Au Togo, des mesures sont en cours de préparation pour combattre la concurrence déloyale dans les secteurs agricole et agro-industriel. Cette annonce a été faite par Georges Barcola, ministre de l’Économie et des Finances, lors d’une rencontre récente du Cadre de concertation entre l’État et le secteur privé qui s’est tenue le mardi 19 novembre 2024, sous la présidence de la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé.

Les initiatives envisagées visent à renforcer les efforts déjà déployés par le gouvernement pour soutenir les acteurs économiques de ces secteurs stratégiques. Bien que les détails précis des nouvelles mesures n’aient pas encore été dévoilés, elles ambitionnent de réduire les barrières qui freinent le développement des activités agricoles et agro-industrielles.
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Pour les opérateurs, les importations, en particulier, représentent un défi de taille car elles entravent leur compétitivité sur le marché national. Par ailleurs, le phénomène des importations frauduleuses a été souligné comme une menace sérieuse pour le secteur privé, nuisant à la croissance des entreprises locales.
Ravie d’avoir présidé le Conseil de concertation État-secteur privé, axé sur le thème “Une agriculture productive et compétitive au service de l’industrie”.
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) November 20, 2024
Tout en faisant le bilan des avancées, nous avons échangé sur les moyens de renforcer davantage notre souveraineté… pic.twitter.com/rFNin2XIBD
Parmi les solutions déjà mises en œuvre, on note l’introduction de systèmes de traçabilité au Port de Lomé. Ce dispositif permet d’identifier rapidement les produits importés et d’assurer une meilleure transparence dans les échanges commerciaux.
Toujours dans la dynamique de l’amélioration continue du secteur privé, la Cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé a annoncé des projets en cours, notamment la création d’une unité de production d’engrais phosphatés, dont les études sont en cours, pour répondre à la demande croissante en intrants agricoles.
Esaïe Edoh
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Le Togo poursuit ses efforts pour maximiser les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), notamment à travers le commerce numérique. Depuis le mardi 19 novembre 2024, une concertation organisée par le ministère du Commerce réunit à Lomé des opérateurs économiques autour des approches et dispositions liées au protocole sur le commerce numérique en Afrique.
Pendant deux jours, les participants examinent le projet d’annexes au protocole, avec pour objectif d’apporter leurs contributions et d’élaborer des stratégies pour exploiter pleinement son potentiel. En effet, pour le Togo, le commerce numérique constitue une opportunité unique, particulièrement pour les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME).

Selon le ministère du Commerce, le secteur numérique offre des perspectives sans précédent, telles qu’un accès direct aux marchés internationaux, de nouveaux débouchés et une valorisation accrue grâce aux technologies de l’information et de la communication. De fait, il est indispensable pour les opérateurs économiques togolais de se positionner activement afin de tirer profit de cette dynamique en pleine expansion.
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D’après Koffi Vinyo Mensah, directeur de cabinet au ministère du Commerce, cet instrument constitue un levier majeur pour faciliter les échanges transfrontaliers et renforcer la coopération entre les économies africaines. Dans cette optique, les autorités multiplient les initiatives pour sensibiliser les acteurs économiques nationaux aux enjeux et avantages du commerce numérique.
Notons que le protocole sur le commerce électronique de la Zlecaf, adopté lors de la 37è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine en février 2024 à Addis-Abeba, vise à éliminer les barrières au commerce numérique entre les États membres. Ce document établit des règles claires, transparentes et prévisibles pour encadrer les échanges numériques, tout en offrant un cadre de négociation sur les questions de taxation et de droits de douane applicables aux transmissions et produits électroniques.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Chef d’État Faure Essozimna Gnassingbé a reçu le 19 novembre 2024, Coumba Sow, la nouvelle Coordinatrice du Système des Nations Unies (SNU). La rencontre a permis de discuter des priorités de développement du pays, notamment des projets inscrits dans la Feuille de route gouvernementale.
