Togo First

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Au Togo, le ministère en charge de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle veut renforcer les formations de courtes durées (FCD) à travers un nouveau schéma directeur. Jeudi 4 septembre 2025, à Lomé, le ministre Isaac Tchiakpé a lancé un atelier de validation de la note méthodologique pour l’élaboration de ce document stratégique. Les travaux, appuyés par la coopération allemande via la GIZ à travers le projet ProEmploi+, visent à encadrer et amplifier un dispositif déjà expérimenté depuis 2022.

Fort de plus de 500 bénéficiaires formés, le programme entre désormais dans une phase d’extension à grande échelle. Le schéma directeur servira de cadre pour harmoniser la mise en œuvre de ces formations, qui durent de deux à six mois et ciblent des secteurs porteurs comme le numérique, la transformation agricole, l’agriculture et les services à la personne.

Selon le ministre, ce dispositif doit permettre de mieux arrimer la formation professionnelle aux besoins du marché, afin de lutter contre le chômage et le sous-emploi. Les FCD visent à doter les jeunes de compétences pratiques directement valorisables, avec la possibilité d’obtenir un titre professionnel reconnu par l’État.

Le projet prévoit également des campagnes foraines pour élargir l’accès à ces formations, notamment en zones rurales. Pour la GIZ, représentée par Dr Bettina de Campos, ce partenariat constitue une nouvelle avancée dans la coopération germano-togolaise, avec l’ambition de transformer les résultats en opportunités concrètes d’insertion économique pour les jeunes et les femmes.

Au Togo, le ministère en charge du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale vient de rendre publique cette semaine, la mise en ligne de six nouveaux services accessibles via la plateforme nationale « Services publics ».

Parmi ces innovations figurent la demande d’agrément pour le tabac et ses dérivés, la demande d’autorisation de mise sur le marché des produits du tabac, mais aussi des procédures liées à la commercialisation des denrées alimentaires, à la promotion commerciale, ou encore à l’importation de produits sensibles. Le certificat de conformité commerciale est également désormais disponible en ligne. Ces démarches, jusque-là effectuées sur papier, sont accessibles en quelques clics via l’adresse officielle service-public.gouv.tg.

Pour les autorités, il s’agit de poursuivre dans la simplification, les formalités pour les opérateurs économiques et améliorer la transparence. Ceci, alors que la digitalisation réduit le contact direct entre usagers et administration, limitant ainsi les risques de corruption et de lenteur, tout en générant des gains de temps et de coûts. 

Une centaine de services en ligne

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Avec ces ajouts, le nombre total de services publics en ligne atteint 98, couvrant des domaines variés tels que le commerce, la sécurité, l’énergie, les télécoms, l’état civil, le transport, l’éducation ou encore l’environnement. 

Pour les acteurs économiques et les citoyens, ceci devrait fluidifier davantage les affaires et les démarches administratives, dans le sillage des ambitions affichées de rendre l’environnement des affaires plus digitalisé.

Ayi Renaud Dossavi

C’est la nouvelle rentrée diplomatique (2024-2025) au Togo. Le mercredi 3 septembre 2025 à Lomé, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, Pr Robert Dussey, a présidé la cérémonie officielle, placée sous le thème : « Nouvelles rivalités géopolitiques et autonomie stratégique de l’Afrique ».

La session, qui a rassemblé diplomates, universitaires, acteurs de la société civile et personnalités politiques, a permis au chef de la diplomatie togolaise de souligner l’urgence pour l’Afrique de définir elle-même les termes de sa relation avec le reste du monde, dans un contexte marqué par la résurgence des tensions géopolitiques. Selon lui, la stabilité et le développement du continent passent par une capacité renforcée à agir de manière indépendante.

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Le conférencier principal, Abderaman Koulamallah, ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, a rappelé que l’Afrique était au centre des rivalités mondiales. La jeunesse, connectée et exigeante, pousse vers une souveraineté plus affirmée, illustrée par les changements politiques récents au Sahel. De nouveaux acteurs (comme Turquie, Émirats arabes unis, Qatar, Inde, Brésil) multiplient leurs investissements sur le continent, attirés par ses ressources stratégiques, du lithium à l’uranium. A l’aune de tout ceci, le conférencier plaide pour des choix collectifs ambitieux : consacrer 5 % du PIB à l’éducation et 1 % à la recherche afin d’outiller les jeunes pour la révolution technologique et numérique.

