Togo First

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Le Togo veut renforcer le développement local à l’échelle des régions. Depuis jeudi 18 septembre 2025, autorités locales, experts et partenaires techniques sont réunis à Kpalimé pour valider le rapport diagnostic du guide national d’élaboration des plans de développement régionaux (PDR).

Initiée par le ministère de l’Aménagement et du Développement des territoires, avec l’appui du comité technique (COTEC), cette rencontre constitue l’une des étapes récentes dans la planification économique et sociale du pays. L’objectif est de doter chaque région d’un outil standardisé et durable pour concevoir son propre plan de développement, en intégrant des variables transversales telles que les changements climatiques, la gestion des risques, la cohésion sociale et le genre.

Pour Dr Wahari Yaoubi, chargé de l’élaboration du guide, ce document « servira de boussole aux conseils régionaux », en détaillant toutes les étapes du processus, de la préparation au suivi de l’exécution. Emmanuel Amouzouvi, consultant en gouvernance locale, a pour sa part, souligné l’intérêt de l’approche participative adoptée, qui renforce la légitimité des futurs PDR.

Au-delà des aspects techniques, le guide vise à améliorer la mobilisation des ressources, la communication et la capitalisation des résultats. La démarche s’inscrit dans le prolongement de la politique de décentralisation et ambitionne de garantir une meilleure allocation des investissements publics dans les infrastructures, l’agriculture et l’énergie, tout en préservant les générations futures.

La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a dévoilé des résultats à mi-parcours (30 juin 2025) positifs, au sortir de son 147ᵉ conseil d’administration. La valeur globale de ses actifs grimpe à 4256,5 milliards FCFA, soit une hausse de 9,32 % par rapport à fin 2024. Le résultat net (le bénéfice) pour sa part, atteint 22,1 milliards FCFA, tandis que les fonds propres effectifs progressent de 23,34 %, portés notamment par une émission hybride réalisée en février 2025 et représentant désormais 40,30 % du bilan. 

Ces chiffres confirment la solide assise financière de l’institution sous-régionale basée à Lomé, renforcée par une notation révisée de « négative » à « stable ».

Ceci étant, des observateurs ne manqueront pas de relever que le résultat net, bien qu’en progression, reste modeste au regard de la taille du bilan. En même temps, peu d’informations sont disponibles pour l’instant sur le niveau des prêts non performants ou sur l’exposition de la banque à des secteurs fragiles, tels que le climat ou la sécurité, sur la période sous revue.

Quoi qu’il en soit, les chiffres ainsi rendus publics restent encourageants pour cet acteur multilatéral, qui se positionne comme un partenaire de premier plan en matière de développement, pour les pays de l’UEMOA. 

Au Togo, par exemple, la BOAD a engagé environ 308 milliards FCFA sur la période 2021-2025 dans des secteurs tels que les infrastructures rurales, l’énergie solaire, l’agro-industrie et l’accès à l’eau potable. Plus récemment, une enveloppe de 40 milliards FCFA avait été mobilisée pour répondre aux urgences énergétiques, notamment auprès de la CEET.

Ayi Renaud Dossavi

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L’Office Togolais des Recettes (OTR) accueille depuis cette semaine (du 15 au 30 septembre 2025) à Lomé, une mission internationale d’évaluation des performances de l’administration fiscale, selon la méthodologie TADAT (Tax Administration Diagnostic Assessment Tool). 

Selon les informations du fisc togolais, la mission réunit des experts du FMI, de la Banque mondiale, de l’African Tax Administration Forum (ATAF) et de la Direction Générale des Finances Publiques de France, sous la conduite de Hasina Rakotondrainibe, conseiller résident en administration fiscale auprès de l’AFRITAC (African Regional Technical Assistance Centre), centre régional d’assistance technique et de renforcement des capacités créé par le FMI et des pays africains. 

L’objectif est d’analyser l’efficacité des réformes engagées par l’OTR, notamment en matière de gestion des risques, de transparence, de civisme fiscal et de fiabilité des déclarations. Un rapport préliminaire est attendu à l’issue des deux semaines de travaux, pour servir de socle à de nouvelles réformes.

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À l’ouverture, Philippe Kokou Tchodié, Commissaire général de l’OTR, a salué cette deuxième évaluation après celle de 2019 et réaffirmé la disponibilité de ses équipes à accompagner le processus. Pour Lomé, l’enjeu est de consolider la modernisation de son administration fiscale et de garantir la mobilisation durable des ressources.

