Au Togo, Sun King, le fournisseur de solutions énergétiques solaires hors-réseau (off grid) étoffe son offre. L’opérateur a dévoilé le jeudi 12 juin à Lomé, sa nouvelle gamme de générateurs solaires (PowerPlay et PowerHub).
Conçus pour répondre à la demande croissante en électricité des populations, les nouveaux systèmes sont dédiés aux ménages, entreprises et institutions, confrontés aux interruptions de courant et à la hausse des prix du carburant, indique-t-on. Dans le détail, les générateurs se proposent comme des solutions hybrides, flexibles et personnalisables, permettant d’alimenter un large éventail d’appareils ménagers et professionnels.
Pour faciliter leur acquisition, l’entreprise présente dans une quinzaine de pays sur le continent, propose une solution de paiements échelonnés (mensualités), disponible via EasyBuy, la plateforme de financement.
“Notre expérience en Afrique, et plus spécifiquement au Togo, a façonné notre modèle autour de trois défis essentiels : l’énergie, l’accessibilité et le financement. Aujourd’hui, nous allons plus loin en lançant une offre de solutions énergétiques pour les entreprises, institutions et gouvernements, dans les zones hors-réseau ou à réseau faible”, a détaillé le directeur commercial de l’entreprise, Aristide Azumah, lors de la cérémonie de lancement à laquelle ont pris part plusieurs représentants institutionnels.
Présent au Togo depuis 2022 et le rachat de Soleva, deuxième opérateur sur le projet Cizo, Sun King revendique une “croissance remarquable” sur le marché togolais. A ce jour, le fournisseur indique avoir déployé plus de 150.000 kits solaires, faisant du Togo, “l’un de ses marchés à la croissance la plus rapide en Afrique”.
La quatrième édition du Festival La Marmite (FESMA), événement dédié à la valorisation de l’art culinaire togolais et africain, se tiendra du 6 au 10 août 2025 à Lomé. L’annonce a été faite le jeudi 12 juin par l’agence de communication Focus Yakou, promotrice de l’événement.
Cette nouvelle édition placera la femme au cœur des réflexions, autour du thème central : « Femme, agriculture et alimentation ». Un choix thématique motivé, selon le commissaire général du festival, Jean-Paul Agboh-Ahouélété, par le rôle central que jouent les femmes en Afrique, et particulièrement au Togo, dans les systèmes agricoles, la cuisine locale et les économies domestiques. Or, malgré cette implication, leur contribution reste souvent marginalisée, peu visible et faiblement soutenue, souligne l’organisation.
Dans la continuité des éditions précédentes, le FESMA 2025 offrira une vitrine pour la présentation et la valorisation des mets emblématiques des cinq régions économiques du pays. Une attention particulière sera portée cette année sur deux produits : le riz local dont la production fait l’objet d’un intérêt stratégique croissant, et le “Sodabi”, boisson traditionnelle longtemps stigmatisée, mais très consommée.
Outre les activités classiques (conférences, master class, foire gastronomique), plusieurs innovations sont annoncées. Notamment la tenue d’un forum international des jeunes autour de la souveraineté alimentaire. Cette rencontre devrait réunir 150 participants issus de divers pays africains.
Au total, plus de 50 000 visiteurs sont attendus. L’événement mobilisera des acteurs de toute la chaîne de valeur, « de la ferme à l’assiette » : chefs, cuisiniers, producteurs, transformateurs, industriels et distributeurs.
Esaïe Edoh
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À l’occasion de la première édition des BOAD Development Days, organisée à Lomé, l’institution régionale a mis en avant les résultats de son plan stratégique 2021–2025. Le Togo, hôte de l’événement, se positionne comme l’un des premiers bénéficiaires.
Pari tenu pour la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD). À six mois de la clôture de son plan stratégique quinquennal Djoliba (2021–2025), l’institution communautaire affiche un taux de réalisation de 98,8 % sur ses objectifs de financement, soit plus de 3310 milliards FCFA injectés dans les économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La mobilisation de ressources, elle, dépasse les projections : 4510 milliards FCFA levés, dont 2064 milliards auprès de partenaires extérieurs, soit 137 % de l’objectif initial.