Au-delà de cette réflexion géopolitique, Lomé inscrit sa diplomatie dans une logique de résultats. Fin juillet à Kpalimé, le ministère avait validé une feuille de route de la diplomatie économique, avec pour but de renforcer la capacité du Togo à promouvoir ses intérêts économiques à l’international, en coordonnant les actions des postes diplomatiques, de la diaspora et des partenaires. Il s'agit, selon les autorités, de faire de la diplomatie un levier direct du développement national.

Au Togo, les initiatives se multiplient pour renforcer le soutien aux très petites et moyennes entreprises (TPME). Le gouvernement vient de se doter d’une doctrine nationale d’accompagnement des TPME, destinée à redéfinir les actions de soutien à ce segment clé de l’économie. Le document a été lancé le mardi 2 septembre 2025, en marge du programme Di-kèti, par la ministre du Développement à la base, Mazamesso Assih.

Cette doctrine trace les nouvelles orientations du gouvernement afin de faire des TPME de véritables moteurs de création d’emplois stables, de croissance inclusive et de prospérité durable. L’exécutif entend transformer son dispositif d’appui, avec l’ambition de renforcer l’autonomie des petites entreprises et de leur permettre de jouer pleinement leur rôle d’acteurs économiques à part entière.

La démarche met également l’accent sur la rentabilité des TPME et la viabilité des mécanismes d’appui, en intégrant des critères de performance économiques et financiers. L’objectif affiché est de stimuler l’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes, d’améliorer la compétitivité des entreprises et de faciliter leur accès au financement.

Dans la mise en œuvre, l’Agence de développement des TPME (ADTPME) jouera un rôle central. Elle sera chargée de coordonner les actions des différents acteurs impliqués dans le développement et l’accompagnement du secteur.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des réformes engagées ces derniers mois. En février 2025, le gouvernement avait déjà publié le Livre blanc des TPME, qui met en évidence les défis auxquels elles sont confrontées et propose des solutions pour renforcer leur contribution à l’économie nationale. S’y sont ajoutés des guides pratiques de certification et de traçabilité pour faciliter la conformité des entreprises aux normes et leur intégration dans les chaînes de valeur.

Notons qu’au Togo, les TPME représentent plus de 90 % du tissu entrepreneurial formel.

Esaïe Edoh

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Le Togo administre officiellement le vaccin antipaludique R21/Matrix-M dans son Programme élargi de vaccination (PEV) depuis le 1er septembre 2025, devenant le 22ᵉ pays en Afrique à intégrer ce vaccin, après ses voisins comme le Ghana, le Bénin ou le Nigéria.

Dans le pays d’Afrique de l’Ouest, le paludisme reste un défi sanitaire et économique majeur. Selon le ministère de la Santé, il représente 40 % des consultations externes et 25 % des admissions hospitalières, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans, qui constituent la cible principale de cette campagne. En 2022, cette tranche d’âge comptait pour 64 % des cas confirmés et 65 % de la mortalité hospitalière liée à la maladie.

Le calendrier vaccinal prévoit quatre doses entre 5 et 15 mois. L’objectif est de vacciner environ 269 000 enfants par an (couvrant simultanément les 39 districts sanitaires du pays), soit 3,1 % de la population, avec un taux de couverture visé de 80 % pour la première dose et de 70 % pour la quatrième.

Cette campagne s’appuie sur un partenariat entre le gouvernement, l’OMS, l’UNICEF et Gavi, l’Alliance du vaccin. Les autorités sanitaires togolaises ambitionnent de réduire de 65 % la morbidité et la mortalité infantiles dues au paludisme d’ici à 2030. Pour y parvenir, il faudra relever plusieurs défis, notamment assurer l’adhésion des parents, combattre la désinformation et mobiliser durablement les ressources nécessaires.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, des acteurs communaux se forment sur le développement économique local (DEL). C’est à la faveur d’un atelier qui se tient à Aného, jusqu’au 5 septembre 2025, à l’initiative du ministère de l’Aménagement et du Développement des Territoires.

