Togo First

Togo First

Au Togo, Cyber Defense Africa veut se doter d’un siège. L’organisation, active dans le domaine de la cybersécurité, vient de lancer à cet effet un appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner des entreprises chargées de la construction de cette infrastructure.

Selon les prévisions initiales, le projet qui s'étendra sur 1 000 m², devrait être réalisé dans un délai de neuf mois et comprendre des travaux de gros œuvre, de plomberie, d'électricité et d'installations de panneaux solaires. En plus d'améliorer la visibilité et l'efficacité de CDA, ce siège servira de centre opérationnel pour le Centre National de Réponse aux Incidents de cybersécurité au Togo (CERT).

Ce développement s'inscrit, indique-t-on, dans une stratégie nationale plus large visant à renforcer la cybersécurité et protéger les données des citoyens.

Créée en septembre 2019, CDA est une Société par Actions Simplifiée au capital de 1,965 milliard FCFA, issue d’un partenariat entre la République Togolaise et la société Asseco Data Systems S.A. (ADS). Cet acteur de la cybersécurité est mandaté par l’État pour assurer la sécurisation de ses systèmes d’information, au Togo et hors de ses frontières.

Lire aussi:

Cybersécurité : le Togo bondit dans le top 10 africain 

Togo : Cybersécurité et IA au cœur de l’École Nationale sur la Gouvernance de l’Internet 

Recrutement du DG de Cyber Defense Africa au Togo : le dépôt de candidature de nouveau prorogé

Au Togo, cinq villes pilotes, à savoir Kara, Blitta, Atakpamé, Kpalimé et Aného, sont désormais dotées d'une stratégie de marketing territorial visant à accroître leur attractivité auprès des investisseurs. Le document a été validé ce jeudi 31 octobre lors d'un atelier organisé sous l’égide du ministère de la promotion de l’investissement.

Cette stratégie, développée dans une approche participative, identifie les spécificités et les potentiels économiques de chaque localité et propose des projets de développement adaptés aux besoins et aux ressources locales. La démarche, soutenue par la GIZ à travers le programme d’amélioration de la compétitivité du secteur privé (ProComp), cofinancé par l’Allemagne et l’Union Européenne, vise à consolider l’image du Togo comme destination privilégiée des investisseurs en valorisant les atouts de chaque ville.

po445YG

« L’importance du marketing territorial dans la gestion et la promotion des villes réside non seulement dans l’attraction des investissements, mais aussi dans le renforcement de leur image auprès des résidents et des visiteurs. Notre but est de créer un cadre qui inspire confiance aux investisseurs et donne l’envie de s'engager dans la dynamique togolaise », a expliqué Yawo Sikpa, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF), représentant le ministre en charge de la promotion de l’investissement.

 « Les villes ont été choisies en raison de leurs positionnements stratégiques et de leurs avantages comparatifs pour attirer les investissements à court terme », indique-t-on. De fait, il s’agira d'inciter des investissements nationaux ou étrangers dans des secteurs clés tels que l’agriculture, le tourisme, l'industrie, les technologies de l'information et de la communication, ainsi que les services financiers.

L'an dernier, le Togo a mobilisé seulement 27,5 milliards FCFA d'investissements privés, dominés à hauteur de 80 % par les investissements directs étrangers (IDE), soit une baisse par rapport aux années précédentes. Pour rectifier le cap, le pays multiplie les initiatives. Au premier trimestre de l’année en cours, des plateformes institutionnelles régionales ont été lancées dans le but d’impliquer davantage les communautés locales et de tirer parti des avantages compétitifs. En août dernier, un dispositif d'accueil des investisseurs a également été déployé.

Lire aussi :

Togo : une plateforme numérique créée pour l'accueil des investisseurs

Promotion des Investissements : l'API-ZF valide son manuel de procédures

Togo : un Cadre de Financement Durable, pour attirer des investissements alignés sur les ODD

Ce premier emprunt obligataire GSS par appel public à l’épargne dans la zone UEMOA, a été bouclé en 5 jours. Les fonds levés serviront au financement de projets publics et privés. 

La Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) a officiellement introduit ce jeudi 31 octobre à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), son emprunt obligataire vert et durable pour la période 2024-2031. Une cérémonie de première cotation a été organisée dans ce sens à Lomé, en présence d’un parterre d’acteurs financiers. 

Premier du genre dans l’histoire de la Banque et de l’espace UEMOA, cet emprunt obligataire vert lancé en juillet dernier, piloté par un consortium d’arrangeurs et bouclé en 5 jours au taux de 6,50% l’an sur une période de 7 ans, (avec 2 ans de différé), a suscité l'engouement des investisseurs,. Les fonds levés, d’une valeur de 70 milliards FCFA, correspondent surtout à la troisième et dernière tranche du nouveau cadre de financement de 240 milliards FCFA adopté par l’institution en février 2023. 

Selon le bras financier de la Cedeao, les ressources, réparties entre les secteurs public (43 milliards FCFA soit 61%) et privé (27 milliards FCFA soit 39%) serviront à financer des projets exclusivement dans la zone UEMOA. Plusieurs domaines sont précisément visés : l’énergie, l'eau et l'assainissement, la santé et le social. 

La BIDC s’est engagée à fournir des solutions financières qui permettent au secteur privé d’appuyer les efforts des gouvernements pour répondre aux demandes des populations tout en promouvant le développement durable”, a expliqué le Vice-président de la Banque en charge des risques et du contrôle, Mory Soumahoro à l’issue de la cérémonie.

Octave A. Bruce

Au Togo, l'obtention d’un certificat de conformité environnementale est désormais digitalisée. Mercredi 30 octobre 2024, une plateforme numérique, active depuis août 2024 et destinée à faciliter l'obtention du document, a été officiellement lancée.
Cette initiative de l'Agence nationale de gestion de l'environnement (ANGE) vise à simplifier pour les citoyens et les promoteurs de projets le processus d’évaluation environnementale.
Le certificat de conformité environnementale atteste que les projets prennent en compte les aspects environnementaux et le développement durable, suite à l'élaboration d'un rapport d'études.

Selon Fiati Etseh, architecte système d'information junior à l’Agence Togo Digital, cette plateforme permet aux utilisateurs de créer un compte, de soumettre leur dossier en ligne et de suivre l'évolution de leur demande en temps réel. De plus, les notifications par email ou SMS assurent une communication fluide à chaque étape du processus.
Cette plateforme vise à réduire les coûts et les délais pour tous les acteurs concernés, selon le patron de l’ANGE. “Tout cela pour faire en sorte que les coûts baissent, que les délais baissent pour tous les citoyens, pour tous les promoteurs, pour le monde environnemental et pour les promoteurs de tous ordres. Nous avons aussi d'autres processus qui sont en cours de dématérialisation que nous reviendrons présenter au public,” indique Koffi Efanam Adadji, Directeur général de l'ANGE.

Pour sa part, Dr Monkuna Lardja, PCA de l’ANGE, a également salué l’innovation, qui selon lui contribuera à renforcer la confiance du public dans les services fournis par l'agence.
Notons que ce projet a bénéficié du soutien opérationnel de l'Agence Togo digital (ATD), qui a réalisé les travaux de conception de la plateforme numérique, et du soutien technico-financier de la Banque mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

La capitale togolaise, Lomé, accueillera le tout premier sommet dédié à la coopération énergétique en Afrique de l’Ouest, programmé du 3 au 5 décembre 2024. Cet événement se concentrera sur le développement de la croissance régionale via des partenariats stratégiques dans le domaine de l’énergie. 

Pendant les trois jours, des experts de 16 pays de la région échangeront sur divers enjeux liés au secteur énergétique, notamment l’attraction des investissements dans les infrastructures, la coopération transfrontalière, le développement des énergies renouvelables, les opportunités et défis du secteur minier, ainsi que les réformes politiques et réglementaires nécessaires.

La sélection du Togo comme pays hôte de cette rencontre résulte de l’engagement du pays en matière d’accès universel à l’énergie, porté par plusieurs initiatives ambitieuses, indique-t-on. Dans la même optique, le pays a déjà accueilli début octobre, un conclave consacré aux défis énergétiques actuels du continent, organisé par la Commission africaine de l’Énergie (AFREC), organe de l’Union africaine (UA).

