Togo First

Togo First

Le Togo est en passe d’adhérer à l’initiative panafricaine de la Grande Muraille Verte. L’ambition a été réaffirmée à Lomé, le 28 mai 2025, en marge des travaux de validation du projet régional dans la capitale togolaise.

L’information a été confirmée par Juan Carlos Vasquez, représentant le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), à l’issue d’un entretien avec le ministre de l’Environnement, Foli Bazi Katari. 

« La procédure d’adhésion est presque à terme », a indiqué le diplomate onusien, précisant qu’une réunion ministérielle et un sommet des chefs d’État sont attendus d’ici à fin 2025 pour l’officialisation.

Portée par 20 pays, la Grande Muraille Verte vise à restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées entre le Sénégal et Djibouti. Le Togo, notamment confronté à la désertification et à l’érosion des sols, voit dans cette adhésion un levier d’adaptation climatique et de développement rural durable.

Le PNUE s’est du reste engagé à soutenir le pays d'Afrique de l’ouest, tant financièrement que techniquement, pour structurer un programme national d’activités de restauration.

Au Togo, le ministère de l’Économie et des Finances met en garde contre une campagne frauduleuse diffusée ces derniers jours sur les réseaux sociaux. 

Il s’agit d’une fausse note, datée du 25 mai 2025 et attribuée au ministère, qui annonce le lancement de « sessions d’investissement en ligne » en lien avec un prétendu tableau des niveaux d’investissement.

Dans un communiqué officiel, l’institution publique dément catégoriquement en être à l’origine et dénonce une tentative manifeste d’escroquerie numérique visant à tromper les citoyens. Le ministère rappelle que ses communications passent uniquement par des canaux officiels, notamment les médias publics.

Le ministre de tutelle, Georges Barcola, invite la population à la plus grande vigilance face à ces pratiques malveillantes et prévient que les auteurs s’exposent à des poursuites judiciaires.

La Banque africaine de développement (BAD) va appuyer le Togo pour mobiliser jusqu’à 200 millions d’euros, à travers une garantie partielle. Les deux parties viennent de conclure un accord à cet effet, comme l’indique un communiqué en date du lundi 2 juin 2025.
L’opération permettra au pays de lever ces fonds auprès de prêteurs commerciaux internationaux, dont Legal & General (L&G) et Deutsche Bank.
Ce prêt durable, structuré sur 20 ans, sera alloué à des projets « à fort impact vert et social », tels que l’adaptation au changement climatique, l’agriculture durable, la préservation de la biodiversité, l’accès à l’énergie propre, ou encore la lutte contre la pollution.
« En sécurisant ce prêt durable, nous envoyons un signal fort aux investisseurs sur la solidité de notre gouvernance économique », a déclaré Essowè Georges Barcola, ministre de l’Économie et des Finances.
« Nous sommes honorés d’avoir contribué à cette première opération souveraine du Togo, en partenariat avec L&G, le FAD et Global Sovereign Advisory », a indiqué Maryam Khosrowshahi, directrice chez Deutsche Bank.
De son côté, Solomon Quaynor, Vice-président de la BAD, a salué « une avancée décisive » pour la visibilité du Togo sur les marchés.
La transaction, inédite pour le pays, marque également l’utilisation pionnière de la structure Guarantor-of-Record, une innovation du Fonds africain de développement (FAD) visant à accroître les volumes de financement disponibles pour les pays à faibles revenus.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le processus de renouvellement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a officiellement démarré ce lundi 2 juin 2025 avec l’ouverture par l’Assemblée nationale de la période de dépôt des candidatures, qui s’étendra jusqu’au 13 juin prochain.

Ce renouvellement porte sur cinq membres : trois issus de l’opposition extraparlementaire et deux représentant la société civile. Ainsi, les candidats désignés par les partis politiques non représentés à l’Assemblée et par les organisations de la société civile sont invités à soumettre leurs dossiers au bureau du président de l’Assemblée nationale, conformément à un communiqué officiel publié par l’institution parlementaire.

Cette recomposition intervient en prélude aux prochaines élections municipales, prévues pour le 17 juillet 2025. Elle répond également à une recommandation formulée par les acteurs politiques réunis au sein du Cadre permanent de concertation (CPC), appelant à une redynamisation de la CENI en vue de garantir une meilleure représentativité et la transparence du processus électoral.

