Le président togolais, Faure Gnassingbé, a entamé le lundi 11 novembre 2024 sa participation à la 29e session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29), qui se tient actuellement à Bakou, en Azerbaïdjan. La participation du dirigeant togolais à cette rencontre qui réunit des chefs d'État et des personnalités influentes engagées dans la lutte contre le changement climatique a été annoncée par l'Agence de presse nationale d’Azerbaïdjan.
À ce rendez-vous, le dirigeant togolais entend défendre les priorités de son pays en matière de préservation de l’environnement et de résilience climatique. Ainsi, Faure Gnassingbé échangera avec ses homologues et avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux afin d’obtenir des accords de financement pour faire avancer les objectifs climatiques du Togo.
La délégation togolaise, aussi présente aux côtés du chef de l’État, aura des échanges avec divers partenaires au sujet de projets nationaux prioritaires. Au total, 35 projets seront mis en avant, couvrant des secteurs variés comme les énergies renouvelables, l’accès à l’eau, l’agriculture durable, le reboisement et la mobilité électrique.
Pour accroître la visibilité de ses projets et attirer l'attention des investisseurs potentiels, le Togo disposera d’un pavillon, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Cet espace sera mis à la disposition de la délégation togolaise tout au long de la COP29.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Energies renouvelables, accès à l’eau…ces projets que défendra le Togo à la COP29
Au Togo, le ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale souhaite former les TPME au digital pour améliorer leur compétitivité. L’institution vient de lancer à cet effet le programme Tech Immersion Plus (TIP), qui vise à appuyer ces entreprises à travers des formations intensives et un accompagnement personnalisé.
Vous êtes une TPME togolaise souhaitant intégrer le digital dans vos activités, ou une startup proposant des solutions numériques pour les TPME ? Rejoignez le programme Tech Immersion Plus et boostez votre compétitivité !
— Ministère de l'Economie Numérique ?? (@NumeriqueTG) November 11, 2024
Les candidatures féminines sont fortement encouragées… pic.twitter.com/jRREdfZk66
Entre novembre et décembre 2024, le Tech Immersion Plus ciblera deux types de participants. D'abord, les TPME non digitales, qui pourront se familiariser avec les outils numériques ; et les startups développant des solutions innovantes adaptées aux besoins spécifiques des TPME. Ces dernières auront notamment l’opportunité de présenter leurs produits et services tout en renforçant les liens avec les entreprises locales.
Il s’agit ainsi d’assurer une intégration fluide du digital dans les pratiques commerciales des petites et moyennes entreprises.
Notons que le programme, qui fait suite à une récente tournée de sensibilisation, se déploie en partenariat avec la Coopération allemande (GIZ Togo).
Pour enrôler les TPME bénéficiaires, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 17 novembre 2024, avec des sessions prévues dans plusieurs régions du pays.
S’inscrire via ce lien.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Digitalisation : la CCI-Togo déploie 50 consultants pour accompagner des TPME et PME
Togo : l’ATD lance le « DigiTour », une tournée de sensibilisation pour les TPME
A Sotchi, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont posé les bases du renforcement des relations bilatérales entre le Togo et la Russie. C’était à la faveur d’une rencontre les 9 et 10 novembre, ayant eu lieu en marge d’une conférence ministérielle Russie-Afrique, dans cette ville du sud-ouest de la Russie, et rassemblant des dirigeants de plus de cinquante pays africains.
Au cours de leurs discussions, les deux diplomates ont mis un accent sur l’extension des liens de coopération dans des domaines stratégiques pour les deux nations. L’occasion pour Robert Dussey d’exposer les besoins du Togo et solliciter un soutien plus actif de la Russie dans la réalisation de ses objectifs de développement.
Le diplomate togolais a relevé que l’implication de Moscou dans des secteurs clés, à travers des partenariats dans la technologie et l’investissement était importante pour le développement du Togo. Selon l’officiel togolais, la Russie pourrait jouer un rôle déterminant dans la modernisation de certains secteurs économiques du Togo et contribuer ainsi à la transformation économique du pays.
