Togo First

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Le Togo et le Kazakhstan ont conclu un accord réciproque d’exemption de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service. Le document a été signé le mercredi 24 septembre à New York par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Murat Nurtleu.

Paraphé en marge de la 80e Assemblée générale des Nations unies, l’accord marque une étape symbolique dans les relations entre Lomé et Astana, qui célèbrent une décennie de coopération diplomatique. En effet, depuis 2023, les deux capitales multiplient des initiatives pour renforcer leur partenariat, suite à la visite officielle du président du Conseil, Faure Gnassingbé, auprès de son homologue Kassym-Jomart Tokaïev la même année.

Après avoir signé récemment un protocole d’accord dans le domaine de la transformation digitale, le Togo et le Kazakhstan ambitionnent de donner un nouvel élan à leur coopération. L’exemption de visas devrait ainsi faciliter les échanges et ouvrir la voie à des collaborations dans des secteurs clés.

« Cet accord ouvre des perspectives intéressantes pour la coopération le long de l’axe Astana-Lomé, notamment dans l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’éducation et les transports », a déclaré Robert Dussey.

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Le Togo figure parmi les 17 pays africains ayant adopté, le 24 septembre 2025 à New York, leurs « pactes nationaux pour l’énergie » dans le cadre de l’initiative Mission 300. Portée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), cette initiative vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à 2030.

Aux côtés du Bénin, du Cameroun, de l’Éthiopie ou encore du Ghana, le Togo s’engage notamment à mettre en œuvre des réformes structurelles pour renforcer ses capacités énergétiques, attirer l’investissement privé et garantir une électricité fiable et abordable. Ces pactes, adaptés au contexte national, couvrent trois axes : infrastructures, financements et politiques publiques.

« Nous garantissons une électricité fiable, abordable et propre à tous, ainsi qu’un accès à la cuisson propre. Ce Compact mobilise massivement le secteur privé pour accélérer notre industrialisation et faire du Togo un hub énergétique compétitif », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé, président du conseil togolais.

« L’électricité est à la base de l’emploi, des opportunités et de la croissance économique », a rappelé Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale, insistant sur le rôle de Mission 300 comme catalyseur de réformes durables. De son côté, Sidi Ould Tah, président de la BAD, a souligné l’impact direct d’une énergie fiable sur le développement des PME, du numérique et de l’agro-industrie.

Depuis son lancement, l’initiative a déjà permis à 30 millions de personnes d’accéder à l’électricité, et plus de 100 millions devraient suivre prochainement. Pour Lomé, qui ambitionne d’atteindre l’accès universel d’ici à 2030, cet engagement s’aligne sur la stratégie nationale d’électrification.

Dans ce cadre, le Togo a obtenu l’an dernier, un financement de 200 millions de dollars (plus de 120 milliards FCFA) auprès de la Banque mondiale pour le Projet de développement inclusif grâce à l’accès à l’électricité (IDEA). Ce programme prévoit notamment la construction de lignes de transmission de 161 kV, afin de renforcer l’approvisionnement énergétique au profit de 1,5 million de bénéficiaires potentiels.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo et le Bénin veulent encadrer davantage l’exploitation concertée de l’eau du bassin du Mono. À Lomé, depuis mercredi 24 septembre 2025, des experts togolais et béninois examinent le rapport provisoire du guide méthodologique pour l’élaboration d’une charte de l’eau du bassin.

L’atelier de deux jours devrait permettre de mettre en place un cadre commun de gestion durable des ressources partagées par les deux pays. Le fleuve Mono, dont le bassin couvre 24 300 km², constitue une ressource importante pour les communautés riveraines situées le long de la frontière commune entre les deux États d’Afrique de l’Ouest. Cette situation en fait également une source potentielle de tensions.

« Si on ne s’entend pas sur la bonne gestion et l’équité, cela peut être source de conflits », a souligné Nicolas Dadja Gnakpaou, directeur exécutif de l’Autorité du bassin du Mono (ABM). Le guide en cours d’examen devrait conduire à terme à une charte de l’eau, précisant les modalités de coopération entre Lomé et Cotonou.

Selon Yao Ewonam Zegue, secrétaire général au ministère de l’Eau et de l’Assainissement, ce futur cadre intégrera des principes essentiels tels que l’utilisation équitable et raisonnable, le partage d’informations ou encore la notification préalable des projets susceptibles d’impacter le bassin. L’objectif est de prévenir les tensions, qui surviennent dans le cadre de l’exploitation d’autres bassins transfrontaliers en Afrique et dans le monde.

