Samedi 12 octobre dernier, les banquiers et spécialistes de la finance de la place togolaise se sont réunis à Lomé pour un rendez-vous d’échanges baptisé « Loft du week-end », consacré à la gestion des risques bancaires. Cet atelier, organisé dans un hôtel à Baguida, a été animé par Khalid Yacoubou-Boukari, Responsable des Engagements à IB Bank Togo et consultant spécialiste en gestion des risques. À travers cet événement, les participants ont pu approfondir leur compréhension des dispositifs régulant la gestion des risques, en particulier ceux contenus dans la Circulaire N°04-2017/CB/C, un texte central dans l’arsenal réglementaire de l’UEMOA.
La gestion des risques, une priorité réglementaire
La Circulaire N°04-2017/CB/C, publiée par la Commission bancaire de l’UEMOA, impose des standards rigoureux aux établissements de crédit et compagnies financières opérant dans la zone. L’objectif de ce cadre réglementaire est de renforcer la résilience des institutions financières face aux risques croissants auxquels elles sont confrontées dans un contexte économique mondial marqué par l'incertitude.
Khalid Yacoubou-Boukari a présenté de manière détaillée les principales dispositions de cette circulaire. Parmi celles-ci, la nécessité pour chaque institution de mettre en place un dispositif de gestion des risques couvrant les quatre grands domaines suivants : le crédit, le marché, la liquidité et le risque opérationnel. « Les organes de gouvernance doivent jouer un rôle de premier plan en définissant une stratégie claire en matière de gestion des risques, appuyée par une politique d'appétence au risque et des limites opérationnelles strictes », a expliqué l’expert.
La circulaire impose également aux établissements financiers de l’UEMOA de se doter de systèmes de gestion des risques indépendants, suffisamment outillés en ressources humaines et techniques, pour une surveillance efficace des différents risques auxquels ils sont exposés. « Ce cadre repose sur une approche holistique, où la gestion des risques est une composante transversale, liée à toutes les opérations de la banque », a-t-il indiqué.
Cartographie des risques et appétence au risque
L'un des points majeurs abordés lors de l’atelier est l’exigence de la cartographie des risques, un document que chaque banque doit régulièrement actualiser. Selon la circulaire, cette cartographie doit inclure une identification claire des principaux risques encourus par l'institution, classés par secteur d'activité et par zone géographique, et validée par les organes de gouvernance au moins une fois par an. La mise à jour régulière de cette cartographie permet de garantir que les risques émergents sont identifiés en temps réel et intégrés dans le système de gestion des risques de l’établissement, détaille le formateur passé notamment par la BOA Togo.
Il a aussi insisté sur la politique d'appétence au risque, un document essentiel qui définit les limites globales et opérationnelles de risque que l'institution est prête à accepter. Il s'agit notamment des seuils de tolérance en matière de crédits, de concentration des engagements ou encore des transactions hors bilan. « Toute infraction à ces limites doit faire l'objet d'une remontée immédiate aux organes délibérants pour des mesures correctives », a rappelé Khalid Yacoubou-Boukari.
Renforcement des équipes et simulations de crise
Pour répondre aux exigences croissantes de la gestion des risques, la circulaire impose aux établissements financiers de renforcer leurs équipes spécialisées. Khalid Yacoubou-Boukari a souligné l’importance de la formation continue du personnel dédié, en mentionnant les efforts de la Commission bancaire. Il a précisé que celle-ci a mis en place des programmes de formation, notamment via le COFEB, avec des cursus tels que le Parcours Bâle II-III, qui deviendra, selon lui, une étape obligatoire pour tout banquier de l’Uemoa aspirant à une responsabilité de gestionnaire de risque. Le partenariat avec HEC Paris avec les certifications Management - Stratégique Bancaire 1 & 2, subventionnés pour les banquiers de la sous-région, renforce ce cadre. « Une direction des risques bien staffée, avec une autorité suffisante, est importante pour que l’institution puisse couvrir efficacement l’ensemble des risques auxquels elle est exposée », a-t-il expliqué.
