Au Togo, l’élection des maires, initialement prévue les 2, 3 et 4 septembre 2025, se tiendra finalement une semaine plus tard (du 10 au 12 septembre). L’annonce a été faite ce jeudi 28 août par le ministre de l’Administration territoriale, Awaté Hodabalo (photo).
Si les raisons de ce report n’ont pas été invoquées, le ministre a invité les 1527 conseillers municipaux élus lors du scrutin du 17 juillet dernier à prendre impérativement part à ces élections internes, qui permettront de désigner les maires des 117 communes ainsi que leurs adjoints. « Il est impératif que tous les conseillers élus répondent présents afin d’assurer la mise en place des exécutifs municipaux », a-t-il indiqué dans une note officielle.
Ce rendez-vous électoral intervient après une série de rencontres destinées à harmoniser l’interprétation des textes et à préparer le terrain pour une transition municipale sans heurts.
La désignation des maires et de leurs adjoints marquera officiellement le début de la nouvelle mandature des conseillers municipaux, inscrite dans le processus de décentralisation engagé par le pays depuis 2019.
Esaïe Edoh
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En 2024, le Système des Nations Unies (SNU) a mobilisé 15 millions de dollars, soit environ 8 milliards FCFA, pour accompagner la politique environnementale du Togo. L’annonce a été faite par la Coordonnatrice résidente, Sow Dieng Coumba, lors d’une rencontre de suivi avec le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Foli-Bazi Katari.
Les financements ont été orientés en priorité vers la lutte contre le changement climatique et les projets d’adaptation, avec notamment l’introduction de la mobilité verte. Des véhicules électriques ont été commandés pour le ministère de l’Environnement et la mairie Golfe 3, dans une démarche expérimentale visant à susciter l’intérêt des opérateurs économiques et des populations.
Une partie des fonds a également été affectée au reboisement, ainsi qu’à l’assistance humanitaire au profit de plus de 50 000 réfugiés et familles hôtes dans la région des Savanes.
En perspective, le SNU entend concentrer son appui sur la préservation de l’environnement, en accompagnant la mesure d’interdiction progressive des sachets plastiques annoncée par le gouvernement. L’appui portera sur le renforcement de la production de sachets biodégradables, la création d’unités de fabrication de sacs en papier recyclables et leur promotion auprès des consommateurs, afin de favoriser une transition rapide.
Le SNU ambitionne par ailleurs de soutenir le Togo dans la préparation de sa participation à la COP 30, prévue en novembre 2025 au Brésil, notamment à travers l’élaboration des documents techniques nécessaires à la mobilisation de financements climat. « Les partenaires financiers sont là et vous pouvez lever les fonds avant de quitter la COP. C’est possible, c’est une question de préparation », a insisté Sow Dieng Coumba.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le projet « Café-Lumière » est officiellement entré en phase opérationnelle depuis le mardi 26 août 2025, avec un déploiement pilote dans six villages de la préfecture de Haho (à 90 km au nord de Lomé).
Portée par l’ONG Électriciens sans frontières, en partenariat avec le ministère togolais chargé des Énergies renouvelables et avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD), l’initiative cible plusieurs localités. Dans la commune Haho 1, les villages de Guèdèglèlè, Agoto et Hounon Copé bénéficient d’installations destinées à alimenter les ménages et micro-entreprises. Dans les communes Haho 2 et 3, le projet couvre Agbédougbé, Somoné Copé et Aboudikpé, où l’électricité servira principalement aux services publics communautaires, écoles et usages collectifs.
Le dispositif repose sur l’installation de mini-réseaux photovoltaïques capables d’alimenter à la fois les foyers, les activités génératrices de revenus et les infrastructures collectives. Selon Sérena Barès, coordinatrice de programmes à Électriciens sans frontières, « Café-Lumière » constitue « un modèle innovant, autonome et durable, complémentaire aux schémas classiques d’électrification », avec pour ambition d’améliorer durablement les conditions de vie et de soutenir le développement économique des communautés rurales.
Basées sur l’énergie solaire, les installations offrent une gamme de services allant de l’éclairage domestique à l’alimentation des centres de santé et établissements scolaires, en passant par les ateliers artisanaux. Elles intègrent également des services marchands tels que la réfrigération, la bureautique, la recharge d’appareils ou encore la coiffure. L’objectif est de répondre aux besoins individuels, communautaires et productifs, tout en favorisant l’émergence d’une dynamique économique locale.
Déjà expérimenté au Bénin et à Madagascar, le concept « Café-Lumière » vise ainsi à combler le déficit d’accès à l’électricité dans les localités isolées et à contribuer à l’inclusion énergétique en Afrique. Au Togo, il va jouer un rôle essentiel dans la politique nationale d’accès universel à l’énergie.