La session de renforcement des capacités, qui réunit 77 acteurs communaux venus de tout le pays, bénéficie de l’appui technique et financier de la coopération allemande à travers le programme ProDeG IV, mis en œuvre par la GIZ.

L’objectif est de doter les communes d’outils leur permettant de planifier, mobiliser et mettre en œuvre des stratégies de dynamisation économique adaptées à leurs réalités. Les modules portent sur le cadre conceptuel du DEL, les approches filière, chaîne de valeur, sectorielle et territoriale, ainsi que sur les étapes de diagnostic, de planification et de suivi des actions.

Une visite de terrain dans la commune Lacs 1 permettra aux participants d’échanger avec les services techniques et le secteur privé.

À l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministère, Lakougnon Essossima Koffi, a encouragé les participants à conduire avec pertinence les processus de planification économique locale. Pour la GIZ, représentée par Awume Yawo, cet appui vise à réduire les disparités territoriales et à promouvoir un développement harmonieux.

Selon le maire de Lacs 1, Me Aquéréburu Coffi Alexis, l’un des principaux défis reste la capacité des communes à valoriser leurs atouts, renforcer leur attractivité et mobiliser les ressources nécessaires pour l’investissement.

Ayi Renaud Dossavi

Quatre mois après le basculement du Togo dans la Ve République, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, nomme par décret lu mercredi 3 septembre 2025 sur les antennes de la Télévision nationale (TVT), Stanislas Baba au poste de ministre, secrétaire général du tout 1er gouvernement du pays, à l’ère du régime parlementaire.

En effet, cette nomination devrait être suivie de la formation du premier gouvernement de la Ve République, tant attendu par l’opinion. 

Ancien ministre et proche collaborateur du Président du Conseil, Stanislas Baba occupait jusqu’ici le poste de conseiller en sécurité maritime à la présidence. Spécialiste des questions de gouvernance et de développement, il a également coordonné le Millennium Challenge Account – Togo (MCA-Togo), un programme clé de coopération avec les États-Unis qui avait pris fin avec la fermeture du Millennium Challenge Corporation (MCC) par l’administration Trump.

Esaïe Edoh

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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a marqué ce mercredi 03 septembre 2025, une étape majeure en admettant à sa cote le « Social Bond CRRH-UEMOA 6,00% 2025 – 2040 ». Une émission obligataire de 60 milliards FCFA consacrée au financement de logements décents, à coûts abordables pour les ménages à bas et moyen revenu dans l’UEMOA. C’était au siège de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), dans la capitale togolaise, Lomé.

Arrangée par Impaxis, la levée des fonds avait été conduite par appel public à l’épargne. Elle portait sur 60 millions d’obligations de 10 000 FCFA chacune, rémunérées à 6 % net l’an, pour une durée de 15 ans, dont une année de différé.

La vocation sociale de ce titre a été confirmée par l’agence internationale Moody’s, qui lui a attribué la notation SQS1 (Excellent), soit la meilleure note possible pour un instrument de finance durable. Ce label renforce la crédibilité du marché financier régional, indique-t-on, ainsi que l’attrait des investisseurs pour des produits orientés vers la finance inclusive et durable, arrimée aux besoins réels des populations, relève Dr Edoh Kossi Amenounve, DG de la BRVM. Celui-ci met en outre l’accent sur « le caractère innovant de cette émission pour notre marché » et souligne qu’elle « marque pour les pays de l’Union, une avancée vers une finance inclusive et durable … ». 

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Ceci, précise le Patron de la BRVM, dans un contexte où « les ménages à bas revenu et à revenu intermédiaire éprouvent du mal à s’offrir un logement décent, et une conjoncture marquée par une compression des dépenses publiques ainsi qu’un repli général des investissements dans plusieurs pays ». Ou encore, alors que les investissements dans la construction des logements sociaux sont de plus en plus au cœur des défis économiques en Afrique avec un accent sur la durabilité et l’inclusivité.