Pour rappel, la première évaluation TADAT avait déjà mis en avant des avancées notables, comme l’essor des téléprocédures et les efforts contre la corruption. Mais elle soulignait aussi des faiblesses persistantes : système d’information obsolète, gestion limitée des risques et manque de stratégie pluriannuelle. Autant de chantiers encore ouverts, qui donnent toute leur importance à la mission de 2025.

Ayi Renaud Dossavi

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À Lomé, le GIABA a entretenu un échange avec les parlementaires de la CEDEAO sur l’urgence de garantir un financement pérenne pour contrer blanchiment et flux illicites, alors que ses ressources sont fragilisées par les retards de contributions étatiques. 

Après avoir échangé en début de semaine avec le Comité de l’Administration et des Finances (CAF), le GIABA a poursuivi son plaidoyer. Ce jeudi, place aux parlementaires de la CEDEAO, réunis à Lomé pour un séminaire de deux jours. L’objectif : réfléchir ensemble à la manière de mieux prévenir la criminalité financière et de renforcer la gestion des finances publiques dans la sous-région. Mais il s’agissait aussi de discuter de la mobilisation des ressources budgétaires du GIABA, fragilisées par les retards de contributions des États membres et la baisse des financements disponibles.

La cérémonie d’ouverture, organisée à l’hôtel 2 Février, a donné le ton. Présidée par la directrice de cabinet du ministre togolais de l’Économie et des Finances, Akou Mawussé A. Adetou Afidenyigba, représentant Georges Essowè Barcola, elle a réaffirmé la volonté de Lomé de faire de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme « une priorité nationale et régionale », inscrite dans la vision du président Faure Gnassingbé. « Les commissions parlementaires sont au cœur du dispositif de lutte », a-t-elle souligné, rappelant que leur rôle de contrôle et d’évaluation des budgets constitue « un puissant rempart contre les abus et les pratiques illicites ».

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Le directeur général du GIABA, Edwin W. Harris Jr., a, lui, dressé un constat préoccupant. Selon lui, l’Afrique perd chaque année plus de 88,6 milliards de dollars, soit 3,7 % de son PIB, du fait de la corruption et des flux financiers illicites. « Ces chiffres ne sont pas abstraits : ils représentent des hôpitaux sans équipement, des écoles inachevées, des infrastructures jamais réalisées », a-t-il martelé. Pour M. Harris, la supervision parlementaire est « un impératif de sécurité nationale » et non une simple formalité : « Lorsque vous exigez des explications sur les dépenses publiques, vous désorganisez la machine de corruption et vous protégez l’intégrité démocratique », a-t-il insisté.

Le séminaire vise ainsi à renforcer les capacités des commissions des finances et du contrôle budgétaire, afin qu’elles puissent mieux analyser les rapports d’audit, détecter les signaux d’alerte de fraude et assurer le suivi des recommandations. Plusieurs thématiques ont été mises à l’agenda : doter les institutions parlementaires d’outils efficaces pour prévenir la criminalité financière, adopter des réformes en faveur de la transparence budgétaire, et bâtir une synergie durable entre parlements, gouvernements, organes de contrôle et société civile.

Derrière ces débats se profile une urgence budgétaire. Le GIABA, qui vient de conclure son deuxième cycle d’évaluations mutuelles, se prépare à lancer un troisième cycle plus rigoureux dès 2026. Mais ses moyens financiers sont limités par la baisse des contributions des États et des retards de paiement. « Il faut garantir un financement pérenne », a averti M. Harris, faute de quoi l’institution verrait ses programmes d’assistance et de suivi des réformes fortement réduits.

Le contexte régional accentue l’inquiétude. Alors que le Sénégal a quitté en 2024 la liste grise du GAFI, preuve de progrès réels, la Côte d’Ivoire y a été inscrite, signe de la fragilité persistante de certains dispositifs. Par ailleurs, le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO soulève la question de leur avenir dans le mécanisme régional anti-blanchiment. Le GIABA indique avoir entamé un dialogue pour maintenir un cadre de coopération, mais l’incertitude demeure.

​​Le rapport annuel 2024 de l’organisation souligne la montée de menaces de plus en plus sophistiquées : infiltration des économies par les flux illicites issus du secteur extractif, financement du terrorisme dans le Sahel, cyberfraudes liées aux actifs virtuels, et exploitation du secteur informel et des professions non financières (immobilier, change, avocats). 

Pour le Togo, pays hôte, l’événement est aussi l’occasion de mettre en avant ses propres efforts : évaluation nationale des risques, adoption d’une stratégie nationale LBC/FT assortie d’un plan d’action pluriannuel, renforcement de la CENTIF et conduite d’évaluations sectorielles. « La lutte contre la criminalité financière exige, au-delà des lois, un engagement fort et visible des plus hautes autorités », a rappelé M. Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la CENTIF-Togo.

