En 2025, les 33 départements ministériels du gouvernement togolais disposeront d’un budget global de 1122 milliards FCFA, en augmentation par rapport aux 1030 milliards FCFA de 2024, sur une prévision budgétaire totale de 2397 milliards FCFA. Ces fonds financeront 130 projets et programmes inscrits dans les portefeuilles des ministères. Voici les cinq ministères qui bénéficieront des plus grosses dotations.
1- Le ministère des enseignements primaire et secondaire (183 milliards FCFA)
Pour la cinquième année consécutive, le ministère des enseignements primaire et secondaire reste le premier bénéficiaire budgétaire, avec une allocation de 183 milliards FCFA. Ce montant est toutefois en recul de 8 milliards FCFA par rapport à 2024. Sur les cinq dernières années, le budget de ce ministère a enregistré une hausse de 20 % par rapport aux 152 milliards FCFA de 2021.
Sur cette enveloppe, 17 milliards FCFA seront consacrés au fonctionnement, tandis que 106 milliards FCFA iront à l’enseignement préscolaire et primaire, et 59 milliards FCFA à l’enseignement secondaire général. Les fonds permettront de poursuivre les efforts pour améliorer la qualité et l’efficacité du système éducatif, notamment par le recrutement de nouveaux enseignants, la formation des volontaires déjà en poste, et l’équipement des établissements scolaires en matériels informatiques.
2- Le ministère des armées (119 milliards FCFA)
La deuxième plus grosse enveloppe, évaluée à 119 milliards FCFA, sera pour le ministère des armées. Cette dotation marque une hausse légère de moins d’un milliard FCFA par rapport à 2024.
Une dotation de 10 milliards FCFA sera destinée à la stratégie militaire, en baisse par rapport aux 33 milliards FCFA de l’année précédente. 62 milliards FCFA financeront le soutien des forces de défense, notamment l’achat d’équipements logistiques et les opérations interarmées. Une enveloppe de 29 milliards FCFA servira à l’acquisition d’équipements modernes et performants pour renforcer la préparation et le déploiement des forces.
3- Le ministère de la santé (114 milliards FCFA)
Le ministère de la santé bénéficiera d’un budget de 114 milliards FCFA en 2025, en hausse de 3,6 % par rapport aux 110 milliards FCFA de 2024. Cette dotation soutiendra l’ambition nationale de garantir un accès universel à des soins de qualité.
Sur cette somme, 63 milliards FCFA seront affectés à l’amélioration des offres de services de santé. Une enveloppe de 26 milliards FCFA sera mobilisée pour lutter contre des maladies comme le paludisme et la tuberculose. Trois milliards FCFA seront réservés pour répondre aux urgences sanitaires, et environ 16 milliards FCFA couvriront les besoins de fonctionnement du ministère.
4- Le ministère des travaux publics (92 milliards FCFA)
Le ministère des travaux publics verra son budget augmenter de 8 %, pour atteindre 92 milliards FCFA en 2025 contre 85 milliards FCFA en 2024. L’essentiel de cette enveloppe servira à la poursuite des travaux d’aménagement du réseau routier national.
Sur ces fonds, 72 milliards FCFA seront consacrés à la réhabilitation et à la construction de routes. Une dotation de 18 milliards FCFA sera affectée à l’entretien routier, et 1 milliard FCFA à la planification et au suivi évaluation. Le fonctionnement des services du ministère sera assuré avec 395 millions FCFA.
5- Le ministère des mines et de l’énergie (62 milliards FCFA)
Le ministère des mines et de l’énergie clôture le Top 5, avec un budget de 62 milliards FCFA en 2025, en hausse de 5 % par rapport aux 59 milliards FCFA de 2024.
Près de 60 milliards FCFA seront destinés à la poursuite de projets stratégiques dans le domaine énergétique, tels que l’extension de la centrale solaire de Blitta pour atteindre une capacité de 100 MW, le lancement des travaux de la centrale photovoltaïque de Sokodé, et l’installation de lampadaires solaires. Dans le secteur minier, 1 milliard FCFA sera dévolu à la promotion et au contrôle des activités minières, tandis que 650 millions FCFA couvriront le pilotage et le soutien du ministère.
