Togo First

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Au Togo, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a inauguré ce mercredi 18 juin 2025 l’usine textile STAR GARMENTS TOGO, appartenant au groupe Komar. La cérémonie a rassemblé un parterre de personnalités institutionnelles, de responsables de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) et de représentants du secteur privé, ainsi que des partenaires techniques et financiers. 

« Forte d'une expertise de plus de 40 ans dans le textile, la société Star Garments a choisi de s'implanter au Togo pour une expansion hors du Sri Lanka, un puissant indicateur pour notre pays et un gage de confiance envers notre vision industrielle », a déclaré la ministre Manuella Santos, lors de l’Inauguration.

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L’usine togolaise s’étend sur une superficie de 3,7 hectares et ambitionne de créer 2000 emplois directs en 2025, dont plus de 60 % pour les femmes, avec un objectif de 4520 emplois directs et indirects d’ici à 2030. Elle intègre des installations de coupe, de confection et de finition, et appliquera les normes environnementales les plus strictes, à l’instar des autres sites certifiés LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) du groupe à l’international.

« Ce n’est pas qu’une usine. C’est un engagement à long terme, un engagement de Komar envers le peuple togolais, pour l’emploi, la formation, et l’élévation des standards de production mondiale fondée sur la dignité et l’excellence », a souligné Charlie Komar, patron du conglomérat américain Charles Komar & Sons. « Le choix du Togo n’a rien de fortuit. Nous avons choisi le Togo parce que nous avons vu une nation en pleine ascension, un gouvernement engagé dans la stabilité économique, le développement des infrastructures et l’attractivité des investissements. », ajoute-t-on.

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a personnellement procédé à la coupure symbolique du ruban, aux côtés de Charlie Komar, patron du groupe, avant de visiter les installations industrielles.

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Le projet d’implantation du groupe Star Garments, porté par un investissement de 15 millions de dollars (soit environ 9 milliards de francs CFA) de la Société financière internationale (IFC), constitue l’une des dernières entrées sur la PIA.

Fondé en 1978 au Sri Lanka et filiale du conglomérat américain Charles Komar & Sons, Star Garments est le premier groupe mondial de fabrication de vêtements neutres en carbone. Il est spécialisé dans la production de vêtements de nuit, d’intérieur et superposés, distribués sous plus de 100 marques aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et sur d’autres marchés internationaux.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le ministère du Commerce met en œuvre une initiative d’appui à destination de 100 jeunes et femmes entrepreneurs engagés dans la promotion de produits locaux, notamment agroalimentaires, cosmétiques, textiles et artisanaux. Un avis de recrutement a été publié le 13 juin 2025 dans ce cadre. 

Les candidatures, ouvertes jusqu’au 30 juin prochain, s’adressent aux promoteurs d’entreprises opérant dans la production, la transformation ou la commercialisation de produits labellisés « Made in Togo ».

Pour être éligibles, les candidats doivent justifier d’au moins cinq années d’expérience, employer au minimum trois personnes de façon permanente et disposer d’au moins deux produits locaux à promouvoir. Une autorisation de mise sur le marché en cours de validité est également exigée pour les acteurs du secteur agroalimentaire.

Ce projet vise à renforcer les capacités des acteurs de la chaîne de valeur locale afin d’améliorer la compétitivité de leurs produits et de stimuler la consommation des biens « Made in Togo ».

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A Bè-Apédomé, la commune de Golfe 1 a organisé hier mardi 17 juin 2025, sa Journée Publique de Reddition de Compte, conformément à la loi sur la décentralisation. 

L’exercice a permis au ministre-maire Joseph Koamy Gomado de dresser un bilan détaillé des six dernières années de gestion municipale, entre renforcement des services de proximité, investissements en infrastructures et projets à long terme.

Depuis 2019, plus de 220 agents ont été mobilisés sur les six secteurs de la commune, dans le contexte de la décentralisation administrative. Côté infrastructures, la mairie prévoit un hôtel de ville de quatre étages, et compte plusieurs projets d’envergure déjà réalisés : rénovation d’écoles, construction d’un centre ophtalmologique à Bè, d’un dispensaire à Klobatèmé, et modernisation du marché local.

Sur le plan social, microcrédits, aides aux étudiants et initiatives en faveur des jeunes traduisent une volonté d’inclusion économique. Parallèlement, la municipalité anticipe l’avenir : une étude de 80 millions FCFA est en cours pour transformer la lagune de Bè en un espace urbain d’exception.

« Nous saluons les efforts déployés par le conseil municipal. Malgré les défis persistants, nous avons pu atteindre certains objectifs. Ces résultats sont prometteurs », a indigné le ministre-maire Gomado.

