La nouvelle ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a officiellement pris fonction mardi 29 juillet 2025, à la suite de la remise de sa lettre de créance au Président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, à Lomé. Cette accréditation marque le début officiel de sa mission diplomatique dans le pays, dans une dynamique de renforcement de la coopération sino-togolaise.
« Lors du Sommet du FOCAC à Beijing en septembre dernier, le Président Xi Jinping et le Président Faure Gnassingbé ont porté la coopération au niveau de partenariat stratégique global. Les deux parties s’emploient à mettre en œuvre les acquis de ce sommet. En tant que nouvelle ambassadrice de Chine au Togo, je travaillerai sans relâche pour faire avancer ce partenariat et rédiger de nouveaux chapitres de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique », a-t-elle déclaré.
L’excellente qualité des relations d’amitié et de coopération sino-togolaise a été réaffirmée ce mardi 29 juillet 2025 à travers la présentation des lettres de créance au Président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové par la nouvelle ambassadrice de Chine, Wang… pic.twitter.com/LKWwgMLO03
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) July 29, 2025
Dans ce cadre, Wang Min est attendue sur plusieurs axes prioritaires dont le financement et le suivi de projets bilatéraux, la promotion des investissements chinois au Togo, ainsi que le renforcement des échanges culturels et éducatifs. Ce dernier volet inclut notamment l’octroi de bourses d’études aux étudiants togolais.
Pour rappel, lors du dernier sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), la Chine et le Togo ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur partenariat dans des secteurs clés tels que les infrastructures, la santé, l’agriculture, l’éducation, ainsi que les énergies renouvelables.
Esaïe Edoh
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Les Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) élargissent leur offre de formation. L’Agence Education-Développement (AED) a annoncé mardi 29 juillet, l’ouverture de formations de courte durée, certifiantes et qualifiantes, à compter de la rentrée académique 2025-2026.
Les nouvelles formations, qui s’ajoutent à celles déjà existantes (cursus du Baccalauréat Professionnel), visent à donner sur une brève période, des compétences aux jeunes et adultes, désireux d’exercer un métier de leur choix. Concrètement, 14 offres, réparties dans les instituts d’Elavagnon (aquaculture), de Barkoissi (Elevage) et de Lomé (Bâtiment et Énergies renouvelables), sont disponibles, selon le choix et les effectifs, sur des durées comprises entre une semaine et un an.

“Il s’agit d’assurer des formations professionnelles de qualité basées sur la pratique pour permettre aux jeunes et aux adultes d’intégrer les secteurs d’activités de leurs choix en ayant les compétences requises”, a expliqué le directeur de l’agence gouvernementale, Dammipi Noupokou, qui a par ailleurs indiqué que les inscriptions étaient ouvertes en ligne depuis plusieurs jours.
Pour rappel, les IFAD, lancés il y a sept ans par le gouvernement, ont pour objectif d’offrir aux jeunes togolais, une formation plus complète et mieux adaptée aux exigences du marché du travail. Si quatre instituts sont déjà opérationnels à Elavagnon, Lomé et Barkoissi, deux nouveaux centres doivent sortir de terre prochainement à Avétonou et Agomé-Glozou, et un troisième, est envisagé pour le secteur de la logistique. À terme, un total de 10 instituts est prévu.
Octave A. Bruce
L’Université de Lomé (UL) et Beijing Forestry University (BFU), basée en Chine, ont scellé un accord de partenariat culturel, scientifique et pédagogique. La signature du mémorandum d’entente est intervenue en milieu de semaine dernière à Lomé, entre le 1er vice-président de l’UL, Komlan Batawila, et le vice-président de BFU, Guohui Zou.
Les deux institutions entendent renforcer la coopération en matière de formation, de recherche et d’innovation, dans une perspective de développement durable, indique-t-on.
Concrètement, le partenariat prévoit des échanges académiques permettant à deux étudiants par an, issus de chaque université, d’effectuer des séjours d’un semestre ou d’une année dans l’établissement partenaire. Les filières concernées sont notamment l’écologie, la foresterie et les technologies géospatiales.
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Au-delà de la mobilité étudiante, l’accord prévoit le développement de projets de recherche conjoints sur des thématiques telles que la préservation des écosystèmes tropicaux, la lutte contre le changement climatique ou encore la valorisation durable des bioressources.
