Togo First

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La filiale togolaise du groupe Bank of Africa (BOA Togo) et la Fondation Agir Ensemble pour l'Afrique (AEA) ont conclu récemment, un accord visant à soutenir l'entrepreneuriat féminin. A travers ce partenariat qui s'inscrit dans le cadre du programme « Le Bond Féminin », des outils de financement seront développés au profit des entrepreneures togolaises.

Dans son premier volet, l’accord prévoit des formations axées sur le développement de compétences dans divers secteurs d'activité. Ensuite, un dispositif de mentorat permettant aux bénéficiaires de bénéficier d'un accompagnement personnalisé par des experts et professionnels sera mis en place. Enfin, un accès aux financements facilité par BOA Togo, qui s'engage à mettre en œuvre son expertise financière pour favoriser l'obtention de crédits par les entrepreneures retenues.

Une enveloppe de 50 millions FCFA a été déployée pour financer les petites et moyennes entreprises. Cette initiative vise à créer des conditions favorables à l'épanouissement des femmes, dans un écosystème économique en mutation. 

Ce partenariat est en lien avec les engagements pris par la banque en faveur de l'autonomisation des femmes et du développement d'une économie inclusive, indique-t-on. En 2023, BOA Togo avait déjà signé deux conventions de financement d'un montant total de 1,5 milliard FCFA avec l'Association des Femmes Chefs d'Entreprises du Togo (AFCET) et le groupe LIM IMPACT.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la 4ᵉ édition de la Semaine de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ETFP) se tiendra du 21 au 28 février 2025.

Placée sous le thème : « La formation en alternance, un modèle gagnant pour les entreprises et l’employabilité des jeunes », cette édition, à l’instar des précédentes, vise à renforcer l’adéquation entre la formation et le marché du travail.

L’annonce a été faite par Isaac Tchiakpé, ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, lors d’une conférence de presse le 30 janvier 2025. Selon lui, la réussite de cette édition dépendra de l’implication des entreprises, des établissements de formation et des institutions publiques.

L’événement, qui se déroulera entre Kara et Lomé, comprendra des conférences, des tables rondes, des expositions, des concours de talents et des visites d’entreprises. L’objectif est de sensibiliser les jeunes aux opportunités de formation et aux métiers d’avenir.

Depuis son lancement en 2022, cette initiative a contribué à améliorer l’image de la formation professionnelle et à susciter un engouement croissant pour les métiers techniques.

La Semaine s’inscrit notamment dans le cadre des grandes orientations du Plan Sectoriel de l’Éducation 2020-2030, ainsi que dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Au Togo, 303 entreprises affichent un chiffre d’affaires annuel supérieur à 1,7 million de dollars (1 milliard FCFA), selon un rapport de l’IFC publié en 2023.

Ces entreprises opèrent dans des secteurs stratégiques tels que la banque, l’assurance, l’industrie, la logistique, les télécommunications et la distribution pétrolière. Parmi elles, 66 sont membres de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET). On y retrouve notamment Ecobank, Orabank, NSIA (banques), SUNU Assurances (assurance), CIMTOGO, Brasserie BB Lomé (industrie), Africa Global Logistics (logistique), Togocom et Moov Africa (télécoms), ainsi que TotalEnergies et Vivo Energy (distribution de carburant).

La capitale togolaise, Lomé, concentre plus de 60 % des entreprises et 71 % des emplois formels, notamment grâce à la présence du Port Autonome de Lomé (PAL), seul port en eau profonde de la sous-région, qui joue un rôle central dans les échanges commerciaux avec les pays voisins. L’environnement financier et les infrastructures modernes expliquent également l’implantation des sièges sociaux des grandes entreprises dans la ville.

Face à cette concentration, les autorités togolaises misent sur le développement de nouveaux pôles économiques en dehors de la capitale. Des agropoles à Kara, Oti et Haut-Mono sont en cours de développement pour renforcer la filière agricole et agro-industrielle. 

Investissements et financement du secteur privé

Le secteur privé togolais bénéficie d’un environnement de plus en plus favorable aux investissements. Les investissements privés représentaient en moyenne 14 % du PIB entre 2012 et 2019, et ont progressé à plus 20% depuis 2022 tandis que les investissements directs étrangers (IDE) atteignent 2,5 % du PIB ces dernières années. Le crédit au secteur privé a progressé de 4,5 % en 2023, pour s’établir à 1 738 milliards FCFA, selon les données officielles.