Au-delà de la régulation, la charte ambitionne de promouvoir les bonnes pratiques de gestion de l’eau, de préserver les écosystèmes et de renforcer la résilience des populations locales face aux effets du changement climatique.

Pour rappel, le bassin du Mono comprend une superficie de 21 300 km² au Togo et 3 000 km² au Bénin. Il abrite près de 4 millions d’habitants.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Institut national de la propriété intellectuelle et de la technologie (INPIT) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) veulent renforcer l’innovation et la propriété intellectuelle.

C’est à travers un atelier de trois jours, lancé mercredi 24 septembre 2025, qu’une quarantaine d’experts togolais et internationaux se réunissent pour définir un cadre stratégique en la matière. Les travaux visent à stimuler l’innovation et à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et internationaux.

Les priorités identifiées portent sur le renforcement des capacités techniques des services publics, la sensibilisation des opérateurs économiques et la promotion de l’innovation dans les universités et les entreprises. Selon Adja Tchandikou, directrice par intérim de l'INPIT, ce cadre doit aussi améliorer la protection des droits d’auteur et valoriser l’invention et la créativité.

« La validation de ce cadre va permettre de protéger davantage les droits d’auteur. Il a été élaboré à l’issue d’un long processus », rappelle la directrice par intérim.

En effet, le document a nécessité environ deux ans de travaux menés par des experts nationaux et internationaux, permettant de dégager plusieurs axes de recommandations pour maximiser les capacités intellectuelles et créatives des Togolais.

Pour Lomé, il s’agit également d’aider à la diversification économique dans le pays, en transformant l’innovation en un moteur de croissance et en consolidant le rôle de la propriété intellectuelle dans la compétitivité économique nationale.

En marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies, le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a rencontré le lundi 23 septembre 2025 à New York, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo.

Leurs échanges ont porté sur la situation politique régionale et sur le rôle joué par le Togo dans la consolidation de la paix et du dialogue en Afrique, ainsi que sur les échéances à venir, notamment la conférence ministérielle de la Francophonie prévue en novembre à Kigali. 

Membre de l’OIF depuis 1970, le Togo entretient une relation qualifiée d’ « exemplaire » avec l’organisation francophone. Lomé accueille d’ailleurs le plus ancien bureau régional de l’institution. 

La coopération entre les deux entités couvre plusieurs domaines, avec un accent particulier sur l’innovation numérique et la formation. Dans ce contexte, l’OIF appuie notamment deux initiatives. D’une part, le lancement d’une politique nationale visant à intégrer l’intelligence artificielle dans l’enseignement technique et la formation professionnelle, avec un document stratégique attendu début 2026. D’autre part, le projet « D-CLIC, formez-vous au numérique avec l’OIF », déjà opéré dans plusieurs villes togolaises, et actuellement à Aného et Kpalimé. 

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À environ 50 km au sud-est de la capitale togolaise se situe Aného, cité tricentenaire, elle-même deux fois capitale du pays ouest-africain. Au-delà de son littoral, la ville historique, chef-lieu de la Commune des Lacs 1, abrite une installation particulière qui suscite attraction, à bien des égards : une station météorologique marine : l’un des équipements offerts à l’Agence nationale de météorologie (ANAMET) par le projet WACA, dans sa volonté de contribuer au renforcement du système d’alerte précoce au Togo.

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C’est ici, dans la salle Patrice Ayayi Ayivi, que l’unité de gestion du projet WACA et des professionnels des médias ont pris leurs quartiers le 29 août 2025, dans le cadre de l’animation de la 31ᵉ émission de la Radio du Littoral, autour du thème : « Contribution du projet WACA dans le renforcement du système d’alerte précoce au Togo ».

De fait, WACA Togo, fidèle à sa mission, avait offert avant cette émission des équipements modernes évalués à plus de 500 millions FCFA à l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et à l’ANAMET, afin de renforcer le système d’alerte précoce et les capacités opérationnelles de ces deux agences clés, à raison de 196 millions FCFA et 315 millions FCFA respectivement. Tout ceci dans un contexte de montée préoccupante des eaux dans les Savanes, à travers le bassin de la rivière de Sansargou, où les stations météorologiques indiquent un dépassement du seuil d’alerte ; des débordements qui touchent des centaines d’habitations riveraines et augmentent les risques d’inondations.

