Togo First

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L’Office Togolais des Recettes (OTR) veut renforcer sa coopération avec les douanes chinoises, notamment en ce qui concerne les opérateurs économiques agréés (OEA). En effet, en début de semaine (le lundi 21 octobre 2024), l’institution togolaise chargée de la collecte des ressources fiscales et douanières a reçu une délégation des douanes chinoises, dirigée par le Directeur-Adjoint des Douanes de GongBei (dont le Port, du même nom, est un point d’entrée à la frontière de la Chine continentale avec Macao).

Les discussions ont porté sur l’établissement d’une coopération bilatérale axée sur les OEA. À terme, la démarche permettra aux entreprises respectant les normes de conformité et de sécurité d'accéder à des procédures douanières simplifiées, de quoi réduire les délais de traitement et faciliter les échanges commerciaux entre le Togo et la Chine.

Notons que cette visite fait suite à une précédente, d'une délégation de l'OTR en Chine en mai dernier. Celle-ci avait permis de poser les bases pour harmoniser les normes douanières et faciliter les échanges commerciaux. En marge de ces échanges, Dr Philippe Kokou Tchodie, Commissaire général de l’OTR, a souligné l'importance de cette collaboration pour le développement économique du Togo, qui s'apprête à franchir un nouveau cap dans ses relations avec la Chine. 

Selon le fisc togolais, leurs échanges ont permis « de poser les bases de la facilitation des échanges commerciaux et de l’harmonisation des normes douanières entre les deux pays dans le cadre d’une coopération bilatérale renforcée. »

Le prochain décaissement du Fonds monétaire international (FMI) en faveur du Togo, au titre de l’implémentation de la Facilité élargie de crédit (FEC), devrait s’élever à 58,7 millions $ (soit 44 millions de DTS).

Ces ressources sont annoncées par les équipes du Fonds, suite au succès de leur récente visite effectuée dans le pays d’Afrique de l’Ouest, lors de l’évaluation de la FEC. Une mission du FMI à Lomé, au cours de laquelle les autorités togolaises ont présenté leurs réformes économiques et politiques. 

Ce prochain virement du FMI a fait l’objet, déjà le mardi 22 octobre 2024, d’échanges entre le ministre de l’économie et des finances togolais, Georges Barcola, et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, en marge des Assemblées générales conjointes du FMI et du groupe de la Banque mondiale, à Washington. D’une durée de 42 mois, le Programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) couvre un montant de 390 millions de dollars, en plusieurs décaissements.

Ayi Renaud Dossavi

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L’investissement au Togo sera au cœur d’une table ronde prévue en décembre prochain à Londres. Organisée par le Commonwealth, cette rencontre va mobiliser des investisseurs de cette communauté autour des projets de développement socio-économique du pays.

L’annonce de cette future rencontre a été faite le jeudi 24 octobre 2024 par le Directeur du commerce et des investissements du Conseil d’entreprise et d’investissement du Commonwealth, Pride Azefor, qui s’est entretenu avec la Cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, en marge du Sommet des Chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM 2024) à Apia, la capitale des Îles Samoa.

À travers cette table ronde, les investisseurs anglophones découvriront les potentialités du pays, et pourraient ainsi s’engager à soutenir les projets de développement en cours, avec un accent particulier sur les infrastructures, l’agriculture, l’industrie et l’énergie.

Le Commonwealth, à travers son Conseil d’entreprise et d’investissement, a déjà mis en place un programme d’accompagnement pour soutenir le Togo dans ces secteurs prioritaires. « Le Togo est un marché très attractif dans la sous-région et à cet égard, il se présente comme un partenaire stratégique du Commonwealth. Nous avons actuellement un programme pour accompagner le Togo dans plusieurs secteurs clés. C’est une opportunité à saisir et nous commençons dès décembre prochain par une table ronde des investisseurs sur le Togo. », a déclaré Pride Azefor.

La rencontre annoncée fait suite également à la visite de la Secrétaire générale du Commonwealth, Patricia Scotland, au Togo en juillet dernier où elle a promis des appuis de l’institution au pays côtier sur le plan socio-économique. Déjà, le Commonwealth entend soutenir le Togo dans la mise en œuvre de projets socio-économiques majeurs, tels que le Programme d'urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS) et le Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO). 

Esaïe Edoh

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Au Togo, la production de coton pourrait enregistrer une nouvelle baisse à la fin de la campagne 2024-2025. Alors que la campagne 2023-2024 a montré des signes de renaissance progressive de la filière avec une production atteignant 67.000 tonnes, les prévisions pour l’année en cours annoncent un rendement de 66 000 tonnes. 