Благодарю моего дорогого друга министра Сергея Лаврова за гостеприимство и доступность!Сегодня мы обсудили об укреплении двухстороннего сотрудничества всего сектора между Того и России! https://t.co/nxs6IUPydi pic.twitter.com/VeW59hJIuX
— Robert Dussey (@rdussey) November 11, 2024
Les deux ministres ont également insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue politique constructif, ce qui devrait permettre d’améliorer la coopération commerciale et économique entre Lomé et Moscou.
Cette rencontre entre Robert Dussey et Sergueï Lavrov fait suite à la signature en 2021 d’un Mémorandum d’Entente entre le Togo et la Russie. Ce document a pour objectif de stimuler les échanges économiques entre les deux pays, avec des initiatives telles que l’organisation de missions économiques, destinées à rapprocher les acteurs du monde des affaires. Cette approche pourrait déboucher sur des partenariats prometteurs, favorisant un environnement propice à l’investissement et à la croissance économique, indique-t-on.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Diplomatie : une délégation togolaise attendue en Russie en novembre prochain
Le Togo accueille cette semaine la 10e édition de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l'UEMOA. La session, qui s'est ouverte pour trois jours ce lundi 11 novembre 2024 à l'hôtel 2 février de Lomé, va permettre de passer en revue 132 textes réglementaires et cinq projets communautaires, totalisant un montant de plus de 4 milliards de FCFA.
« La revue réalisée en 2023 a permis de noter des avancées significatives en matière de transposition et d'application des réformes communautaires, avec un taux de mise en œuvre des réformes de 76 % au Togo. », selon Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, qui a ouvert les travaux.
Instaurée par la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de l'UEMOA en 2013, la revue annuelle vise à accélérer l'application des réformes et des politiques communautaires dans le but de renforcer l'intégration régionale.
Les travaux de cette édition se concentreront sur trois grandes catégories de réformes : la gouvernance économique et la convergence, le marché commun, et les politiques sectorielles.
En plus de ces piliers, on devrait explorer de nouveaux axes, tels que la concurrence, la liberté de circulation, ou encore les droits d'établissement des professions libérales au sein de l’espace communautaire.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la commune Yoto 1, située dans la région maritime, a besoin de 4,2 milliards FCFA pour faire face aux effets du changement climatique. Ce financement est destiné à mettre en œuvre son Plan communal d’adaptation au changement climatique (PCACC) élaboré pour les cinq prochaines années et validé la semaine dernière par les autorités locales.
Ce plan quinquennal vise essentiellement à renforcer la résilience de la commune face aux impacts environnementaux. De fait, l'approche de Yoto 1 pour répondre à cette problématique climatique repose sur trois axes principaux.
Le premier consiste en un renforcement des capacités de la commune, tant au niveau institutionnel que sur les plans humain, technique et matériel. Il s’agit de doter la commune de moyens adaptés pour faire face aux défis croissants du climat, tout en formant les équipes locales et en les équipant pour gérer les impacts climatiques de manière plus efficace.
Lire aussi : Golfe 7 : un plan en préparation contre les changements climatiques
Le second axe est orienté vers des actions concrètes sur le terrain. Ces mesures opérationnelles se traduiront par des interventions locales directes. Elles incluent notamment des initiatives en matière de gestion des ressources naturelles et de protection des zones vulnérables, particulièrement exposées aux aléas climatiques.
Enfin, le troisième volet porte sur la mobilisation des financements. La commune Yoto 1 entend attirer les ressources nécessaires pour financer ses initiatives climatiques. Dans ce sens, des partenariats et le soutien des bailleurs de fonds seront activement recherchés.
Ce plan s’inscrit également dans le cadre du Projet de renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo). Ce dernier, financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) via l'Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), bénéficie du concours de l’Office de développement et d’exploitation forestière (ODEF) pour son exécution.
L’aboutissement de ce plan d’adaptation aura un impact significatif sur la population locale, notamment la réduction de sa vulnérabilité face aux défis climatiques, indique-t-on. Pour assurer la réussite de ce projet, le maire de Yoto 1, Amégnonan Kossi, a appelé à la participation active et au soutien des communautés locales.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : bientôt une usine semi-industrielle de production d’huile rouge dans le Yoto 2
Les exportations belges à destination du Togo se sont élevées à 58 millions d’euros en 2023. L’information est révélée par Manuella Santos, ministre togolaise chargée de la promotion des investissements, lors d’une mission de prospection d’investisseurs belges au Togo la semaine dernière.