La coopération s’étendra également au corps enseignant, à travers des échanges de professeurs, le partage de ressources pédagogiques et l’organisation conjointe de séminaires scientifiques. « Ces échanges permettront aux étudiants d’accéder à des technologies de pointe, comme celles développées par la BFU en matière de gestion forestière durable, tandis que nos chercheurs bénéficieront de nouveaux terrains d’étude et de réseaux académiques élargis », a indiqué Joseph Koffi Tsigbé, directeur de la Coopération à l’UL.
Ce nouvel accord s’inscrit dans la dynamique d’ouverture internationale de l’Université de Lomé, en phase avec sa vision 2030, qui met l’accent sur la modernisation pédagogique, l’innovation scientifique et la promotion de la mobilité académique.
Pour rappel, Beijing Forestry University, fondée en 1952, est reconnue comme l’une des meilleures institutions chinoises dans les domaines forestiers et environnementaux.
Esaïe Edoh
A fin juin 2025, la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Industrie et le Commerce (BSIC-Togo) affichait un total bilan de 331 milliards FCFA, sur fond de croissance, selon les informations partagées récemment par son top management. Cela marque une progression notable par rapport aux 207 milliards enregistrés en 2022. Ce bond propulse l’institution à la 6ᵉ place sur les 15 banques commerciales opérant au Togo, contre la 8ᵉ un an plus tôt.
Cette montée en puissance se traduit aussi par une part de marché de 6,7 %, selon son directeur général, Tjima Diabate. « Afin d’adapter nos offres aux besoins de la clientèle, BSIC Togo a mis en place une plateforme digitale pour permettre à ses clients d’effectuer des opérations à distance et en temps réel », a révélé le directeur général, cité par l'ATOP. Pour ce dernier, le dynamisme est réel et se poursuit, pour renforcer les acquis ainsi que la position de la filiale togolaise.
Sur la période, BSIC revendique avoir renforcé ses services numériques pour mieux répondre aux attentes de sa clientèle, composée de particuliers, PME et entreprises. À fin 2024, les ressources clientèle s’élevaient à 161 milliards FCFA et les emplois clientèle à 115 milliards FCFA, correspondant à des parts de marché de 5,1 % et 4,9 %. Son Produit Net Bancaire est passé de 4,7 milliards FCFA en 2020 à 6,5 milliards en 2022, selon les données de la BCEAO.
Le prochain challenge pour cet acteur bancaire sera d’intégrer le top 5, après avoir retrouvé la rentabilité. A noter qu’en 2020, il avait enregistré des pertes. Pour ce faire, le groupe libyen veut affiner ses indicateurs de performance et élargir sa base clientèle dans un environnement bancaire en recomposition.
Ces défis s’annoncent de taille dans un secteur bancaire togolais dominé par des poids lourds comme Ecobank Togo (avec un total des actifs de près de 700 milliards FCFA à fin juin 2025, en hausse de 6 %, et des dépôts atteignant 525,3 milliards FCFA) et Orabank Togo (qui affichait un total bilan de 851 milliards FCFA en 2024).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo s'apprête à lancer un nouveau projet de résilience climatique dans la région Centrale, avec l’appui du PNUD et dans le cadre de la 8e phase du Fonds pour l’environnement mondial (FEM-8).
L’initiative, en cours de formulation, vise à renforcer les écosystèmes naturels, les agroécosystèmes et les communautés rurales, particulièrement vulnérables face aux effets du changement climatique.
Les acteurs publics et communautaires se sont réunis à cet effet la semaine dernière à Sokodé (le 25 juillet), pour amorcer la phase préparatoire du projet. Les travaux étaient axés sur la collecte de données de terrain et l’identification de synergies avec les initiatives locales existantes. Il s’agit ainsi de finaliser la documentation technique d’ici à décembre 2025, en vue d’un démarrage effectif en janvier 2026, sur une période de cinq ans.
« Il est impératif de stopper la dégradation des terres et de restaurer nos écosystèmes pour garantir un développement agricole durable », a souligné le ministre de l’Environnement, Foli-Bazi Katari, en marge de ces travaux.
