Une vingtaine de Très petites et moyennes entreprises (TPME) togolaises participent depuis le 4 septembre 2025 à la quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), ouverte à Alger en Algérie. L’événement, qui réunit plus de 2000 exposants et 30 000 délégués autour du thème : « Passerelle vers de nouvelles opportunités », offre une vitrine de choix pour renforcer la visibilité des produits togolais.
La participation du Togo, portée par le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale (MCACL), constitue un levier supplémentaire pour faciliter l’accès des entrepreneurs nationaux aux réseaux commerciaux et aux opportunités offertes par un marché africain en pleine expansion, indique-t-on. En effet, selon les projections, les accords commerciaux et investissements attendus à l’issue de cette rencontre pourraient dépasser 44 milliards $ US.
Les entreprises togolaises présentes, pour la plupart, actives dans la transformation et la commercialisation de produits locaux, bénéficient de l’appui de la Coopération allemande et de l’Union européenne, à travers le programme ProComp et l’Alliance pour la qualité des produits en Afrique (AfPQ-AfCFTA), mis en œuvre par la GIZ.
Organisé par Afreximbank en collaboration avec l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, le rendez-vous d’Alger s’inscrit dans le prolongement de la ratification en 2018 à Kigali de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Pour le Togo, au-delà du réseautage et des partenariats d’affaires, il s’agit de valoriser les produits et services dans des secteurs où le pays dispose d’avantages comparatifs, notamment l’agro-industrie, la logistique, le textile ou encore l’artisanat.
Esaïe Edoh
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Le juriste togolais Mawuto Tossa a remporté fin août 2025 le Prix J.B. Scott (Carlos Calvo 2025), décerné par l’Institut de Droit international. Il devient ainsi le premier Africain à recevoir cette distinction internationale créée en 1931.
Titulaire d’un doctorat en droit public de l’Université de Lomé et d’un doctorat en droit de l’Université de Grenade (Espagne), Mawuto Tossa a été récompensé pour son manuscrit intitulé : « L'évolution du régionalisme africain en droit international des investissements : de la communautarisation à la continentalisation ».
Son travail analyse les dynamiques juridiques et institutionnelles en Afrique en matière d’investissements internationaux, sous une approche régionale. L’ouvrage met en évidence la montée en puissance du cadre continental africain, notamment dans le sillage de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), et dépasse les logiques strictement sous-régionales.

Selon le jury, le manuscrit de l’universitaire togolais constitue une analyse « pertinente et audacieuse », apportant des idées novatrices sur la gouvernance des investissements en Afrique.
Spécialiste du droit international économique, Mawuto Tossa n’est pas à sa première distinction. Il a déjà remporté le 1er Prix de l’Africa Arbitration Academy, à l’issue d’une formation sélective en arbitrage international tenue à Londres, rassemblant 22 juristes et avocats de 11 pays africains. Il est également lauréat de distinctions comme la « David Caron Fellowship » de la Société américaine de droit international, ainsi que du programme « Coimbra Group Young African Scholar ».
Notons que le Prix J.B. Scott, organisé tous les deux ans par l’Institut de Droit international (IDI), récompense les travaux de recherche en droit international. Il rend hommage à l’éminent juriste James Brown Scott, en vertu d’un legs laissé à l’Institut.
Esaïe Edoh
Au Togo, le secteur bancaire continue de renforcer ses réserves. Selon les données les plus récentes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les établissements financiers ont constitué, au cours de la période juillet-août 2025, des réserves de 157,6 milliards FCFA, contre une exigence réglementaire de 71,5 milliards FCFA. Le solde net atteint ainsi 86,1 milliards FCFA, marquant un excédent record sur la période considérée, avec un taux de couverture de 220%.
Un renforcement progressif de la liquidité

Cette configuration est en alignement avec une tendance observable depuis plusieurs années, après la Covid-19, sur fond de rigueur prudentielle dans la gestion de la liquidité. Pour illustration, alors que le solde net n’était que de 2,3 milliards FCFA en novembre 2023, il a progressivement grimpé tout au long de 2024 pour dépasser les 80 milliards FCFA à partir du second semestre 2025.