Notons que l’actuel bureau de l’institution organisatrice des élections, présidé par Yago Dabré, est en fin de mandat depuis plusieurs mois. Pour les partis de l’opposition, l’intégration de nouveaux membres constitue un préalable à l’organisation d’élections crédibles et apaisées.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Municipales : le CPC suggère de repousser la date limite de dépôt des candidatures

Une délégation togolaise, composée de cadres du ministère du Commerce et d’acteurs du secteur privé, séjourne depuis la semaine dernière à Pékin dans le cadre d’un séminaire international organisé par l’Académie pour les Officiels du Business International (AIBO).

Il s’agit pour ces acteurs de s’inspirer de l’expérience chinoise en matière de commerce électronique transfrontalier, en vue de renforcer l’écosystème numérique togolais.

« Nous devons bâtir une économie digitale inclusive et compétitive », a déclaré Kokou Ananze Oganto, chef de la délégation, saluant le rôle catalyseur des relations sino-togolaises initiées dès 1972 et renforcées lors du sommet FOCAC de 2024.

Le voyage intervient également dans un contexte de rapprochement entre Lomé et Pékin, avec un accent mis sur la structuration des échanges numériques, l’inclusion des PME et l’apprentissage de modèles de marketplaces performants.

En marge des travaux du séminaire, d’autres activités connexes vont marquer le séjour de la délégation togolaise, organisé par l’Ambassade de Chine au Togo en collaboration avec le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale.

Au Togo, le Système des Nations Unies (SNU) va appuyer l’Assemblée nationale dans sa transition digitale. Le projet, encore dans les tuyaux, a fait l’objet d’un entretien la semaine dernière, plus exactement le vendredi 30 mai 2025, entre le président de l’Assemblée nationale, Kodjo Sevon-Tépé Adédzé, et la coordonnatrice résidente du SNU au Togo, Coumba Sow.

Les deux acteurs ont notamment échangé sur la digitalisation des procédures parlementaires, en vue d’améliorer les performances et la transparence de l’institution législative. L’objectif affiché est de fluidifier les processus internes, renforcer l’efficacité législative, et rapprocher l’institution des citoyens.

« La digitalisation permettrait aux députés de gagner en temps et en efficience dans la mise en œuvre régulière de leur travail et de leurs programmes », a affirmé Mme Sow, qui a par ailleurs réaffirmé le soutien opérationnel du PNUD.

La rencontre a également mis en lumière le projet de Parlement des jeunes, porté par le président Adédzé, qui a pour but de stimuler l’engagement citoyen et politique de la jeunesse togolaise.

Cette dynamique a été saluée par le SNU, dans un contexte de refonte institutionnelle, avec l’entrée en vigueur de la Ve République.

Le Togo dresse le bilan de sa stratégie nationale d’application de l’accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), après cinq ans de mise en œuvre. Les membres du comité technique de la Stratégie ZLECAf se sont réunis à cet effet la semaine dernière (du 28 au 30 mai) à Kpalimé, dans le cadre d’un atelier d’évaluation de ladite stratégie pour la période 2019-2024.

Il s’agissait de conduire une évaluation finale complète de la mise en œuvre de la matrice quinquennale d’actions prioritaires contenue dans la stratégie, afin d’éclairer les travaux préparatoires à sa révision, tout en tenant compte des nouveaux développements.

Les travaux ont permis également de faire ressortir les forces et faiblesses de la stratégie nationale dans un contexte de rude concurrence, et de mesurer le niveau d’exécution du programme d’actions prioritaires.

Enfin, les acteurs ont pu non seulement apprécier la cohérence des activités et la synergie du plan d’action sectoriel dans le cadre de la ZLECAf, en y apportant les recommandations nécessaires, mais aussi identifier les contraintes, opportunités et nouveaux enjeux, y compris ceux découlant des protocoles additionnels, des instruments opérationnels et des dynamiques régionales ou mondiales. 

La rencontre était initiée par le ministère chargé du Commerce, avec l’appui de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). 

Pour rappel, adoptée en 2019, la stratégie Zlecaf du Togo cible plusieurs chaînes de valeurs, notamment le secteur agricole, la transformation du phosphate, la production d’huile, ainsi que les services (télécoms, services aux entreprises, services financiers, et tourisme).