Une intégration progressive des PME

Si les grandes entreprises dominent l’économie, les PME et TPME, qui constituent 96,9 % des entreprises, peinent encore à s’imposer dans l’économie formelle. 85,5 % d’entre elles évoluent encore dans l’informel, ce qui limite leur accès aux financements et aux marchés publics. Plusieurs initiatives ont été mises en place pour faciliter leur intégration, notamment des incitations fiscales. Lomé a lancé récemment une charte des PME. Cette charte, approuvée en 2021, classe les entreprises en quatre catégories distinctes en fonction de leur chiffre d'affaires annuel, allant de 5 millions à 1 milliard de FCFA

Le Togo va boucler une nouvelle opération sur le marché des titres publics de l'Union monétaire ouest-africaine, le vendredi 7 février prochain. Dans cette dynamique, le Trésor public du pays côtier a lancé une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT) afin de mobiliser 25 milliards FCFA.

Ces fonds seront levés à travers des bons d'une valeur nominale de 1 million de francs CFA, sur une maturité de trois mois et assortis de taux d'intérêt multiples. L'objectif de cette levée de fonds est d'assurer le financement du budget 2025, qui s'établit à 2 397 milliards FCFA.

Pour le compte de cette année, le Togo prévoit de mobiliser au total 332 milliards FCFA sur le marché financier régional. Depuis janvier, le pays a déjà réussi à lever 44 milliards FCFA grâce à ses deux premières opérations de l'exercice 2025. Cette mobilisation correspond à une réalisation de 13% rapportée à l’objectif du pays.

Esaïe Edoh

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Depuis 2021, le Partenariat pour les réformes, conclu entre le Togo et l’Allemagne, a permis de mobiliser 294,3 millions d’euros (193 milliards FCFA) pour des réformes structurelles et des investissements ciblés dans le pays ouest africain. Ce programme, inscrit dans le cadre de l’initiative Compact With Africa du G20, a mis l’accent sur l’amélioration du climat des affaires et des investissements (notamment à travers une offre renforcée de formation professionnelle), le soutien à la transformation agro-industrielle et le développement des chaînes de valeur agricoles, et la décentralisation et le développement des territoires.

L’information a été partagée avec le public en marge des consultations intergouvernementales sur la coopération au développement, tenues du 27 au 30 janvier 2025 à Lomé. Ces travaux viennent en prélude des négociations bilatérales prévues pour le dernier trimestre 2025 à Berlin.

Un engagement financier durable jusqu’en 2027

En 2024, l’Allemagne a accordé 15 millions d’euros (9,8 milliards FCFA) pour des investissements dans la fibre optique et la digitalisation des mairies, ainsi que 11 millions d’euros (7,2 milliards FCFA) pour le renforcement de la résilience dans le nord du pays, notamment via le financement des cantines scolaires.

Au-delà du bilan des projets en cours, la rencontre a permis de définir les priorités stratégiques des prochaines années. 

Ainsi, au total, 530,91 millions d’euros (347,75 milliards FCFA) sont engagés dans les projets en cours jusqu’en 2027. Ce niveau de mobilisation positionne l’Allemagne comme un partenaire bilatéral de premier plan en matière de développement au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo lance son nouveau Programme d’Investissement Public (PIP) pour la période 2026-2028. L’initiative, officiellement enclenchée le 30 janvier 2025 à Lomé, vise à optimiser l’efficacité des investissements publics et à aligner les projets stratégiques sur la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et les objectifs de développement durable.

L’événement a réuni des Conseillers du Président de la République, des Directeurs de Cabinet et Secrétaires Généraux des ministères, ainsi que des acteurs du secteur public et financier. Lors de son intervention, Edjéou Essohanam, Directeur de Cabinet du Ministère de la Planification du Développement et de la Coopération, a mis en avant les réformes profondes du système de programmation et de gestion des investissements publics.

Ces réformes reposent sur des critères stricts de sélection et de hiérarchisation des projets pour garantir leur pertinence et leur adéquation avec les contraintes budgétaires. Dans un contexte mondial marqué par des crises économiques et des défis budgétaires, l’État ambitionne de rationaliser les dépenses publiques tout en maximisant leur impact.