Avec une population de près de 500 000 habitants sur une superficie de 60,66 km², la Commune Golfe 1, encore appelée (appelée Bè-Est) est l’une des plus peuplées du Grand Lomé. La municipalité, forte de 36 quartiers et bénéficiant d’une façade maritime, est l’une des plus importantes de la capitale.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le nouveau poste de péage moderne situé sur la Route Nationale 2 à environ 40 kilomètres de Lomé, à l’entrée de la ville d’Aného, sera officiellement mis en service le jeudi 19 juin 2025. L’annonce a été faite par le ministère des Transports, mardi dernier.

Selon les autorités, les travaux de construction et d’équipement de l’infrastructure sont achevés. Ainsi, les opérations de perception des droits d’usage, jusqu’ici effectuées sur une plateforme provisoire à Vodougbé, seront désormais transférées vers ce poste modernisé.

La mise en service de cette infrastructure s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation de la RN2. Elle s’ajoute aux dispositifs similaires déjà en place et contribue à renforcer les capacités de la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER), chargée de mobiliser les ressources nécessaires à l’entretien et à l’amélioration du réseau routier togolais.

À noter que pour l’année 2025, le budget national alloué à l’entretien routier est revu à la baisse. Il passera de 16,5 milliards FCFA en 2024 à 13,3 milliards FCFA, soit une contraction d’environ 20 %.

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Le Togo, via son ministère de l'Économie et des Finances, annonce l’ouverture du concours international d’entrée au Centre Professionnel de Formation à l’Assurance (CPFA) de l’Institut International des Assurances (IIA). 

Ce concours est ouvert aux ressortissants de 15 États africains dont le Togo, et vise à constituer la 27ᵉ promotion (2025–2027) du Diplôme de Technicien en Assurance (DT-A).

Les candidats togolais ont jusqu’au 27 juin 2025 pour soumettre leur dossier à la Direction des Assurances au CASEF. Deux épreuves sont prévues : une évaluation en français et culture générale, puis une épreuve technique au choix (droit, économie, assurance, mathématiques ou statistiques).

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de professionnalisation du secteur des assurances, levier crucial pour la stabilité financière et le développement économique dans la sous-région. Le renforcement des compétences locales devrait permettre de mieux accompagner la croissance du marché assurantiel ouest-africain.

Basé à Yaoundé, l’Institut International des Assurances (IIA) est un centre de formation panafricain de référence actif dans les métiers de l’assurance. L'institution a été créée en 1976 sous l’égide de la CIMA, et forme depuis près de cinquante ans des techniciens et cadres supérieurs pour les compagnies d’assurance, les institutions de régulation et les intermédiaires du secteur.

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Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les acteurs du secteur agricole veulent mettre à jour la plateforme nationale d’information sur les sols, FertiTogo.
Jusqu’au 19 juin 2025, un atelier réunit à Lomé des représentants gouvernementaux, des experts internationaux et des partenaires techniques pour définir une feuille de route ambitieuse. Il s’agit notamment de rendre FertiTogo plus performante, inclusive et conforme aux standards mondiaux en matière de systèmes d'information sur les sols (SIS).

La plateforme, développée à partir des données de la carte de fertilité des sols collectées entre 2017 et 2020, offre aux acteurs agricoles un accès simplifié à des données essentielles pour améliorer les rendements et optimiser les pratiques culturales.

À travers cet atelier, le gouvernement entend intégrer des solutions numériques avancées, assurer un hébergement durable et garantir la viabilité financière du système. L’initiative est soutenue par le Centre international pour l'agriculture et les biosciences (CABI), le Centre international de référence et d’information sur les sols (ISRIC) et le hub régional pour les engrais et la santé des sols en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo se prépare à lancer un ambitieux projet de développement de 400 MW d’énergie solaire, dans le cadre de sa stratégie d’accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Un atelier technique consacré à la conception du processus concurrentiel pour la mise en œuvre du projet, s’est tenu à Lomé en milieu de semaine dernière.

La rencontre a réuni les principaux acteurs du secteur énergétique notamment des autorités publiques, des agences de régulation, la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers dont RELP, une structure spécialisée dans la promotion des énergies renouvelables, qui accompagne le pays dans le renforcement de ses capacités de production et de stockage d’énergie solaire.

Les échanges ont porté sur la définition d’un cadre transparent et attractif pour l’attribution des projets, la validation d’un plan de mise en œuvre détaillé, l’analyse des risques, ainsi que l’intégration des attentes du marché. L’objectif est de garantir la faisabilité technique et financière du programme, tout en assurant sa bonne gouvernance.

L’initiative vise également à stimuler l’investissement privé, favoriser la création d’emplois verts et promouvoir le contenu local dans la chaîne de valeur du solaire.

Cet atelier s’inscrit dans la continuité de l’enquête d’évaluation des risques liés aux marchés publics concurrentiels dans le domaine du solaire photovoltaïque, lancée en début de mois.