« Le Togo est un pays très important pour le SNU, et nous renforçons les programmes existants pour augmenter nos performances et notre efficacité », a déclaré Coumba Sow à l’issue de l’audience, exprimant son intérêt à collaborer avec le gouvernement togolais.
La représentante a également réaffirmé l'engagement des Nations Unies à accompagner les populations togolaises dans leur développement socio-économique.
Elle pilote ainsi une constellation d’acteurs onusiens, représentant en tout treize agences, fonds et programmes spécialisés, résidents et non-résidents, actifs dans divers secteurs stratégiques, qui coopèrent avec le gouvernement.
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Au Togo, une enquête a révélé que 68 % des réserves administratives de l’État dans le Grand Lomé sont occupées illégalement. Cette opération, lancée le 23 septembre 2024, a couvert les 13 communes du District autonome du Grand Lomé (DAGL) et permis de recenser les domaines publics en vue de leur sécurisation.
D’après les résultats, rendus publics dans un communiqué conjoint des ministères de l’Administration territoriale, de l’Économie et des Finances, ainsi que de l’Urbanisme, cette occupation illégale des domaines publics freine la mise en œuvre de projets d’intérêt général. En effet, les terrains concernés auraient dû être destinés à des infrastructures publiques, telles que des marchés, des écoles, des hôpitaux ou encore des complexes sportifs.
Face à cette problématique, le gouvernement a accordé aux occupants un délai de 12 mois pour libérer les parcelles concernées, sous peine de mesures coercitives.
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Dans le communiqué, le gouvernement rappelle que les biens appartenant au domaine public de l’État sont strictement réservés aux besoins du service public. Il exhorte de fait, la population à faire preuve de vigilance lors de l’acquisition de terrains, en vérifiant systématiquement auprès des autorités compétentes si les parcelles concernées ne font pas partie des réserves administratives.
L’initiative s’inscrit dans un contexte de pression croissante sur le foncier urbain, accentuée par une urbanisation rapide dans la capitale et ses environs. En recensant les réserves administratives, l’objectif est de clarifier les limites du domaine public et de freiner la spéculation foncière qui complique la planification urbaine.
L’opération de recensement vise également à instaurer un cadre plus rigoureux pour l’exploitation des terres publiques. En mettant fin aux pratiques d’occupation illégale, le gouvernement aspire à garantir une gestion équitable et durable des terrains publics, indique-t-on.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les transactions monétiques, qui regroupent les échanges financiers réalisés via des outils électroniques, ont atteint une valeur globale de 711 milliards de FCFA en 2023, pour un volume de 7,95 millions d’opérations. C’est ce qu’indique un récent rapport de la BCEAO dénommé: “ Tableau de bord de la monétique régionale dans l’uemoa à fin 2023 ”, publié en août 2024.
Dans le détail, les opérations de retrait sont de loin les plus importantes, atteignant 632 milliards de FCFA, soit 88 % des volumes échangés. Ces transactions sont réalisées via des distributeurs automatiques de billets (DAB) ou d’autres moyens électroniques permettant de retirer de l'argent liquide. A titre de comparaison, les transactions par cartes bancaires étaient d'environ 570 milliards FCFA cinq ans plus tôt, en 2018.
Ensuite, les transactions de paiement (effectuées par cartes bancaires, portefeuilles électroniques ou plateformes de paiement) représentent 10,9 % des échanges, pour un volume de 78 milliards de FCFA.
Enfin, les transactions de cash advance, correspondant aux avances de fonds obtenues via les cartes bancaires, représentent la plus faible proportion, avec seulement 362 millions de FCFA cette année, soit moins de 1 % des volumes sur l’année.
Avec près de 430 000 cartes (428 233) en circulation, le Togo représentait 5,35 % des cartes de l’ensemble de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la ville de Sokodé, située à environ 350 km au nord de Lomé, se prépare à accueillir du 8 au 10 janvier 2025 la 2ᵉ édition du Festival international du cheval. Cet événement qui mettra à l’honneur la riche tradition équestre de la préfecture de Tchaoudjo, réunira près de 500 cavaliers venus du Togo et des pays voisins, d’après l’équipe d’organisation qui était face à la presse en fin de semaine dernière.