Pour le fonctionnaire, ce projet s’inscrit dans les ambitions de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, notamment la transformation agricole et la résilience face aux crises climatiques.
Au Togo, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur se dote d’un document de politique publique et de son plan d’actions, deux textes attendus depuis 2023.
C’était à la faveur de travaux tenus à Kpalimé, du 22 au 26 juillet 2025, ayant réuni des acteurs publics, privés et de la société civile, où le département dirigé par le Professeur Robert Dussey a validé ces documents visant à appuyer les ambitions du pays de devenir un acteur régional influent, à l’interface du politique, de l’économique et du culturel.
Dans le détail, les travaux, soutenus financièrement par l’OIM et la coopération allemande (GIZ), ont permis d’enrichir le document à travers une approche participative. Il s’agissait notamment d’améliorer les tableaux budgétaires, d’affiner les indicateurs d’impact, d’intégrer une grille d’analyse des risques, ainsi que de procéder à une harmonisation juridique.
Pour le ministère, l’objectif est de se doter d’un appareil diplomatique robuste, capable de mieux promouvoir les intérêts, notamment économiques, du Togo à l’international, tout en assurant une coordination efficace des initiatives menées par les postes diplomatiques, les diasporas et les partenaires.
Le Secrétaire général du ministère, Ousmane Salifou, a salué une étape « décisive » dans la transformation du département.
La prochaine phase attendue est l’adoption officielle et la vulgarisation du document final, avant déploiement.
Ayi Renaud Dossavi
En 2023, le Togo a exporté pour plus de 433 milliards FCFA de biens vers ses voisins de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), selon les données de la BCEAO.
La performance est portée par des flux notables vers le Burkina Faso (100 Mds FCFA), le Bénin (98,3 Mds) et le Mali (94,8 Mds), qui représentent ensemble plus de 66 % des exportations régionales du pays.

Importations
Dans le même temps, les importations en provenance des six autres États de l’Union se sont élevées à 207,2 milliards FCFA, soit près de la moitié des volumes exportés, dégageant ainsi une balance commerciale excédentaire de plus de 226 milliards FCFA pour Lomé dans ses échanges intra-UEMOA.
Ce différentiel s’explique en partie par le rôle du Togo comme centre logistique et portuaire, et point d’entrée de produits d’importation pour ses voisins de l’hinterland (en particulier les pays du Sahel : Burkina Faso, Niger et Mali, formant l’actuel AES), avec des produits reconditionnés ou en transit à destination de l’hinterland sahélien.
À titre d’exemple, les exportations vers le Niger (38,4 Mds) et le Burkina (100 Mds) illustrent cette fonction de redistribution via le Port autonome de Lomé.
Ainsi, la Côte d’Ivoire, pourtant première économie de l’Union, arrive loin derrière avec 64,5 milliards FCFA d’exportations togolaises à destination d’Abidjan, et 60,3 milliards FCFA d’importations dans l’autre sens, ce qui illustre une relative parité des échanges.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’Institut national de formation agricole (INFA) de Tové projette d’élargir ses offres pédagogiques à travers l’introduction de cours en ligne. L’annonce a été faite récemment par le directeur général de l’institution, Bitang Bamazi, qui a évoqué l’examen de cette option dans le cadre de la stratégie de repositionnement de l’établissement.
Cette démarche vise à ouvrir l’école au-delà de ses frontières traditionnelles, afin de renforcer sa visibilité à l’international. « Il faut que l'INFA de Tové puisse davantage rayonner dans le monde en déployant ses prestations en ligne, pour que de très loin, tous ceux qui s’y intéressent puissent aussi en bénéficier », a déclaré le responsable.
Outre la digitalisation, l’institut prévoit de développer des offres de formation à l’intention des professionnels du secteur agricole. L’ambition est d’adapter les cursus aux besoins du terrain, en lien avec les évolutions du secteur.
Dans cette logique, l’INFA de Tové entend proposer une formation structurée en trois cycles, accessible dès le niveau BEPC, avec une durée de trois ans. Ces formations couvriront plusieurs filières : production végétale, élevage, agriculture, entre autres. Elles seront sanctionnées par un diplôme de Brevet professionnel (BP).