C’est dans ce contexte que Lomé a accueilli, les 12 et 13 juin, la première édition des BOAD Development Days. Un forum stratégique organisé par l’institution pour accélérer la concertation autour des enjeux de financement liés à la transition énergétique et à l’agriculture durable dans la sous-région.

Présent à l’ouverture, le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Essowe Georges Barcola, a salué « une plateforme d’idées et d’actions concrètes pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest ». Il a rappelé l’alignement du Togo sur les priorités du plan Djoliba, notamment via la Feuille de route gouvernementale 2020–2025 axée sur l’inclusion, l’énergie et la souveraineté alimentaire.
Plus de 300 milliards FCFA mobilisés pour le Togo
Au total, le Togo représente près de 9 % du volume global des financements approuvés par la BOAD sur la période 2021–2025, soit environ 308 milliards FCFA.

Ces fonds ont été orientés vers les infrastructures rurales, l’énergie solaire, l’agro-industrie, l’accès à l’eau potable et l’éducation. Le pays bénéficie ainsi de plusieurs projets structurants dont des aménagements hydro-agricoles et des installations solaires dans les zones hors réseau.
À l’échelle régionale, les impacts sont tangibles : 1440 MW de capacité énergétique installée, 3800 kilomètres de routes réhabilitées, 308 240 m³/jour de production d’eau potable, 8195 salles de classe financées, plus de 23 000 PME soutenues. Dans le numérique, 158 milliards FCFA ont été alloués pour connecter 1,8 million de personnes.
Une diplomatie du financement
Pour Serge Ekué, président de la BOAD, ces résultats sont un levier pour bâtir une nouvelle approche de la finance publique régionale. « Le changement climatique, l’urbanisation rapide, l’insécurité alimentaire nous obligent à repenser notre manière de produire, d’investir, de consommer », a-t-il déclaré, en présence d’acteurs publics et privés, dont les anciens Premiers ministres du Bénin et du Burkina Faso.
L’institution qui se positionne aujourd’hui comme la première banque climatique de la région, revendique 163,4 milliards FCFA engagés dans des projets d’atténuation du changement climatique, et 79 milliards dans des projets d’adaptation, soit un total de 242,4 milliards FCFA consacrés à la finance verte.
Sécurité et développement, un couple indissociable
Dans une région marquée par l’instabilité, le ministre Barcola a insisté sur l’enjeu sécuritaire comme condition du développement économique. « Pas de développement sans sécurité. Si nous ne préservons pas la paix, tous nos efforts risquent d’être vains », a-t-il déclaré. Le Togo, précurseur sur ce sujet avec la Politique de Paix et de Sécurité de l’UEMOA adoptée dès 2012 sous l’impulsion du président Faure Essozimna Gnassingbé, veut désormais inscrire cette vision dans une diplomatie économique régionale structurée.
Les BOAD Development Days ont vocation à devenir un rendez-vous annuel, consolidant le rôle de Lomé comme plateforme de coordination régionale du financement du développement durable en Afrique de l’Ouest.
Fiacre E. Kakpo
La première édition des journées « BOAD Development Days », organisée par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), s’est ouverte le jeudi 12 juin 2025 à Lomé, pour deux jours d’échanges. L’événement réunit experts, décideurs publics et acteurs privés autour des défis posés par les effets du changement climatique, notamment sur l’agriculture, et de la nécessité de promouvoir une transition énergétique durable dans l’espace UEMOA.
Placée sous le thème : « Le financement de la transition énergétique et de l’agriculture durable : défis, opportunités et solutions », cette première édition vise à susciter des pistes de réflexion et des solutions concrètes pour transformer ces deux secteurs clés à l’aune d’une croissance durable.
« Depuis quelques années, le changement climatique n’est plus une abstraction. Ce n’est plus une vue de l’esprit. Il est bien réel », a affirmé le président de la BOAD, Serge Ekue, soulignant que les agriculteurs font face à une pression croissante, amplifiée par des chocs climatiques de plus en plus fréquents.
(1/2) Jour 1 des #BOADDevelopmentDays
— Banque Ouest Africaine de Développement (@BOAD_official) June 12, 2025
Une journée riche pour repenser le financement du développement dans l'UEMOA.