En parallèle, la circulaire exige la mise en place de simulations de crise, visant à tester la robustesse des dispositifs de gestion des risques en cas de situations imprévues. Ces simulations doivent permettre aux institutions d'anticiper les chocs potentiels et de préparer des plans d’action correctifs, afin de répondre de manière adéquate aux crises financières ou aux perturbations opérationnelles. Les établissements doivent aussi se doter d'un système de surveillance continue pour détecter les écarts par rapport aux limites de risque fixées, et alerter les organes de gouvernance en cas de besoin, apprend-on.
Le rôle des organes de gouvernance
La gouvernance des risques est au cœur des recommandations de la Circulaire. Selon l’expert, les comités des risques, émanant des conseils d'administration des banques, doivent s'assurer que toutes les politiques et procédures relatives à la gestion des risques sont bien mises en œuvre. Ces comités ont la responsabilité de surveiller les risques de manière active et de rendre des comptes régulièrement à la Commission bancaire.
Dans cette optique, Khalid Yacoubou-Boukari a insisté sur l’importance de la séparation des tâches entre les directions opérationnelles, notamment celles en charge des activités génératrices de revenus, et les directions des risques. Cette indépendance est primordiale pour éviter tout conflit d’intérêt et garantir une gestion objective des risques.
Les établissements sont également tenus de soumettre semestriellement à leurs organes de gouvernance, un rapport détaillé sur leur gestion des risques. Ce rapport doit inclure des informations sur la nature et le niveau d’exposition aux risques, les besoins en fonds propres et en liquidités, ainsi que sur la qualité du portefeuille de crédits et les provisions associées. Des revues régulières doivent également être faites pour les risques de concentration, en particulier pour les expositions significatives à un secteur ou à une région géographique spécifique.
Une dynamique de modernisation
L’atelier a également été l’occasion pour Khalid Yacoubou-Boukari de rappeler que la gestion des risques dans l’UEMOA ne doit pas se limiter à répondre aux exigences réglementaires, mais doit aussi s'inscrire dans une dynamique de modernisation. Dans la circulaire, les établissements financiers sont encouragés à adopter des outils technologiques permettant une meilleure collecte et analyse des données, notamment en ce qui concerne les événements de pertes opérationnelles.
De plus, l’introduction de nouveaux produits financiers doit être accompagnée d’une évaluation minutieuse des risques inhérents. « Chaque produit, chaque processus doit être scruté sous l’angle du risque, avec des mesures d’atténuation adaptées », a expliqué le formateur. L’objectif est de faire en sorte que les innovations financières ne fragilisent pas les institutions, mais contribuent à leur solidité.
Fiacre E. Kakpo
Yawa Kouigan, ministre en charge de la Culture, porte-parole du gouvernement, a rencontré ce mardi 15 octobre 2024, divers acteurs culturels pour discuter des préoccupations du secteur. Les échanges ont réuni des représentants de plusieurs fédérations, incluant des artistes chanteurs, peintres et écrivains, qui ont partagé les défis auxquels ils sont confrontés.
Il s’agissait dans un premier temps de prendre contact avec les différentes fédérations représentant les acteurs de la culture au Togo, et dans un second, d’explorer des canaux pour davantage de soutien institutionnel à la culture togolaise afin de créer un contexte favorable à l'épanouissement des talents locaux.
Parmi les points saillants des discussions, les acteurs, relevant l'importance d'un soutien gouvernemental, ont évoqué la nécessité de renforcer le Fonds National de Promotion de la Culture (FNPC), qui pourrait offrir des opportunités de développement artistique. Ils ont également plaidé pour des solutions d'assurance santé adaptées aux besoins des artistes, une mesure qui pourrait considérablement améliorer leurs conditions de vie et de travail.
Il faut rappeler que le précédent FNPC était doté d’une enveloppe de 300 millions FCFA, au profit de l’ensemble du secteur de la culture.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la fourniture de l’énergie électrique fait face à de nouveaux défis ces derniers jours. La Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) a signalé un incident survenu à la centrale Kékéli Efficient Power le 13 octobre 2024 à 03h30, entraînant des perturbations dans la fourniture d'énergie électrique dans certaines zones du réseau de distribution.