Plusieurs activités phares vont rythmer ces trois jours de célébration de la tradition équestre. Une soirée équestre et une course de chevaux figureront parmi les temps forts. Également, une compétition verra s’affronter des cavaliers de divers horizons, avec des prix réservés aux cinq meilleurs participants.
Pour Ouro-Adoï Farrida, promotrice du festival, cet événement constitue une opportunité de valoriser un pan essentiel de l’identité culturelle de la région centrale du Togo. « La préfecture de Tchaoudjo est historiquement reconnue comme un lieu de cavaliers, et il est essentiel de soutenir les acteurs de cette tradition », a-t-elle déclaré.
#FESTICS_2025
— Ouro-Adoï Farrida (@AdoOuro) November 18, 2024
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Dans cette optique, le festival ne se limite pas à des démonstrations de chevaux. Une conférence publique sur "l’avenir du cavalier" est annoncée avec la participation des cavaliers locaux et étrangers, ainsi que des chercheurs et des experts. Cet espace de réflexion permettra d’aborder les défis liés à la préservation et à la transmission de la culture équestre, dans un contexte où la modernité tend parfois à éclipser les pratiques ancestrales.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Haute Autorité de la Qualité de l'Environnement (HAUQE) a ouvert ce mardi 19 novembre, un atelier de formation pour 20 experts nationaux, visant à renforcer les compétences locales sur les normes de qualité des produits agroalimentaires.
Les travaux, qui se tiennent sur quatre jours, visent à fournir aux participants les outils nécessaires pour accompagner les industries togolaises dans l’atteinte des standards internationaux de qualité.
« Cette formation sur la certification vise à garantir la qualité des produits made in Togo. Avec l’opérationnalisation de l'infrastructure nationale de la qualité, notre pays doit impérativement certifier un certain nombre de produits, en particulier dans le secteur agroalimentaire. », selon Lare Arzouma Botre, président de la HAUQE.
À travers cette formation, les experts apprendront à appliquer des normes internationales telles que le système HACCP, qui permet d’identifier et de prévenir les dangers potentiels sur la chaîne de production.
Nabila Okoulou-Kantchati, consultante qualité, a ajouté que les pays européens, ceux de la CEDEAO, ainsi que les États-Unis, exigaient de plus en plus des preuves de la qualité des produits. A cet égard, la certification devient un levier clé pour l’internationalisation des produits agroalimentaires du Togo.
Ces travaux se tiennent seulement quelques jours après le lancement par la HAUQE de programmes de certification pour 31 produits alimentaires made-in-Togo.
Les ministres en charge des transports des pays membres de la CEDEAO, réunis à Lomé du 5 au 8 novembre dernier, ont adopté une feuille de route ambitieuse visant à réduire significativement les prix des billets d’avion dans la région. Ce plan sera présenté aux Chefs d’État de la CEDEAO en décembre pour validation et devrait être applicable dès janvier 2026.
Cette feuille de route repose sur plusieurs actions notamment la suppression de taxes jugées non conformes aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et la réduction de 25 % des redevances liées aux passagers et à la sécurité. Elle constitue une réponse concertée aux défis que pose le coût élevé des voyages aériens en Afrique de l’Ouest, souligne-t-on.

En effet, les ministres ont relevé que les taxes et frais divers représentaient à eux seuls, près de 50 % du coût total des billets d’avion dans la région. Une telle proportion pèse lourdement sur les voyageurs et freine la compétitivité des compagnies aériennes locales. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), les taxes et redevances aéroportuaires en Afrique de l’Ouest peuvent dépasser 100 dollars par passager, alors que la moyenne mondiale s’élevait à seulement 40 dollars en 2023.