Temps forts :
?Mot de bienvenue et allocution d'ouverture
?Présentation sur l'état de développement de l'Union
?Start-up Pitches du Burkina Faso et du Sénégal pic.twitter.com/Xcfmisj7bs
Pour le patron de l’institution financière sous-régionale, les besoins d’investissement dans les secteurs agricole et énergétique sont considérables, mais l’accès au financement reste encore limité pour nombre d’acteurs économiques. Il a appelé à saisir les opportunités offertes par les mécanismes de financement vert, la finance climatique et les innovations technologiques à travers des partenariats public-privé.
Dans cette dynamique, la BOAD poursuit son soutien aux pays en assurant la mise en œuvre de son plan stratégique « Djoliba » pour la période 2021-2025, avec pour ambition de renforcer les investissements dans les secteurs stratégiques de ses Etats membres. À ce jour, selon les données communiquées pendant les travaux, ce sont 3310 milliards FCFA qui ont été injectés par la Banque dans les économies de l’UEMOA au cours de cette période.
Dans le secteur de l’énergie et des ressources naturelles, les engagements cumulés de la BOAD atteignaient 1977,9 milliards FCFA, au 30 juin 2024.
Pour le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, les “BOAD Development Days” se présentent comme « un carrefour d’idées, un forum d’échanges et un catalyseur d’actions concrètes pour l’avenir de la sous-région ». Selon l’officiel togolais, ces journées témoignent d’une volonté commune des États de relever les défis du développement, de stimuler la croissance économique et d’améliorer les conditions de vie des populations.
À terme, ces rencontres annuelles devraient contribuer à redéfinir les modèles de financement du développement dans l’espace ouest-africain, indique-t-on.
Esaïe Edoh
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Le Togo a obtenu le mercredi 11 juin 2025, un nouvel appui de 300 millions de dollars (environ 171 milliards FCFA) du groupe de la Banque mondiale pour développer ses ambitions dans le secteur agricole. Ces ressources, mobilisées via un partenariat conjoint avec la Société financière internationale (SFI) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), sont destinées au Programme de modernisation de l’agriculture au Togo (ProMAT).
Portée par le gouvernement et structurée sur une décennie, l’initiative s’articule autour de deux phases de financement quasi égales. Dans son exécution, le ProMAT adopte une approche axée sur les résultats et prévoit un appui renforcé à la productivité, l’irrigation (7200 hectares), la gestion durable des terres (50.000 hectares), et l’adoption de technologies agricoles résilientes au climat. En tout, plus de 340.000 agriculteurs dont 114 000 femmes et 102 000 jeunes, sont concernés, en vue de créer quelque 72.500 emplois, et d'assurer une meilleure insertion des petits exploitants dans les chaînes de valeur agricole.
En outre, le projet cible la dynamisation des Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) et le renforcement des institutions comme l’Agence de transformation agricole (ATA), répondant ainsi aux préoccupations des acteurs : « Lors du Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT), les agriculteurs ont exprimé avec force leur souhait de voir le Groupe de la Banque mondiale accompagner la transformation du secteur agricole », a d’ailleurs expliqué Fily Sissoko, représentant résident de la Banque mondiale pour le Togo, en référence à l’initiative présidentielle ayant mobilisé entre janvier et avril 2023, les principaux acteurs du monde agricole national et l’exécutif.
Pour le Togo qui a déployé ces dernières années plusieurs initiatives stratégiques pour transformer durablement ce secteur clé de son économie, l’ambition est claire : il s’agit de se « positionner comme un hub régional dans l’agroalimentaire et la nutrition alimentaire », a souligné la Gouverneure de la Banque mondiale pour le pays, Sandra Ablamba Johnson.
Au Togo, 213 milliards FCFA ont été investis dans la mise en œuvre des projets inscrits dans le Plan sectoriel de l’éducation (PSE) en 2024. L'information a été rendue publique la semaine dernière par le ministère chargé de l’Éducation nationale, à l’occasion d’une session d’évaluation de la mise en œuvre du plan.
