Togo First

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La Présidence de l’Université de Lomé a abrité mercredi 25 juin 2025, la cérémonie de lancement des activités de la Chaire OMC. L’événement a été présidé par le ministre de l’Enseignement supérieur, Kanka-Malik Natchaba, en présence d’Universitaires, cadres des ministères du commerce, de l’agriculture et du ministère de l’Economie et des Finances.

Ce lancement fait suite à la candidature et à la sélection de l’Université de Lomé (U.L) comme l’une des universités choisies par l’Organisation mondiale du commerce pour accueillir son initiative dénommée "programme des Chaires de l'OMC". Cette sélection, d’après le ministre de tutelle, « est le fruit d’un engagement sans faille de toute la communauté universitaire et d’un engagement politique de haut niveau ».

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Ce lancement va, selon le Professeur Akoété Ega Agbodji, titulaire de la Chaire OMC à l’U.L, « nous permettre de renforcer les connaissances en matière de commerce international, également d’aller vers les formateurs afin de mieux les doter d’outils de politique commerciale, ce qui permettra à notre économie d’être compétitive. Il traduit, l’intérêt accordé au commerce en tant que levier de développement ».

Concrètement, avec la chaire de l’OMC, ce sont des opportunités accordées « aux opérateurs économiques qui ont des activités au niveau externe ou qui sont ouvertes sur le reste du monde de pouvoir affronter la concurrence à travers la production, la commercialisation de produits de qualité et de maîtriser le système mondial commercial », précise le titulaire de la Chaire OMC.

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Le plan de travail validé par l’U.L et l’OMC repose sur 3 piliers : d’abord le pilier Recherche avec des activités s’organisant autour de deux centres d’intérêt : l’étude sur l’impact de la ZLECAf sur les chaines de valeur agricoles, et l’étude de cas sur la chaine de valeur du coton dans la Cedeao. Ensuite le pilier Développement de Curricula autour d’un cours de commerce international pour les masters spécialisés. Et enfin, la Sensibilisation (organisation de conférences, séminaires et ateliers visant à disséminer les travaux de recherche auprès des acteurs publics : le gouvernement, des acteurs du secteur privé et de la société civile, en général).

Ravi, Prof Adama Kpodar, président de l’U.L, déclare que la coopération entre l’U.L et l’OMC, se renforce au fil des ans, le temple du savoir ayant accueilli deux fois déjà, des sessions du cours régional de politique commerciale de l’OMC. Il évoque des statistiques de la Banque mondiale qui attestent depuis 1990, la forte valeur ajoutée du commerce dans les économies. « Le commerce a fait progresser les revenus de 24% au niveau mondial et de 50% pour les 40% de taux de pop. Plus d’un milliard de personnes sont sorties de la grande pauvreté grâce à une croissance économique soutenue par de meilleures pratiques commerciales. Selon des études récentes, la libéralisation des échanges accroît la croissance économique de 1, 0 à 1,5 point de pourcentage en moyenne », a-t-il indiqué en outre, entre autres.

A noter que deux tables rondes : « Commerce, développement des chaines de valeurs agricoles, emplois et transformation structurelle » et « Commerce et Intégration régionale inclusive » ont été organisées, en marge de la cérémonie de lancement des activités de la Chaire de l’OMC, avec comme modérateur Prof Sodokin, titulaire adjoint de la Chaire OMC à l’U.L.

En rappel, le programme des chaires de l’OMC, lancé en 2010, vise à améliorer la connaissance et la compréhension des universitaires et décideurs des pays en développement sur le système commercial, par l’élaboration de programmes d’enseignement, la recherche et des activités de communication au niveau des universités et des établissements de recherche.

S.A

Le Togo abritera du 15 au 16 octobre 2025, le forum BlueInvest Africa, un événement dédié à la promotion des investissements dans l’économie bleue sur le continent. L’annonce a été officialisée par l’Union européenne, l’initiateur du forum, qui vise à connecter les entrepreneurs africains du secteur maritime avec des investisseurs internationaux.

L’édition 2025 sera axée sur les investissements responsables et durables entre l’Afrique et l’Europe, avec pour ambition de renforcer les synergies entre porteurs de projets innovants et acteurs du financement. Selon les organisateurs, « cette édition offre une occasion unique de nouer des partenariats stratégiques, d'accéder à de nouvelles sources de financement et d'accélérer la croissance du secteur ».