La nouvelle dynamique s’inscrit dans le cadre de la réorganisation de l’institut, en lien avec les orientations actuelles de la politique agricole nationale. L’objectif affiché est également de former des techniciens qualifiés, aptes à poursuivre leur cursus dans les établissements d’enseignement supérieur spécialisés pour une formation continue.
Esaïe Edoh
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La Région Grand Est (France) et le Conseil régional de la Centrale (Togo) entendent dynamiser leur coopération à travers un nouveau partenariat décentralisé. Une rencontre préparatoire s’est tenue à cet effet à Sokodé à la mi-juillet, entre les responsables des deux structures.
Ce partenariat, en cours d’élaboration, ambitionne de répondre aux priorités de développement des deux régions. Il devrait porter sur plusieurs axes notamment l’environnement, l'agriculture, la formation technique et technologique, la jeunesse et l'industrialisation de la région togolaise.
Une convention-cadre devrait formaliser cette collaboration. Elle intégrera notamment des volets liés au développement économique, à l’appui aux PME agro-industrielles, à la formation professionnelle, à la santé communautaire, ainsi qu’aux infrastructures durables. Des projets dans les domaines de l’énergie solaire, de la gestion des déchets, des échanges culturels et de la promotion du tourisme équitable sont également envisagés.
Selon l’Agence togolaise de presse (ATOP), la signature de cette convention est attendue d’ici à la fin de l’année 2025. Pour le président du Conseil régional de la Centrale, Omar Agbangba, ce cadre permettra aux deux parties de s’accorder sur les projets prioritaires.
Pour rappel, la Région Grand Est entretient une coopération décentralisée avec la région Centrale depuis 1987, axée sur le développement durable. Elle est représentée localement par la Délégation GESCOD (Grand Est Solidarités et Coopérations pour le Développement), chargée du suivi des actions sur le terrain.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le programme Tech Immersion Plus, lancé en novembre 2024 par l’Agence Togo Digital (ATD), a bouclé sa tournée nationale le vendredi 25 juillet 2025 à Lomé, après avoir sillonné les six régions du pays et formé 180 très petites et moyennes entreprises (TPME).
« L’objectif était de doter les TPME de compétences numériques concrètes pour renforcer leur compétitivité », explique Vivien Banlé Nagbal, responsable du programme Tech Immersion Plus.
De Tsévié à Dapaong, en passant par Vogan, les modules ont abordé la sécurité numérique, la gestion financière, le marketing digital ou encore l’analyse des données, avec l’appui de la coopération allemande GIZ, via son projet ProDigiT.
Parmi les bénéficiaires, Farid Akaya, médecin et entrepreneur dans le Grand Lomé, témoigne : « J’ai non seulement appris à valoriser ma présence en ligne, mais aussi et surtout à repenser mon modèle économique à l’ère digitale », en mettant notamment en avant des compétences comme l’analyse de données. Et d’ajouter : « Digitaliser mon activité, pour moi, est très important. Cela me permettra d’optimiser, mais aussi d’automatiser et de synthétiser toutes les données que j’ai à recueillir dans l’exercice quotidien de mon travail. »
Edem Fiadjoe, formateur au sein du dispositif, insiste sur l’importance du pragmatisme dans l’approche pédagogique, en particulier en ce qui concerne les entrepreneurs loin des centres urbains comme Lomé et Kara : « Nous avons adapté les contenus aux profils des bénéficiaires, souvent éloignés des outils numériques, avec un accent fort sur l’appropriation terrain. »
Le programme ne s’arrête pas à la formation. Une phase de suivi post-formation est en cours pour mesurer l’impact, identifier les obstacles et envisager des renforcements ciblés, selon les responsables. L’ambition est de créer un effet domino dans l’écosystème entrepreneurial local.
« Ce ne sont pas juste quatre jours de formation et puis on les abandonne. Après la formation, il y a un suivi, un rapprochement, un accompagnement spécifique à ces entrepreneurs », ajoute le chargé de programme, Vivien Banlé Nagbal.
Pour rappel, l’initiative, sous la houlette du Ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale (MENTD), est également le fruit d’une collaboration avec la CCI-Togo (Chambre de commerce et d’industrie du Togo).
Ayi Renaud Dossavi
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