Au terme de deux jours de travaux, les participants doivent adopter un communiqué conjoint, assorti de recommandations prioritaires et d’engagements de suivi aux niveaux national et régional. Mais le message central reste inchangé : sans volonté politique partagée et sans financement durable, la CEDEAO risque d’affaiblir son principal instrument de lutte contre les crimes économiques et financiers.

Fiacre E. Kakpo

 

Au Togo, l’Institut de recherche agronomique (ITRA) a signé, mercredi 17 septembre à Lomé, un mémorandum d’entente avec l’Académie chinoise des sciences agricoles tropicales (CATAS). L’accord vise à mutualiser les efforts pour renforcer la recherche agronomique et booster la productivité rizicole nationale.

Le partenariat prévoit notamment des échanges de chercheurs et de matériel animal et végétal, ainsi que des programmes de renforcement de compétences, en particulier dans le domaine de la création variétale. « Cela va permettre au Togo d’améliorer sa production de riz et de combler le déficit que nous observons. Nous voulons tirer parti de l’expérience de certaines nations comme la Chine, l’Inde ou le Japon », a indiqué le directeur général de l’ITRA, Lardja Douti.

Pour le Togo, cet accord constitue un appui stratégique dans sa volonté de réduire sa dépendance extérieure en riz. En 2023, le pays a en effet importé pour plus de 43 milliards FCFA de riz, selon les données de l’INSEED. Grâce à ce partenariat, il pourra miser sur l’introduction de nouvelles variétés à haut rendement, domaine dans lequel le CATAS dispose déjà d’une expertise reconnue, notamment en Afrique.

L’académie chinoise, qui établit régulièrement des centres de démonstration agricole sur le continent, va apporter également un savoir-faire en matière de diffusion de technologies modernes adaptées aux conditions tropicales.

Cet accompagnement devrait contribuer à l’atteinte de l’ambition nationale : franchir le cap du million de tonnes de riz produit à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, l’appui de l’exécutif aux communes à travers le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT) a permis de financer plusieurs infrastructures sociales de base dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale. C’est ce qui ressort d’une mission de suivi-évaluation conduite par le Secrétariat technique de la Commission de gestion du FACT (ST-CG-FACT) dans ces localités.

Dans une note consultée par Togo First, l’équipe d’évaluation relève que les investissements ont notamment porté sur la construction de salles de classe, de forages, de latrines publiques, de hangars de marché, ainsi que sur l’extension du réseau électrique dans les communes visitées. Ces réalisations ont permis de combler un vide important, indique-t-on.

« Auparavant, les enfants étaient accueillis dans des appâtâmes de fortune. Dès cette rentrée, ils bénéficieront d’un cadre plus adapté et sécurisé », s’est réjoui Ousmanou Katafara, le maire de Tchamba 1

Au-delà des réalisations constatées sur le terrain, la mission a examiné la procédure de passation des marchés, afin de s’assurer du respect des règles en vigueur.

Démarrée le 1er septembre, la mission se poursuit jusqu’au 25 octobre prochain. Après les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale, elle devrait s’étendre aux Plateaux et à la Maritime. Les conclusions attendues devraient contribuer à améliorer l’efficacité du FACT et à renforcer son rôle dans le développement local.

Pour rappel, en 2024, une enveloppe de 8,5 milliards FCFA avait été allouée aux communes au titre du FACT. Ces ressources étaient destinées à financer des projets de proximité dans plusieurs secteurs : éducation, santé, hydraulique, infrastructures routières, marchés, sport et culture.

Esaïe Edoh

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La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) maintient inchangés ses principaux taux directeurs : 3,25 % pour le taux de refinancement des banques commerciales, 5,25 % pour le guichet de prêt marginal et 3 % pour le coefficient des réserves obligatoires. Ces niveaux sont en vigueur depuis juin dernier. 

Le maintien de ces taux a été annoncé à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire (CPM) de l’institution, tenue mercredi 17 septembre 2025 à Dakar.

Cette décision s’appuie sur deux tendances favorables : la vigueur de l’activité économique et la baisse notable de l’inflation. Le PIB de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a progressé de 6,5 % au deuxième trimestre 2025, après 7 % le trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année, la croissance est attendue à 6,3 %, un rythme similaire à celui de 2024, porté par la consommation intérieure et les investissements dans l’énergie et les infrastructures. 

L’inflation s’est repliée à 0,6 % au deuxième trimestre, contre 2,2 % trois mois plus tôt. L’abondance des produits vivriers et la baisse des prix de l’énergie et de certains produits alimentaires expliquent cette tendance. En moyenne annuelle, elle devrait ressortir à 1,2 %, contre 3,5 % en 2024. 