Si, selon certains analystes, cette trajectoire témoigne de la capacité des banques togolaises à absorber d’éventuels chocs tout en respectant strictement les règles prudentielles imposées par la BCEAO, elle pose aussi la question de l’orientation de ces excédents : une partie importante de ces ressources pourrait être mobilisée pour renforcer l’octroi de crédits aux PME, encore confrontées à des contraintes d’accès au financement du fait de la frilosité des banques.
Notons enfin que, comparativement à certains de ses voisins, le Togo se distingue par un ratio de réserves constituées sur réserves requises particulièrement favorable. Avec un ratio de couverture de 220 %, le pays se positionne parmi les plus prudents de l’Union. À titre de comparaison, le Sénégal enregistre un ratio encore plus élevé (315 %), reflet d’une économie et d’un système bancaire plus vastes. Le Niger, en revanche, reste proche du seuil minimal, avec seulement 115 % de couverture.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Centre de Formation aux Métiers de l'Industrie (CFMI) a annoncé la mise en place d’un programme de bourses partielles destiné aux meilleurs candidats du concours d’entrée. Les inscriptions, dont la clôture était prévue fin août, ont été prolongées jusqu’au 15 septembre 2025.
Ces bourses concernent les filières BAC Pro et BTS. Grâce à elles, les étudiants retenus ne paieront qu’un tiers des frais de formation, les deux tiers restants étant pris en charge par l’institution. « Ces mesures visent à redynamiser le secteur industriel et à offrir des opportunités concrètes d’emplois à la jeunesse togolaise », a déclaré Jules Anani Gozo, directeur général du CFMI.
Dans le cadre de cette initiative, le Centre bénéficie du soutien de l’État togolais, et de plusieurs organisations professionnelles, dont l’Association pour la formation aux métiers de l’industrie (AFMI), le Conseil national du patronat (CNP), l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), l’Association des entreprises de la zone franche (ASOZOF) ainsi que la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT).
Créé dans le cadre de la coopération franco-togolaise, le CFMI célèbre en 2025 son 10ᵉ anniversaire. En une décennie, plus de 1 150 jeunes y ont été formés, avec un taux d’insertion professionnelle supérieur à 70 %.
La capitale togolaise a abrité le samedi 06 septembre, la deuxième édition du Youth Delivery Lab (YDL), une plateforme citoyenne d’échanges et de dialogues participatifs dédiés aux jeunes. En tout, plus de 4000 jeunes mobilisés en présentiel et en ligne, ont répondu à l’appel.
Merci à tous d'avoir rendu cette édition formidable.
— Youth Delivery Lab (@YouthDLab) September 7, 2025
Merci à nos champions,
Merci à nos speakers,
Merci aux personnalités,
Merci surtout aux plus de 4000 jeunes mobilisés en présentiel et en ligne pour cette activité citoyenne...
Mille Mercis ✨ pic.twitter.com/uxf6VEndgJ
Articulé autour du thème de la valorisation du potentiel de la jeunesse au service du développement, l’événement, auquel ont également pris part plusieurs officiels et personnalités, a permis d’aborder trois principales thématiques : le développement de l’agribusiness, la dynamisation de l’industrie du sport, et la paix et la cohésion sociale. L’occasion pour les participants, speakers et jeunes, d’identifier les défis et les opportunités, d’échanger et de délivrer des propositions concertées.
“Nous voulons associer la jeunesse dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques, et cette activité est une occasion pour stimuler le leadership des jeunes et de recueillir leurs propositions”, a souligné le ministre délégué, Abdul Fahd Fofana.
“Les travaux seront poursuivis avec la synthétisation des conclusions issues des panels et des tables rondes. Ces propositions seront ensuite soumises aux plus hautes autorités afin de nourrir les politiques et stratégies en faveur de la jeunesse”, a indiqué le comité d’organisation.
Pour rappel, la première édition organisée en 2023, avait mobilisé près de 600 jeunes issus de toutes les régions du pays.
Octave A. Bruce
Le Togo va lancer mardi 09 septembre 2025, une vaste campagne de distribution de kits scolaires destinée à plus de 100 000 filles. Une nouvelle étape dans ses efforts visant à promouvoir l’éducation et l’égalité des chances. L’opération, placée sous le haut patronage du président du Conseil de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, devrait être officiellement lancée à Djémégni, dans la région des Plateaux.