Esaïe Edoh
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A Amou-Oblo, la commune Amou 2 a lancé, les mercredi 27 et jeudi 28 août 2025, l’élaboration de son Plan de développement communal (PDC), un document destiné à guider les investissements et priorités locales pour les prochaines années. La municipalité rejoint ainsi la liste croissante des communes togolaises qui se dotent d’un tel outil de planification, au cœur de la dynamique de décentralisation.
Les travaux, organisés avec l’appui du ministère du Développement des territoires et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), sont pilotés par le cabinet ACEM-Consulting Sarl. Le processus s’articule autour d’un diagnostic multisectoriel, d’une priorisation concertée des projets et d’une budgétisation sensible au genre et à l’environnement. Objectif : tracer une trajectoire claire pour améliorer les infrastructures locales, stimuler l’emploi et renforcer la gouvernance économique.
« Le PDC ne doit pas être un simple exercice administratif, mais un processus dynamique et participatif, centré sur les aspirations des citoyens », a insisté Waharé Yaovi, représentant le ministère. De son côté, l’adjoint au maire, Tchalla Kossi Mawuli, a salué « un moment fondateur pour la refondation stratégique de notre commune », soulignant l’importance de la planification participative comme levier de développement.
Compétitivité territoriale et investissements
Au-delà de la gouvernance locale, le PDC vise à renforcer la compétitivité territoriale et attirer des investissements dans des secteurs clés comme l’agriculture, le commerce ou les services. Plusieurs communes, dont Tchaoudjo 3 et 4 (région Centrale), Wawa 1 (Plateaux) et Agoè-Nyivé 5 (Grand Lomé), ont déjà entamé des processus similaires, souvent avec l’appui de la coopération internationale, notamment de la GIZ.
A Kpalimé, la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN-Togo) a organisé, les lundi 25 et mardi 26 août 2025, des travaux de réflexion réunissant chercheurs, organisations paysannes, ONG et représentants de l’administration sur la question de la souveraineté alimentaire et de la protection des semences locales face aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et à l’accaparement des terres.
Dans un pays où l’agriculture représente plus de 40 % du PIB et demeure le premier pourvoyeur d’emplois, les participants ont mis l’accent, pendant les travaux, sur l’importance de préserver le patrimoine génétique local. Ils estiment que le développement de semences paysannes et de pratiques agroécologiques peut réduire la dépendance extérieure, sécuriser les revenus ruraux et stimuler des chaînes de valeur plus résilientes.

« COPAGEN dispose de potentiels et de capacités qui peuvent aider à transformer les conditions de vie et d’activités de nos populations », a déclaré Iyatan Sabi, point focal de la Coalition au Togo.
Au-delà des considérations agricoles, les débats ont souligné la nécessité de cadres réglementaires renforcés afin de protéger les ressources locales et de faciliter l’accès à la terre pour les communautés rurales. Selon les acteurs, une meilleure valorisation des semences locales pourrait contribuer à réduire les coûts d’importation et à ouvrir la voie à des labels de qualité compétitifs sur les marchés régionaux et internationaux.
Relancer la veille stratégique
Créée en 2004, la COPAGEN a déjà contribué à l’élaboration de la loi sur la biosécurité et de la loi d’orientation agricole. Mais ses activités de veille avaient ralenti ces dernières années, l’atelier de Kpalimé a permis de relancer cette dynamique. « Bien qu’on ait eu des acquis, des victoires, la lutte n’est pas finie. Nous devons continuer à veiller », a rappelé Pierre Bediye, président du réseau Jinukun au Bénin.
Les orientations adoptées devront encore être traduites en actions concrètes dans les prochains mois.
Ceci étant, cette nouvelle mobilisation pourrait signaler une tendance de fond : face aux pressions foncières et aux enjeux alimentaires mondiaux, la défense des semences locales devient autant une question de survie agricole qu’un facteur potentiel de compétitivité économique pour le Togo.
Comme annoncé il y a quelques semaines par Togofirst, le Fonds monétaire international (FMI) tient cette semaine à Lomé une mission de diagnostic approfondi sur la gouvernance et la lutte contre la corruption.
L’évaluation, prévue jusqu’ au 29 août 2025, s’effectue à la demande des autorités togolaises, dans le cadre du programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) approuvé en mars 2024. Elle porte sur plusieurs domaines clés, notamment la transparence budgétaire, la gestion des finances publiques, l’efficacité des institutions et le cadre juridique des affaires.