WACA Togo : de la lutte contre l’érosion côtière au renforcement du système d’alerte précoce

Programme de gestion du littoral ouest-africain dont bénéficient tous les pays victimes de l’érosion côtière afin de les appuyer dans leurs efforts pour contrer ce phénomène, WACA ResIP embrasse bien d’autres thématiques : la lutte contre les inondations, la pollution, la gestion de la biodiversité, le renforcement du système d’alerte précoce, entre autres, a détaillé d’entrée Komi Yawo, coordonnateur adjoint de WACA Togo, plantant le décor et le contexte de ce numéro de l’émission « La Radio du Littoral », centré sur la contribution du projet dans le renforcement du système d’alerte précoce. « C’est ce volet du projet qui nous regroupe aujourd’hui », a-t-il ajouté.

L’alerte précoce, indique le coordonnateur adjoint devant l’auditoire, est un mécanisme mis en place par le gouvernement pour la surveillance, la détection et la communication rapide sur les catastrophes naturelles, comme une marée haute, une inondation, une sécheresse, une vague de chaleur ou un incendie.

Le don d’équipements modernes à l’ANPC vise à outiller cette agence spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles, afin de faire la prévision (ensemble des mesures prises pour prédire les catastrophes, leur période et leur lieu de survenance) et la prévention.

Des propos qui seront entérinés avec force détails par le lieutenant-colonel Yoma Baka, directeur général de l’ANPC (créée en 2017 pour coordonner et mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de protection civile. Sur toute l’étendue du territoire, elle dispose de deux directions régionales et de huit antennes dans les préfectures, compte tenu de la vulnérabilité de ces zones).

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Au nombre de ces équipements d’alerte précoce et d’intervention acquis grâce au projet Waca: des sirènes, des drones pour surveiller l’intensité des catastrophes survenues, des zodiaques pour sauver les sinistrés, des gilets de sauvetage, des talkies-walkies pour communiquer en situation d’urgence, des tablettes et autres outils, pour moderniser le système d’alerte précoce.

L’appui de WACA Togo en faveur de l’ANPC va, de fait, au-delà d’un soutien en équipements : l’organisation de la gestion des catastrophes au triple niveau communautaire, préfectoral et national mérite attention. À cet égard, l’élaboration de plans locaux de gestion des catastrophes (ou plans locaux de réduction des risques de catastrophes) au profit de cinq communes, à savoir Golfe 4, Golfe 2, Golfe 1, Lacs 1 et Lacs 3, permet de mieux organiser la gouvernance de la gestion des catastrophes au niveau local. Plus exactement, de déterminer et de cartographier les zones vulnérables en cas de pluies ainsi que les circuits d’évacuation.

Il est à noter également, souligne le DG de l’ANPC, la pose et l’installation de 31 balises communautaires et repères de crues, dispositifs de surveillance des inondations grâce au projet WACA. Ces dispositifs, avec des codes couleurs rouge, jaune et vert en fonction des cas, permettent de communiquer des messages aux populations suivant le niveau d’alerte.

En perspective, dévoile le coordonnateur adjoint de WACA, il s’agit de mettre en place un protocole d’alerte commun ; de permettre à l’agence d’émettre des messages d’urgence par radio, télévision, SMS et réseaux sociaux pour alerter en temps réel les populations des risques de catastrophes, ou en cas de survenance de danger.

Embrayant sur l’appui du projet à l’ANAMET, Komi Yawo révèle la mise en place d’un centre de contrôle et d’une station météorologique marine juste à côté de la mairie, afin de collecter les données sur les paramètres océanographiques, de les traiter et de les diffuser sous forme d’alerte à l’endroit des populations.

Au total, c’est plus précisément 511 millions FCFA qui ont été mobilisés par WACA Togo dans ses efforts visant à renforcer les dispositifs d’alerte précoce au Togo.

Quant à Palanga Matonatcho, chef de division Instruments et Méthodes d’observation à l’ANAMET, appuyant à son tour les propos du coordonnateur adjoint de WACA Togo, il salue la mise en place, grâce au projet WACA, d’un système de collecte de données météorologiques marines à Aného.