Un dispositif de suivi renforcé

Le PIP 2026-2028 repose sur un processus de collecte, d’évaluation et de validation rigoureux, indique-t-on. Ainsi, les ministères et institutions publiques devront soumettre d’ici au 10 février 2025, des rapports de faisabilité, des fiches projets détaillées et des conventions de financement.

Un cadre budgétaire sous surveillance

Avec son engagement envers le Fonds Monétaire International (FMI) pour le respect du déficit budgétaire de 3 % du PIB, le Togo entend prioriser les actions à fort impact sur les populations.

Notons que pour la loi de finances 2025, l’État prévoit de consacrer quelque 540 milliards FCFA aux projets d’investissements.

Le processus d’élaboration du PIP 2026-2028 s’étalera jusqu’en mars 2025.

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L’intégration économique en Afrique, condition essentielle à la construction d’un marché commun, ne saurait suffire à elle seule pour résoudre les problèmes structurels du continent. C’est la conviction du président togolais Faure Gnassingbé, lors de la troisième édition des Dialogues sur la prospérité en Afrique (APD 2025), le 1er février 2025 à Accra, au Ghana. 

Désigné champion du Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA) en 2018, le Dirigeant togolais a développé une approche articulée autour de trois axes majeurs, visant à renforcer la résilience économique du continent et à préserver son indépendance stratégique.

Le chef de l’Etat togolais estime que l’intégration régionale doit être perçue comme un levier permettant non seulement de réduire la dépendance aux chocs extérieurs, mais aussi de bâtir un écosystème économique souverain. Pour lui, la mise en place d’un marché commun ne peut se limiter à la libéralisation des échanges. Elle doit s’accompagner d’un modèle équilibré, garantissant une répartition équitable des bénéfices entre les différents acteurs économiques et tenant compte des disparités structurelles entre les pays africains. 

Selon Faure Gnassingbé, les inégalités économiques et géographiques présentes sur le continent doivent être intégrées aux stratégies de développement régional. « L’intégration économique ne va pas résoudre d’elle-même, les problèmes structurels en Afrique, comme les inégalités économiques ou les disparités géographiques », a relevé le président. 

Cette deuxième approche doit s'inscrire dans une démarche pragmatique, tenant compte des asymétries existantes et mettant en place des mécanismes de compensation pour les économies les plus vulnérables. « L’idée n’est pas seulement de libéraliser le commerce, mais de bâtir un écosystème économique souverain », a déclaré le dirigeant togolais.

Enfin, la réduction des inégalités passe nécessairement par un renforcement des infrastructures. Routes, ports, réseaux ferroviaires et infrastructures numériques constituent, selon le président togolais, les piliers d’une intégration économique efficace. Il plaide pour des investissements massifs dans des infrastructures transfrontalières, essentielles pour relier les hubs économiques aux zones enclavées, notamment les régions rurales. Il s’agit, pour lui, d’une condition nécessaire à la mobilité des biens, des services et des capitaux sur l’ensemble du continent.

Faure Gnassingbé insiste sur la nécessité de mobiliser des financements pour moderniser et interconnecter ces infrastructures. Il prône la création de corridors économiques reliant les pôles industriels et agricoles, ainsi que la mise en place de guichets uniques pour simplifier les formalités douanières. Dans ce contexte, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) apparaît comme un cadre idéal pour coordonner ces initiatives et renforcer la cohésion économique du continent. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, un projet visant à améliorer l’employabilité des personnes vulnérables dans les régions de la Kara et des Savanes a été lancé à Kara, le mercredi 29 janvier 2025. Soutenu par la République fédérale d’Allemagne à travers la GIZ, il est baptisé « Pro Emploi Plus », et sera mis en œuvre par Handicap International (HI), en partenariat avec la Fédération togolaise des personnes handicapées (FETAPH).

L’initiative entend accompagner les actions gouvernementales en faveur de l’insertion professionnelle des populations les plus fragiles. Son objectif principal est de faciliter l’accès à l’emploi en levant certains critères de discrimination, notamment liés à l’âge, au genre et au handicap. 