Il s’agira également d’examiner le régime de déclaration de patrimoine des agents publics, les procédures de passation des marchés et l’indépendance des organes de contrôle. Dans ce contexte, le Togo devient l’un des premiers pays d’Afrique francophone à initier volontairement un tel exercice. Pour Lomé, l’objectif est d’identifier les failles structurelles et d’aligner les pratiques nationales sur les standards internationaux.
Ceci pourrait constituer un nouveau signal envoyé aux bailleurs et investisseurs, traduisant la volonté du pays d’améliorer le climat des affaires et de consolider ses acquis macroéconomiques.
Les conclusions de la mission, attendues d’ici à la fin de l’année, serviront de base à une feuille de route stratégique, précise le ministère de l’Économie et des Finances.
Ce document devra renforcer l’intégrité institutionnelle, soutenir la mobilisation des ressources internes et accroître la confiance des partenaires financiers.
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Au Togo, près de dix ans après l’adoption du Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA) en 2016, chaque région du pays dispose désormais de son propre Plan d’adaptation (PRA). Les documents ont été validés à la mi-août 2025, à l’issue d’une série d’ateliers organisés du 11 au 19 août dernier par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Les PRA constituent pour chaque région un outil stratégique de résilience, destiné à renforcer la capacité des secteurs socio-économiques face aux risques climatiques récurrents. Ils permettront aux conseils régionaux de mieux planifier le développement de leur territoire, dans une logique de durabilité et de sobriété carbone, a expliqué Oyétoundé Djiwa, chargé du bureau de la FAO au Togo.
@FAOauTogo & @MerfGouvtg ont lancé ce 1⃣1⃣/0⃣8⃣ à #Sokodé, la phase de validation finale des Plans Régionaux d’Adaptation #PRA avec l’appui du @theGCF .
— FAO au Togo (@FAOauTogo) August 13, 2025
Face aux impacts croissants du #ChangementClimatique, chaque région du #Togo?? se dote désormais d’un #PRA.#ODD #SDGs??
1/3 pic.twitter.com/pLhOfTnepE
Élaborés dans le cadre du projet « Renforcement des capacités nationales et régionales pour la gestion efficace des risques climatiques au Togo », financé par le Fonds vert pour le climat (GCF), ces plans visent à faire de chaque région un acteur clé de sa propre résilience. Concrètement, ils doivent permettre aux autorités locales d’anticiper les impacts climatiques majeurs, de protéger les populations vulnérables et préserver les ressources naturelles.
Dans la région Centrale, l’initiative est particulièrement saluée par les autorités locales. « Quand on analyse les actions prioritaires contenues dans le PRA de notre région, on se rend compte qu’elles répondent à des préoccupations spécifiques liées aux effets du changement climatique, dont la mise en œuvre renforcera la résilience des secteurs », a indiqué Souroudé Aboutou, chef de cabinet du Conseil de la région Centrale.
Pour le gouvernement, l’adoption de ces documents s’inscrit dans la continuité des engagements pris par le Togo en matière de protection de l’environnement. Leur mise en œuvre devrait contribuer à atténuer, au niveau régional, les risques et impacts climatiques sur les secteurs socio-économiques les plus vulnérables.
Esaïe Edoh
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Le Togo introduira le vaccin antipaludique R21 dans son dispositif de santé publique à partir du 1er septembre 2025. L’annonce a été faite lors d’une rencontre de sensibilisation organisée le 26 août à Lomé par la division immunisation du ministère de la Santé et de l’Hygiène.
La rencontre a réuni décideurs, parents d’élèves, leaders communautaires, acteurs de l’éducation et professionnels des médias du Grand Lomé. Objectif : assurer la compréhension et l’adhésion des communautés à l’intégration de ce vaccin dans le Programme élargi de vaccination (PEV).
En effet, dès le 1er septembre, les enfants à partir de 5 mois recevront systématiquement le vaccin dans les formations sanitaires. Ainsi, les échanges ont porté sur le calendrier vaccinal, les stratégies de mise en œuvre et le rôle des acteurs dans la mobilisation, alors que des réticences avaient été observées lors des campagnes contre la COVID-19.
« Pour protéger les enfants, le gouvernement a décidé d’introduire le vaccin contre le paludisme à partir du 1er septembre. Ce sont les enfants de 5 mois qui vont en bénéficier dans nos formations sanitaires. Nous exhortons les parents à comprendre que ce vaccin est sûr et efficace pour réduire les cas de paludisme simple et grave chez les enfants », a indiqué Gnassounou-Akpa, chef division immunisation au ministère.
Le protocole prévoit quatre doses. La première à 5 mois, la deuxième à 6 mois, la troisième à 7 mois et la dernière à 15 mois. Cette vaccination s’inscrit dans un ensemble de mesures de prévention déjà en cours, incluant l’utilisation des moustiquaires imprégnées, la chimioprévention saisonnière et le traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes.