A cette nouvelle occasion, les autorités togolaises partageront leur vision et leurs ambitions pour le secteur énergétique, tout en exposant les stratégies mises en place pour attirer des investisseurs.

Le Togo qui ambitionne de réaliser la couverture énergétique universelle d’ici à 2030, a atteint en 2023 un taux de couverture de 68 % selon les données officielles, et cible 70 % jusqu’à la fin de cette année.

Lire aussi:

Togo : la BOAD approuve un décaissement de 6 milliards FCFA pour l'électrification rurale

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) a officiellement déployé le mercredi 30 octobre 2024, 50 consultants en digitalisation pour accompagner les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME et PME) dans l’adoption des technologies numériques. Ces consultants sont déployés dans le cadre du Projet de transformation Digitale de l’économie Togolaise (ProDigiT) soutenu par la GIZ-Togo.

Dans un premier temps, via cette initiative, un soutien stratégique sera offert à 150 entreprises sélectionnées, leur permettant de se doter des moyens de gestion modernisée et numérique. De fait, les missions des consultants incluent l’accompagnement des entreprises dans leur transition digitale ainsi que dans l’adaptation aux outils numériques. 

Équipés et formés, ces experts auront également pour tâche de bâtir un écosystème numérique autour des TPME et PME togolaises, ce qui va contribuer à leur croissance, à la création d’emplois et au développement économique global du pays. Ils interviendront dans des domaines clés tels que le diagnostic de l’écosystème des TPME, le marketing digital, la stratégie commerciale et la transformation numérique.

Pour Péyébinesso Limazie, commissaire secteur services de la CCI-Togo, ce projet représente une étape importante dans l’optimisation des opérations des entreprises. Il souligne qu’il permettra aux entreprises de mieux rationaliser leurs activités, de réduire les coûts et d’améliorer leur adaptabilité aux exigences changeantes du marché.

Un appel à candidature pour la sélection des entreprises bénéficiaires de cet accompagnement est déjà ouvert et sera clôturé le 7 novembre prochain.

Le projet bénéficie du soutien technique de l’Allemagne et de l’Union Européenne (UE). Ce n’est pas la première initiative de ce type. La CCI-Togo avait déjà lancé le projet Lon’Kèlèw en 2023 à travers lequel 80 TPME, dont 34 dirigées par des femmes ont été soutenues dans la marche vers la digitalisation.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Programme Lon' Kelew : la Chambre de commerce et d'industrie du Togo promeut la digitalisation des PME

 

Au Togo, le fonds Tinga a déjà permis de connecter 21 430 ménages aux réseaux électriques au terme du premier semestre 2024, deux ans après le lancement de cette initiative. Ces données sont issues du Rapport de mise en œuvre des réformes à fin juin 2024 publié récemment par le ministère de l'Économie et des Finances.

Avec ces travaux réalisés, le taux d’exécution du programme atteint désormais 54 % des objectifs initiaux de 40 000 branchements. Autre détail, entre janvier et juin 2024, seulement 459 nouveaux foyers des régions de la Kara, des Plateaux, Centrale et Maritime ont été raccordés.

Ces nouveaux raccordements devraient participer à la réalisation de l’ambition des autorités togolaises de boucler l’année 2024 avec un taux de couverture nationale en énergie électrique de 70%.

Lire aussi:Togo : le Fonds Tinga désormais opérationnel dans la région Maritime aussi

Déjà, les initiatives du fonds Tinga ont permis des avancées en matière d’électrification dans les zones ciblées. Par exemple, la région des Savanes a vu son taux d’électrification progresser de 22 % en 2022 à 33 % en 2023. Dans la région de la Kara, la couverture électrique est passée de 35 % à 44 %, tandis que celle des Plateaux est passée de 29 % à 39 %, une croissance d’environ 10 % pour chacune de ces régions.

