La capitale togolaise abrite depuis lundi 21 octobre 2024, la 4ème édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA). Près de 150 représentants d'institutions internationales de recherche, régionales, sous-régionales, chercheurs et fabricants de matériels agricoles, échangent cette semaine à Lomé à la faveur de l’événement organisé par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF).
1/ Aujourd'hui, la cérémonie officielle de lancement du #MITA2024, du #YouthSummit et du Prix de l'Innovation Agricole Abdoulaye Touré a été un grand succès, présidée par M. Kanka-Malik NATCHABA, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche du Togo ??!#CORAFMita pic.twitter.com/azgfYy7Zwn
— CORAF #CORAFWeek #MITA2024 (@CORAFNews) October 21, 2024
La rencontre sera ainsi meublée jusqu’au vendredi 25 octobre prochain, d’expositions et de découvertes sur les technologies et innovations agricoles. Des partenariats public-privé devraient également se nouer à cette occasion.
"A travers cette manifestation, le Togo et l'ensemble des pays de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, se retrouvent pour échanger les technologies et les innovations", déclare Douti Ladja, directeur de l’Institut Togolais de recherche agronomique (ITRA).
Gestion intégrée
Cette quatrième édition met l'accent sur la gestion intégrée des ravageurs, des maladies et des animaux. Il s’agira également de se pencher sur les solutions aux perturbations climatiques.
"Nous devons continuer à travailler pour trouver des solutions novatrices, pour nous permettre d'anticiper et de nous préparer à minimiser ces impacts qui, certainement, vont continuer à se manifester", selon Moumouni Savadogo, directeur exécutif du CORAF.
Ouvrant les travaux, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Kanka-Malik Natchaba, a convié les participants à faire un travail collégial. "Nous avons besoin de travailler ensemble pour transformer l'agriculture en Afrique de l'Ouest et du centre. Cette transformation par l'innovation, la recherche et le partenariat viendra renforcer la résilience des systèmes alimentaires et soutenir la prospérité des agriculteurs."
Un espace d'exhibition et de démonstration des technologies a été aménagé pour le public, et un prix dénommé Abdoulaye Touré est prévu pour récompenser les meilleures innovations agricoles.
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En fin de semaine écoulée, la Fondation Shéyi Emmanuel Adébayor (SEA) a accueilli une délégation de Morgan State University des États-Unis à l'Institut Africain des Sciences des Technologies et des Métiers (IASTM). Cette rencontre, appuyée par l’ambassade des États-Unis, visait à renforcer le partenariat entre l’IASTM et Morgan State University, en faveur des échanges académiques et culturels entre le Togo, le Niger et les États-Unis.
Au cours des échanges, il s’était agi d’explorer de nouvelles opportunités pour faciliter la mobilité des étudiants et accroître les collaborations institutionnelles entre Morgan State University, basée dans l’État du Maryland (États-Unis), et les campus de l'IASTM à Lomé et Niamey. De fait, les deux institutions partagent un engagement commun en faveur de l’éducation, de l’entrepreneuriat, de la recherche et de l’innovation. L’IASTM, membre du groupe UASTM University, propose une formation pluridisciplinaire couvrant les sciences, les technologies, le management et l’agrobusiness. La collaboration avec Morgan State University devrait non seulement permettre de renforcer la visibilité du groupe à l’international, mais aussi encourager des échanges interculturels profitables aux étudiants, chercheurs et enseignants.
En marge de la visite, une conférence axée sur le thème « Leadership et Entrepreneuriat » a été animée par le Vice-président de Morgan State University, offrant l’occasion de discuter des compétences essentielles à la réussite entrepreneuriale. En outre, des séances de travail ont eu lieu entre la délégation de Morgan State University et la Fondation SEA, permettant d’explorer des synergies concrètes dans les domaines de l’éducation et de l’entrepreneuriat.
Cette initiative de la Fondation SEA intervient quelques jours après la facilitation d'un partenariat entre l’Université de Lomé et Morgan State University. L'ambition de la Fondation, dirigée par l'ex-footballeur Shéyi Emmanuel Adébayor, est de promouvoir l'accès à une éducation de qualité et de renforcer les opportunités d'échanges académiques pour les jeunes africains.
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Le Chef d’État togolais Faure Essozimna Gnassingbé a reçu lundi 21 octobre 2024 à Lomé, Sidi Ould Tah, Directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), en compagnie de Serge Ekue, patron de la Banque ouest africaine de développement (BOAD). Au cours de cette rencontre, M. Ould Tah a présenté au président togolais les récents développements au sein de la BADEA et les perspectives du partenariat entre l'institution et le Togo, selon la présidence togolaise.
« J’ai eu l’honneur d’être reçu par Son Excellence, Monsieur le Président de la République. L’objet de cette audience était de présenter à Son Excellence les derniers développements de la Banque, mais aussi les perspectives de partenariat avec le Togo », a déclaré M. Ould Tah.
Dans son intervention, il a réaffirmé l’engagement de la BADEA à soutenir la politique de développement du Togo, en particulier dans les domaines des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture. Le banquier a également salué les initiatives des Togolais visant à renforcer ce partenariat stratégique.