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Ainsi, la mise en œuvre de ces réformes devrait non seulement alléger le fardeau financier des voyageurs, mais aussi dynamiser l’ensemble du secteur aérien, d’après les officiels de l’organisation sous régionale. Ceux-ci soutiennent d’ailleurs que les ajustements envisagés garantiront une rationalisation des coûts sans compromettre les protocoles de sécurité, qui resteront alignés sur les standards internationaux.
Le calendrier proposé pour la mise en œuvre des réductions inclut une phase de transition couvrant l’année 2025, durant laquelle les États membres devront entreprendre les réformes législatives et budgétaires nécessaires. Cette période préparatoire vise à assurer une application harmonieuse et cohérente du plan dans l’ensemble des pays concernés.
Par ailleurs, la CEDEAO prévoit de s’appuyer sur des partenaires internationaux pour mobiliser les ressources requises et accompagner les projets nationaux. À cet effet, un Comité de Surveillance régional sera mis en place pour garantir le respect des engagements pris, et des initiatives telles que la création d’une société régionale de leasing d’avions et d’un centre régional de maintenance, seront également lancées.
Ces réformes devraient également s’aligner sur des projets continentaux comme la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et le Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), qui prévoient de renforcer l’interconnexion entre les différentes régions d’Afrique.
Esaïe Edoh
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Le Togo va réviser sa Stratégie et son Plan d'Action National pour la Biodiversité (SPAN-B). Des acteurs locaux ont ouvert récemment à Lomé, un atelier de validation, organisé par le ministère de l’Environnement, visant à aligner le pays sur les normes mondiales en matière de biodiversité, notamment à travers l'intégration des 23 cibles définies dans le cadre mondial pour la biodiversité.
Jonas Komi Ante, chargé du projet de révision, a souligné que les priorités incluaient la préservation et la restauration des écosystèmes, l’utilisation durable des ressources et le financement des initiatives de biodiversité. Dans cette logique, le pays met l’accent sur la mobilisation des communautés locales et du secteur privé, insistant sur l’implication collective, car l'État seul ne peut réussir à conserver la biodiversité.
Le projet révisé, qui comporte cinq objectifs et vingt-cinq cibles, se distingue par son approche multisectorielle, prenant en compte les contributions des acteurs privés, des jeunes et des femmes. Les autorités locales jouent également un rôle essentiel dans l’implémentation de cette stratégie.
Cependant, bien que le Togo reste engagé à respecter ses engagements, il doit encore surmonter plusieurs défis. Selon un haut responsable du ministère en charge des Ressources forestières, l'évaluation de 2020 montre que les résultats en matière de réalisation des objectifs nationaux sont inégaux, avec seulement 65 % des efforts consacrés à la sensibilisation ayant été atteints.
Le Rwanda a un nouveau représentant au Togo, en la personne de Rosemary Mbabazi. Cette dernière a officiellement présenté, hier lundi 18 novembre 2024, ses lettres de créance en tant que Haut-Commissaire du Rwanda au Togo devant le ministre togolais des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey. Les deux diplomates ont également discuté des axes de coopération bilatérale entre les deux pays.
Today in Lomé, HC @RMbabazi presented copies of her credentials as Rwanda's High Commissiner to Togo to H.E Prof. Robert Dussey (@rdussey), Minister of @Maeirte_Togo. They exchanged on areas of mutual interest for deeper bilateral and multilateral cooperation between ??&?? pic.twitter.com/f3Hip72z2v
— Rwanda in Ghana (@RwandainGhana) November 18, 2024
Politique et femme d'affaires, Rosemary Mbabazi a précédemment occupé le poste de ministre de la Jeunesse de son pays. Son mandat couvre d’autres pays de la sous-région, à savoir le Ghana, le Bénin, la Côte d'Ivoire, la Sierra Leone et le Liberia.
Du reste, le Togo et le Rwanda maintiennent des relations diplomatiques suivies depuis plusieurs années. Présent à Kigali en août dernier pour l'investiture de son homologue Paul Kagame, le chef d'État togolais Faure Gnassingbé a notamment échangé avec ce dernier sur la diversification de leur partenariat bilatéral, ainsi que sur les échanges au plan continental, en particulier dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).