Elle vise également à créer des opportunités économiques pérennes en dotant les bénéficiaires de compétences techniques et entrepreneuriales adaptées aux réalités du marché, tout en favorisant leur autonomie par un accès facilité aux financements et aux outils de production.

Le projet ambitionne d’accompagner plus de 500 personnes, dont 350 femmes et 200 personnes en situation de handicap. Pour les autorités locales, cette initiative s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par le gouvernement en vue de garantir un accès équitable, durable et inclusif à l’emploi.

Esaïe Edoh

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C’est dans la ville des sept collines, Atakpamé, qu’a été donné le coup d’envoi des ateliers de présentation de la stratégie de marketing territorial du Togo, le jeudi 30 janvier 2025, par Manuella Santos, ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements. Portée par le Ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements (MIPI), avec l’appui de la GIZ, cette initiative entend transformer cinq villes stratégiques – Atakpamé, Kpalimé, Blitta, Kara et Aného – en de véritables pôles d’attractivité économique et touristique.

Le gouvernement togolais veut en finir avec la centralisation du développement à Lomé, où se trouvent plus de 60 % des entreprises togolaises et 71 % des emplois, selon les données de l’IFC. Par cette stratégie de marketing territorial, l’exécutif togolais ambitionne de structurer la promotion des atouts régionaux et d’attirer de nouveaux investisseurs. En mobilisant des ressources pour renforcer les infrastructures, valoriser les filières économiques porteuses et dynamiser le tourisme, ce programme s’inscrit dans une vision à long terme. 

Le programme, qui s’étale jusqu’en 2029, prévoit la mise en place d’initiatives dans les cinq villes ciblées. Parmi les mesures phares, la création de zones économiques spéciales (ZES), le développement d’un réseau de circuits touristiques et l’implantation d’unités industrielles adaptées aux spécificités locales. Kpalimé, Blitta, Kara, Atakpamé et Aného se voient ainsi attribuer un positionnement stratégique et des objectifs différents.

Kpalimé : du tourisme vert à l’agro-industrie

Réputée pour ses paysages verdoyants, ses cascades et son artisanat, Kpalimé peine encore à structurer son offre touristique. Le projet va tenter de la doter d’infrastructures hôtelières modernes, d’aménager des sentiers écotouristiques et de valoriser ses sites naturels comme les monts Kloto et les cascades de Womé. Les autorités comptent également renforcer l’appui à la transformation locale des productions agricoles, notamment le café et le cacao, qui restent exportés à l’état brut. 

Kara : un pôle de formation et d’agro-industrie en devenir

Avec son université et ses institutions techniques, Kara veut capitaliser sur son potentiel éducatif pour former une main-d’œuvre qualifiée adaptée aux besoins de l’industrie agroalimentaire, d’autant que la ville du nord du pays abrite déjà un projet de développement d’une agropole, en phase pilote. L’objectif est d’y développer des unités de transformation pour les cultures phares de la région : céréales, karité, soja et coton. Le plan prévoit également l’installation d’une centrale solaire destinée à répondre aux besoins énergétiques croissants et à garantir une alimentation stable aux industries locales. L’idée est de faire de Kara, un moteur de croissance pour le nord du Togo, en mettant l’accent sur la formation, l’industrialisation et l’innovation, résume-t-on.

Aného : entre écotourisme et valorisation du patrimoine historique

Aného, ancienne capitale coloniale, mise sur son histoire et son cadre naturel pour se repositionner comme un pôle touristique. Le gouvernement entend restaurer plusieurs sites emblématiques, renforcer l’offre hôtelière et créer un circuit reliant Aného aux sites culturels et naturels du Bénin voisin, a appris Togo First. En parallèle, le programme prévoit un développement du tourisme balnéaire et la mise en place d’initiatives écologiques pour préserver la biodiversité locale.

Atakpamé : un pôle agricole et industriel en mutation

Située à un carrefour stratégique entre le nord et le sud du pays, Atakpamé ambitionne de devenir un centre régional de transformation agroalimentaire. La ville bénéficie de terres fertiles propices à la culture de l’igname, des légumes et des fruits tropicaux, ainsi que d’une tradition dans l’élevage et la pisciculture. L’objectif est d’attirer des industries capables de transformer localement ces productions pour limiter la dépendance aux importations et créer de la valeur ajoutée. La stratégie prévoit également que les campagnes marketing aboutissent à des investissements dans les infrastructures routières et énergétiques pour soutenir l’installation de nouvelles entreprises. Avec un positionnement renforcé sur le tourisme de nature et l’artisanat, Atakpamé veut également mettre en avant ses atouts culturels pour séduire les visiteurs.

