Au Togo, NanaTech Entrepreneures, une des composantes du programme de transformation digitale NanaTech, du ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale (MENTD), célèbre sa première cohorte.
L'initiative de 6 mois de cette composante s’est clôturée par un Demo Day, le samedi 16 novembre à Lomé, où les premières bénéficiaires ont eu l'opportunité de présenter leurs projets devant des investisseurs et des partenaires du secteur. La cérémonie a permis de remettre des certificats de participation aux bénéficiaires, au nombre de 45 femmes sélectionnées.
Présente à cette cérémonie de clôture de cette première phase du projet NanaTech, la ministre en charge de l'économie numérique, Cina Lawson, s'est félicitée de son aboutissement.
“Nous voulons un numérique qui soit centré sur l'humain, et notamment sur les femmes, pour pouvoir devenir un hub d'innovation digitale. Donc, nous attendons d'elles qu'elles reviennent nous voir dans quelques mois en nous disant comment la formation a pu les soutenir. Qu'elles viennent faire un partage, un retour d'expérience dans quelques mois et nous dire comment les choses se déroulent.”, a-t-elle indiqué.
NanaTech Entrepreneures a non seulement renforcé la capacité des entrepreneures à utiliser les outils numériques, mais aussi permis d'améliorer leur gestion commerciale et d'élargir leur marché, y compris à l'international grâce à l’e-commerce. Parmi les projets présentés, on trouve des initiatives novatrices telles que "Soke’s Hands", une marque de sacs artisanaux en perles de luxe, "FaithProduct", une entreprise de farines enrichies, et "Sunclay", une marque de cosmétiques à base d’argile naturelle.
Financé par la Millennium Challenge Corporation et mis en œuvre par l'OMCA-Togo, NanaTech se compose de cinq volets. En plus de NanaTech Entrepreneures, on compte NanaTech Immersion (une formation intensive de 6 jours axée sur la gestion d'entreprise et l'utilisation efficace des outils numériques), NanaTech Écosystème (qui consiste en des tables rondes sur l'ensemble du territoire pour renforcer l’écosystème entrepreneurial féminin), NanaTech Lab (une plateforme de formation en ligne) et NanaTech Talents (un programme intensif d'un mois axé sur le développement de l'esprit d'entreprise et des compétences numériques chez les jeunes pousses).
Ayi Renaud Dossavi
Le Forum économique Togo-Turquie s'est tenu ce lundi 18 novembre 2024 à Aného, ville située à environ 40 km au sud-est de Lomé. L’événement a été organisé en marge du Festival international d’Histoire d’Aného (FIHA), dans le cadre d’une mission de prospection économique mobilisant une vingtaine d’entreprises turques actives dans divers secteurs.
Sous la coordination du Conseil des relations économiques extérieures de Turquie (DEIK), dirigé par Abide Gülel, les participants ont exploré les opportunités d’investissement offertes par le Togo. Le forum a été marqué par des discussions axées sur le thème : “Investir au Togo et en Turquie”.
Les représentants togolais ont profité des discussions pour présenter les atouts économiques du pays et le rôle clé joué par l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF) dans l’accompagnement des projets.
En marge du FIHA @Festivals_aneho, 2024, la ville historique d'Aneho accueille le Forum Économique Turquie-Afrique.
— Conseil National du Patronat du Togo (@CnpTogo) November 18, 2024
Les investissements entre le Togo et la Turquie ont plus que doublé, atteignant plus de 300 millions de dollars US. ?? pic.twitter.com/RHKfPWsB00
La rencontre a également été marquée par des rencontres B to B et des séances de réseautage, permettant aux entreprises turques, évoluant dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, le tourisme, l’agriculture et les nouvelles technologies, de nouer des contacts prometteurs avec des partenaires togolais.
Selon Muteber Kılıç, ambassadrice de Turquie au Togo, cette rencontre devrait intensifier les relations bilatérales. Elle a souligné que le Togo était désormais considéré par Ankara comme un partenaire majeur en Afrique, tant sur le plan économique que culturel.