Selon les données consultées par Togo First, le budget alloué aux activités du PSE pour l’exercice 2024, tel qu’inscrit dans la Loi de finances, s’élevait à 239 milliards FCFA. Le taux d’exécution budgétaire atteint ainsi 89,29 % sur la période considérée. En comparaison, les réalisations financières enregistrées en 2023 se chiffraient à 207 milliards FCFA, correspondant à une hausse de 2,7 % sur un an.
Les ressources ayant financé ces projets ont été mobilisées principalement auprès des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque islamique de développement (BID), la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD). Ces appuis ont permis de soutenir plusieurs initiatives, parmi lesquelles le Projet d’amélioration de l’accès, de l’équité et de la qualité de l’éducation au Togo (PAAQET), le Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation de base (PAQEEB), le Projet d’appui à la réforme des collèges (PAREC II), ainsi qu’un programme de développement de l’éducation inclusive dans les préfectures de Mô et de Bassar.
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Sur le plan des infrastructures, il est dénombré entre 2023 et 2024, la construction de 1098 salles de classe et la réhabilitation de 690 autres dans les cycles préscolaire, primaire et secondaire. Dans le sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, 107 salles de classe ont été construites ou rénovées, de même que 49 ateliers techniques, 16 magasins de stockage, 3 salles informatiques et 60 dortoirs.
Le Centre de formation aux métiers de l’industrie (CFMI) a également bénéficié d’investissements, destinés à renforcer ses capacités d’accueil et à diversifier son offre de formation. Dans l’enseignement supérieur, les ressources mobilisées ont permis la mise en service du bloc pédagogique WASCAL, ainsi que la construction de deux centres de recherche.
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Au regard des résultats, le ministre chargé de l’enseignement, Dodzi Kokoroko a souligné que « le PSE est plus qu’un plan. Il est un engagement collectif pour faire de l’éducation un pilier de notre développement. Cette revue nous offre l’opportunité d’ajuster notre trajectoire et d’unir nos forces autour d’objectifs communs ».
Pour rappel, le Plan sectoriel de l’éducation constitue la feuille de route du gouvernement togolais pour la transformation du système éducatif national à l’horizon 2030. Il s’inscrit dans une logique de coordination avec les partenaires techniques et financiers, qui assurent l’essentiel de son financement.
Esaïe Edoh
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Les informations marquantes de l’année 2024 dans le secteur éducatif
Au Togo, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec ses partenaires notamment l’Union européenne, a distribué des intrants agricoles à 1000 petits producteurs de la région de la Kara. L’opération s’est déroulée la semaine dernière, dans le cadre du projet de Renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles (Pro-SADI).
Dans chaque préfecture de la région, les producteurs bénéficiaires ont reçu 10 kg de semences de maïs ou 20 kg de riz, 100 kg d’engrais NPK 15-15-15, ainsi que 50 kg d’urée à 46 % d’azote. La mise à disposition de ces intrants vise à relancer les activités agricoles de ces exploitants vulnérables, selon les promoteurs du projet.
#Kara | Distribution d’intrants agricoles
— FAO au Togo (@FAOauTogo) June 10, 2025
Avec #ProSADI, @FAOauTogo & @AmbUETogo?? renforcent la #résilience des petits producteurs, en priorité femmes & jeunes.
Du 5 au 7 juin, 1 000 producteurs vulnérables ont bénéficié d’un appui pour relancer leur activité agricole.#SDGs
1/2 pic.twitter.com/IAigORd4KA
L’appui contribue à renforcer les capacités de production des petits producteurs de maïs et de riz, notamment dans les Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP), considérées comme des pôles structurants de la politique agricole nationale.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une première phase de distribution réalisée en 2024 dans les régions de la Kara et des Savanes, au cours de laquelle plus de 7000 petits producteurs avaient été appuyés. Elle vient également compléter le programme d’alimentation scolaire du Programme alimentaire mondial (PAM), actuellement déployé dans 50 écoles des deux régions.
Esaïe Edoh
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Un projet de la FAO pour renforcer l’entrepreneuriat agricole au Togo
Lomé accueille depuis le lundi 10 juin dernier, une formation intensive de quatre jours sur les obligations vertes, organisée par le gouvernement avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Il s’agit de doter les cadres nationaux des compétences nécessaires pour structurer des instruments financiers durables, alignés sur le cadre ESG national.