La cérémonie rassemblera des autorités nationales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants des communautés locales. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet régional SWEDD+ (Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel élargi), financé avec l’appui de la Banque mondiale.
Selon les organisateurs, plus de 100 000 kits, comprenant fournitures scolaires de base et équipements, seront distribués dans 64 cantons à travers le pays. Les bénéficiaires sont exclusivement des filles inscrites dans les écoles primaires, collèges et lycées publics.
« L’éducation des filles n’est pas une option, c’est une priorité nationale », a déclaré un responsable du projet à Togo First en amont de la cérémonie. « En leur offrant les moyens de réussir, le gouvernement traduit dans les faits la vision du Président du Conseil, qui place l’investissement dans le capital humain au cœur de la construction d’un Togo inclusif et prospère. »
Le pays, où l’accès à l’éducation reste marqué par des disparités régionales et sociales, mise sur de tels programmes pour réduire les abandons scolaires, souvent liés à des difficultés financières ou à des mariages précoces. Selon une note de synthèse publiée par l’UNESCO en janvier 2024, le taux d’achèvement de l’enseignement primaire atteignait 87 % pour les filles et 91 % pour les garçons en 2022. Mais ce chiffre chute fortement au premier cycle du secondaire, avec 59,9 % pour les filles contre 66,8 % pour les garçons. Le taux brut de scolarisation dans le secondaire était estimé à 58 % pour les filles contre 70 % pour les garçons, tandis que dans le supérieur, seules 11 % des jeunes femmes étaient inscrites, contre 19 % des hommes. Ces écarts traduisent encore une forte disparité entre les sexes dans la poursuite des études. Les autorités espèrent ainsi renforcer la scolarisation des filles et améliorer leurs perspectives d’avenir.
Le projet SWEDD+ Togo ne se limite pas à la distribution de kits. Il comprend également des actions de sensibilisation en faveur du maintien des jeunes filles à l’école, ainsi que des programmes d’appui aux familles et aux communautés pour lutter contre les freins culturels et économiques à l’éducation.
Pour la Banque mondiale, qui co-finance l’initiative, investir dans l’éducation des filles est un levier essentiel de développement.
Avec ce programme, les autorités togolaises réaffirment leur volonté de garantir l’égalité des chances et de préparer une nouvelle génération de femmes leaders.
Fiacre E. Kakpo
Trois jeunes entrepreneurs togolais issus de différents secteurs d’activités, figurent parmi les 20 lauréats de la 5ème édition du programme panafricain “L’Afrik De Demain” (ADD). La liste a été dévoilée en fin de semaine écoulée avec 17 autres personnes de diverses nationalités.
Ces jeunes porteurs de projets togolais exercent dans des domaines tels que l’immobilier, l’EdTech et l’économie circulaire. Il s’agit de Adanou Kossi (ImmoAsk by Omnisoft Africa), Adou Ayélé Sévérine (Africa Ecoworld) et Henyo Epse Kossi-Titrikou Edem Aoussi (KonnecTEd).
“Les candidats ont été évalués sur l’e-réputation, l’innovation et la pertinence de leurs projets pour leurs communautés”, indique-t-on.
Cette nouvelle promotion, baptisée “Constant Djeket”, bénéficiera d’un accompagnement comme les années précédentes. Le programme prévoit notamment une formation intensive en marketing digital, storytelling entrepreneurial, finance, levée de fonds, management d’entreprise et droit des affaires.
En plus de ces modules, les lauréats auront accès à un mentorat personnalisé et à une campagne médiatique de trois mois destinée à renforcer leur visibilité sur le marché africain et à l’international.
La clôture de cette 5ème édition interviendra en novembre prochain à Lomé à travers la Conférence ADD, un rendez-vous qui réunit chaque année PME africaines, acteurs de l’écosystème entrepreneurial et investisseurs. Les échanges porteront sur les enjeux majeurs liés à l’entrepreneuriat et à l’innovation sur le continent.
Initié en 2021 par le magazine Ocean’s News, le programme « L’Afrik De Demain » se veut un levier de transformation pour la jeunesse africaine. Il accompagne chaque année vingt entrepreneurs dans le développement de leurs projets et dans le renforcement de leur leadership. En quatre éditions, l’initiative a déjà permis de soutenir 80 entrepreneurs.