Les équipes techniques de la CEET ont rapidement localisé la panne et travaillent activement à un rétablissement rapide de la situation. La Direction Générale de la CEET rassure sa clientèle de ce que toutes les mesures nécessaires sont mises en place pour minimiser l'impact des coupures d'électricité.
Ceci étant, la situation est exacerbée également par des défis au Nigeria, un des principaux fournisseurs en électricité du Togo. En effet, dans la nuit du 14 au 15 octobre, la majeure partie du Nigeria a été plongée dans l'obscurité à cause de l'effondrement du réseau national, dû à un blackout. Chez ce fournisseur, c’est la sixième fois que le réseau électrique s’effondre cette année, indique la BBC.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le taux d'investissement a connu des fluctuations notables au cours des dix dernières années, reflétant les différents défis économiques du pays sur la période. Selon les données de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), ce taux qui s'établissait à 22,1 % en 2013, a atteint un pic à 25,2 % en 2015, avant de redescendre à 16,8 % en 2017, notamment sur fond d'incertitudes économiques et de tensions sociopolitiques.

Cependant, le tournant semble se dessiner autour de 2020. Ce taux qui représente la proportion du produit intérieur brut (PIB) consacrée à l'investissement dans des biens d'équipement, des infrastructures et d'autres actifs productifs, a rebondi à 21,3 %, porté par un adoucissement du contexte politique et une reprise économique. Poursuivant à partir de cette période, entre 2021 et 2022, le taux va osciller autour de 19 %, mais des prévisions optimistes pour 2023 laissent entrevoir un taux d'investissement de 23,0 %.
Depuis 2020, le gouvernement affiche comme ambition d’augmenter les niveaux d'investissement, notamment dans le PND et dans la Feuille de route gouvernementale. C’est dans ce sillage qu’on a opéré les différentes réformes du climat des affaires et autres initiatives visant à stimuler les investissements nationaux et étrangers.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo, le Bénin et la Guinée-Bissau bénéficieront d'un soutien financier de 25 millions d'euros, soit un peu plus de 16 milliards FCFA de la République fédérale d’Allemagne pour financer des projets visant à prévenir l'extrémisme violent. Ce financement sera mis à disposition via le Fonds régional de stabilisation et de développement (FRSD), dont la deuxième phase a été récemment lancée à Cotonou par la CEDEAO.
Entre 2024 et 2027, ces pays concentreront leurs efforts sur trois axes prioritaires : la création d'emplois, la protection de l'environnement et le renforcement de la cohésion sociale. En matière d'emploi, des formations professionnelles seront proposées aux jeunes, des infrastructures de base seront développées et l'entrepreneuriat sera encouragé.
Pour ce qui est de l'environnement, des initiatives de reboisement, d'irrigation et de promotion des énergies renouvelables sont au programme. S'agissant de la cohésion sociale, elle sera soutenue par la pratique du sport et la promotion de la paix via les médias.
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Avec ces initiatives, la CEDEAO en collaboration avec les pays bénéficiaires, entend prévenir les crises régionales en créant des opportunités économiques durables pour les groupes vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les migrants de retour.
« Ce projet montre bien que la lutte contre l’extrémisme violent ne relève pas seulement du militaire. Il s’agit par anticipation, de penser à mettre en place des infrastructures socio-économiques de base, de renforcer les capacités des populations vulnérables pour leur redonner espoir et de mettre en œuvre des politiques de gouvernance en mesure de préserver notre fragile vivre-ensemble », a déclaré Amadou Diongue, Représentant résident de la CEDEAO au Bénin.
Au Togo, ce financement va contribuer à aider les autorités à protéger les populations du Nord du pays des effets néfastes de l'incursion des groupes extrémistes qui multiplient des attaques dans cette zone.
En rappel, la première phase du projet avait été mise en œuvre en Gambie de 2019 à 2024.