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La mise en place de ce système revêt, estime-t-il devant l’auditoire, une importance stratégique, car les données recueillies « alimentent les prévisions météorologiques, renforcent les systèmes d’alerte précoce et facilitent la gestion durable du littoral » dans un pays côtier disposant de 50 km de façade maritime et donc exposé aux aléas océanographiques et météorologiques tels que les tempêtes, la houle dangereuse, l’érosion côtière et les inondations.

Ce système se veut être un ensemble d’équipements, de moyens de communication et de structures organisationnelles qui permettent de mesurer, transmettre, traiter et diffuser les informations océanographiques et météorologiques. Il se compose, indique le cadre de l’ANAMET, d’instruments et capteurs de mesure, de supports d’observation (la station côtière ou la station météo marine d’Aného) installés sur le littoral, de systèmes de transmission des données (réseau GSM/GPRS, transmission satellite — bouées au large, navires —, réseaux radio VHF/HF pour zones maritimes locales, internet pour la centralisation et l’archivage) et enfin, de systèmes de traitement et de stockage.

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Ces derniers comportent d’une part des serveurs et bases de données météorologiques et océanographiques, tels que des logiciels de modélisation et de prévision marine, des outils SIG (systèmes d’information géographique) pour la cartographie des phénomènes ; et d’autre part des mécanismes de diffusion (bulletins météo marins — quotidiens ou horaires —, systèmes d’alerte précoce — SMS, radios communautaires, plateformes Web —, partage de données avec les organisations régionales et internationales : Organisation météorologique mondiale (OMM), CEDEAO, UEMOA).

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Ces matériels acquis grâce au projet WACA ont considérablement renforcé la capacité opérationnelle et technique de l’ANAMET. Notamment, ils ont permis dans un premier temps l’amélioration de l’observation et de la couverture géographique, à travers l’extension du réseau aux côtes alors qu’il se résumait au réseau terrestre, et à travers la collecte en temps réel des données, souligne-t-on.

En outre, ils participent au renforcement des systèmes de prévision et d’alerte précoce. « Avec ce système, nous avons une meilleure anticipation des alertes climatiques et une bonne transmission des alertes aux autorités », assure Palanga Matonatcho.

De fait, avec la mobilisation de ces outils techniques et informatiques, le traitement et le stockage des données sont beaucoup plus efficaces, renforçant la sécurité des populations et donc leur résilience. Tout ceci, avec des incidences positives sur la production agricole et la pêche, représentant un appui indéniable au secteur socio-économique.

S.A

 

Le Togo et le Maroc, déjà liés par une coopération multiforme, élargissent leurs partenariats au secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP). Cette nouvelle étape a été concrétisée le mardi 23 septembre 2025 à Rabat, par la signature d’une convention-cadre de partenariat entre le Groupement national des entrepreneurs de bâtiment et travaux publics du Togo (GNEBTP) et la Fédération nationale du BTP du Maroc (FNBTP).

L’accord, signé par Yawo Tsogbo pour le GNEBTP et Mohammed Mahboub pour la FNBTP, ambitionne de faire du BTP, un levier de croissance inclusive pour les deux pays. Il prévoit notamment le renforcement des échanges à travers l’organisation de forums, de missions économiques, de visites techniques et de rencontres professionnelles, afin de favoriser les collaborations et la découverte de nouvelles opportunités d’affaires pour les entreprises togolaises et marocaines.

Avec ce partenariat, une place particulière sera aussi accordée à la recherche, à l’innovation, ainsi qu’à la promotion des matériaux locaux, au moment où l’ingénierie durable et l’intégration des nouvelles technologies dans le secteur seront encouragées. L’Institut de formation aux métiers du BTP de Fès s’engage également à apporter un appui technique et pédagogique au Togo. L’accord comprend en outre un volet de soutien à la recherche scientifique et à l’innovation, ainsi qu’une intensification des échanges d’expériences entre acteurs du BTP des deux pays.

Pour Nizar Baraka, ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau, « cet accord constitue une étape marquante dans le processus de coopération entre les deux parties », en ce sens qu’il ouvre la voie à la réalisation de projets à dimension internationale grâce à la mutualisation des expertises et des savoir-faire.