En effet, les relations économiques entre le Togo et la Turquie continuent de se renforcer. À la fin de 2023, le volume des échanges commerciaux bilatéraux s’élevait à 300 millions de dollars, selon des chiffres partagés par la représentation turque à Lomé.
Esaïe Edoh
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Après trois mois de suspension imposés dans le cadre d’un repos biologique visant à préserver et régénérer les ressources halieutiques, les activités de pêche sur le Lac Nangbéto reprennent officiellement. L’annonce a été faite le vendredi 15 novembre par Yark Damehame, ministre chargé des ressources halieutiques.
Cette reprise s’accompagne de restrictions strictes. Quelques techniques et certains équipements de pêche jugés destructeurs sont interdits. Il s’agit notamment des filets maillants ou éperviers avec des mailles inférieures à deux doigts et demi, des scènes de rivage, des nasses de moins de trois doigts, ainsi que des dispositifs comme les bambous.
Également, des pratiques comme, le barré-barré, la palangre non appâtée, ou encore l’utilisation de produits toxiques, sont formellement prohibées. Ces mesures visent à limiter l’impact négatif des activités de pêche sur les ressources halieutiques et à favoriser leur régénération à long terme.
Le ministre a également insisté sur le fait que l’accès à la pêche sur le lac est conditionné par l’obtention préalable d’un permis délivré par la direction des pêches et de l’aquaculture. Ce dispositif réglementaire permet de mieux encadrer les activités de pêche et d’assurer leur conformité aux normes établies pour protéger l’écosystème.
Rappelons que le secteur halieutique constitue une composante essentielle de l’économie togolaise, employant directement plus de 22 000 personnes et représentant environ 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) selon les données officielles disponibles.
Esaïe Edoh
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L’Office togolais des recettes (OTR) poursuit son programme de modernisation avec le lancement des timbres fiscaux électroniques (e-timbres). Après la numérisation du paiement de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM) et de l’immatriculation des véhicules, cette nouvelle initiative a été annoncée en fin de semaine par l’administration fiscale via un communiqué.
Désormais, les contribuables peuvent acheter leurs timbres fiscaux via une plateforme numérique dédiée ou directement auprès des caisses de recouvrement du commissariat des impôts. Cette démarche, selon le fisc togolais, vise à simplifier les formalités administratives, à rendre les timbres fiscaux plus accessibles et à en améliorer l’utilisation.
L’initiative s’inscrit dans la stratégie de digitalisation adoptée par l’administration fiscale, alignée sur les objectifs de modernisation des services publics promus par le gouvernement togolais qui prévoit de digitaliser 75 % des procédures administratives d’ici à 2025.
Cette innovation s’ajoute à une série d’actions entreprises par l’OTR pour optimiser la collecte des ressources publiques. Ainsi, en introduisant ces solutions numériques, l’administration fiscale, indique-t-on, entend améliorer le climat des affaires et renforcer l’efficacité des services offerts aux contribuables.
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Le Togo lance la construction d’un nouveau centre de traitement du cancer, avec un focus sur la radiothérapie et la médecine nucléaire. C’est le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, qui a procédé à la pose de la première pierre, le vendredi 15 novembre 2024, en présence notamment du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Prof. Tchin Darré, et du président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé.
D’une superficie de 1600 m², le centre, situé dans l’enceinte du Camp du 1er BIR dans la commune d’Agoè-Nyivé 1, sera équipé de technologies de pointe pour offrir des traitements modernes aux patients. Il est attendu qu’il contribue à renforcer les capacités du réseau de santé national, particulièrement dans le diagnostic, le traitement et la réadaptation des patients atteints de cancer.
Ce projet est soutenu par AME International, un partenaire autrichien, avec pour objectif de rendre les services de traitement du cancer accessibles à un plus large public, tout en réduisant le taux de mortalité lié à cette maladie au Togo.
« Ce centre restera un présent pour aujourd’hui qui déterminera à jamais l’espoir de demain. Nous sommes convaincus que nous construirons un Togo plus fort, plus résilient et prêt à relever les défis de demain en matière de lutte contre le cancer », a indiqué le ministre de tutelle, Prof. Tchin Darré.