À fin août 2025, l’Office togolais des recettes (OTR) a collecté 737,2 milliards FCFA, soit 61 % de l’objectif budgétaire annuel de 1208,4 milliards FCFA qui lui a été assigné. Ce bilan a été présenté en marge du deuxième séminaire de management de l’année organisé par l’administration fiscale le jeudi 4 septembre 2025 à Kara.
Cette mobilisation correspond à un taux de réalisation de 92,5% de sa prévision pour les huit premiers mois de l’année, soit 797,3 milliards FCFA. Elle représente par ailleurs une progression de 4,8% en glissement annuel.
D’après le commissaire général de l’OTR, Philippe Tchodié, ce résultat démontre que « l’OTR a su maintenir un rythme soutenu de performance dans la collecte des impôts et taxes, avec des chiffres qui témoignent des efforts conjugués des différents services des impôts, de la douane et du cadastre ».
Pour atteindre sa cible annuelle, le Fisc entend se concentrer sur la fiscalisation des particuliers, l’élargissement de l’assiette aux plateformes numériques, la lutte contre la fraude douanière et la contrebande, ainsi que la mise en œuvre de la nouvelle gouvernance de l’OTR issue de la loi modificative adoptée cette année.
Notons que lors de ce séminaire, l’OTR a entamé l’élaboration d’un plan stratégique 2026-2030, qui prévoit de doter l’institution d’outils digitaux plus performants visant à renforcer la transparence fiscale et à consolider la confiance entre l’administration et les contribuables.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’enseignement de l’anglais sera étendu aux classes de CM1 et CM2 et généralisé à l’ensemble des établissements préscolaires et primaires du pays à partir de la rentrée 2025-2026. En prélude à cela, le ministère des Enseignements primaire et secondaire a lancé depuis juillet 2025 une série d’activités, dont la formation des inspecteurs et conseillers pédagogiques, dans toutes les directions régionales de l’éducation.
Cette extension fait suite à une phase pilote initiée en 2023, qui a permis l’introduction de l’anglais dans les classes de CP1, CP2, CE1 et CE2. Selon le ministère, cette mesure répond à la volonté politique de préparer les jeunes générations à un environnement mondialisé, où la maîtrise des langues étrangères, en particulier l’anglais, constitue un atout.
L’initiative s’inscrit dans les objectifs du Plan sectoriel de l’éducation, axé sur une école inclusive, équitable et de qualité. Elle s’aligne également sur l’adhésion du Togo au Commonwealth, en posant les bases d’un bilinguisme fonctionnel dès le primaire.
Parallèlement à la formation des acteurs, des manuels et ressources numériques ont été élaborés pour faciliter l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge et seront déployés dans les établissements.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère en charge de la Consommation locale a annoncé la tenue, du 1er au 31 octobre 2025, de la 6ᵉ édition du « Mois de Consommer Local ». Cette année, l’événement se déroulera sous le thème : « Compétences et innovations au service de la compétitivité des produits locaux », selon l’Agence togolaise de presse (ATOP).
Selon le département ministériel, cette édition servira notamment à dresser le bilan des cinq précédentes campagnes et à définir de nouvelles stratégies pour accroître la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés nationaux et régionaux.
Au programme, figurent une cérémonie officielle de lancement à Lomé, des communications, des visites d’entreprises, des expositions-ventes de produits locaux ainsi que des campagnes médiatiques. Les acteurs de la chaîne de valeur, de la production à la distribution, sont invités à saisir cette opportunité pour accroître la visibilité et l’attractivité de leurs produits.
Rose Kayi Mivedor, ministre en charge du Commerce et de la Consommation locale, a exhorté les administrations publiques à privilégier les biens et services locaux dans leurs approvisionnements, conformément à la circulaire gouvernementale du 7 octobre 2020.
Pour rappel, le Mois de Consommer Local est une initiative organisée en partenariat avec la Commission de l’UEMOA. Il s’inscrit dans la feuille de route gouvernementale avec l’ambition de stimuler la consommation locale, de créer des emplois décents et de renforcer l’autonomie économique du pays, en particulier pour les jeunes et les femmes, tout en valorisant la production nationale et sous-régionale.