Pour rappel, le fonds Tinga s'adresse aux ménages les plus démunis, leur offrant la possibilité de se raccorder aux réseaux électriques, moyennant une contribution mensuelle de 1 000 FCFA, étalée sur une période de 4 à 10 ans.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Au Togo, le taux d’accès à l’énergie électrique devrait atteindre 70% à fin 2024

La commune de Haho 2, située dans la région des Plateaux au Togo, a entamé l'élaboration de son Plan de Développement Communal (PDC). Les autorités locales ont lancé la phase de programmation de ce document stratégique la semaine dernière à la faveur d’une rencontre à Asrama (chef-lieu de la commune).

Lors de cette rencontre, les responsables municipaux, en collaboration avec des experts, ont défini les principaux axes du PDC, qui servira de cadre de planification pour le développement de la commune. Les actions prévues se concentreront sur des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, l’environnement, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs sociaux locaux.

Les autorités ont également pris en compte les questions de financement, en identifiant diverses sources pour soutenir la mise en œuvre du PDC. Par ailleurs, elles ont défini des stratégies pour encourager l'implication de la population dans le processus de conception de ce plan.

Une fois finalisé, le PDC constituera une feuille de route pour le développement de la commune. Ainsi, cette commune rejoindra les municipalités togolaises qui ont déjà adopté des documents similaires.

Pour le maire de Haho-2, Ayidote Sossou, cette initiative est un pas important vers la cohésion sociale et le bien-être collectif. 

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo: 2,4 milliards FCFA à mobiliser pour développer Vo 1 sur 5 ans

Au Togo, la ville d’Aného a accueilli, les 28 et 29 octobre derniers, un atelier de formation destiné à cinquante femmes et jeunes commerçantes ainsi qu'à des opératrices économiques de la région maritime. Il s’agissait d’outiller les participants en matière de commerce transfrontalier, notamment sur les procédures douanières et les exigences réglementaires du corridor Abidjan-Lagos.

L’initiative, organisée par le ministère en charge du Commerce et de l'Artisanat, est soutenue par le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), financé par la Banque Mondiale. L'objectif principal était d'améliorer la compréhension des règles régissant le commerce transfrontalier dans la sous-région, en facilitant l'exportation sans obstacles.

Une tournée nationale

Batchassi Katchali, directeur du commerce extérieur, a souligné le rôle central des femmes dans le commerce intra-régional et les défis qu'elles rencontrent, notamment le manque d'information sur les opportunités commerciales.
De son côté, le représentant du FSRP, Nator Koffi Edoh, a mis en avant l'importance de ces formations pour aider les participantes à optimiser leurs activités commerciales sur le corridor Abidjan-Lagos.
Cet atelier s'inscrit dans une tournée nationale visant à renforcer les capacités commerciales à travers le Togo. Les sessions de formation couvriront des thématiques telles que le cadre organisationnel, les procédures douanières modernes, et les enjeux de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF).

Au Togo, les requérants et usagers de la Direction du Cadastre et de la Conservation Foncière (DCCF), en particulier les cabinets de notaires, ont jusqu’à la fin de cette année 2024 pour régler les frais et taxes liés à leurs démarches.

C’est ce qu’a indiqué l’Office Togolais des Recettes (OTR) dans un récent communiqué, soulignant l'importance du paiement des droits liquidés auprès de la DCCF. Ces droits liés à des opérations telles que la première immatriculation ou les mutations foncières, doivent être réglés au comptant ( « payables au comptant » ), rappelle-t-on.

Ainsi, passé la date du 31 décembre, l’administration fiscale se réserve le droit d’entreprendre des actions pour récupérer les créances dues à l'État. Pour l’Office, la démarche vise à garantir une gestion fiscale rigoureuse et à assurer le bon fonctionnement des services administratifs liés aux transactions foncières. En rappelant cette obligation, l'OTR espère améliorer la conformité fiscale tout en facilitant les échanges entre l'administration et les usagers.

La DCCF est une administration de services publics du secteur foncier. À ce titre, elle a pour mission d'assurer aux titulaires la garantie des droits qu'ils possèdent sur les immeubles. Elle est notamment chargée de l’immatriculation des immeubles ou de la création des titres fonciers, de la publication des droits réels immobiliers (l’inscription dans les titres fonciers et dans leurs copies des droits réels constitués sur les immeubles immatriculés), de la conservation des dossiers des archives des titres fonciers, et de la communication des renseignements.

Ayi Renaud Dossavi

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.