Dans cette dynamique, l’événement mettra en lumière des solutions sur plusieurs segments clés de l’économie bleue, notamment la conservation des océans, les énergies marines, la pêche, l’aquaculture ou encore le transport maritime.

Au total, 25 projets africains portés par des jeunes entrepreneurs ont été sélectionnés pour cette édition, dont un projet togolais axé sur l’aquaponie. Ces jeunes entreprises, actives dans la gestion des déchets, la technologie biomarine ou encore la pêche durable, présenteront leurs solutions lors du forum, avec l’objectif d’obtenir un accompagnement technique et financier.

La tenue de cet événement au Togo avait été annoncée en mars dernier par l’ambassadeur de l’Union européenne à Lomé, Gwilym Jones, à l’occasion d’une rencontre avec la cheffe du gouvernement d’alors, Victoire Tomégah-Dogbé. L’initiative d’accueillir cette rencontre s’inscrit dans la stratégie du pays visant à valoriser son potentiel maritime, dans la perspective de faire du Togo, un hub logistique et économique sous-régional.

Esaïe Edoh 

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Entre janvier et mars 2025, les dépenses de personnel émargeant sur le budget général de l’État togolais ont atteint 83 milliards FCFA, contre un peu plus de 70 milliards FCFA à la même période un an plus tôt. C’est ce que révèle le ministère de l’Économie et des Finances dans son Rapport d’exécution du budget de l’État, exercice 2025, situation à fin mars , consulté par Togo First.

Ces dépenses couvrent notamment les émoluments, indemnités, primes, prestations familiales, cotisations patronales ainsi que l’ensemble des charges liées au personnel inscrit au budget général.

Comparée à la même période en 2024, cette enveloppe est en progression de 13 milliards FCFA, correspondant à une hausse de 19%. Cette évolution serait portée par la revalorisation des traitements de certains agents publics, ainsi que par le paiement d’indemnités de départ à la retraite au bénéfice des 612 nouveaux retraités annoncés en janvier dernier.

La tendance haussière devrait se poursuivre au cours des prochains mois, avec la prise de fonction, depuis le 31 mars 2025, d’environ 3000 nouveaux fonctionnaires appelés à intégrer l’administration publique.

Notons que pour l’ensemble de l’année, les autorités ont inscrit une enveloppe de 355 milliards FCFA pour couvrir les dépenses de personnel de l’État.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la procédure de demande de qualification des produits de sécurité est désormais digitalisée. La démarche est accessible via le portail officiel service-public.gouv.tg, a annoncé en fin de semaine dernière la Plateforme gouvernementale des Services publics digitalisés.

Lancée à l’endroit des citoyens et entreprises établis sur le territoire national, cette mesure vise à renforcer la confiance dans les outils de cybersécurité, notamment les antivirus, pare-feux, logiciels de détection d’intrusion, ou encore toute solution destinée à protéger les systèmes informatiques contre les menaces. Elle permet également d’attester du niveau de fiabilité des fournisseurs ou éditeurs de ces produits.

Selon la coordination de la plateforme gouvernementale, la demande peut être soumise par toute personne morale résidant au Togo, à condition d’être fournisseur ou éditeur de produits de sécurité. Les entités requérantes doivent en outre être en possession d’une carte d’immatriculation fiscale valide et disposer d’une organisation interne structurée, incluant au minimum une direction technique ou un équivalent.

Ces critères visent à encadrer l’écosystème de la cybersécurité, en garantissant la traçabilité et la qualité des acteurs intervenant dans ce secteur stratégique.

La digitalisation de cette procédure s’inscrit dans la dynamique gouvernementale de modernisation de l’administration publique, qui prévoit la dématérialisation de 75 % des services administratifs d’ici à 2025.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les préparatifs pour les élections municipales du 17 juillet 2025 se poursuivent. Dans un récent communiqué officiel, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) annonce la mise à disposition des spécimens de bulletins de vote pour les partis politiques, coalitions et candidats indépendants. 

Ces documents, qui seront notamment utiles pour la phase de sensibilisation des électeurs, peuvent être retirés à partir de 12h ce mercredi 25 juin 2025, au siège de la CENI à Lomé.

Ceci marque un nouveau jalon significatif dans l’agenda électoral, alors que la campagne officielle est prévue pour débuter le 1er juillet pour une durée de deux semaines. 

Au total, 494 listes de candidatures ont été validées.