Esaïe Edoh
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La Cour d'arbitrage du Togo (CATO) a lancé une plateforme digitale pour dématérialiser ses procédures de conciliation ou d’arbitrage des litiges commerciaux. Cette plateforme a été rendue officiellement opérationnelle en fin de semaine écoulée.
Précisément, la nouvelle interface permet aux entreprises et aux particuliers de soumettre leurs requêtes directement et à distance aux responsables de la CATO. La plateforme va également contribuer à la réduction du délai de traitement des litiges et contribuer à la transparence des processus.
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D'après le ministre du Commerce, Rose Kayi Mivedor, cet outil marque une avancée vers la digitalisation totale des procédures d'arbitrage, allant du dépôt des requêtes jusqu'à la délivrance des sentences, avec la possibilité d'un arbitrage entièrement en ligne.
De son côté, le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-T), José Kwassi Symenouh, a declaré que cette initiative allait améliorer davantage le climat des affaires dans le pays. La CATO a pour mission de sécuriser l'environnement juridique et judiciaire des affaires, offrant ainsi un cadre fiable aux opérateurs économiques et investisseurs pour résoudre leurs différends.
Cette dématérialisation s'inscrit en droite ligne avec l'ambition des autorités togolaises de digitaliser 75 % des démarches administratives d'ici à 2025.
Esaïe Edoh
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Le secteur des télécommunications au Togo poursuit sa dynamique de croissance, avec un chiffre d'affaires global de 127,7 milliards FCFA enregistré au premier semestre 2024, soit une hausse de 11% par rapport à la même période en 2023. Cette progression est notamment due à une demande accrue pour les services mobiles et internet.
Selon le rapport de l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP), Togo Cellulaire, le leader du marché, a vu son chiffre d'affaires augmenter de 13,6% pour atteindre 71,3 milliards FCFA. De son côté, Moov Africa Togo a enregistré une légère hausse de 0,7%, avec un chiffre d'affaires de 31,6 milliards FCFA. Le segment de la téléphonie fixe a également contribué à cette performance, avec une progression notable de 18,7% pour Togo Telecom, qui atteint 18,4 milliards FCFA au premier semestre 2024.
La croissance du secteur est en grande partie stimulée par l'augmentation du nombre d'abonnés mobiles, qui s'élève désormais à plus de 7,3 millions, représentant un taux de pénétration de 87,5%. Ce chiffre marque une progression de 9% par rapport au deuxième trimestre 2023. Le segment de l'internet mobile a également connu une forte croissance, avec une augmentation de 20% du nombre d'abonnés, portant le total à 5,6 millions. Le taux de pénétration de l'internet mobile a ainsi atteint 66,56% au deuxième trimestre 2024, soit une progression de 10% en un an. L'utilisation des services haut débit mobile a sur le même trend, enregistré une hausse significative, notamment grâce à la croissance des abonnés 4G, en augmentation de 62% pour Togo Cellulaire.
Le trafic total de données (fixe et mobile), c’est-à-dire la consommation de la data a connu une augmentation significative de 45% au deuxième trimestre 2024 par rapport à la même période en 2023. Cette croissance est principalement due à l'augmentation du trafic de données fixes, qui a bondi de 51%.
Les services de données fixes ne sont pas en reste, avec une augmentation de 33% du nombre d'abonnés pour GVA, l'un des principaux fournisseurs d'internet fixe. L'entreprise dessert désormais près de 70 000 clients. De manière globale, le segment fixe affiche une croissance de 14%, portée par des offres en fibre optique de plus en plus compétitives, répondant à la demande croissante en connectivité haut débit.
Fiacre E. Kakpo
Le groupe Togocom, à travers Togocel (TGC), a amélioré ses services pour ses abonnés, tandis que Moov Africa Togo (MAT) n'a pas connu d'évolution significative selon les résultats de la dernière campagne nationale de mesures de la qualité des services, réalisée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) entre le 15 juin et le 23 août 2024. Les chiffres révèlent un taux de conformité de 70,68 % pour Togocom, en hausse par rapport à 53,16 % lors de l’enquête de décembre 2023, tandis que Moov Africa Togo affiche un taux de 44,61 %, légèrement supérieur à son précédent 42,35 %.