Notons que le Togo bénéficie, pour le déploiement de ce vaccin, de l’appui de l’Alliance mondiale pour les vaccins (Gavi). Sa directrice exécutive, Sania Nishtar, avait récemment échangé avec le Président du Conseil Faure Gnassingbé, en marge de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9).
Esaïe Edoh
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Au Togo, une phase additionnelle du 2ᵉ Recensement général des entreprises (RGE-2) s’ouvre ce mercredi 27 août 2025. Elle concerne les zones non couvertes lors de la phase principale et s’étendra jusqu’au 10 septembre prochain, selon un communiqué conjoint des ministères en charge du commerce, de l’administration territoriale, de la planification du développement et de l’économie.
Cette nouvelle étape intervient après la phase initiale qui s’est déroulée du 3 mars au 3 mai dernier. Elle est subdivisée en deux volets. Le premier, programmé du 27 août au 10 septembre, couvre la région Maritime (préfecture de Zio), la région des Plateaux (Moyen-Mono, Haho et Anié) ainsi que la région des Savanes (Cinkassé, Kpendjal, Oti, Oti-Sud, Tandjoaré et Tône). Le second volet, prévu du 27 août au 5 septembre, concerne la région Centrale (Blitta, Sotouboua et Tchaoudjo) et la région de la Kara (Binah, Kéran et Kozah).
Comme lors de la première phase, des agents recenseurs seront déployés pour collecter des informations sur la répartition géographique des entreprises, leur taille et leurs secteurs d’activités. Objectif : mettre à disposition des autorités publiques et investisseurs, des données fiables et actualisées afin d’orienter les politiques et les stratégies d’investissement.
Cette opération bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHASAO). Pour rappel, la première opération réalisée en 2017 avait permis d’identifier 115 880 entreprises sur l’ensemble du territoire.
Esaïe Edoh
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Dans la préfecture de Yoto, nichée entre champs et forêts sacrées, le village de Gojémé s’offre un nouveau visage. Jadis confrontée à l’obscurité et à la précarité énergétique, cette localité vit désormais au rythme d’une innovation qui change le paysage autant que la vie des habitants.
Ceci, grâce au WACA ResIP), financé par la Banque mondiale et porté par le ministère de l’Environnement, qui a doté la localité d’une plateforme solaire multifonctionnelle de 30 kWc, pour un coût global de plus de 105 millions FCFA.
Une mini-centrale au service des villageois
Composée de 50 panneaux photovoltaïques et de batteries lithium-ion, cette mini-centrale ne se contente pas de produire de l’électricité pour alimenter les ménages, les infrastructures sociales et l’éclairage public. Elle permet la mouture du maïs, le décorticage du riz, la râpure du manioc, la recharge des téléphones portables et l’alimentation de la case de santé locale. Résultat : le coût de la mouture du maïs a été revu de moitié, libérant du revenu pour les familles.

« La plateforme multifonctionnelle est un véritable joyau pour la communauté, qui pourra elle-même témoigner de ce qu’elle apporte en termes de satisfaction. », souligne le coordonnateur du projet WACA au Togo, Dr. Adou Rahim Alimi Assimiou.
Au-delà de l’énergie, WACA a financé des activités génératrices de revenus (AGR). Des ménages ont été appuyés pour entreprendre l’élevage de petits ruminants, l’agriculture et l’apiculture. « Ce projet a changé le visage du village. », confie Togbé Lawè Xosé, représentant la communauté locale.

Entre forêt restaurée et avenir durable
L’impact du projet ne s’arrête pas à la lumière. La restauration de la forêt sacrée Godjé-Godjin a permis de reboiser 12 hectares, redonnant vie à des zones dégradées et renforçant la biodiversité. Dans cette même forêt, des ruches produisent désormais du miel, tandis que des groupes de femmes s’adonnent au maraîchage, diversifiant leurs revenus et réduisant la pression sur les ressources naturelles.
La clé de cette transformation réside dans l’appropriation locale. Un comité communautaire, appuyé par l’ANADEB, assure la gestion et la maintenance des équipements. Ce modèle de co-gestion garantit la pérennité des investissements et illustre la philosophie du WACA : la résilience ne se décrète pas, elle se construit avec les populations.
Ceci étant, au-delà des défis de pérennisation de cette ressource, les enjeux dépassent le village : la forêt sacrée Godjé-Godjin, protégée dans le cadre du projet, devient un pôle potentiel d’écotourisme et un levier de biodiversité pour toute la région.
Ayi Renaud Dossavi
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