Au Togo, la BADEA est active notamment dans le financement de projets à fort impact social et économique, dans les domaines des infrastructures routières, de l'hydraulique, de l'énergie, de l'éducation et de la santé. C’est également un partenaire stratégique de la BOAD, institution de développement sous-régionale basée à Lomé.
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L’Internet Society Togo annonce la 10e édition du Forum National sur la Gouvernance de l'Internet (Togo IGF), cette semaine. L’événement est prévu le jeudi 24 octobre à la Maison des Jeunes de Lomé (Amadahomé).
Les travaux, indique IGF Togo, seront centrés sur l'exploration des technologies émergentes et des opportunités qu'elles offrent pour le développement numérique du Togo. Il s’agira également de toucher à la complexité de leur régulation dans un contexte local et international.
La rencontre devrait rassembler des pionniers de l'Internet au Togo, des experts, ainsi que des entreprises locales et internationales du secteur des Technologies de l'Information et de la Communication. L’objectif est de faciliter le partage d'expériences et d'expertises parmi les acteurs du digital présents.
« Le Forum sur la Gouvernance de l'Internet demeure une belle occasion de rencontre entre les utilisateurs de l’Internet », a déclaré Folli Herbert Amouzougan, Vice-président du Conseil d'Administration.
À Lomé, ces travaux s’annoncent quelques jours après la tenue d’une École nationale de la gouvernance de l'Internet, qui a déjà rassemblé plusieurs acteurs du secteur autour d'enjeux comme l'Intelligence artificielle et la cybersécurité.
Lien d'inscription au Forum.
Ayi Renaud Dossavi
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Le ministère des Transports du Togo travaille actuellement à la digitalisation du paiement des tickets de bus via la Société des Transports de Lomé (SOTRAL). Prévu initialement pour être lancé en juillet dernier, le projet sera déployé à une date ultérieure, apprend-on.
D'après le “Rapport de mise en œuvre des réformes au premier semestre 2024”, l’initiative est à la phase finale avec la configuration du code USSD, en collaboration avec l’opérateur Togocom. Une fois cette étape franchie, les usagers pourront acheter leurs tickets de bus à travers des moyens numériques, simplifiant ainsi l'accès au transport public.
La phase pilote de ce nouveau système concernera d'abord les lignes dédiées aux étudiants, sur une période de trois mois. À l'issue de cette étape, le système sera étendu à l'ensemble du réseau de SOTRAL, dans le but d'améliorer l'efficacité et la qualité du transport collectif public urbain.
Le projet qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation du transport en commun amorcée par les autorités togolaises, vient s’ajouter à celui du renouvellement du parc de la société, lancé en 2022 avec un investissement de plus de 15 milliards FCFA.
Fondée en septembre 2008, la SOTRAL a commencé son activité avec une ligne expérimentale reliant BIA à Adidogomé. Depuis lors, elle s'est imposée comme la principale société de transport collectif urbain en bus à Lomé. La SOTRAL réalise environ 500 courses par jour, transportant quotidiennement près de 26 000 passagers.
Esaïe Edoh
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Le Togo s’apprête à accueillir la première édition de « The Power of L.A.W. » du 5 au 8 février 2025 à Lomé. Cet événement, organisé par le Centre International d’Arbitrage et de Médiation (CIAM) en collaboration avec l'Association Internationale pour le Développement de l’Arbitrage en Afrique (AIDAA), réunira des experts des secteurs maritime et financier du monde entier.
La rencontre sera consacrée à des discussions sur les perspectives africaines en matière de règlement alternatif des litiges dans les secteurs financier et maritime. Prévue sur une semaine, la rencontre sera marquée par des débats, panels, et ateliers, dirigés par des praticiens de renommée internationale.
L'événement, selon le CIMA, mettra également l’accent sur la position stratégique de la capitale togolaise, Lomé, qui abrite des institutions financières régionales de premier plan telles que la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la Banque d'Investissement et de Développement de la Cédéao (BIDC), le siège de Ecobank Transnational Incorporated (ETI), ainsi que la Compagnie Commune de Réassurance des Etats Membres de la CIMA (CICA-RE).
Aussi, le Port de Lomé, un acteur important du développement économique du Togo qui se présente comme un hub privilégié pour les affaires en Afrique, sera au cœur des échanges.
D’après les organisateurs, le choix porté sur Lomé pour abriter cet événement s’explique par « son rôle en tant que hub d’affaires en Afrique ».
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Au Togo, la majorité des produits locaux testés par les institutions de contrôle respecte les normes de qualité exigées. C’est ce qui ressort d’une opération d'inspection approfondie dans plusieurs institutions spécialisées en contrôle qualité, menée en fin de semaine écoulée par une délégation de Kossivi Hounaké, ministre délégué auprès du ministre du Commerce.
Cette tournée visait à répondre aux préoccupations croissantes concernant la qualité des produits "Made in Togo", comme l’indique le ministère de tutelle.