Globalement, la qualité des services est nettement meilleure dans le Grand Lomé par rapport à l’intérieur du pays. À Lomé, Togocel se distingue avec un taux de conformité de 80,80 %, contre 58,48 % pour Moov Africa Togo. En dehors de Lomé, les taux de conformité sont de 68,91 % pour Togocom et de 42,19 % pour Moov.
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Pour les trois services mesurés, voix, internet 3G et internet 4G, Togocel surpasse Moov Africa Togo sur l'ensemble du territoire. Le service voix affiche un taux de conformité de 66,22 % pour Togocom, contre 42,02 % pour son concurrent. Concernant l'internet 3G, Togocel obtient 68,97 %, alors que Moov se situe à 57,62 %. Enfin, pour l’internet 4G, Togocom affiche un taux de conformité de 75,35 %, contre 33,33 % pour Moov.
Malgré ces progrès, directeur général de l’ARCEP, Yawovi Galley, a rappelé que les deux opérateurs restent en dessous du seuil de qualité requis. Toutefois, il a salué “les résultats encourageants de Togocom qui continue de s'investir pour conserver sa position de leader”.
Esaïe Edoh
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Lomé va accueillir la semaine prochaine, du 21 au 25 octobre 2024, la quatrième édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA), initié par le CORAF, en partenariat avec l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA).
L'événement, placé sous le haut patronage du ministre de l'Agriculture, Antoine Lekpa Gbegbeni, est prévu à l'Hôtel du 2 Février, avec pour thème : "Facilitation de l’accès aux technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des ravageurs, pestes et maladies des plantes et des animaux".
Durant la semaine, la capitale togolaise devrait ainsi être un point de rencontre de l’innovation agricole sous-régionale, et des acteurs du secteur agricole. Le MITA 2024 veut stimuler l'adoption de solutions innovantes face aux défis croissants liés aux ravageurs et maladies qui menacent la sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest et du Centre. On y annonce des sessions de mise en réseau, des échanges d'informations et des expositions de technologies permettant aux participants de découvrir les avancées récentes en matière de gestion des risques.
« Le MITA 2024 est bien plus qu'un simple forum d'échanges. C'est une plateforme essentielle qui met en lumière des solutions innovantes pour faire face aux enjeux agricoles actuels, spécialement ceux liés aux ravageurs ainsi qu'aux maladies des plantes et des animaux », souligne Dr. Moumini Savadogo, Directeur Exécutif du CORAF.
Créé en 1987 et basé à Dakar au Sénégal, le CORAF est une structure sous-régionale dont la mission est d’améliorer les moyens de subsistance en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ceci à travers des augmentations durables de la production et de la productivité agricoles et de promouvoir la compétitivité et les marchés.
Au Togo, le gouvernement renforce son cadre réglementaire applicable aux organisations non gouvernementales (ONG) internationales actives sur son territoire. Désormais, toute ONG internationale souhaitant collaborer avec le gouvernement togolais doit obtenir une reconnaissance officielle de son statut avant de signer un accord de partenariat. Cette obligation s’impose à la fois aux nouvelles ONG et à celles déjà présentes dans le pays avant l’entrée en vigueur du décret.
C’est ce qu’indique une circulaire publiée récemment. Les ministres de la Planification du développement et de l’Administration territoriale posent ainsi de nouvelles obligations aux ONG étrangères, conformément à un décret datant de deux ans plus tôt.
Un moratoire d’un an
En ce qui concerne les associations ayant signé un accord-programme avant janvier 2022 sans cet agrément, elles doivent régulariser leur situation pour éviter le rejet de toute demande de renouvellement ou de partenariat.
Pour le reste, un moratoire d'un an est prévu pour permettre aux organisations de se conformer à ces nouvelles exigences. S’agissant de celles qui n'ont pas encore d'autorisation, elles disposent de six mois pour se mettre aux normes.
Ayi Renaud Dossavi