Esaïe Edoh
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À partir du 31 janvier 2025, l’Office Togolais des Recettes (OTR) suspendra l’utilisation des timbres fiscaux physiques. La mesure, annoncée via un communiqué par le Commissaire Général de l’OTR, Philippe Kokou Tchodié, s’inscrit dans un contexte de digitalisation des services publics. Elle vise à moderniser les formalités administratives et à améliorer l’efficacité des services fiscaux.
Ainsi, les contribuables devront désormais utiliser les timbres fiscaux électroniques, accessibles en ligne via la plateforme officielle https://etimbre.otr.tg ou auprès des caisses de recouvrement du Commissariat des Impôts.
Selon le fisc togolais, ce passage au numérique devrait simplifier les démarches administratives tout en réduisant les risques liés à la manipulation des timbres physiques.
Peu avant cette suspension des timbres physiques, l’OTR avait annoncé la digitalisation de ce service il y a quelques semaines. Ceci fait suite notamment à la dématérialisation de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM).
C’est l’un des derniers développements dans les initiatives de digitalisation des services publics au Togo. L’ambition affichée par les autorités publiques togolaises il y a quelques années était de digitaliser 75 % des procédures administratives, jusqu’en 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les acteurs font le point sur l’environnement concurrentiel du pays. C’est dans le cadre d’un atelier de validation du dernier rapport sur l’état de la concurrence, ce mercredi 8 janvier 2025 à Lomé, que les acteurs économiques et institutionnels ont passé en revue les principales avancées et les défis liés à la concurrence dans le pays.
Le document, élaboré avec la participation active des représentants d’entreprises, de la société civile et des services publics, met en lumière les performances macroéconomiques et les initiatives de l’autorité nationale de concurrence.

Selon Atekpe Makiliwè, directeur du Commerce intérieur, 2024 a été marquée par une double priorité : promouvoir une culture de la concurrence et mener des études approfondies sur des secteurs stratégiques. Parmi celles-ci figurent une analyse sur le transfert monétique et le commerce électronique, qui s'inscrivent dans l’essor numérique du pays.
Cette initiative s’aligne notamment sur les normes de l’UEMOA, qui appuie la réalisation du rapport. À cet égard, Ibrahim Tankari, conseiller auprès de la commission, a salué les efforts du gouvernement togolais pour protéger les consommateurs tout en dynamisant l’écosystème économique.
Ayi Renaud Dossavi
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En 2025, le Togo prévoit de débourser 355 milliards francs CFA pour couvrir la masse salariale des fonctionnaires de l’administration publique. Ce montant, détaillé dans la loi de finances qui s’équilibre en ressources et en charges à 2397 milliards de francs CFA, représente environ 14 % du budget global.
Concrètement, ces ressources de l’État seront affectées à diverses dépenses liées au personnel émargeant sur le budget général, notamment le paiement des émoluments, indemnités, primes, prestations familiales et cotisations patronales. À tout ceci, s’ajoutent d’autres charges relatives aux décaissements pour les agents de l’État.
Cette prévision de 355 milliards marque une augmentation de 10 % par rapport à l’exercice 2024, où la masse salariale était estimée à 321 milliards de francs CFA. Cette hausse s’explique en partie par l’entrée en fonction de 3000 nouveaux fonctionnaires issus du concours général de recrutement organisé le 26 février 2022, dont les résultats ont été publiés en décembre 2024.
Par ailleurs, cette progression reflète l’impact financier des allocations de départ à la retraite sur les agents de l’État, des recrutements sectoriels et des ajustements administratifs qui seront effectués sur la situation du personnel de l’État au cours de l’année.
Notons que selon les données récentes du ministère de la Fonction publique, le nombre de fonctionnaires émargeant sur le budget de l’État dépasse 65 000 personnes.