Les importations du Togo depuis Bruxelles sont dominées essentiellement par des produits manufacturés et de technologie. Ce chiffre ainsi que les produits concernés, d’après la ministre, « témoignent de l'attractivité du Togo, où un environnement d’affaires favorable s’est développé grâce à des réformes destinées à encourager l’investissement et à stimuler les secteurs stratégiques ».
En sens inverse, le Togo a exporté vers la Belgique pour un montant de 4,6 millions d’euros, principalement en produits agricoles. Ce qui reflète un déséquilibre commercial.
Le #Togo, terre d’opportunités et de croissance, accueille du 6 au 9 novembre 2024, une délégation de 44 entreprises de la Belgique, en partenariat avec l'@AWEX_Belgium
— Manuella M. Santos (@Manu_EllaSantos) November 8, 2024
J’ai réaffirmé, au cours de la cérémonie de lancement de cette mission, la vision de protection réciproque des… pic.twitter.com/Rmm9eQFuCU
Pour augmenter les échanges entre les deux pays, dans le cadre de la mission de prospection, les opérateurs économiques belges, en collaboration avec les autorités togolaises, ont exploré de nouvelles opportunités d’investissement et défini des bases de partenariats futurs. Les secteurs ciblés incluent l’agriculture, l’assainissement, les infrastructures et l’énergie.
L’ambassadrice de Belgique près du Togo avec résidence à Cotonou au Bénin voisin, Sandrine Platteau, s’est montrée particulièrement optimiste quant aux perspectives de collaboration bilatérale. Elle a relevé que des entreprises belges avaient un intérêt croissant pour le Togo, principalement du fait de la position stratégique du pays en Afrique de l’Ouest.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
La CCI-Togo et l’Union européenne préparent un accord de partenariat
Au Togo, la ville de Kara (412 km de Lomé) a son premier Centre international de ressourcement et d'écotourisme, dénommé Lumen Valley (Vallée de Lumières). Le site a été inauguré le samedi 9 novembre 2024, par le Président de la République, Faure Gnassingbé.
Le projet, porté par la Congrégation des Frères Saint-Jean de Kara avec le soutien de l’État togolais, vise à promouvoir le développement humain, l'écotourisme et l'entrepreneuriat social à travers la formation, la contemplation et l'intégration des savoirs locaux.
Lumen Valley souhaite notamment accompagner les jeunes des zones rurales dans le développement de leurs compétences et savoir-être, tout en leur offrant des opportunités pour un avenir meilleur.

« La réussite de ce projet nous montre que la jeunesse togolaise est au service de la Nation. Et en aucun moment, le Président de la République ne m’a autorisé à douter de la jeunesse, même dans les moments difficiles. Cela constitue une très grande leçon dans ma vie de prêtre », a indiqué à cet égard le Père Etienne Boudet, promoteur du projet. Située dans la réserve naturelle de Djamdé, à 500 m d'altitude et à 20 km de la ville de Kara, cette infrastructure est conçue comme un écosystème multifonctionnel. Elle comprend des espaces dédiés à la formation en entrepreneuriat, des incubateurs, des retraites spirituelles et des activités de ressourcement. Le complexe dispose également de salles de conférences, d'ateliers, de dortoirs, de villas et d'une piscine, toutes construites avec des matériaux locaux comme la pierre et la paille.
Au Togo, la fourniture électrique fait toujours les frais de la crise du réseau au Nigeria, un de ses plusieurs importants fournisseurs d’énergie. La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), indique ainsi dans un communiqué jeudi 07 novembre que « des perturbations dans la fourniture de l'énergie électrique sont dues à la perte de tension provenant du Nigéria. » C’est la deuxième annonce du genre cette semaine, et elle fait suite à de graves perturbations chez le géant d’Afrique de l’Ouest, où, dans la journée d’hier, le réseau électrique s’est à nouveau effondré.
Selon le média nigérian Punch, vers 11 heures hier jeudi, la vingtaine de centrales électriques du Nigeria ne pouvaient fournir que 2 300 mégawatts d'électricité suite à cet effondrement réseau, bien loin des 4 000 MW fournis habituellement. Ceci constitue le onzième incident du genre, depuis le début de l’année.
