2025, à l’Hôtel Sarakawa, autour du thème : « Un avenir bleu rayonnant en Afrique ».
L’événement rassemblera des représentants du secteur public et de la société civile, des experts, des entreprises, des incubateurs ainsi que des partenaires internationaux. Pendant trois jours, les participants débattront de grands enjeux tels que la gouvernance maritime, la sécurité et la sûreté portuaires, la performance logistique, ou encore la transformation numérique des ports africains. Expositions, panels techniques, rencontres B2B et visites d’infrastructures du Port autonome de Lomé viendront compléter le programme.
Pour le Togo qui dispose du seul port en eau profonde de la sous-région, la rencontre constitue une vitrine de son positionnement dans l’économie bleue. La conférence inaugurale, intitulée : « La gouvernance et les politiques pour une économie bleue intégrée en Afrique », ouvrira les débats, suivie de panels sur la protection des écosystèmes, la résilience climatique et la transformation digitale des corridors logistiques.
Pour rappel, la première édition de la Maritimafrica Week s’est tenue dans la capitale togolaise en 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Du 1er au 3 septembre 2025, le Centre International des Conférences de Lomé (CICL) vibrera au rythme de la deuxième édition du Di-kéti, une rencontre consacrée à l’entr epreneuriat.
À l’initiative du Ministère du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, l’événement réunira pendant trois jours les acteurs de l’écosystème entrepreneurial autour des défis actuels et des opportunités offertes par l’innovation et l’économie numérique.
L’événement cible en particulier les jeunes porteurs de projets, start-up innovantes, PME, structures d’accompagnement, investisseurs et partenaires techniques.
Le programme prévoit des conférences animées par des experts nationaux et internationaux, des panels sur les enjeux stratégiques de l’entrepreneuriat en Afrique de l’Ouest, ainsi que des ateliers pratiques pour renforcer les compétences des jeunes entrepreneurs.
Des sessions B2B viendront notamment compléter le dispositif afin de faciliter l’émergence de nouveaux partenariats et la conclusion d’opportunités d’affaires.
Au Togo, l’Hôtel 2 Février, unique établissement 5 étoiles du pays, a obtenu la certification ISO 9001 version 2015. La distinction, qui atteste du respect des normes internationales en matière de management de la qualité, lui a été officiellement remise le jeudi 28 août 2025 à Lomé.
L’obtention de cette qualification intervient à la suite d’un audit ayant évalué plusieurs volets comme l’hébergement, l’accueil, le confort des clients. L’audit a également pris en compte a restauration, la sécurité alimentaire, la qualité culinaire ainsi que la gestion des ressources humaines, notamment l’épanouissement et la formation des équipes.

« C’est une certification sur le management de la qualité, à travers la mise en place de processus couvrant l’ensemble des activités de l’Hôtel 2 Février. Pour nous, c’est un succès, car nous avons travaillé pendant plusieurs années pour atteindre ce niveau de reconnaissance. Ce n’est toutefois qu’une étape, car nous voulons aller plus loin », a déclaré Serge Messan, directeur commercial et marketing de l’établissement.
Délivrée par TUV Algeria, la certification confirme que l’Hôtel 2 Février n’est pas seulement le fleuron du secteur hôtelier togolais, mais qu’il répond désormais à des standards de qualité reconnus à l’échelle internationale. Une reconnaissance qui devrait renforcer son image, attirer une clientèle plus exigeante, notamment internationale, et faciliter de nouveaux partenariats avec des agences de voyages, des compagnies aériennes ou des entreprises.
La plus grande infrastructure hôtelière du pays avait réalisé, en 2022, un chiffre d’affaires de 8,7 milliards FCFA, selon les données du ministère du Tourisme et de la Culture consultées par Togo First. L’établissement demeure également l’un des principaux lieux d’accueil des grandes conférences et rencontres internationales à Lomé.
Esaïe Edoh
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