Esaïe Edoh
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En 2025, le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) verra son enveloppe portée à 10 milliards FCFA, selon les détails de la loi de finances 2025, dont le budget global s’établit à 2397 milliards de FCFA. Cette allocation enregistre ainsi une hausse significative de 42 % par rapport à l’année précédente où elle était fixée à 7 milliards de FCFA.
Cette augmentation notable des fonds alloués au FACT intervient après une mission de suivi réalisée fin 2024 pour évaluer les investissements effectués par les communes avec les dotations de 2023. Ce suivi a permis de vérifier la conformité des documents liés à la passation des marchés concernant ces investissements. Les conclusions de cette mission devraient, selon le ministère de l’aménagement et du développement du territoire, permettre de renforcer la détermination du gouvernement à intensifier son soutien financier aux collectivités territoriales.
Cette hausse s’inscrit également dans une stratégie gouvernementale visant à accroître les ressources et les capacités des communes, tout en compensant une réduction prévue des subventions d’investissement apportées par les partenaires techniques et financiers entre 2023 et 2026.
Parallèlement au FACT, l’État poursuit son soutien direct aux collectivités territoriales à travers des transferts courants et des investissements ciblés. D’après la Faîtière des communes du Togo (FCT), entre 2020 et 2024, plus de 30 milliards de FCFA ont été débloqués en faveur des communes togolaises, leur permettant ainsi de mieux répondre aux besoins des populations et de jouer un rôle moteur dans le développement local.
Ces fonds, répartis entre les 117 communes que compte le pays, visent à les accompagner dans leur transition vers une gestion plus autonome et durable. Dans cette perspective, les communes s’appuient sur des plans de développement communaux pour orienter leurs actions et diversifier leurs sources de financement. Ce processus s’inscrit pleinement dans les objectifs de décentralisation, permettant aux collectivités de renforcer progressivement leur équilibre financier et leur capacité à gérer leurs ressources de manière optimale.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le programme "D-CLIC, formez-vous au numérique avec l’OIF", va former 300 jeunes, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat et le numérique en ce début d’année.
L’initiative, opérationnalisée par l’incubateur Centre Urbain de Business et d’Entrepreneuriat (CUBE), et soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), se déroulera de janvier à avril dans les villes de Lomé, Aného, Dapaong, et Kara.
Ciblant les métiers du développement web, mobile et de la communication digitale, D-CLIC entend renforcer les compétences numériques des participants, tout en favorisant un accès équitable aux ressources technologiques

A ce jour, le programme, en phase d’amorçage, revendique avoir mobilisé plus de 130 entreprises et organisations partenaires, allant des startups aux associations, qui s'engagent à offrir des opportunités d’immersion professionnelle (stages) aux jeunes formés. Une telle collaboration vise à maximiser l’impact du programme et à connecter les jeunes talents au marché du travail.
Notons que le projet s’inscrit dans le cadre d’une initiative panafricaine plus large. "D-CLIC, formez-vous au numérique avec l’OIF" est déployé dans 13 autres pays, tels que le Sénégal, le Burkina Faso, ou encore la Tunisie.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement prévoit de débloquer 4 milliards FCFA en 2025 pour indemniser les personnes expropriées dans le cadre du projet de construction de logements sociaux à Kpomé. C’est ce qu’indiquent les informations partagées par le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière devant le Parlement en fin d’année dernière.
Ces ressources s’inscrivent dans un processus déjà bien engagé, couvrant une superficie de 1177 hectares mobilisée pour accueillir 20 000 logements à coût abordable. Selon le ministre de tutelle, la majeure partie des indemnisations a été réglée, à l’exception de quelques zones encore en litige.
Pour rappel, le projet est structuré en trois grandes phases. Dans un premier temps, les études de faisabilité, incluant la validation des études techniques et du plan d’aménagement, ainsi qu’une analyse de marché réalisée par la Société financière internationale (SFI) et des études d’impact appuyées par la Banque africaine de développement (BAD). Ensuite, les Travaux préparatoires, comme la délimitation topographique du site et l’installation de bornes et panneaux pour les réserves. Et enfin, la construction des logements proprement dite.