D’après des acteurs de la filière qui sont en conclave depuis le mercredi 23 octobre à Sokodé (350 km au nord de Lomé), cette tendance baissière envisagée est attribuable à plusieurs causes. Parmi elles, les aléas climatiques occupent une place centrale, avec notamment une longue période de sécheresse observée durant la phase de semis. « Ce phénomène a impacté négativement le développement des plantations », soutiennent-ils. En parallèle, des problèmes de qualité des semences ont été signalés.

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Pour atteindre la production attendue, les producteurs misent sur l’exploitation d’une superficie totale de 79 306 hectares, avec un rendement moyen estimé à 840 kg par hectare. 

Cette nouvelle baisse de production intervient dans un contexte où la filière cotonnière togolaise peine à retrouver son dynamisme d’antan. En effet, depuis la prise de contrôle de l’or blanc togolais par le groupe singapourien Olam en 2020, le rendement est resté inférieur à 60 000 tonnes jusqu’à l’année dernière. 

Plusieurs facteurs sont régulièrement avancés pour expliquer cette stagnation. Les cotonculteurs pointent souvent du doigt la nouvelle gestion, jugée insuffisante pour redresser la filière. Par ailleurs, les effets du changement climatique continuent de peser lourdement sur les récoltes. Au même moment, un nombre important de producteurs se détourne du coton au profit de cultures plus rentables comme le soja.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’opérateur Togocom, filiale du groupe malgache Axian, a ouvert cette semaine un centre intelligent de gestion des services télécoms (ISOC). Lancée le 22 octobre 2024 à Lomé, la structure a pour objectif de faciliter la surveillance en temps réel des performances du réseau, permettant ainsi une détection rapide des anomalies pour améliorer la qualité des services fournis aux utilisateurs. 

Pour Jaber Hassan, directeur général d'Axian Telecom, ce centre jouera un rôle central dans la gestion des services de télécommunications, grâce à des technologies de pointe qui garantiront une connectivité stable et performante pour tous les Togolais.

Il pourrait s’agir d’une réponse aux critiques du régulateur togolais concernant la qualité des services offerts par les réseaux mobiles. En effet, selon la dernière enquête de satisfaction de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), bien que Togocom dépasse son concurrent Moov Africa sur plusieurs indicateurs, les deux opérateurs n’atteignent pas encore les seuils de qualité requis.

Rai Basgeet, directeur général de la technologie et de l'information chez Togocom, a souligné l'importance de piloter les services par les données pour répondre aux exigences de l’ARCEP. 

Cette démarche s’inscrit également dans un contexte stratégique plus large, après l’acquisition par Axian des 20 % restants d'Agou Holding pour 32 millions $, consolidant sa participation indirecte dans Togocom à 51 %.

Le ministre togolais de l'Économie et des finances, Georges Barcola, et la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Kristalina Georgieva, ont tenu une rencontre ce mardi 22 octobre à Washington. Cette entrevue s’est déroulée en marge des Assemblées générales conjointes du FMI et de la Banque mondiale, ouvertes la veille. 

L’échange a principalement porté sur le futur décaissement du FMI en faveur du Togo, dans le cadre du programme en cours de 42 mois, soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC) pour un montant de 390 millions de dollars. Ce décaissement, attendu pour décembre, selon le membre du gouvernement, est capital pour son pays dans le cadre de la mise en œuvre de ses politiques sociales, notamment celles en faveur des personnes en situation de vulnérabilité. 

Lors de cette rencontre, le ministre togolais a informé la directrice du FMI des démarches que le pays entreprend actuellement pour identifier de manière précise les personnes vulnérables à travers le pays, ainsi que les formes d'appui adaptées à leurs besoins spécifiques. Ce processus, indique-t-on, vise à s’assurer que les ressources allouées profitent effectivement aux populations cibles.

En plus des questions relatives à la vulnérabilité, le ministre a plaidé pour un soutien de l’institution de Bretton Woods aux projets du Togo axés sur la lutte contre les effets du changement climatique. Le pays qui dispose déjà d’un cadre de financement durable, en lien avec son engagement à respecter les objectifs des accords de Paris sur le climat, prévoit de promouvoir des projets d’énergies renouvelables à travers tout le territoire.

Rappelons qu’au premier jour des Assemblées générales, Georges Barcola avait déjà eu des discussions avec Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, il y a du nouveau concernant la campagne de recensement biométrique de masse, avec la formation prochaine des superviseurs et des opérateurs d'enregistrement biométrique (OPE) qui seront déployés sur le terrain.

Prévue pour débuter le 28 octobre 2024, cette formation est organisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Elle se tiendra par vagues à Lomé et dans les cinq régions du pays, jusqu’au 18 novembre.

Cette campagne de recensement biométrique s’inscrit dans le cadre du projet WURI-Togo, appuyé par la Banque mondiale à hauteur de 72 millions de dollars, et qui vise à doter chaque résident d’un numéro d’identification unique. Le programme est piloté par l’Agence nationale d’identification (ANID) et par l’INSEED. Des tests préalables ont été réalisés en ce sens par l’ANID quelques mois plus tôt, pour assurer la faisabilité de la plateforme technologique d’enregistrement.