Pour le pays, c’est une étape importante dans ses efforts de décentralisation. Les futurs conseils municipaux, les deuxièmes élus du genre, auront la responsabilité d’accompagner les politiques de développement local, de gérer les recettes communales, et de favoriser un climat propice à l’investissement public-privé.

Le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a pris part cette semaine à la commémoration des 80 ans de la Charte des Nations Unies, marquant la présence du Togo parmi les nations et appelé à un rééquilibrage du multilatéralisme mondial.

Depuis la tribune onusienne, le dirigeant togolais a salué la portée historique de la Charte, texte fondateur d’un ordre international basé sur la paix, la justice et la souveraineté des États.
 Il a cependant souligné un paradoxe criant : alors que les principes de la Charte sont plus que jamais pertinents, ils sont aujourd’hui mis à rude épreuve par les conflits prolongés, l’urgence climatique et les inégalités croissantes. “Les principes de la Charte sont plus que jamais nécessaires, et pourtant plus que jamais mis à l'épreuve, par des conflits prolongés, par l'urgence climatique, par des inégalités croissantes, par une crise de confiance dans le multilatéralisme.”, a-t-il indiqué.

À cet égard, « préserver son esprit ne suffit plus, il faut la renforcer », a-t-il martelé.

Le dirigeant a ainsi appelé à une refonte des institutions internationales pour les rendre « plus représentatives, plus réactives, plus justes ». Il a également mis l’accent sur l’importance de replacer l’Afrique au cœur des transformations globales, non plus comme simple bénéficiaire, mais comme actrice centrale du changement.

Pour rappel, le Togo est devenu membre de l’ONU le 20 septembre 1960, après sa déclaration d’acceptation de la Charte des Nations Unies le 21 mai 1960.

 

A Lomé, les agents de l’administration publique bénéficient d’un délai supplémentaire d’une semaine pour s’enrôler dans le cadre du programme national d’identification électronique (e-ID). Cette rallonge veut répondre aux contraintes professionnelles ayant empêché de nombreux fonctionnaires de se présenter dans les délais initiaux.

Déployé depuis le 12 mai 2025 dans le Grand Lomé, cet enrôlement soutenu par la Banque mondiale dans le cadre du projet WURI, vise à doter chaque résident d’un Numéro d’identification unique (NIU). Plus de 600 centres avaient ainsi été ouverts, pour couvrir les 13 communes du district, dont 160 dans la préfecture d’Agoè-Nyivé et 150 dans le Golfe.

L’opération, gratuite et ouverte à toute personne dès 5 ans, est un nouveau pas en matière de digitalisation des services publics, et de l’administration togolaise. A terme, il en est attendu des retombées en matière d’inclusion financière, d’accès aux soins, à l’éducation et aux services sociaux. 

Après Lomé, le processus d’enrôlement de masse s’étendra progressivement aux autres régions du pays.

Au Togo, l’Assemblée nationale a ouvert, hier mardi 24 juin 2025, un séminaire de haut niveau sur la lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés.

Organisée en partenariat avec le ministère de la Santé et la Fondation Brazzaville, la rencontre de deux jours vise à mobiliser les députés autour d’un renforcement du cadre législatif et d’une meilleure appropriation des enjeux sanitaires et économiques liés à ce phénomène.

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Pour le président de l’Assemblée, Kodjo Adédzé, il s’agit d’« un appel à l’éveil des consciences » pour protéger les citoyens et réaffirmer la volonté des législateurs de devenir « des remparts contre cette injustice ».
À ses côtés, le ministre de la Santé, Pr Tchin Darre, a insisté sur les dangers que représentent ces produits « qui compromettent la couverture sanitaire universelle et minent la confiance dans le système de santé ».

Les travaux font d’ailleurs écho à l’Initiative de Lomé, lancée en 2020, qui vise à harmoniser les législations africaines, avec l’appui de textes internationaux comme la Convention MEDICRIME ou le traité de l’Agence Africaine du Médicament.

Avec 70 à 90 % des médicaments consommés en Afrique importés, le risque d’infiltration de produits contrefaits reste élevé. D’où l’appel du DG de la Fondation Brazzaville, Foulo Basse, à renforcer la production locale et à former les futurs chercheurs africains.
En ce sens, un projet de chaîne universitaire à la Sorbonne, pour la recherche pharmaceutique africaine, a même été annoncé.