? "Les obligations vertes apparaissent comme un instrument stratégique pour mobiliser des capitaux à long terme à des conditions favorables" - RR @PnudTogo Mme @BintaSanneh2
— Pnud Togo (@PnudTogo) June 10, 2025
Formation de 4 jours pour renforcer les capacités nationales ??#ObligationsVertes #FinanceDurable #Togo pic.twitter.com/gqna16ZKRq
Ceci intervient alors que le pays veut s’orienter vers une économie bas carbone. Le pays entend ainsi mobiliser des capitaux à long terme pour financer ses projets de résilience climatique. Les obligations vertes, qui permettent de lever des fonds dédiés exclusivement à des projets à impact environnemental, offrent une alternative crédible et compétitive sur les marchés internationaux.
Pour la Représentante résidente du PNUD, Binta Sanneh, ce mécanisme renforce non seulement l’attractivité du Togo, mais aussi sa crédibilité environnementale.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’obtention du laissez-passer pour les véhicules immatriculés à l’étranger peut désormais se faire à distance. L’Office togolais des recettes (OTR) a lancé, le mercredi 11 juin 2025, une plateforme en ligne dédiée.
Porté par la Direction du renseignement et de la lutte contre la fraude, ce projet s’inscrit dans la dynamique de dématérialisation engagée par l’administration fiscale togolaise. Il vise à simplifier les formalités aux frontières, tout en renforçant la célérité et la traçabilité des véhicules en circulation entre les pays de la sous-région.
« Le laissez-passer électronique est conçu pour répondre à des besoins concrets : permettre aux usagers de soumettre leurs demandes en ligne, assurer la traçabilité des informations et gagner en rapidité dans le traitement des dossiers », a expliqué le Lieutenant-Colonel Donko Bileyô, Directrice du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude à l’OTR.
Accessible via la plateforme www.otr.tg, ce service dématérialisé permet aux opérateurs étrangers d’effectuer leurs démarches en ligne, avant leur arrivée aux postes-frontières.
Cette réforme est favorablement accueillie par les professionnels du transport et du commerce, en particulier ceux du Burkina Faso, du Mali et du Niger, pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui ont fait du port de Lomé, leur principale porte sur la mer
« Ce nouveau système est vraiment le bienvenu pour nous. L’OTR a toujours été à notre écoute, et ce progrès confirme que le port de Lomé est véritablement le port du Sahel », a déclaré Zakari Hamani, président du Groupe des importateurs, chauffeurs et acheteurs de véhicules des pays sahéliens.
L’OTR précise que ce laissez-passer numérique s’applique exclusivement aux véhicules immatriculés à l’étranger. Il est valable pour une durée de 30 jours, renouvelable deux fois, soit un maximum de 90 jours.
Esaïe Edoh
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Port de Lomé : les tickets d’entrée désormais payables par Mobile Money
Lomé sera l’épicentre de la réflexion médicale sur les maladies cardiovasculaires ces jeudi 12 et vendredi 13 juin 2025, à la faveur du 2ᵉ Congrès national de la Société de cardiologie du Togo (SOCART). Près de 150 experts sont attendus dans la capitale togolaise pour ces travaux axés sur deux pathologies majeures : l’hypertension artérielle et la maladie thrombo-embolique veineuse (MVTE).
La rencontre intervient dans un contexte où ces affections figurent parmi les premières causes de mortalité dans le pays, et entend renforcer les compétences cliniques et actualiser les pratiques médicales.
L'évènement sera jalonné de Tables rondes, sessions pratiques et symposiums pharmaceutiques, avec pour but de mieux diagnostiquer, mieux traiter, mieux prévenir ces maladies.
Les discussions porteront notamment sur l’interprétation de l’ECG (Electrocardiogramme) en urgence, l’usage des défibrillateurs ou les nouvelles recommandations européennes sur l’hypertension. Une attention particulière sera accordée aux groupes vulnérables : femmes enceintes, personnes âgées, patients VIH ou insuffisants rénaux.
Ayi Renaud Dossavi