Au Togo, elle est tombée à 1,1 % en août 2025, contre 1,5 % en juillet, selon l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED), grâce à la baisse généralisée des prix, surtout dans l’alimentation et le transport. 

La BCEAO reste toutefois vigilante : « Le Comité de Politique Monétaire continuera d’accorder une vigilance particulière aux risques susceptibles d’entraîner des hausses des prix et d’affecter les échanges extérieurs, notamment les conséquences du changement climatique, l’évolution de la situation sécuritaire au plan régional et les tensions commerciales internationales », souligne l’institution.

Ayi Renaud Dossavi

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Lomé, la capitale togolaise, accueille cette semaine une rencontre internationale de haut niveau consacrée à la lutte contre la criminalité financière : la 2ᵉ session de l’Académie francophone de l’OCDE sur la délinquance fiscale et financière. L’événement se tient pour la deuxième fois consécutive, après une première édition en 2024.

Organisée en partenariat avec l’Office togolais des recettes (OTR), la session réunit 30 experts venus de 17 pays d’Afrique et des Caraïbes.

Pendant cinq jours, magistrats, policiers, gendarmes, agents des finances publiques et spécialistes du secteur partagent leurs pratiques pour mieux contrer la fraude fiscale, le blanchiment de capitaux et les flux financiers illicites. Les discussions portent également sur des enjeux émergents tels que la régulation des cryptoactifs.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Stéphane Kpowbie Tchasso Akaya, secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, représentant le ministre Essowè Georges Barcola. « Cette rencontre, qui fait suite à la première édition tenue du 16 au 20 septembre 2024, confirme la vitalité et la continuité de l’engagement pris ensemble : renforcer nos capacités, harmoniser nos pratiques et intensifier notre coopération dans la lutte contre la criminalité financière », a-t-il déclaré.

Aux côtés du Commissaire des douanes, Atta-Kakra Essien, et de Mona Klein, responsable des formations à l’OCDE, il a réaffirmé la nécessité de consolider la coopération régionale.

Pour l’OCDE, cette académie est un outil stratégique de formation des experts francophones et de diffusion des bonnes pratiques. Elle confirme aussi le rôle de Lomé comme plateforme régionale d’expertise fiscale.

La session prendra fin le samedi 20 septembre.

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Lomé s’apprête à accueillir, du 24 au 26 septembre 2025, la 3ᵉ édition du Salon International des Professionnels de l’Économie Numérique (SIPEN-UEMOA). Co-organisé par le ministère togolais de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, l’événement est présenté comme la principale vitrine technologique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Après Dakar en 2023 et Abidjan en 2024, la capitale togolaise réunira plus de 7000 participants attendus : décideurs publics, dirigeants d’entreprises, startups, investisseurs et chercheurs. Le salon mettra en avant des solutions numériques dans des secteurs stratégiques comme la finance, la santé, l’agriculture, l’intelligence artificielle et la cybersécurité.

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Le programme prévoit des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des colloques scientifiques et des rencontres B2B, afin de renforcer les partenariats public-privé et de fédérer les écosystèmes autour de la transformation digitale de l’espace UEMOA. Un espace d’exposition baptisé Innovation Show offrira une vitrine aux startups et PME, tandis qu’une soirée de gala distinguera les projets les plus innovants.

Pour le Togo, hôte de cette édition, c’est une nouvelle opportunité de consolider son positionnement régional. Premier pays ouest-africain à avoir déployé la 5G et premier à accueillir le câble sous-marin Equiano de Google, le pays ambitionne de devenir un hub numérique incontournable en Afrique de l’Ouest.

Le Togo mobilisera 1,5 milliard FCFA sur dix ans pour l’aménagement de la forêt classée de Missahöhe, située dans la préfecture de Kloto. Le plan d’aménagement, couvrant la période 2025-2035, a été validé le mardi 16 septembre dernier à Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé.

Ce document vise à concilier la préservation du couvert forestier et le développement local, en impliquant les communautés riveraines à travers des activités génératrices de revenus. Dans cette dynamique, son élaboration a suivi une démarche participative, intégrant les contributions des parties prenantes locales.

L’action centrale du projet porte sur une exploitation raisonnée des espèces introduites par les riverains, afin de garantir la durabilité de l’écosystème. Classée depuis 1953, la forêt de Missahöhe joue un rôle essentiel dans la régulation climatique de Kpalimé et des localités voisines.

Notons que l’élaboration de ce plan a bénéficié de l’appui du Mécanisme Forêts et Paysans (FFF) de la FAO, en collaboration avec le comité local de gestion (CLG).

Esaïe Edoh

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