Au Togo, l’État serre la vis sur le secteur du courtage en assurances pour améliorer sa régulation. Un séminaire national de formation s’est ainsi ouvert, mardi 24 juin 2025, sous l’impulsion de la Direction Nationale des Assurances du Ministère de l'Economie et des Finances, avec pour objectif, la professionnalisation accrue du secteur.

Cette rencontre marque une ambition de réformer structurellement le marché de l’intermédiation, perçu comme un pilier encore fragile, mais stratégique, du système financier togolais.

Régulation

Le gouvernement met désormais l’accent sur la rigueur réglementaire. Par exemple, il est désormais requis que tout agrément de dirigeant d’une société de courtage soit conditionné à une enquête de moralité. Cette exigence, introduite en 2024, vise à restaurer la confiance et garantir l’intégrité des acteurs.

Des défis persistants

Au-delà des ambitions, plusieurs défis demeurent. L’un des plus alarmants est un encours de primes impayées dépassant 2,5 milliards FCFA en 2024 ; une situation qui menace la solvabilité des compagnies, fragilise la chaîne de valeur, et érode la crédibilité du secteur.

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Pour Koffi Elom Masé, directeur des Assurances, « les intermédiaires doivent être des garants de confiance, de transparence, et de rigueur ».

Or, les contrôles ont révélé des failles, comme des irrégularités dans les états réglementaires, des lacunes de gouvernance, ou encore une mauvaise interprétation des normes CIMA qui régissent le secteur.

Face à ces constats, le secteur est appelé à se réorganiser. Le Conseil des Assureurs du Togo (CAT) rappelle néanmoins une progression encourageante : de 62 milliards FCFA en 2019 à 98 milliards en 2024. Cette croissance de 57 % souligne le potentiel du marché, à condition de renforcer les fondamentaux de gouvernance et de professionnalisme.

Ayi Renaud Dossavi

La capitale togolaise abrite depuis ce mardi 24 août, la deuxième édition des Rencontres africaines pour les ressources éducatives (RARE). Le projet, initié et financé par l’Agence française de développement (AFD), et mis en œuvre par l’UNESCO et l’Institut français, vise à améliorer l’accès équitable des élèves du primaire et du secondaire à des ressources éducatives variées et de qualité.

Pendant trois jours, représentants des ministères de l’Éducation nationale, de la Culture et acteurs professionnels de la chaîne du livre (éditeurs, libraires, auteurs), issus de treize pays francophones d’Afrique subsaharienne, plancheront sur diverses thématiques. L’objectif est de valoriser les avancées enregistrées depuis 2020, de partager les enseignements tirés, et de dégager des perspectives concrètes pour pérenniser les acquis. 

Ces trois journées marquent bien plus qu'une simple nouvelle édition : elles symbolisent l’aboutissement de cinq années d’efforts partagés, d’engagement collectif, et d’innovation au service de la qualité des ressources éducatives en Afrique subsaharienne francophone. Depuis 2020, le projet Ressources éducatives accompagne 13 pays d’Afrique subsaharienne dans un chantier ambitieux : repenser, structurer, enrichir et rendre accessibles des ressources éducatives pertinentes, inclusives et adaptées aux contextes locaux. Des politiques nationales mieux ancrées dans les réalités des pays voient le jour”, a détaillé Guillaume Husson, chef du secteur Éducation au Bureau régional ouest-africain de l’Unesco.

A l’issue des travaux, les acteurs espèrent notamment renforcer la collaboration entre les secteurs public et privé, les acteurs éducatifs et les partenaires techniques, améliorer la qualité des ressources en tenant compte des nouveaux usages numériques, favoriser la mutualisation entre les pays, et surtout, assurer l’accessibilité effective des ressources à ceux qui en ont le plus besoin : les élèves, les enseignants, les écoles. 

« Depuis 2020, le Togo s’est engagé dans une série de réformes structurelles visant à moderniser en profondeur son système éducatif et à en renforcer l’efficacité. Ces réformes, articulées autour de la feuille de route gouvernementale (FDR 2020-2025) et du Plan sectoriel de l’Education (PSE 2020-2030), traduisent notre volonté de faire de l’éducation un levier fondamental pour le développement humain et économique de notre pays », a souligné le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’apprentissage, Isaac Tchiakpe, avant de réitérer l’engagement du Togo sur la question des ressources éducatives.

Pour rappel, la première édition des RARE s’est déroulée en 2022 à Dakar (Sénégal). 

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