Notons du reste que, selon des annonces de l’ANID, les enregistrements de masse devaient se tenir au moins un an plus tôt, au dernier trimestre 2023.

Ayi Renaud Dossavi

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Une délégation togolaise est attendue en novembre prochain en Russie à Sotchi, dans le cadre de la première conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique.

L’information a été confirmée par Igor Evdokimov, ambassadeur de Russie pour le Togo, en marge d’un évènement le 20 octobre 2024, à l’Hôtel 2 Février de Lomé, réunissant plusieurs membres du corps diplomatique au Togo, notamment l’ambassadeur de Chine et de l’Inde, ainsi que des cadres du ministère des Affaires étrangères et des membres de la communauté russe au Togo.

« Je suis convaincu que cette conférence contribuera davantage à l’approfondissement du partenariat russo-togolais, dans l’intérêt de la prospérité et du bien-être de nos peuples », a indiqué Igor Evdokimov, cité par le média public Togo Presse. Ce dernier a également salué les relations d’amitié, de partenariat et de compréhension mutuelle qui existent entre le Togo et la fédération de la Russie.

Prévu pour les 9 et 10 novembre 2024, l’évènement auquel sont conviées plusieurs délégations africaines, fait suite au dernier sommet Afrique-Russie, qui s’est tenu en juillet 2023.

Ces événements sont une occasion pour le Togo de promouvoir ses projets de développement, dans une logique de diversification de ses partenariats.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les contrôles obligatoires du marquage des produits débuteront le 4 novembre 2024. Ce rappel a été fait le mardi 22 octobre 2024 à Lomé, à la faveur d’une réunion entre le ministère du Commerce et les importateurs concernés.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Solution Automatisée de Marquage (SAM), une initiative du comité interministériel chargé de la lutte contre la contrebande et la contrefaçon.

En effet, le marquage, en vigueur depuis septembre 2020, vise à sécuriser les recettes fiscales, améliorer la traçabilité des produits et protéger les consommateurs contre les importations illégales. Ainsi à partir de novembre, tous les produits commercialisés sur le territoire, tels que les boissons alcoolisées, les sucreries, les tabacs et les jus de fruits, devront porter ce marquage sécurisé, faute de quoi ils seront considérés comme illégaux.

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Selon Esso-Wavana Adoyi, président du comité en charge du SAM, cette initiative permettra de garantir une concurrence loyale, d’améliorer la collecte des taxes et de financer les projets de développement du pays. Il a également indiqué qu’une période de grâce de 15 jours sera accordée avant l’application stricte des sanctions aux contrevenants. Les sanctions incluent essentiellement la saisie des produits non conformes.

Aussi, afin de permettre aux assujettis de se conformer à la disposition, des campagnes de sensibilisation sont prévues pour informer les opérateurs de l’importance du marquage sécurisé et des sanctions qui en découlent. 

Esaïe Edoh 

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La mise en œuvre du projet régional d’électrification de 20.000 villages en Afrique de l’Ouest (PRODEL 20.000), fait actuellement l’objet de discussions à Lomé, depuis le mardi 22 octobre 2024. Des représentants des ministères chargés de l’énergie de la sous-région se réunissent pour valider le rapport de collecte de données de la faisabilité de ce projet. 

Pendant trois jours, les ministres chargés de l’énergie des pays membres de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) examineront les informations recueillies et formuleront des recommandations stratégiques. Ces recommandations serviront de base pour finaliser un document de référence pour la mise en œuvre du projet.

De façon concrète, le PRODEL 20.000 ambitionne d’électrifier 20.000 villages d’ici à 2030, dans toute la sous-région ouest-africaine, en s'appuyant soit sur l’extension des réseaux de distribution existants, soit sur des systèmes d’électrification solaire hors réseau. Actuellement, 15.291 villages ont été retenus pour faire partie du projet, dont 14.042 seront électrifiés via l’extension de réseaux tandis que 1.249 le seront grâce à des solutions hors réseau. Le Togo, quant à lui, verra 700 de ses villages bénéficier de ce projet d’électrification.

Ce projet s’inscrit dans la vision de la CEDEAO qui vise à garantir un accès universel à des services électriques fiables, durables et abordables pour tous. Le taux d’accès à l’électricité dans la région est d’environ 54 %, mais dans les zones rurales, ce chiffre chute à moins de 10 %. Le PRODEL 20.000 va contribuer à l’amélioration de ce taux en fournissant l’accès à l’électricité à près de 180 millions de personnes à travers l’Afrique de l’Ouest.

Selon Barros Bacar Banjai, représentant résident de la CEDEAO au Togo, l’étape de validation des données permettra de lancer le processus de mobilisation des ressources financières et techniques auprès des partenaires internationaux.

Esaïe Edoh

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