C’est du reste la deuxième structure exclusivement dédiée au cancer dans le pays, après le Centre international de cancérologie de Lomé, structure privée lancée en 2022.
Le futur centre s’annonce alors que les cas de cancer sont une préoccupation croissante dans le pays, et suscite de plus en plus l’intérêt des autorités compétentes.
Au Togo, on enregistre officiellement plus de 7000 cas de cancer chaque année (chiffres de 2022), dont près de 900 cas pédiatriques.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo devrait bientôt lancer le Djanta Tech Hub à Lomé, un centre technologique qui vise à transformer l’écosystème entrepreneurial du pays. Fondé en 2018 et couvrant une superficie de 3 000 m², le Djanta Tech Hub bénéficie du soutien de Co-Creation Hub (CcHub), acteur africain de l’innovation et de l’entrepreneuriat technologique basé au Nigeria. Ce centre se veut un modèle d’accompagnement pour les startups togolaises, en particulier celles évoluant dans les secteurs de la tech, de l’agritech et de l’edtech, suivant le modèle de succès d’iHub à Nairobi.
« Ce sera un hub géré par CcHub – le hub appartient au gouvernement du Togo, mais nous allons le mettre en place et le gérer pour eux », indique Ojoma Ochai, directeur général de CcHub et responsable des opérations d'iHub, cité par TechCabal.
Le Djanta Tech Hub propose plusieurs composantes stratégiques, dont Djanta Academy, un centre d’excellence pour la formation numérique, et Djanta Start, un accélérateur et incubateur d’entreprises. Le hub abritera également NanaTech, un espace dédié à l’entrepreneuriat féminin, ainsi qu’un Djanta Lab pour le prototypage et la recherche. Un espace de coworking, des salles de conférence et un guichet unique pour les formalités administratives des startups complètent l’infrastructure.
En prélude à ce lancement, plusieurs recrutements ont été organisés par le ministère de tutelle pour pourvoir plusieurs postes clés de la nouvelle structure.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo célèbre la 14e édition de la Semaine Mondiale de l'Entrepreneuriat, un événement international qui réunit chaque année des acteurs de l'écosystème entrepreneurial. L’information a été diffusée récemment à la faveur d’une rencontre entre les organisateurs et la presse. Depuis son lancement en 2008, la rencontre a pour objectif de promouvoir l'entrepreneuriat et de soutenir la croissance des petites entreprises.
Cette édition prend davantage les couleurs de la décentralisation au Togo. En effet, sous le thème mondial "L’entrepreneuriat est pour tout le monde", l’édition togolaise adopte un angle plus ciblé avec le thème national "L’entrepreneuriat, développement des territoires". Ceci en vue de soutenir le processus de décentralisation en cours et l'intégration des acteurs locaux dans la dynamique économique du pays.

Organisé par le Global Entrepreneurship Network (GEN) en collaboration avec l'ONG Initiative des Jeunes pour le Développement (IJD), l'IYBA SEED, et le Réseau des Incubateurs et Structures d'Accompagnement (RISA), l'événement se déroule cette semaine, du 18 au 22 novembre plus précisément, dans quatre grandes villes du pays : Lomé, Kara, Atakpamé et Tsévié. À chaque étape, des sites comme l’Université de Lomé, le Palais des Congrès de Kara, l’évêché d’Atakpamé et l’hôtel Saint Georges de Tsévié accueilleront des activités variées.
“Notre ambition est de créer un environnement propice à la réussite des entreprises au Togo,” déclare Pascal Edoh Agbové, directeur exécutif de l’ONG Initiative des Jeunes pour le Développement (IJD).
Les activités proposées incluent des ateliers, forums, hackathons et une soirée de gala, visant à inspirer les jeunes, connecter les différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial et sensibiliser les décideurs à l'importance de l'entrepreneuriat.
Ayi Renaud Dossavi
Le budget prévisionnel 2025 de la Commune Golfe 4, située dans le Grand Lomé, s’élève à 4,6 milliards FCFA. Ce projet devrait être adopté prochainement, selon une déclaration du maire Jean-Pierre Fabre lors de la clôture de la session budgétaire tenue cette semaine.