La dernière phase est attendue dans les mois à venir, selon l’autorité de tutelle, et sera menée par une société de promotion immobilière créée en partenariat avec Shelter Afrique.
Ayi Renaud Dossavi
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Entre 2021 et 2023, le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS), visant à améliorer la résilience des populations vulnérables au Nord du Togo, a enregistré plusieurs avancées.
Dans le domaine de l’électrification, le taux de couverture est passé de 29 % à 42 %, permettant à plus de 15 000 foyers d’accéder à l’électricité. Sur le plan de l’eau potable, près de 80 000 personnes supplémentaires ont bénéficié de nouvelles infrastructures hydrauliques, faisant grimper le taux de desserte rurale de 64 % à 73,5 %.
En agriculture, secteur clé de l’économie régionale, plus de 1 000 hectares de terres ont été aménagés et des équipements modernes distribués pour renforcer la productivité et la compétitivité des exploitations locales.
Ces chiffres sont rendus publics alors qu’en 2024, le PURS s'est inscrit dans une dynamique d’expansion à l’ensemble du territoire, avec un budget prévisionnel de 326 milliards de FCFA.
Parmi les projets phares figure la construction d’une centrale solaire de 25 MW à Dapaong, assortie d’un système de stockage d’énergie de 40 MWh. Ce projet bénéficie d’un financement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale, dont une partie est dédiée au PURS.
Ayi Renaud Dossavi
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En 2024, le Togo a enregistré la création de 14 919 nouvelles entreprises, marquant une légère baisse par rapport aux 15 654 dénombrées en 2023. Cette diminution correspond à une baisse de 13 %, et traduit une augmentation de 4,6 % par rapport à 2022, où 13 835 entreprises avaient été créées.
Dans le détail, les entreprises formalisées par des Togolais représentent la majorité des nouvelles créations avec 12 371 structures en 2024, contre 13 032 en 2023, démontrant une baisse de 4 %. La part des entreprises portées par des étrangers a également légèrement diminué, passant de 2622 en 2023 à 2548 en 2024, soit une baisse de 2 %.
Le point positif du bilan concerne l’augmentation du nombre d’entreprises lancées par des femmes. En 2024, ce chiffre a atteint 4 450, contre 4 297 en 2023, reflétant une progression de 3,5 %. Les femmes représentent ainsi 30 % des nouvelles structures créées au cours de l'année. En revanche, le nombre d’entreprises lancées par des hommes a baissé de 7,8 %, s’établissant à 10 469 contre 11 357 en 2023.
Cette tendance baissière survient malgré les efforts continus des autorités togolaises pour améliorer le climat des affaires. Parmi les mesures phares figurent la réduction des délais et des coûts de création d’entreprises, la digitalisation des procédures de formalisation et d'autres réformes destinées à stimuler l’entrepreneuriat.
Esaïe Edoh
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En 2025, le gouvernement togolais prévoit de renforcer les effectifs de la fonction publique avec plus de 14 000 nouvelles recrues.
Selon les données du ministère de la réforme du service public et du travail obtenues par Togo First, le secteur de l’enseignement occupe une place prépondérante avec environ 8 000 postes à pourvoir, représentant près de 57 % des nouveaux recrutements. Ce chiffre inclut près de 4 400 postes en cours de recrutement et une prévision additionnelle d’environ 3 600 pour 2025. Le domaine de la santé, quant à lui, bénéficiera de plus de 2 400 nouveaux agents, tandis que 800 postes seront ouverts dans le secteur des finances.
Par ailleurs, l’École Nationale d’Administration (ENA) contribuera à renforcer les capacités administratives avec une centaine de nouveaux diplômés. À ces entrées dans la fonction publique s’ajoutera un recrutement général de 2 725 agents, actuellement en attente.
Face à ces prévisions, les départs à la retraite sont estimés à 1300 en 2025, laissant un solde net d’environ 12 800 nouveaux agents dans l’administration publique.
Au total, la fonction publique togolaise comptait près de 71 000 agents (70 984) à fin 2024.
Ayi Renaud Dossavi