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Top manager de la CRRH – UEMOA, institution émettrice du Social Bond, Yedau Ogoundele affiche une fierté à l’occasion de la cotation à la BRVM de l’obligation sociale sursouscrite à 112% pour un montant total de 67,2 milliards FCFA dont 60 milliards FCFA avaient été finalement retenus. « Une 1ère dans notre sous – région », a-t-elle déclaré. Et d’enchaîner : « Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est bien plus qu’une opération financière. C’est la 1ère obligation sociale émise dans la zone UEMOA, entièrement dédiée au logement abordable, mais 13 années de constance et de confiance bâties auprès des investisseurs, des banques et des populations ». 

Un coup de boost donc à l’engagement de la CRRH -UEMOA de faciliter l’accès aux logements décents pour des ménages à revenu moyen et modeste grâce à un financement à long terme, structuré, sécurisé et désormais durable.

S. A

Au Togo, la Caisse de Retraites (CRT) a versé plus de 26,2 milliards FCFA en prestations sociales à fin juin 2025, contre des recettes globales de 24,5 milliards FCFA. Le déficit technique ressort ainsi à près de 2 milliards FCFA, selon le rapport statistique et financier semestriel de l’institution consulté par Togo First.

Au total, 41 775 bénéficiaires ont perçu des prestations au cours du premier semestre, dont 27 991 retraités, représentant la plus grande part. Les pensions de veuvage ont concerné 7287 bénéficiaires et les allocations temporaires pour orphelins 6206. À ces décaissements s’ajoutent plus de 1,1 milliard FCFA consacré aux prestations familiales et 22 millions FCFA aux rentes d’invalidité.

Dans le détail, 12,9 milliards FCFA ont été distribués au premier trimestre, contre 13,2 milliards FCFA au deuxième. L’évolution de l’enveloppe est principalement liée à la hausse du nombre de bénéficiaires, le volume des retraités passant de 27 883 à 27 991 entre les deux périodes. Les pensions de veuvage ont également progressé, atteignant 7287 contre 7159 au premier trimestre.

Côté recettes, la CRT a collecté 23,9 milliards FCFA au titre des cotisations pour pension à fin juin, soit plus de 97 % des entrées totales. Les produits financiers issus des placements et revenus d’actifs se chiffrent à 450 millions FCFA, tandis que les autres produits (subventions, remboursements ou produits exceptionnels) rapportent 220 millions FCFA.

Esaïe Edoh

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À Kpalimé, une cinquantaine d’acteurs institutionnels, privés et issus de la société civile se forment depuis le 1er septembre aux méthodes et outils d’estimation du bilan carbone. L’initiative, portée par le cabinet YFES Services en partenariat avec l’institut suisse Geo4Forest, vise à renforcer les compétences locales dans la mesure et la gestion des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Durant cinq jours, les participants explorent les techniques d’évaluation reconnues à l’international, l’élaboration de stratégies de réduction et les mécanismes de compensation carbone. Des visites de terrain dans les secteurs agricole et forestier permettent de collecter des données concrètes pour réaliser des estimations précises du bilan carbone.

Selon Audrey Yao Fetor, directeur de YFES Services, l’objectif est de rendre le concept de bilan carbone accessible et opérationnel. « Chacun devrait être capable de calculer sa propre empreinte carbone. C’est le point de départ pour identifier des mesures concrètes et tendre vers la neutralité », a-t-il déclaré.

Cette initiative intervient alors que le Togo renforce sa résilience climatique. Bien que ses émissions de carbone soient faibles, le pays subit déjà les conséquences du réchauffement global. Il s’attache à améliorer la collecte et l’analyse des données sur les GES, notamment à travers des inventaires nationaux, et à développer des mesures d’atténuation adaptées aux réalités locales.

Plus récemment, chacune des régions a été dotée d’un Plan d’adaptation climats (PRA), près de dix ans après l’adoption du Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA). 

Ayi Renaud Dossavi

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