Les inspections ont couvert des structures clés telles que l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA), l’Institut national d’hygiène (INH), l’École supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA) et le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP).
Selon le ministre délégué, les critiques sur la qualité des produits locaux sont souvent infondées, affirmant notamment que « la majorité d’entre eux passe par ces laboratoires de contrôle » avant d’être mis sur le marché.
En dehors des raisons évoquées, il faut rappeler que cette opération se tient en plein mois du consommer local et pourrait être perçue comme un “coup de pouce” des autorités publiques à la promotion du made in Togo, au niveau national et international.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, des élections municipales sont annoncées ce mois d’octobre dans au moins 11 communes. En effet, le ministère en charge de l'administration territoriale a annoncé l'organisation de ces scrutins, suite au décès de plusieurs maires et adjoints au cours des derniers mois. Ces élections, qui se dérouleront du 22 au 31 octobre 2024, permettront d’élire de nouveaux responsables au sein des exécutifs communaux, en accord avec la loi sur la décentralisation.
Parmi les communes concernées, on retrouve Golfe 2, 5 et 6, Avé 2, Kloto 3, Kpélé 1, Sotouboua 2, Doufelgou 3, Tone 1, Dankpen 3 et Kpendjal Ouest 1.
Les votes, indique-t-on, seront effectués par le conseil municipal selon un suffrage indirect, et se tiendront en présence des préfets et des autorités en charge des collectivités locales.
Rappelons que les actuels maires et conseillers à la tête des mairies ont été élues juin 2019, suite à des scrutins qui ont permis de choisir des maires et conseillers municipaux, pour la première fois en près de trente ans. Le pays d'Afrique de l'ouest compte 117 communes.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le nombre de nouvelles entreprises créées à fin septembre 2024 s'élève à 11 979, selon une compilation de Togo First basée sur les données du Centre de formalités des entreprises (CFE). Ce chiffre marque une légère augmentation de 2 % par rapport aux 11 733 entreprises enregistrées à la même période l'année précédente.
Bien que la première moitié de l'année ait été marquée par une tendance à la baisse, cette nouvelle progression est portée par les performances du troisième trimestre, avec 4017 entreprises créées, contre 3450 sur la même période en 2023.
Sur l'ensemble des entreprises créées, 9940 ont été lancées par des Togolais, tandis que 2039 l’ont été par des étrangers. Les femmes représentent environ 30 % de ces nouvelles sociétés, soit 3566 entreprises sur les 11 979 créées.
Ces données qui témoignent d'une légère reprise de l'activité entrepreneuriale au troisième semestre 2024 par rapport au premier semestre, restent attribuables aux réformes engagées par les autorités du pays pour améliorer le climat des affaires. Le gouvernement a notamment poursuivi des réformes visant à réduire les délais et les coûts de création d'entreprises et à digitaliser les procédures de formalisation.
Esaïe Edoh
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Abdoul Salam Bello, Administrateur du Groupe Afrique II de la Banque mondiale en fin de mission, a visité récemment les travaux réalisés par le programme de résilience côtière WACA ResIP-Togo dans la ville d’Aného. Cela a permis de toucher du doigt les différentes réalisations financées par la Banque mondiale, axées sur la lutte contre l'érosion côtière et la réduction de la pauvreté des populations rurales.
Il était accompagné notamment du Coordonnateur du programme, Dr Adou Rahim Alimi Assimiou, et de son équipe technique, du Secrétaire Général du Ministère du Plan, Béguédouwè Paneto, ainsi que du Maire de la Commune des Lacs 1, Me Alexis John Coffi Aquereburu.

« J'ai eu l'honneur de visiter le projet WACA dans cette belle commune des Lacs 1 (Aného). Nous avons été très impressionnés par la qualité du travail fait par les équipes du WACA, mais aussi la vision et le leadership de M. le maire », a indiqué l’administrateur. La délégation a visité des infrastructures clés, telles que des brise-lames et des digues qui protègent la commune et améliorent les conditions de vie des habitants, ainsi que les appuis aux projets communautaires. “Nous avons vraiment apprécié l'ensemble des externalités positives, notamment comment le WACA contribue aussi à la lutte contre la pauvreté,” a-t-il ajouté.

Le Secrétaire Général du Ministère du Plan a salué les efforts de la Banque mondiale et a souligné le travail de l’administrateur pour prolonger le Projet WACA ResIP-Togo. Sous son mandat, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo a progressé de 900 millions à 1,21 milliard de dollars, ajoute-t-on.
De plus, la Banque mondiale a approuvé un nouveau cadre de partenariat, permettant de mobiliser 1,5 milliard de dollars pour des investissements dans des secteurs stratégiques tels que l'agriculture et l'énergie.
Notons que M. Bello a également été reçu le lundi 14 octobre par Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre et Secrétaire général de la Présidence de la République. Une rencontre en prélude aux Assemblées annuelles de l’institution prévues du 21 au 28 octobre à Washington a permis de faire le bilan des activités du bureau de l’Administrateur et de discuter des perspectives du partenariat entre le Togo et la Banque mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
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