Les ressources prévues seront orientées vers plusieurs chantiers prioritaires pour améliorer la qualité de vie des habitants de la commune. Il s’agit notamment du renforcement des infrastructures publiques, l’amélioration des services sociaux, la promotion de l’éducation et de la culture, ainsi que du soutien à l’économie locale.
Parmi les actions concrètes prévues, l’extension du réseau d’éclairage public sur des axes, le pavage de voies d’accès menant aux bâtiments administratifs, la réhabilitation du Centre Médico-Social d’Adawlato, ainsi que l’équipement des centres de santé et des écoles de la commune.
Pour le maire Fabre, ce budget est « ambitieux et réaliste » car il répond aux défis auxquels la commune est confrontée. Selon lui, cette enveloppe est en cohérence avec l’ambition des autorités communales de bâtir une commune dynamique, prospère et inclusive.
Pour garantir l’exécution des projets, un plan de mobilisation des ressources sera mis en œuvre et axé sur l’optimisation des recettes locales et la recherche des partenariats techniques et financiers.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Université de Lomé accueille désormais le Centre d’Études et de Recherches Turques, environ une année après l’annonce du projet. Il a été inauguré le mercredi 13 novembre 2024 par le 1er Vice-président de l’université, Komlan Batawila, et l’Ambassadeur de la République de Türkiye au Togo, Muteber Kılıç.
Ce centre, porté par la Fondation Maarif, est destiné à créer un espace d’interaction et d’apprentissage pour la jeunesse estudiantine togolaise. En plus de faciliter une meilleure compréhension de la Türkiye, il offre des opportunités de bourses d’études et favorise les collaborations entre les enseignants-chercheurs des deux pays. Des programmes de mobilité académique pour étudiants, enseignants et personnels administratifs viendront enrichir cette coopération, apprend-on.
Cette nouvelle plateforme, selon le 1er Vice-président de l’Université de Lomé, est une « fenêtre unique sur l’histoire, la culture et la société turque ». Le 1er Vice-président souligne également qu’elle jouera un rôle stratégique dans la diversification des savoirs et le renforcement de la coopération internationale.
D’après le représentant de la Fondation Maarif Hüseyin Sami Gök, l'ouverture du Centre symbolise une étape clé dans le rapprochement des deux nations, tant sur le plan éducatif qu’économique. Cette coopération renforcée s’aligne sur l’évolution des échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont atteint 300 millions de dollars à la fin de l’année 2023.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Plateforme du secteur privé de la santé (PSPS Togo) a officiellement inauguré une antenne régionale à Kara (412 km de Lomé), le mercredi 13 novembre 2024. L’ouverture, qui s’est déroulée en présence d’acteurs publics et privés du secteur de la santé, ainsi que du représentant du directeur régional de la santé, Dr. Midokpo Messan, s’inscrit dans une tournée nationale visant à installer des antennes régionales et à sensibiliser les professionnels du secteur privé sur les réformes en cours, notamment l’AMU et la Couverture Santé Universelle (CSU).
Le but est de fédérer les acteurs privés pour une contribution plus active à l’amélioration du système de santé togolais.
Selon le rappel de Dr. Innocent Kpéto Koundé, président de la PSPS Togo, le secteur privé de la santé représente plus de 60 % de l’offre de soins, bien qu’il reste encore fragmenté et manque de données fiables.
Cette antenne régionale de Kara, dirigée par Dr. Karabou Potchoziou, aura pour mission de coordonner les acteurs privés, de cartographier les prestataires et d’assainir le secteur, tout en facilitant la collaboration public-privé pour une meilleure qualité des soins.
Active depuis 2015, la Plateforme du Secteur Privé de la Santé est une organisation privée de réflexion et d’action pour une meilleure santé au Togo. La structure regroupe des personnes morales (entreprises privées, associations professionnelles et ONG) et physiques (professionnels de santé, consultants et chercheurs) dont l’objet ou la compétence couvre principalement ou partiellement les questions de santé dans le pays.
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