Cette convention dans le secteur du BTP vient s’ajouter à d’autres partenariats bilatéraux récents, comme l’accord conclu en mai 2023 pour l’implantation d’une usine locale de production d’engrais au Togo avec l’Office chérifien des phosphates (OCP), ou encore le partenariat signé en novembre 2023 entre la Chambre africaine de commerce et de services (CACS) de Dakhla et la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), destiné à stimuler l’investissement dans la santé, l’agriculture, les énergies renouvelables, le tourisme et l’éducation.

Esaïe Edoh

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Le Togo vient de se voir décerner le certificat de reconnaissance du Conseil de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), l’une des plus hautes distinctions dans le domaine de l’aviation civile mondiale. Le Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-Togo), Idrissou Abdou Ahabou, a reçu cette distinction le mardi 23 septembre 2025 à Montréal, au Canada, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 42ᵉ Assemblée de l’OACI.

Cette distinction récompense les efforts du Togo en matière de sûreté aérienne et dans la mise en œuvre des Normes et Pratiques Recommandées (SARP) de l’OACI. En effet, selon un audit de sûreté mené par l’organisation entre février et mars 2025, le Togo a enregistré un taux de conformité aux normes de sûreté supérieur à 90 %, le plaçant au premier rang en Afrique de l’Ouest et du Centre, au deuxième sur le continent africain et au troisième au niveau mondial, derrière le Kenya (91 %) et Israël (99 %).

Pour Idrissou Abdou Ahabou, cette récompense reflète la volonté du Togo de renforcer la crédibilité de son aviation civile en élevant ses standards aux plus hauts niveaux internationaux, tout en consolidant la position de Lomé comme hub aérien majeur en Afrique de l’Ouest.

« Cette distinction de l’OACI est avant tout une victoire collective pour le Togo. Si ce prix nous honore, il nous engage également à maintenir et à renforcer ce niveau d’excellence, afin de consolider la place de Lomé comme hub aéronautique de référence en Afrique et dans le monde », a déclaré Idrissou Abdou Ahabou, Directeur général de l’ANAC-Togo. Et d’ajouter que « cette reconnaissance internationale nous motive à aller encore plus loin, à innover et à garantir aux compagnies aériennes, aux passagers et à nos partenaires un environnement aéronautique sûr et fiable ».

Esaïe Edoh

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Le Togo va se doter d’une Stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat féminin (SNEF). Le document final est à l’étude à Kpalimé, jusqu’au vendredi 26 septembre 2025.

S’inscrivant dans la dynamique de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, relative au renforcement des mécanismes d’appui aux très petites et moyennes entreprises (TPME), la SNEF prévoit des actions visant à améliorer le climat des affaires, renforcer l’autonomisation économique des femmes et promouvoir leur leadership entrepreneurial.

La stratégie entend fédérer les initiatives existantes en faveur des femmes entrepreneures et créer un écosystème plus cohérent et inclusif. Le processus bénéficie du soutien de la coopération allemande, à travers la GIZ et son projet ProEmploi+.

« La SNEF permettra de stimuler la création d’emplois décents, d’accroître la compétitivité des femmes entrepreneures et de contribuer à une croissance plus durable et équitable », a souligné Tyliolieb Lamboni, représentant la GIZ. Celui-ci a précisé que cette stratégie constituait « un nouvel élan pour l’entrepreneuriat féminin ».

Esaïe Edoh 

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Le Togo veut intégrer l’intelligence artificielle (IA) dans sa politique de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP). Un processus d’élaboration d’une politique dédiée a été lancé le mardi 23 septembre à Lomé.

L’objectif est de définir une stratégie d’intégration de l’IA afin d’en faire un levier de transformation du système éducatif. « L’IA est plus qu’opportune et revêt un intérêt certain : elle permettra au système de l’ETFP de prendre toute sa part dans une économie forte, inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et durables, capables de réduire la pauvreté et la vulnérabilité », a indiqué le ministre de l’Enseignement technique, Isaac Tchiakpé.

Selon le ministère, l’IA dispose du potentiel nécessaire pour relever certains des grands défis éducatifs du 21e siècle, en particulier l’innovation dans les pratiques pédagogiques et l’accélération des progrès vers la réalisation de l’Objectif de développement durable n°4 (ODD 4).

Le processus est conduit par un comité d’acteurs locaux de l’ETFP, dans le cadre d’une démarche participative et inclusive. Le document final est attendu entre janvier et février 2026, avec l’appui financier de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Esaïe Edoh

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