Si au Togo, « les moyens de production électrique de la CEET ont été immédiatement mobilisés afin de minimiser les perturbations dans la fourniture d'électricité », il ne reste pas moins que la situation continue d’exercer des pressions sur la fourniture nationale. Ainsi, la CEET indique que « des interruptions de service pourront être observées dans certaines zones du réseau de distribution », en attendant la restauration du système électrique.
Par ailleurs, la récurrence des crises au Nigeria a de quoi interpeller quant à l’avenir de la distribution au profit d’un partenaire comme le Togo. En 2022, la quantité globale d'énergie électrique consommée au Togo était d'environ 2100 GWh, dont plus de la moitié (1125 GWhs, soit 53 %) provenait d'importations du Ghana (via la Volta River Authority), et du Nigéria (via la Transmission Company of Nigeria).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : la CEET annonce de nouvelles perturbations de la fourniture d’électricité
Togo :de nouvelles perturbations de la fourniture du courant électrique annoncées
Le Togo est le cinquième pays en termes d’implémentation de l'Agenda 2063 de l'Union Africaine, avec un score de 60 %, selon le dernier rapport de la Fondation Mo Ibrahim.
L'Agenda 2063 est un plan de transformation du continent, articulé autour de sept aspirations et de 20 objectifs, visant à améliorer le niveau de vie, promouvoir l'éducation, et instaurer des économies durables.
Le Togo se classe derrière le Rwanda (64 %), l’Éthiopie (63 %), le Sénégal (63 %), et le Zimbabwe (61 %). Dans la sous-région ouest-africaine, il se positionne notamment devant la Côte d'Ivoire (49 %), le Burkina Faso (46 %) et le Ghana (46 %).
Parmi les objectifs de l’Agenda 2063, figurent l'amélioration des conditions de vie et du bien-être des citoyens, l'éducation de qualité, la santé, la création d'emplois et une agriculture moderne. Le plan prône également l’économie bleue pour stimuler la croissance, des communautés durables face aux changements climatiques, ainsi que l'établissement d'institutions financières continentales solides sur le continent.
Lire aussi:
Qualité de l’éducation : le Togo, 5è en Afrique (Fondation Mo Ibrahim)
Au Togo, le Ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale, en collaboration avec l'Agence Togo Digital (ATD), organisera une série d'activités centrées sur l'Intelligence Artificielle (IA) la semaine prochaine. Du 13 au 15 novembre 2024, l’événement intitulé "Autour de l'Intelligence Artificielle" réunira des acteurs nationaux et internationaux des secteurs public et privé ainsi que ceux de la société civile pour discuter des opportunités et des défis liés à cette technologie émergente.
Du 13 au 15 novembre 2024, participez à une série d'activités autour de l'Intelligence Artificielle.
— Agence Togo Digital (@digitalgouvtg) November 7, 2024
Ce carrousel vous dit tout ???.
Découvrez l'agenda et réservez votre place sur ?? : https://t.co/DZHtf7B8i2@NumeriqueTG @giz_gmbh @CoTIATogo#AutourDeLIA #IndabaXTogo… pic.twitter.com/MiNS2A5xsM
L'agenda inclut notamment des sessions de cocréation où des experts partageront les stratégies en matière d'IA de pays comme Singapour, le Rwanda et le Ghana. Dans la foulée, se tiendra également la 5e édition de l'IndabaX, animée par la Communauté Togolaise d'Intelligence Artificielle (COTIA), qui présentera des innovations en IA avec des ateliers pratiques sur le machine learning. On annonce également des panels de discussion sur des thématiques telles que la gouvernance de l'IA, l'IA et la cybersécurité, ainsi qu'un partage d'expériences concernant les stratégies d'IA adoptées par d’autres pays.
Pour le ministère et ses partenaires, l’événement s’annonce dans un contexte où les réflexions se poursuivent pour doter à terme le pays d’une stratégie sur l’intelligence artificielle et s’adapter aux changements majeurs que cette nouvelle technologie annonce à l’échelle mondiale.
S’inscrire à travers ce lien.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
L’Agence Togo Digital recherche des testeurs pour améliorer les services publics
Le Togo recherche des experts pour plancher sur une stratégie nationale en Intelligence Artificielle