Le projet de 400 MW est en alignement avec les engagements nationaux en matière de transition énergétique et de développement durable. Il devrait permettre au Togo de renforcer son autonomie énergétique, de diversifier son mix énergétique et de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations et des combustibles fossiles.

Esaïe Edoh

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L’appel à candidatures est lancé pour la cinquième édition du programme “L’Afrik De Demain (ADD 2025)”, destiné à soutenir les jeunes entrepreneurs africains. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 20 juillet.

L'initiative, portée par l’Association L’Afrik De Demain depuis 2021, vise à accompagner une nouvelle génération de leaders économiques africains à travers une formation complète et un accompagnement encadré par des mentors. Chaque année, vingt jeunes entrepreneurs africains, âgés de 35 ans maximum, sont sélectionnés pour bénéficier gratuitement d'un suivi renforcé. Le programme couvre des modules tels que le marketing digital, la gestion financière, la levée de fonds, le management d’entreprise et le droit des affaires. Il s’adresse aux dirigeants de PME fondées dans les trois dernières années au moment de la candidature.

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Cette nouvelle édition, parrainée par Constant Djeket, Directeur Général des deux filiales du Groupe NSIA au Togo, est axée sur le thème : « PME africaines : saisir les opportunités face aux changements ». Elle mettra l'accent sur la résilience, l’innovation, la digitalisation et l’accès au financement. La clôture est prévue en novembre à Lomé avec la conférence ADD 2025, un rendez-vous de haut niveau réunissant les acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial africain.

L’an dernier, deux Togolais avaient été sélectionnés parmi les lauréats. Il s'agit de Mony Kolani, de l'entreprise N'aam, et de Pouwereou Bodjona, de Bo-Technology & Services Sarl, exerçant respectivement dans l'agrobusiness et l’économie circulaire.

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À Lomé, le projet d'investissement dans la résilience côtière WACA-ResIP ((West Africa Coastal Areas Resilience Investment Project) veut entrer en synergie avec l'Université de Lomé, pour renforcer l’accès du Togo aux financements climatiques. 

Ce rapprochement fait l’objet d’une série d’ateliers, initiée lundi 16 juin 2025, qui ambitionne de former une trentaine de cadres issus de ministères clés à l’élaboration de projets bancables auprès de guichets tels que le FEM (Fonds pour l'environnement mondial), le FVC (Fonds vert pour le Climat) ou le Fonds d’Adaptation.

Pour la Banque mondiale, institution qui appuie le projet WACA et représentée lors des travaux par Koffi Hounkpè, « cette démarche doit permettre de concevoir des projets transformateurs, adaptés aux réalités locales ». L'espoir est de sortir à terme des  financements fragmentés et faire basculer le pays vers des projets structurants.

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Pour sa part, le Professeur Adama Kpodar, président de l’Université de Lomé, insiste : « L’Université doit devenir un levier stratégique dans la formulation de projets climatiques pertinents et dans le renforcement du leadership national dans les négociations internationales ».

Pour rappel, le projet WACA ResIP travaille à renforcer la résilience des communautés côtières face aux risques naturels et anthropiques dans six pays d’Afrique de l’Ouest dont le Togo. À travers une approche intégrée combinant investissements physiques, appui institutionnel et coopération régionale, il entend protéger les zones littorales vulnérables. Au Togo, le projet, d’un montant global de 55,5 millions USD, cible environ 200 000 bénéficiaires. Après une première phase achevée en 2024, WACA a obtenu une rallonge de deux ans grâce à un financement additionnel de l’Agence française de développement (AFD).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le gouvernement veut renforcer la régulation du commerce dans le secteur des hydrocarbures. Il vient de lancer en ce sens le marquage des produits pétroliers, en vue de renforcer la transparence dans la chaîne de distribution et de sécuriser les recettes fiscales.

Porté par le ministère du Commerce et entré en vigueur au cours du mois de mai 2025, ce dispositif a été inauguré à travers une campagne de sensibilisation à l’endroit des acteurs du secteur. Il a notamment fait l'objet d'une rencontre d'échanges la semaine dernière (le jeudi 12 juin 2025) à Lomé.

Ainsi, le programme, mis en œuvre avec le soutien technique de la société suisse SICPA SA, cible dans un premier temps le gasoil industriel, un produit fiscalement allégé à hauteur de 50 % et réservé aux engins non routiers.

Il s’agit notamment de lutter plus efficacement contre le détournement de produits subventionnés, les importations illicites et le carburant frelaté, qui affectent la compétitivité du marché et les finances publiques.

À terme, le marquage devrait s’étendre au super sans plomb et au gasoil routier, renforçant ainsi la traçabilité de l’ensemble des produits pétroliers en circulation.

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