Blitta : le pari d’une zone économique spéciale

Blitta, située au centre du pays, constitue un maillon clé dans la stratégie de développement du Togo. Avec une vaste superficie et un faible niveau d’urbanisation, la ville possède un potentiel agricole sous-exploité, notamment dans les cultures de rente et l’élevage. L’installation d’une zone économique spéciale (ZES) est prévue afin de stimuler l’investissement industriel et faciliter la transformation locale des produits agricoles.

Le programme prévoit également la modernisation des infrastructures de transport et la mise en place d’un réseau logistique adapté pour faire de Blitta, un centre de distribution agro-industriel. De quoi nécessiter un accent particulier sur la formation de la main-d’œuvre locale et l’amélioration de l’accès aux services de base, notamment l’électricité et l’eau potable.

Un plan d’investissement à la hauteur des ambitions

Pour concrétiser ces ambitions, le gouvernement a prévu un budget exclusivement dédié aux actions de promotion et de branding territorial, auquel s’ajoutent des investissements plus conséquents destinés aux infrastructures et aux ZES, financés en partie par des partenariats public-privé (PPP) et le soutien de bailleurs internationaux.

Dans les cinq villes ciblées, des forums d’investissement seront organisés pour mettre en relation les collectivités locales avec des investisseurs nationaux et étrangers. L’accent sera mis sur la digitalisation, avec des campagnes de communication à travers les réseaux sociaux, la création de contenus multimédias, la mise en ligne de plateformes dédiées à chaque ville, et des événements culturels et festivals, selon les plans du ministère.

Avec cet ambitieux projet, le gouvernement togolais espère amorcer un rééquilibrage du développement économique du pays, en s’appuyant sur la valorisation des potentialités régionales. 

Fiacre E. Kakpo

vendredi, 31 janvier 2025 12:50

Togo : le Port de Lomé ouvre ses portes

Le Port de Lomé (PAL) ouvre ses portes aux jeunes en leur présentant les opportunités d’insertion professionnelle dans le secteur portuaire. Cette initiative, qui se déroule les 30 et 31 janvier 2025 à l’hôtel Sarakawa, vise notamment à renforcer l’attractivité des métiers maritimes et logistiques.

Une plateforme pour découvrir les métiers portuaires

Placée sous le thème : « Découverte des Opportunités d’Emplois dans les Secteurs Maritimes et Portuaires pour les Jeunes », la rencontre ambitionne d’ériger un pont entre les étudiants et les professionnels du secteur. Elle comprend des ateliers thématiques, des conférences et des échanges avec des experts afin de mieux faire connaître les différentes opportunités d’emplois dans cet écosystème clé pour l’économie togolaise.

1 metiers

« L’objectif principal de cet événement est de mettre en relation les jeunes avec les entreprises du secteur maritime et portuaire, afin de leur offrir des perspectives d’avenir et de leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires pour évoluer dans ce domaine », a déclaré Philippe Awaga, représentant du Contre-Amiral Fogan Adegnon, Directeur Général du Port Autonome de Lomé (PAL).

Dino Dadzie, président du comité d’organisation, a quant à lui, souligné l’urgence de former une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux défis de la modernisation du secteur, notamment en matière de gestion logistique, de maintenance des infrastructures et de protection de l’environnement côtier.

L’événement rassemble également divers acteurs de premier plan dans le secteur portuaire, dans le cadre de “talks” et de panels, pour parler de leur métier. Ce fut notamment le cas de Dani Abla Akakpo, Directrice Générale du groupe TAAL (Togolaise d’Affrètements et d’Agences de Ligne), qui a partagé son parcours dans le domaine.

1 gala

Un gala pour récompenser l’excellence portuaire

L’événement se clôturera par le Gala de l’Excellence Portuaire, prévu le 21 février 2025, où les acteurs les plus influents du secteur seront distingués pour leur contribution au dynamisme du commerce maritime togolais.

Ayi Renaud Dossavi

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