Le Togo prévoit de mobiliser 20 milliards FCFA sur le marché des titres publics de l’UMOA, le jeudi 5 mai prochain. Le Trésor public vient de lancer à cet effet une émission de Bons assimilables du Trésor (BAT). 

Selon les détails communiqués par Umoa-titres, les titres seront émis sur la maturité de 182 jours, avec 1000.000 FCFA comme nominal. Ils seront rémunérés à taux multiples.

Les fonds attendus viendront participer au financement budget national pour l’exercice 2025, qui s’équilibre à 2397 milliards FCFA en recettes et dépenses.

Rappelons que depuis le début de l’année, Lomé a mobilisé 209,5 milliards FCFA sur le marché régional, soit environ 63 % de son objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Après la Turquie, l’Égypte sera le pays invité d’honneur de la 4e édition du Festival International d’Histoire d’Aného (FIHA), prévue du 20 au 23 novembre 2025. L’annonce a été faite le samedi dernier à Aného par le comité d’organisation présidé par Alexis Aquereburu, maire de la commune des Lacs 1.

Le pays des pharaons sera représenté par une forte délégation qui présentera sa richesse culturelle, historique et artistique à ce rendez-vous devenu un carrefour de valorisation du patrimoine et de la coopération culturelle. La ville togolaise de Bassar est également attendue en tant que ville invitée d’honneur.

Placée sous le thème « Diversité », cette nouvelle édition entend, selon les organisateurs, poursuivre la tradition d’un festival qui conjugue sciences, arts, culture et économie. Le programme prévoit des colloques scientifiques, des conférences-débats, des panels, mais aussi des manifestations artistiques et festives : concerts, carnaval international, spectacles vivants et prestations locales.

Pour Florent Tiassou, commissaire général du FIHA, « la tradition sera respectée », avec un contenu à la fois intellectuel et populaire, en phase avec les ambitions du festival. Le choix de l’Égypte, berceau d’une civilisation plurimillénaire et symbole de diversité culturelle, ethnique et religieuse, s’inscrit dans cette dynamique, a-t-il indiqué.

D’après l’ambassadeur d’Égypte au Togo, Ahmed Mohamed Eid, son pays répondra à l’invitation avec la participation d’une délégation variée composée de troupes de danse, de chefs cuisiniers, d’entrepreneurs et de cinéastes. « L’Égypte sera chez elle à Aného. Les festivaliers découvriront nos danses, nos saveurs et nos films », a-t-il déclaré.

La ville de Bassar, quant à elle, a été choisie pour sa richesse culturelle et linguistique. Connue pour sa tradition de la forge, de la culture de l’igname et de la danse du feu, elle incarnera l’héritage vivant du Togo dans toute sa diversité.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Le Forum économique Togo-Turquie s’est tenu ce lundi à Aného

Au Togo, Mansoor Hamayun a été nommé conseiller auprès du Président du Conseil, Faure Gnassingbé. L’annonce a été faite ce vendredi 30 mai 2025 à travers un communiqué officiel émanant de la Présidence du conseil.

Fondateur et président de Minexx, une entreprise spécialisée dans la mise en place de chaînes d’approvisionnement durables et transparentes pour les minéraux critiques, le nouveau conseiller apportera son expertise au service des ambitions nationales en matière de développement durable, d’entrepreneuriat et de promotion des partenariats public-privé à l’échelle continentale.

Sa nomination s’appuie sur une trajectoire entrepreneuriale remarquable sur le continent africain. Avant Minexx, Mansoor Hamayun a en effet cofondé BBOXX, une entreprise qui a contribué à électrifier des zones rurales non desservies grâce à des solutions d’énergie renouvelable. A la tête de la super plateforme présente dans une douzaine de pays, il a notamment permis à des millions d’Africains d’avoir accès à l’électricité, impactant ainsi les activités économiques locales.

Reconnu pour sa structuration de partenariats innovants avec des gouvernements africains, en appui à des politiques inclusives, durables et centrées sur les besoins des populations, le nouveau conseiller a levé à ce jour plus de 200 millions de dollars de capitaux de développement, pour financer des projets d’envergure. Sa nomination devrait contribuer significativement à la mise en œuvre des initiatives phares du pays.

Esaïe Edoh

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.